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NPA 27 -  Eure

La campagne d'Olivier Besancenot: des meetings massifs avec de plus en plus de jeunes

30 Mars 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

la campagne d'Olivier: DES MEETINGS MASSIFS AVEC DE PLUS EN PLUS DE JEUNES

500 à Valence, 600 personnes à Dijon, 1600 personnes à Nantes, les meetings Besancenot attirent de plus en plus de monde

500 avec Olivier à Valence...

10 000 tracts diffusés sur Drôme/Ardèche, 600 affiches. Résultat : Plus de 500 personnes (400 assises, 100 à 120 debout) à Valence samedi. Du jamais vu pour la LCR qui n’a pas encore de section sur cette ville et n’a jamais dépassé les 100 personnes lors des derniers meeting avec A Krivine. Un public de non habitués des milieux militants, de tous âges, des jeunes (¼ de la salle), des habitants des quartiers notamment de la ZUP voisine. Une présence très forte des salarié(e)s des Reynolds à la tribune, aux premiers rangs et à l’entrée de la salle pour distribuer leur stylos confectionnés lors de leur lutte. Après une brève introduction présentant l’activité de la fédération LCR ces dernières années, la parole fut donnée à une camarade ardéchoise, responsable du Collectif national des Services Publics. Puis ce fut l’intervention de 2 camarades des Reynolds, accompagnée d’un diaporama retraçant la liquidation de leur boite. Moment extrêmement fort, où l’émotion fit régner un silence impressionnant dans la salle et se conclua par de longs applaudissements. Applaudissements soutenus aussi à de nombreuses reprises lors de l’intervention de Olivier notamment sur des questions comme la protection sociale, Sarkozy, la trahison des valeurs de gauche du PS sur l’immigration et « l’identité nationale », la question démocratique (« pas de VI e République qui soit une Ve relookée »)... Il n’y eu pas de débats avec Olivier vu son timing extrêmement serré mais un pot offert par la fédération qui fut l’occasion d’échanger sur toutes les questions abordées. Les médias étaient présents : Dauphiné Libéré, France Bleue, AFP, Canal+... De nombreux contacts (55), une table de presse qui a bien fonctionné et une collecte de plus de 300 Euros.


Dijon : 600 personnes avec Olivier Besancenot le 26 mars

L’accueil sympathique lors des diffusions sur les marchés et devant les entreprises laissait augurer une bonne participation et nous n’avons pas été déçus : plus de monde que de chaises dans la salle bondée. Avant le meeting, une délégation de postiers du centre de distribution Cap Nord a rencontré Olivier. Ils partent en grève reconductible contre des suppressions d’emplois au nom des restructurations géographiques. En Bourgogne aussi nous subissons la politique du gouvernement du tout sécuritaire et du CAC 40. Les interventions des camarades de la fédération ont dénoncé la chasse aux jeunes et aux immigrés par une préfecture qui veut faire son quota. Ils ont stigmatisé les licenciements dans les sites locaux des grands groupes tels Nestlé ou Thomson et souligné les luttes pour la défense des services publics. L’un des postiers en lutte du centre Cap Nord a pris la parole à la tribune du meeting. Ensuite, devant une salle diversifiée, composée de nombreux jeunes, de salariés, de chômeurs, Olivier a pu développer nos thèmes de campagne. Il a souligné que ce n’est pas avec un drapeau tricolore dans chaque foyer qu’on répond aux aspirations sociales et démocratiques. Après la fin du meeting nous avons continué à débattre par petits groupes et noué de nouveaux contacts. Nous avons été surpris de voir brochures et livres largement demandés. Il y a bien une demande de débats de fond dans cette campagne.


1600 personnes à Nantes

(Dépêche AFP)

Besancenot souhaite une union de la gauche radicale face à la "gauche molle"

REZÉ (Loire-Atlantique), 27 mars 2007 (AFP) - Olivier Besancenot, candidat de la LCR à la présidentielle, a réaffirmé mardi à Nantes son indépendance par rapport à la "gauche molle" socialiste, et a souhaité, si Ségolène Royal était élue, qu’il y ait un contre-pouvoir unitaire à gauche du PS. Le candidat a fait "une proposition unitaire" aux autres candidats de la gauche radicale (Arlette Laguiller, José Bové et Marie George Buffet) pour "que si Ségolène Royal est au pouvoir, elle ait à la différence de Jospin une opposition politique crédible pas simplement à sa droite mais aussi à sa gauche", a-t-il expliqué. "Une opposition politique, pour l’instant on en est très loin", mais "il n’est jamais trop tard pour bien faire et on ne part pas de zéro", a relevé M. Besancenot avant un meeting à Rezé (sud de Nantes). Il a réitéré sa demande d’un débat contradictoire à gauche. "J’aimerais savoir ce que pense le parti socialiste de la proportionnelle intégrale plutôt que de la Marseillaise", a expliqué le candidat favorable à la proportionnelle intégrale. "Est-ce qu’une élection ça se gagne à gauche avec le drapeau bleu blanc rouge ? Moi je pense que ça se gagne à gauche sur les questions sociales", a-t-il également affirmé.


