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Les scandales de l'ère Dati
Alors que la colère des magistrats se fait entendre,
Rachida Dati, "brillant symbole d'intégration", a fait l'objet de polémiques retentissantes. Sa cote de popularité a également chuté. A la question « Voulez-vous me dire si vous souhaitez lui
voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ? », on observe une chute de la cote d' "avenir" de 59 à 34% entre juillet 2007 et septembre 2008 selon le baromètre de la TNS
Sofres-Figaro Magazine. Autoritarisme, goût pour la haute couture... retour en images sur les casseroles de Rachida Dati. © Reuters
Nommée au ministère de la Justice à 41 ans, Rachida Dati attise la polémique sur ses conditions d'entrée dans la magistrature. Le journal l'Express du 25 octobre 2007 confirme l'obtention du diplôme requis mais remet en cause la possession du MBA mentionné. Rachida Dati supporte mal la critique mais n'a pas tenu à justifier ces propos.
Depuis, le temps n'est plus au beau fixe place Vendôme et les multiples sautes d'humeur de Rachida Dati ont abouti au départ d'une douzaine de collaborateurs, souvent dans des conditions conflictuelles. On se souvient de la moquerie de la Garde des Sceaux adressée à un membre du Conseil d'Etat: "Existez, manifestez-vous plus souvent !" © Reuters
Les principaux syndicats de magistrats ont appelé d'une même voix à la mobilisation le jeudi 23 octobre, pour exprimer leur mécontentement sur les réformes et prises de position de la ministre de la Justice. Ils dénoncent ainsi une « caporalisation du ministère public » et "des pressions hiérarchiques constantes que fait peser le gouvernement, au travers des parquets, sur la magistrature toute entière". (LeMonde.fr) © Reuters
Son goût pour la réception et le luxe fait polémique. La Garde des Sceaux a parfois été surnommée la "Dioradati" ou encore "Barbie Ministre. © Reuters
La ministre bénéficie d'un "vestiaire permanent" chez Dior. Rachida Dati a d'ailleurs assisté aux 60 ans de la marque de luxe en septembre 2007. Cette proximité est controversée, alors même que le gouvernement affiche ses ambitions en faveur du pouvoir d'achat des Français. © AFP
Le 6 décembre 2007, Rachida Dati fait la Une de Paris Match. Elle pose dans une robe dior rose et rouge, en bas résilles et en bottes à talons hauts dans un décor somptueux, à la manière d'un top model. Les magistrats s'insurgent et trouvent les photos déplacées pour son statut ministériel. La Garde des Sceaux s'en défend : selon elle, en France, "on ne peut être ministre et coquette". Elle reconnaîtra tout de même "qu'il y avait peut-être une ou deux photos de trop", selon l'Express. © Paris Match
Le budget de frais de représentation (voyages, frais de réception, restaurants...) du ministère de la Justice s'élevait à 112 356,67 euros fin mars 2008. Or, le budget alloué pour toute l'année était, lui, de 200 000 euros. © Reuters
Le site internet Mediapart a évoqué des dépenses personnelles, notamment en collants" et maquillage. Le porte-parole du ministère de la Justice a pour sa part reconnu que le ministère avait réglé "le minimum nécessaire pour permettre des raccords de maquillage". La ministre, elle, a précisé que "les collants filent" et "le maquillage sert de raccord au moment d'une interview télévisée". © Reuters
Souvent critiquée à ses débuts pour son autoritarisme, Rachida Dati voit désormais ses compétences politiques à la tête du ministère de la Justice contestées. Certains membres du gouvernement remettent en question la légitimité de ses actions. Les magistrats refusent d'être les "boucs émissaires" d'une politique du "tout carcéral" et du "tout sécuritaire" (Europe 1). © Reuters
Le Figaro efface la bague de Rachida Dati : 15 600 euros
Le Figaro a retouché sur sa Une datée de mercredi, une photo de Rachida Dati pour supprimer de son doigt la bague qu'elle portait. L'information, révélée par L'Express, a été confirmée par la rédaction du Figaro qui parle d'"erreur d'appréciation". Le bijou en question est un modèle de prix du joailler Chaumet.
La photo a été prise le 17 juin dernier à l'Assemblée nationale et choisie pour illustrer la Une de l'édition de mercredi du Figaro. Entre le cliché original et l'illustration publiée, un détail qui manque : la bague au doigt de la ministre de la Justice, Rachida Dati, a été effacée. L'information, révélée par L'Express, a été confirmée par la rédaction du Figaro qui s'explique.
"C'est une erreur d'appréciation, on l'a fait dans le feu de l'action pour éviter que l'attention se focalise sur elle (la bague, ndlr)", a déclaré jeudi Debora Altman, rédactrice en chef du service photo du Figaro, ajoutant : "on trouvait qu'on ne voyait que ça (...) alors qu'on parlait vraiment de la grognes des juges". L'article en question est titré : "Rachida Dati réplique à la fronde des magistrats". "Mme Dati n'a absolument rien à voir là dedans, c'est quelque chose qui ne reproduira plus", a ajouté la rédactrice en chef du quotidien.
La bague "effacée" est un modèle en or gris serti de diamants du joaillier Chaumet. D'une valeur de 15.600 euros.
Réputée affable et dotée d'un grand sens de l'humour, Rachida Dati est également souvent considérée comme autoritaire. Son ancien directeur de cabinet, Michel Dobkine, a été le premier à quitter le ministère, 6 semaines seulement après sa nomination. © Reuters
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