Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Le 25 novembre, Contre les violences faites aux femmes!

15 Novembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #DROITS DES FEMMES

Le 25 novembre contre

les discriminations, le sexisme, les violences...

L’égalité reste à gagner !

L

 e 25 novembre prochain se tiendra la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Pour la sixième année consécutive, ce sera l’occasion de dénoncer l’enfer subi par de nombreuses femmes partout dans le monde. Selon l’UNIFEM (ONU), une femme sur trois dans le monde a été battue ou violée au moins une fois dans sa vie. L’ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France) chiffre à au moins 48000 le nombre de femmes violées en un an.

130 millions de femmes ont subi une mutilation génitale (excision). 4 millions de femmes et de fillettes sont vendues chaque année  pour le mariage, la prostitution ou l’esclavage. Des milliers de femmes sont victimes de crimes d’ « honneur », brûlées vives, défigurées au vitriol, pour désobéissance à leur mari ou conduite jugée « indécente ».

Le rapport 2006 de l’Observatoire national de la délinquance estime qu’en France une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint et une femme sur dix est victime chaque année de violences conjugales non-mortelles.

Une oppression omniprésente

Ces statistiques révoltantes éclairent la situation faite aux femmes dans notre société et n’en sont que le prolongement. Car si l’oppression des femmes existe depuis des millénaires, elle perdure avec le capitalisme et constitue un des piliers de l’ordre social actuel. Cette oppression est présente dans tous les domaines de la vie.

 - A l’école : le fossé entre hommes et femmes persiste dans le monde du point de vue de l’accès à l’éducation : les filles représentent 60 % des enfants non-scolarisés et 2/3 des 875 millions de cas d’analphabétisme concernent les femmes. 

  - Au travail : les femmes (qui ont dû attendre 1965 pour pouvoir occuper un emploi sans l’autorisation préalable de leur mari !) gagnent en moyenne 20 % de moins que les hommes. 85 % des salariés à temps partiel (imposé) sont des femmes et elles sont les premières à subir le chômage et le travail précaire.

- A la maison : la plupart des femmes sont victimes de la « double journée ». Elles continuent d’assurer 80 % des tâches domestiques.

- Dans la vie publique : ce n’est qu’en 1944 que les femmes obtiennent le droit de vote. Encore aujourd’hui la sous-représentation des femmes dans la vie politique reste caricaturale : 12,3 % à l’Assemblée nationale malgré les lois sur la parité !

- Dans les consciences : sexisme et misogynie envahissent la publicité. Le corps des femmes devient une vulgaire marchandise au service d’un produit. Souvent, il est lui-même un produit exploité par l’industrie du sexe (par exemple le bordel géant installé en face du stade de football à Berlin pendant la Coupe du monde). Et les stéréotypes sexuels perdurent jusque dans les manuels scolaires. Le message sert à légitimer la soumission des femmes et à l’inscrire dans un ordre « naturel ».

De nouvelles attaques

Dans de nombreux pays, l’essor des mouvements religieux intégristes entraîne des attaques contre les droits des femmes obtenus de haute lutte et notamment le droit à la contraception et à l’avortement.

C’est le cas aujourd’hui en Pologne avec un projet de loi qui vise à rendre illégal l’avortement alors que la législation actuelle est déjà très restrictive, obligeant des milliers de femmes à subir une IVG (interruption volontaire de grossesse) clandestine. En Irlande, au Portugal, l’avortement reste interdit. Au Dakota du Sud (Etats-Unis), l’IVG est à nouveau un crime depuis mars 2006 même en cas d’inceste ou de viol.

En finir avec l’oppression des femmes, construire des rapports sociaux respectueux, dignes, et tout simplement humains, implique de libérer la société toute entière de l’ordre patriarcal et capitaliste. Ce combat est celui de tout le monde, femmes comme hommes.

« Le degré d’émancipation de la société se mesure au degré d’émancipation des femmes », écrivait déjà Charles Fourier au milieu du 19ème siècle. Une phrase qui garde toute son actualité aujourd’hui.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article