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NPA 27 -  Eure

Le partage des richesses, c'est pour quand ?

4 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

P R E S I D E N T I E L L E 2 0 0 7

avec Olivier Besancenot

« A cette élection, Je voudrais simplement être le porte-voix de toutes celles et de tousceux qui subissent ’exploitation et ’oppression et en on a assez que leurs vies soient sacrifiées sur l’autel des profits d’une toute petite minoritéaussi égoïste que  cynique. La politique que nous voulons passe par le partage des richesses pour en finir avec lesinégalités, la vie chère, le chômage et la précarité généralisée. Je voudrais être le portevoix de notre colère. Et aussi de notre espoir de voir naître une nouvelle société qui permette à la fois l’émancipation collective et l’épanouissement individuel. »

Olivier Besancenot facteur, Le 29 novembre 2006


LE  PARTAGE DES RICHESSES,

C’EST POUR QUAND ?

La droite au pouvoir et le Medef nous en mettent plein la tête tous les jours ! Le patronat licencie des dizaines de milliers de travailleurs et la liste ne fait que s’allonger : Peugeot, EADS-Toulouse, Well au Vigan, Thomé Genot dans les Ardennes, Quebecor près de Lille, Reynolds à Valence ou Mallora près de Nancy... à chaque fois des régions ruinées, des familles désespérées. Quant aux gouvernements qui se succèdent, ils privatisent tout ce qui peut dégager des bénéfices pour les gros actionnaires.

Les dégâts sociaux des politiques libérales-capitalistes sont colossaux :

la France est une des plus grandes puissances économiques du monde, un pays riche… dans lequel vivent 7 millions de pauvres dont 3,5 millions de mal logés. Un pays riche où des millions de salariés ou de travailleurs indépendants ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Un pays riche où les prix et les loyers augmentent, mais jamais nos salaires, nos pensions de retraite ou nos minima sociaux !

Nous avons combattu sans relâche dans la rue le gouvernement et le Medef et nous voulons continuer lors des élections de 2007. La droite est usée par le pouvoir et minée par ses rivalités. La possibilité de battre Sarkozy devient un réel espoir.

Oui, il faut virer la droite ! Mais, en même temps, que peuvent attendre les classes populaires du PS de Ségolène Royal qui accepte les règles de l'économie de marché et de la mondialisation capitaliste ? Sa politique conduirait une fois de plus à écœurer le monde du travail, renforcer l'abstention, voire le Front national. C'est la politique de Jospin qui lui a fait perdre les élections en 2002, pas le trop-plein de candidats.

Face à la droite et au Medef : une gauche de combat !

En 2005, la campagne unitaire a permis la victoire du « Non » contre la constitution libérale européenne soutenue par la droite et la direction du PS.

Pour que cet espoir trouve son prolongement en 2007, comme nous le souhaitons, un choix fondamental est inévitable : soit construire avec toutes les forces anticapitalistes un front commun pour les luttes et les élections totalement indépendant du PS, soit, comme le propose le Parti Communiste, garder la perspective d'un « rassemblement majoritaire de toute la gauche », qui conduira à accepter les conditions politiques de Ségolène Royal.

Face à cette droite dure, il faut une gauche de combat, avant comme après 2007, une force politique anticapitaliste indépendante du Parti socialiste, porte-parole des salariés, des précaires, des chômeurs, de la jeunesse et capable de construire avec eux de nouvelles perspectives pour faire valoir leurs droits.

C'est possible, tous les mouvements sociaux, les mobilisations menées depuis 1995 le prouvent. 

Nos propositions ne sont pas de vagues promesses électorales. Ce sont les mesures que prendrait immédiatement un gouvernement au service des travailleurs, s'appuyant sur une grande mobilisation sociale.

 


 

Un plan d’urgence anticapitaliste

Une autre répartition des richesses

Les loyers et les prix grimpent, les salaires, les retraites, les minima sociaux stagnent, tout cela pour permettre aux actionnaires d'empocher de plus en plus. Pour rattraper ce qui nous a été volé, il faut porter le SMIC à 1500 € net, un strict minimum pour vivre, et augmenter tous les revenus de 300 € net par mois. 7 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, travailleurs et surtout travailleuses pauvres, près de 10 millions de personnes sans-logis ou mal-logées. C'est insupportable ! Pour financer cette politique, il faut s’en prendre aux profits accumulés par les gros actionnaires.

 

Un emploi, c’est un droit

La baisse du chômage affichée par le gouvernement est un mensonge. Les licenciements, individuels ou collectifs, se multiplient. Si le CPE a été rejeté, les contrats précaires, CDD, stages, contrats bidon, intérim explosent. Pour faire disparaître le chômage, au lieu de culpabiliser et de harceler les chômeurs, il faut interdire les licenciements, imposer le contrat à durée indéterminée comme seule forme d'emploi, imposer au patronat le maintien du contrat de travail et de la rémunération en cas de changement d'emploi.

Non aux discriminations

 

La mobilisation en défense des enfants sans-papiers ou des expulsés de Cachan montre la force de la solidarité. Nous exigeons la régularisation de tous les sans-papiers, l'abrogation des lois anti-immigrés et un droit au séjour fondé sur la liberté de circulation et d'installation.

Le racisme est attisé par la politique de stigmatisation de Sarkozy et ses méthodes policières. Cette société, fondée sur le travail jetable, exige aussi une immigration jetable.

Les drames de l'immigration sont le produit de la politique des multinationales qui pillent et polluent les  pays pauvres. Nous exigeons l'abolition de la dette, déjà remboursée plusieurs fois et qui condamne des millions de personnes à la misère pour enrichir les banques et les marchés financiers.

Le recul de l'Etat social, accentue toutes les discriminations. S'y attaquer suppose de développer les services publics.

Service public partout, pour toutes et tous

Pas un service public n'échappe à la privatisation, à la concurrence, à la logique du profit.

A l'inverse, les services publics doivent non seulement être défendus, mais reconstruits et étendus à tous les secteurs d'utilité publique dans lesquels ils doivent avoir le monopole. ils doivent embaucher massivement, pour garantir l'égalité d'accès et la gratuité pour toutes et tous à l'éducation ou à la santé.

Les services publics doivent permettre d’autres choix écologiques en matière d'énergie (sortie du nucléaire, développement des énergies renouvelables), de transport, pour sortir la recherche (arrêt des OGM)  et les médicaments de la logique du profit. Ils doivent  favoriser l'égalité et le droit au travail des femmes par exemple en développant un service public d'accueil de la petite enfance.

Remettre en cause la toute puissance des requins de l’immobilier est nécessaire pour que chacun ait un logement décent.

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