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NPA 27 -  Eure

LA RESISTANCE DES TRAVAILLEURS AUX DELOCALISATIONS ET LICENCIEMENTS DANS L'EURE: METZELLER et MINNESOTA RUBER

23 Juin 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Luttes Ouvrières

 

 

 

 

 

Les salariés de Metzeler (Charleval) refusent le plan industriel

Mercredi après-midi, les salariés de l'entreprise Metzeler,à Charleval, ont massivement refusé le plan industriel proposé par la direction. Le vote, organisé par la CGT, a vu la participation de 897 des 985 inscrits. Soixante-douze pour cent d'entre eux ont dit «non» à l'allongement de leur temps de travail.


«Il y a quelques jours, une pétition avait recueilli 550 «non», rappelle Alain Le Guen, secrétaire CGT de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité pour l'automobile. Aujourd'hui, la réponse est encore plus claire. Sept salariés sur dix refusent un recul de 10 ans. Il est hors de question que le personnel paie les mauvaises gestions de nos dirigeants.»
Les syndicats reprochent à la direction de «ne pas répercuter les hausses de prix sur les clients Renault et Peugeot». En avril dernier, ils évoquaient «un déficit de 1,2 million d'euros sur le résultat industriel du mois de mars».
«Les salariés qui ont voté «oui» au plan industriel (à l'appel de F0 et de la CGC) craignent une fermeture immédiate du site, reprend M. Le Guen. Mais la CGT sait très bien que cette mort est déjà programmée.» En 2004, une partie des finitions avait été délocalisée en Roumanie et d'ici 2009, d'autres activités devraient être déplacées en Pologne. Pour les syndicats «450 emplois sont menacés». Une situation très inquiétante pour Metzeler qui représente un sixième de l'emploi dans la vallée de l'Andelle.

Minnesota Ruber (Pacy-sur-Eure) en grève illimitée Insatisfait du montant de l'indemnité de licenciement proposée par la direction, le personnel de Minnesota a largement suivi l'appel à la grève hier matin.

Il y a quelques semaines seulement, le groupe américain Minnesota Ruber -pièces en caoutchouc et silicone - faisait savoir à ses 89 salariés de Pacy-sur-Eure qu'elle entendait réduire l'effectif à dix personnes en même temps que le site de production serait transformé en site de stockage d'ici à la fin de l'année. Pacy accueille le seul site européen du groupe présent aux Etats Unis, au Mexique et en Asie du sud est (plus de 1.000 salariés au total).
Plusieurs réunions de négociations sur le plan social sont intervenues depuis. Les dernières en date, jeudi et vendredi dernier n'ont pas permis de déboucher sur un accord. « La direction ne propose que 4.000 € de prime additionnelle de licenciement et le paiement de la mutuelle d'entreprise pendant un an pour les salariés adhérents », explique Sébastien Froville, secrétaire CFTC du comité d'entreprise (CE). Le personnel, quant à lui, réclame une prime additionnelle de 15.000 € pour chaque salarié licencié et le doublement de cette somme pour les salariés âgés de plus de 50 ans.

 

 

50 licenciements dès juillet ?

 Hier matin, dès 7 heures, réagissant au préavis de grève, illimité, lancée par les syndicats, le personnel a refusé de reprendre le travail : « Le mouvement est suivi par 90 % du personnel de l'équipe du matin, y compris par des cadres, c'est bon pour le moral », se félicite Sébastien Froville.
Si aucune date précise n'est avancée par la direction pour arrêter la production, une première vague de 50 licenciements devrait intervenir début juillet prochain. « Le reste des licenciements serait échelonné sachant que la direction avance désormais que des emplois de production pourraient être sauvés mais elle ne nous fournit aucun élément à l'appui de cette prévision. », note le secrétaire du CE.

D'après "Paris Normandie"

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