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NPA 27 -  Eure

AIRBUS : INTERDICTION DES LICENCIEMENTS, RENATIONALISATION SOUS CONTRÔLE DES SALARIÉS

8 Mars 2007 , Rédigé par LCR Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Tract national de mars

Présidentielle 2007

Olivier BESANCENOT:

 

AIRBUS : INTERDICTION DES LICENCIEMENTS,

RENATIONALISATION SOUS CONTRÔLE DES SALARIÉS!

Contrairement à ce qu’on nous dit, les raisons principales de la « crise » d’Airbus ne sont pas liées à des problèmes d’organisation (les retards de l’A380) et monétaires (l’euro fort), mais à un système qui ne vit qu’en recherchant toujours plus de profits.

Les dirigeants d’Airbus et nos gouvernants nous parlent de « crise », mais le chiffre d’affaires d’Airbus, de l’ensemble de ses filiales, a littéralement bondi – plus de 17 % en 2006 –, la productivité a explosé.

Airbus croule sous les commandes. Jamais l’entreprise n’aura produit autant d’avions. Il faudra en produire 20 % de plus cette année. L’entreprise fait des profits, mais pas assez. Et c’est là la clé du problème. Les actionnaires demandent toujours plus de dividendes. Non seulement ils ont empoché des milliards d’euros, mais ils en veulent toujours plus. D’ailleurs les investisseurs se bousculent pour spéculer sur Airbus et les recettes sont les mêmes : baisse du coût du travail, en licenciant, en fermant des usines, en délocalisant dans les pays à faible  coût de main-d’oeuvre, en augmentant la sous-traitance, en durcissant les conditions de travail des salariés. Car, en même temps qu’elle supprime des milliers d’emplois, la direction d’Airbus, suivant ainsi les conseils de Sarkozy, augmente la pression sur ses salariés en les faisant travailler plus.

Nous sommes tous concernés, car la situation Airbus concentre les inégalités qui pèsent sur la vie de millions de salariés et de chômeurs. D’un côté, il y a des milliards pour une minorité d’actionnaires et, de l’autre, les licenciements de milliers de salariés, le chômage pour 5 millions de personnes, la baisse du pouvoir d’achat, plus de 80 % de salariés au-dessous de 2 000 euros.

Enfin, nous sommes tous concernés car lorsque nos gouvernants, de droite comme de gauche, nous disent qu’une des explications de la crise et du chômage réside dans le manque de formation et de qualification des salariés, les milliers de suppressions d’emploi chez Airbus leur infligent un cinglant démenti. Voilà une entreprise à forte densité technologique, avec des milliers de salariés formés, qualifiés, dont on liquide une partie essentielle de ses activités. Car ce qui importe dans ce système capitaliste ce n’est pas la qualification, la formation, c’est la rentabilité, le profit.

Cette situation est inacceptable. Les salariés d’Airbus qui se mobilisent aujourd’hui dans le pays comme dans toute l‘Europe ont raison : il faut rompre avec cette logique du tout-profit. Il faut rejeter les propositions de Sarkozy qui confortent les actionnaires, comme celle de Ségolène Royal qui préconise une « modification des relations entre les actionnaires privés et l’actionnaire public […] tout en garantissant au patronat le caractère privé de cette entreprise ». Pour elle, il n’est bien entendu pas question de revenir sur la privatisation d’Airbus, privatisation réalisée sous le gouvernement Jospin par le ministre PCF Gayssot.

Dans l’immédiat, nous proposons le refus de toute fermeture de site. Nous rejetons le plan de suppression d’emplois. Nous exigeons l’interdiction de tout licenciement dans cette entreprise qui fait des profits. Plus un sou pour les gros actionnaires. Nous proposons que l’état prenne ses responsabilités. Il faut « renationaliser » Airbus, sous le contrôle des salariés et de leurs organisations syndicales, dans le cadre d’une entreprise publique aéronautique européenne.


 

En février 2007, Jean-Marie Le Pen conclut la convention présidentielle du FN en interpellant « les petits, les obscurs, les sans-grade, les humbles, travailleurs, seniors, agriculteurs, retraités, femmes et familles, solitaires, veufs et veuves, Français de souche et d’ailleurs, gavroches ». Le candidat d’extrême droite prétend les faire rêver. En réalité, l’électorat que Jean-Marie Le Pen veut dévoyer risque de vivre un cauchemar. Le projet présidentiel du FN vise à briser les conquêtes sociales et les solidarités.

LE FRONT NATIONAL, UN PARTI QUI « DÉFEND LES TRAVAILLEURS »

NON ! Si Jean-Marie Le Pen évoqueles « travailleurs [qui] obtinrent parla lutte syndicale, les jamais cadeau », le projet frontiste révèle que « pour gagner plus, il faudra travailler plus » : remise en cause des 35 heures, abrogation de la loi sur la représentation des salariés, attaques programmées contre le code du travail, remise en cause du droit de grève

Concernant les plus démunis, le FN supprime le RMI et remet en cause la CMU.

Le FN amplifie les attaques contre la retraite par répartition et les régimes spéciaux, il repousse l’âge de la retraite à 65 ans, les cotisations restent aux 40 annuités, il encourage des systèmes de retraite complémentaire par capitalisation vers des fonds de pension, il veut revaloriser les retraites selon l’évolution des salaires (et non le coût de la vie).

Le FN prétend « réaffirmer le rôle fondamental des services publics […] et le maintien de ceux-ci sur la totalité du territoire ». Mais, dans le même temps, il souhaite « obtenir des économies budgétaires en réorganisant la fonction publique par […] le non-remplacement d’une partie des départs en retraite. » à cela, s’ajoute, par exemple, dans l’éducation nationale, la suppression de 20 000 postes administratifs et techniques.

LE FRONT NATIONAL, UN PARTI QUI « S’OPPOSE AU SYSTEME»?

NON ! Le FN fustige, formellement, les « grand requins de la finance » et le Medef, mais il veut « réconcilier l’économique et le social, en libérant le Travail et l’Entreprise ».

Selon lui, « l’entreprise française est asphyxiée » par les taxes d’état : ce serait la cause des délocalisations. Il propose donc de baisser ou de supprimer certaines taxes qui redistribuent les richesses, dont l’impôt sur la fortune (ISF). Chercher l’erreur… évidemment, le FN ne propose pas de s’attaquer aux profits des grands groupes et à la spéculation. Il ne propose aucune mesure réellement dissuasive contre les délocalisations.

LE FRONT NATIONAL, UN PARTI « COMME LES AUTRES » ?

NON ! Le FN propose une société policière. Il veut faire sortir les femmes du monde du travail en créant un statut social de mère. C’est le seul parti qui veut une société ségrégationniste, par l’inscription dans la Constitution de « la préférence nationale ».

Le FN veut une société du « tous contre tous » et du « chacun chez soi ». Nous voulons une société qui fasse passer les intérêts de tous les travailleurs, les besoins du plus grand nombre, avant les profits.

Pour faire reculer le FN, le seul choix utile pour l’avenir est celui d’un plan d’urgence sociale.

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