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NPA 27 -  Eure

Après Amiens, Nantes: les travailleurs manifestent contre les licenciements

29 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Amiens le 14 août, Nantes le 28, les travailleurs en lutte contre les licenciements manifestent dans la rue.

Nantes: 200 Goss dans la rue contre 171 licenciements
La révolte en chantant  (Ouest-France)

Rue du Maréchal-Joffre : une arrivée en fanfare depuis le siège de Goss, au nord de Nantes. Rue du Maréchal-Joffre : une arrivée en fanfare depuis le siège de Goss, au nord de Nantes.

Leur défilé en musique, a animé hier matin les rues de Nantes. Un moyen pour les salariés du fabricant de rotatives Goss, de se battre contre 171 licenciements.

Place Foch, une arrivée en fanfare

L'immense place Foch où trône la statue du roi Louis XVI est encore paisible, plus pour longtemps. À 8 h 30, un tintamarre se fait entendre dans la rue du Maréchal-Joffre que descendent, musique à tue-tête, 200 salariés de l'usine Goss. Ils sont partis un peu après 7 h du siège de l'entreprise fabriquant des rotatives, rue Kouffra, au nord de Nantes.

Le cortège n'est joyeux qu'en apparence. Aux abords de la place, d'autres salariés sont déjà là et comprennent les raisons du défilé. Ils sont au chômage eux-mêmes, ou ils travaillent dans des entreprises menacées, comme Alcatel, à Orvault. Les Goss envahissent le terre-plein, provoquant un léger embouteillage. La marche funèbre de Chopin retentit dans les haut-parleurs. Le cortège se reforme pour gagner le centre-ville, via la rue de Strasbourg.

Cours des 50-Otages, un chemin de papier

« C'est sûr, on aurait pu attendre la semaine prochaine pour cette action, mais le temps presse et rien n'est fait pour sauver nos emplois... », résume Marianne, déléguée syndicale CFDT. Alors, les Goss se font publiquement entendre, en chantant, mais aussi à coup de slogans : « Investisseurs américains plus actionnaires chinois, égal salariés français au chômage » ; « Productivité plus efficacité plus rentabilité égal licenciements. Où est la logique ? »

Les salariés de Goss ont beau chercher, ils n'en trouvent pas. D'autant que les actionnaires cherchent davantage à « maximiser le prix de vente qu'à rechercher des profits ». Une situation absurde dont a déjà fait les frais Eric Normand, patron historique de l'entreprise, remercié en mars dernier. Il est venu soutenir discrètement les salariés qui apprécient sa présence.

Les manifestants prennent leur temps pour remonter vers la préfecture où une délégation inter-syndicale CGT-CFDTest attendue. Poussé tout au long du parcours, un rouleau de papier d'imprimerie trace un chemin interminable, comme celui des salariés de Goss depuis que leur direction américaine a décidé de vendre.

À la préfecture, à quand une table ronde ?

Terminus : la préfecture où l'entrevue est assurée par un membre du cabinet. Parvenus au bout du rouleau de papier, les manifestants habillent un des arbres bleus qui décorent la place. Dans le calme d'un bureau, les syndicalistes de Goss réclament une contrexpertise rapide du ministère de l'Industrie et la tenue rapide de la table ronde « demandée depuis avril ». À la sortie, leur réserve n'est pas tombée. Ils craignent qu'une fois encore, « les pouvoirs publics écoutent, mais n'entendent pas ».

Jocelyne RAT. Ouest-France

Licenciements : en Picardie la lutte s’unifie

200 travailleurs dans les rues d'Amiens
Vendredi 14 août 2009 - publié dans le site national du NPA:
 http://www.npa2009.org/content/licenciements-en-picardie-la-lutte-s%E2%80%99unifie


De mémoire d’Amiénois, ce n’est pas souvent que l’on voit passer une manifestation dans les rues d’Amiens un 11 août.

Et pourtant, nous étions environ 200 à répondre à l’appel des salariés d’UTI (sous traitant de continental Clairoix) et en particulier les ouvrières et ouvriers de la manufacture Française de sièges (MFDS) située à Berteaucourt les Dames dans la Somme (80). Etaient également présent les Federal Mogul de Noyon qui sont en restructuration.. depuis trois mois.

Toutes et tous étaient là pour réclamer justice et pour dénoncer les pratiques de voyous de leurs dirigeants : pour les salariés d’UTI il s’agit en particulier (on croit rêver) de faire reconnaître à leur employeur qu’il est bien leur employeur…. Afin de permettre l’indemnisation des licenciements. Autrement dit nous avons affaire ici à un patron qui fait trimer les salariés et s’engraisse sur leur dos tant qu’il y a du boulot, puis essaye de nier que ceux-ci sont ses salariés au moment de les indemniser pour licenciements économiques.

Heureusement les UTI ne lâchent pas l’affaire ils sont installés dans un barnum devant l’usine Continental et bénéficient de la totale solidarité des « Conti »(quelques uns étaient présents ce 11 août).

Pour les salariés de MFDS entreprise appartenant auparavant au groupe Parisot et qui aurait encore de fort liens avec celui-ci (et oui !), la situation est encore plus scandaleuse car il semble que de restructuration en restructuration les dirigeants se soient servis puis encore servis (jetons de présence, dirigeant partant puis revenant en tant que consultant à des tarifs exorbitants…). Bref après 300 licenciements en 2006, puis une annonce de 194 licenciements en avril 2009, c’est finalement la liquidation totale qui s’annonce aujourd’hui.

Mais les salariés ont décidé de ne pas baisser les bras, ils s’apprêtent à se battre pour préserver l’outil de travail et disposent d’un « trésor de guerre » (stock de meubles neufs) conséquent. Ils vont avoir besoin de toute la solidarité possible dans ce combat.

Des militants du NPA de l’Oise et de la Somme étaient présents ce 11 août aux côtés des MFDS et des UTI. Le NPA était d’ailleurs la seule force politique présente ce jour (mis à part le député Gremetz). Cette manifestation est un signe encourageant vers l’unification de la lutte contre les licenciements.

Un autre rendez-vous s’annonce le 17 septembre devant la Bourse de Paris.

Sylvain D.

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