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NPA 27 -  Eure

BULLETIN D'ENTREPRISE METZELER -Janvier 2007

12 Janvier 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Comité NPA VAL d'ANDELLE

Bulletin d'entreprise METZELER 

                             le 10 JANVIER 2007

                     lcrmetzeler@aol.com

Payer à prix d’or pour nous virer.

De pire en pire. Le chenil de direction vient de faire place à une 3ème officine patronale. Après « LSD » en transit, on a récolté « La Levrette » de MPI, maintenant voilà SOFRED qui a amené « Pataud » dans ses valises. Pour une simple conseillère, elle prend ses aises. Dans la presse locale, il n’y a qu’elle qui parle. Son discours, ce n’est que du pipeau. Elle ne fait que broder autour du minimum légal demandé aux patrons licencieurs.Cela pourrait être comique quand elle déclare : « une étude d’impact social et territorial sera réalisée avant la mise en place d’un dispositif pour appuyer la création d’emploi sur le bassin de Charleval ». Mais ça ne l’est pas, car il s’agit de l’avenir de femmes et d’hommes, de notre avenir. S’il y avait du boulot, on le saurait ! On n’a pas besoin de cabinet conseil grassement rémunéré pour nous baratiner.

L’accord de méthode, c’est déjà accepter les licenciements !

Brandir un accord de méthode comme une fin en soi, c’est carrément agiter une forfaiture à la face des salariés qui n’ont que leur travail pour vivre. De partout, on nous annonce plan de licenciements sur plan de licenciements. Il n’y a pas de doute possible, avec leur accord de méthode, ils veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Si on se laisse faire, cela finira par des licenciements sans combat, des licenciements au moindre coût pour Metzeler, pour finir par la fermeture du site de Transières. Rien n’est inéluctable. Il n’y a que ceux qui refusent le combat qui ont perdu d’avance ! Nous, on n’est pas dans ce camp là. Seule la lutte paie !

Interdiction des licenciements !

En privé, la direction Metzeler a bien dit à Daniel Bellavoine qu’elle envisageait des coupes sombres dans les effectifs. A juste raison, le maire de Charleval n’a pas gardé pour lui ce secret de polichinelle. Maintenant que c’est devenu officiel, les travailleurs n’acceptent pas les propos de Jean-Louis Destans, président du Conseil général : « On ne peut pas y faire grand-chose … ».

Inquiétant de la part d’un dirigeant du PS et de la campagne de S. Royal, celle qui nous dit : « il faut que ça change fort » ! Mais comment cela serait-il possible quand on ne veut pas toucher aux règles de fonctionnement de la course à la concurrence capitaliste ? Comment y arriver sans faire du droit à un emploi décent pour tous une réalité ? Et comment y arriver sans interdire les licenciements ? Sur cela, on n’a pas entendu mot de la part de la candidate Royal ! Il n’y a donc pas grand-chose à attendre de ce côté si nous ne savons pas taper très fort du poing sur la table. Mais il est tout aussi certain que les travailleurs et les travailleuses n’ont rien à attendre du tout de Chirac, Sarkozy, ni de leur ami le député UMP Gilard. Sans même parler du milliardaire Le Pen, qui n’a rien de plus dans son fond de commerce que la haine de nos camarades étrangers.

 

 

Bâtir une riposte collective à la misère et aux licenciements.

Nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations pour que la peur change de camp. Face à la logique libérale, le monde du travail se doit de réagir. Réagir de façon coordonnée, pour pousser vers un mouvement d’ensemble fort, comme les De Carbon et les Energizer avaient tenté de le faire. En convergeant les luttes, les travailleurs peuvent imposer l’interdiction des fermetures d’usines, l’interdiction des délocalisations et l’interdiction des licenciements.

Après la manif du 16 décembre à Evreux, on continue !

Ce samedi là, nous étions 500, dont près de 120 Metzeler, au milieu de l’effervescence commerciale, car pour les licencieurs de Cadence Innovation (Vernon), Georgia Pacific (Brionne) ou Metzeler (Charleval), il n’y a pas de trêve des confiseurs qui tienne. Depuis 2001, il y a 8 000 emplois industriels de moins, 77 entreprises ont été touchées ou ont disparu dans le département !

Cette initiative a retenu l’intérêt des médias (jusqu’au 20h de TF1 !). Cela donne une idée de ce qui serait possible avec la volonté de mettre en chantier un plan de mobilisation qui débouche sur une grande manifestation nationale. On peut penser que cette manif aura représenté un tour de chauffe pour les Metzeler avant le combat à venir contre les 300 suppressions d’emploi programmées.

Prochaine étape :

MANIFESTATION, SAMEDI 13 JANVIER,

9H30 MAIRIE DE CHARLEVAL

Bulletin Metzeler. 10.01.07

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