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NPA 27 -  Eure

Bulletin LCR Metzeller du 15-11-2006 - VAL D'ANDELLE

17 Novembre 2006 , Rédigé par LCR - Val d'Andelle Publié dans #Comité NPA VAL d'ANDELLE

 

Bulletin d'entreprise METZELER 

                             le 15 NOVEMBRE 2006

                     lcrmetzeler@aol.com

 

Appeler un chat, un chat.

Les uns préconisent un plan social, d’autres parlent de PSE. L’un comme l’autre, c’est la même chose. Un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) n’a rien de mesures garantissant les emplois. Un Plan Social, quant à lui, n’a rien de social, bien au contraire. Les deux sont des mesures patronales pour supprimer nos emplois chez Metzeler.

Ce n’est pas parce que la loi a détourné le sens des mots que l’on se doit de les suivre. Plan social et PSE riment avec licenciements, la misère et le désarroi qui en découlent. Ne pas se laisser bercer par ces termes détournés serait déjà une première indication sur quoi on ne se laissera pas faire sans réagir.

Plan social ou PSE, on n’en veut pas ! Pour vivre, un emploi fixe est indispensable. Pour conserver notre droit au travail, il nous revient de rejeter toute compromission avec la direction et lutter pour l’interdiction de tout licenciement.

Accord de méthode.

Représentants Metzeler, syndicats, CE et Direction départementale du travail se rencontrent mercredi pour la mise en place d’un accord de méthode. Un accord de méthode est une directive patronale portant à définir les conditions dans lesquelles le CE est réuni et informé en prévision de licenciements massifs. Cet accord peut, entre autres, permettre de réduire les délais de la procédure de consultation du CE, du nombre de réunions, des modalités de recours à un expert-comptable.

Se déclarer favorable avec un accord de méthode, c’est déjà accepter sans broncher le principe d’un plan de licenciement et ne rien faire pour mobiliser. Accepter de négocier un accord de méthode revient à s’en remettre pieds et poings liés au carcan imposé par Metzeler. Les signataires se verraient tenir le rôle de pompier de service patronal pour étouffer toute contestation de la part des travailleurs ayant envie de se battre pour s’opposer à l’arbitraire des licencieurs.

Il est clair que la direction a déjà sous le coude un, voire plusieurs « partenaires sociaux » prêts à dégainer le stylo. Mais rien n’est inéluctable. Nous l’avons vérifié avec la tentative de remise en cause de nos 35 heures. Si l’on s’y met, l’accord de méthode pourra être évité, puisque, pour être applicable, celui-ci doit être majoritaire conformément au jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre.

A nous d’agir maintenant …

Mouvement au chenil.

« Le Clebs à Metzeler » est maintenant chapeauté par une nouvelle DRH venue de l’industrie équipementiers automobiles. D’où elle vient, il est probable qu’elle a été coupeuse de tête. On sait à quoi s’en tenir avec une telle créature.

Serait-ce pour la mettre dans le bain patronal le plus vite possible que « LSD » mange à la cantine avec la « Levrette » et non plus avec son clebs ? A moins que "Le Clebs à Metzeler » fasse du boudin depuis qu’on a déplacé son bureau … le rapprochant de la sortie !

Voleurs de journéeS de congés.

En semaine 44, la direction nous a imposés la prise de deux jours de congé ou de compteur. Le prétexte invoqué : l’arrêt de sites de montage constructeurs. Ce n’est que fumisterie ! En réalité, ce type de mesure ne recherche qu’un but : tester la réactivité des travailleurs à réagir et apprivoiser les esprits aux diktats patronaux.

C’est inacceptable : nos journées de congés nous appartiennent. On en dispose comme on en veut. C’est un droit et on y tient !

Concéder sur le libre choix de prise de nos congés est un recul collectif. La direction s’en souviendra pour d’autres questions anti-ouvrières. Il n’y a pas de cadeau à leur faire. Eux, ils ne nous en font pas ! Nous nous devons de leur rendre coup pour coup. C’est seulement ainsi qu’on peut se faire respecter !

On bouge quand ?

Selon « LSD », la délocalisation était prévue en Pologne. Puis, toujours selon lui, cela était reporté à la fin de l’année car les travailleurs polonais opéraient des mouvements de grève sur les salaires.

Renseignement pris directement auprès de nos camarades polonais, il n’en était rien ! Ils n’étaient pas au courant de la réception de nouvelles fabrications provenant de France. Maintenant, « LSD » nous parle de transfert de Pologne vers la Tunisie. Quoi qu’il en soit, à Transières, nous n’avons toujours pas de nouveaux modèles en remplacement de ceux arrivés en fin de vie.

Qu’attend-on pour organiser la lutte ? On nous en parle dans les tracts … mais sans aucune concrétisation. A moins qu’on nous propose de bouger la nuit, ça se verra moins ! C’est comme les banderoles.

Bulletin Metzeler. 15.11.2006

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