 

Les militants de la LCR se réjouissent de l'engouement des jeunes pour "Olivier"

LE MONDE | 28.03.07 | 15h25  •  Mis à jour le 28.03.07 | 15h25
NANTES ENVOYÉE SPÉCIALE

 
Olivier Besancenot se sent presque pousser des ailes depuis qu'il a réuni ses 500 parrainages. Ses meetings sont toujours pleins et la population qui s'y presse y est jeune - étudiants ou salariés -, et souvent là pour une première fois. Un parfum plus "enthousiaste" y flotte désormais dans les salles de province qu'il occupe tous les soirs. "Les gens maintenant y croient, ils veulent des tracts pour faire la campagne", assure le candidat de la LCR.

Mardi 27 mars, dans la halle de la Trocardière à Rezé, la banlieue de Nantes, ils sont plus de 1 300 à s'être déplacés. La LCR locale a sorti ses vieilles banderoles sur les retraites, contre la guerre en Irak ou contre Le Pen. Mais c'est autre chose qui les attire. D'abord "Olivier", un jeune en qui ils se reconnaissent. Le candidat en joue : "Nombreux sont ceux qui, en 2002, disaient que la Ligue faisait de la démagogie en présentant un jeune facteur de 27 ans. Aujourd'hui, j'ai 32 ans, je suis toujours facteur et nous avons été les premiers à sentir l'aspiration au renouvellement", affirme-t-il.

ETERNEL TEE-SHIRT NOIR

La jeunesse, le renouvellement, c'est presque devenu, comme en 2002 mais avec plus d'assurance, une marque de campagne. Rouge, l'hebdomadaire de l'organisation trotskiste, affiche juste son portrait en Une, "Olivier Besancenot candidat". Son site de campagne affiche toutes les semaines de nouvelles vidéos filmées "avec les jeunes des quartiers". Et son premier clip télévisé sera tourné sur un "citystade de la banlieue nord". "Il y a une nouvelle génération politique dans les entreprises et les cités qui se reconnaît en Olivier", insiste Pierre-François Grond, son directeur de campagne. "Ce n'est plus tout à fait les mêmes qu'en 2002 : on voit plus de jeunes ouvriers", confirme Régis Boudaud, porte-parole de la LCR à Nantes.

Les dernières études d'électorat semblent leur donner raison. Si le candidat de la LCR progresse légèrement dans les sondages en grimpant à 3,5 %, c'est surtout chez les jeunes qu'il gagne des points : il monte à 5 % chez les 18-20 ans et à 7 % chez les 21-25 ans, selon une étude de l'IFOP du 21 mars.

Indéniablement, Besancenot leur "parle". Comme son langage, son éternel tee-shirt noir et ses saillies aussi percutantes à une tribune que sur les plateaux de télévision. Ce look pas comme les autres dont il abuse parfois quand il parle de M. Gallois, PDG d'Airbus, "trop frais" parce qu'il demande "l'arrêt de l'ingérence de l'Etat". Ou quand il explique que les capitalistes ne veulent pas "casser" les droits sociaux "juste pour le fun".

Mais il sait faire vibrer une salle. Comme quand il martèle que "quand on est de gauche, on résiste et on revendique l'égalité des droits et la régularisation des sans-papiers" ou qu'une politique de gauche dans les quartiers, "c'est de proposer à tous de s'en sortir, pas seulement à quelques-uns en parlant d'ascenseur social". Et ses références à Mai 68, comme "la dernière fois où il y a eu une augmentation de 30 % des salaires" - ainsi que le réclame la LCR - font un tabac.

Il reste à résister à la "pression" du vote utile que les militants sentent aussi chez tous ces jeunes. Le candidat a prévu d'en faire un de ses leitmotivs, répétant que voter Besancenot, c'est "voter pour quelqu'un qu'on n'achète pas" et "fier de dire qu'il est indépendant du PS".


Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 29.03.07
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