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NPA 27 -  Eure

250 000 manifestants contre le nucléaire en Allemagne

27 Mars 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

250 000 manifestants contre le nucléaire en Allemagne

26/03

Non à l‘énergie nucléaire. En Allemagne, près de 250 000 manifestants ont défilé samedi pour réclamer la fermeture des 17 réacteurs actuellement en activité dans le pays. Des défilés à Berlin, Munich, Hambourg et Cologne à la veille d’une élection régionale au Bade-Wurtemberg qui fait figure de plébiscite sur la politique énergétique de la chancelière Angela Merkel. “ On en a assez du nucléaire, dit un manifestant. Il y a suffisamment d’alternatives et je préfèrerais économiser de l‘énergie plutôt que d’avoir des centrales nucléaires dans notre pays, en Europe ou où que ce soit dans le monde.”

 

En Italie aussi...

Le nucléaire également au coeur des préoccupations de milliers d’Italiens qui se sont rassemblés dans le centre de Rome ce samedi. Le pays a fermé ses 4 centrales nucléaires en 1987 à la suite d’un référendum. Mais cette décision pourrait être remise en cause par une nouvelle consultation qu’ont obtenu les principaux partis transalpins. Ce scrutin aura lieu en juin prochain.

A partir d'euronews

 

AFP - BERLIN -

Plus de deux cent mille manifestants à travers l'Allemagne ont réclamé samedi la fermeture des centrales nucléaires, à la veille d'une élection régionale qui fait figure de plébiscite sur la politique énergétique d'Angela Merkel.

L'un des organisateurs, l'association «Ausgestrahlt», a annoncé que 250 000 personnes avaient défilé dans quatre grandes villes d'Allemagne pour réclamer la fin immédiate de l'exploitation des 17 réacteurs nucléaires du pays.

Selon cette association, 120 000 étaient présentes à la manifestation berlinoise, la police de la capitale allemande, interrogée par l'AFP, estimant pour sa part qu'elles étaient «plus de 100.000».

À Munich, sous la pluie, la police évoquait «plus de 30 000 personnes» et les organisateurs 40 000, tandis qu'à Hambourg et à Cologne, les organisateurs en ont compté respectivement 50 000 et 40 000 qui se sont ralliées au mot d'ordre: «Fukushima nous exhorte à éteindre tous les réacteurs».

Dans une opinion publique de longue date majoritairement hostile au nucléaire, la catastrophe à la centrale japonaise a servi de «piqûre de rappel», a expliqué à l'AFP Curd Knüpfer, un étudiant berlinois de 26 ans.

«Il faut tirer les leçons du Japon: rien n'est impossible», pouvait-on par exemple lire à Berlin sur une pancarte, tandis qu'un char de carnaval construit par les Verts représentait un réacteur nucléaire basculant «dans la poubelle de l'histoire».

«Je suis venue demander l'arrêt des centrales nucléaires parce que j'ai la ferme intention de mourir de vieillesse, et pas à cause des radiations», a déclaré Monika Flemming, 53 ans, vendeuse en pré-retraite, originaire du Brandebourg (est).

Opposante de longue date au nucléaire, elle manifeste pourtant pour la première fois. «Cela n'a jamais été aussi urgent que maintenant. J'ai le sentiment que c'est le moment de faire bouger les choses».

À Hambourg, sous un soleil rayonnant, la foule des antinucléaires, venue en famille, en couple, entre amis, s'étendait sur plus de 2 km, agitant des petits ballons verts gonflés à l'hélium et des panneaux bricolés clamant «Tout ce dont on est sûr, c'est du risque!» ou «L'énergie atomique, c'est la mort!».

«Il faut maintenant clairement prendre parti et dire tout haut ce que veut une très très large partie de la population», a déclaré Timo Fischer, un père de famille de 37 ans.

Un peu plus loin, devant la mairie de Hambourg, où règne presque une atmosphère de kermesse, Yannik Meyer, 20 ans, blouson floqué d'autocollants «Le nucléaire ? non merci!», juge que «l'énergie atomique n'est pas une façon responsable de produire de l'énergie».

Angela Merkel avait annoncé, peu après la catastrophe de Fukushima, la fermeture temporaire des réacteurs les plus anciens et un audit de trois mois sur tout le parc nucléaire allemand.

Mais cette réaction, cinq mois après avoir prolongé la durée de vie des 17 réacteurs nucléaires de 12 ans en moyenne, a été considérée comme une manoeuvre politicienne par une majorité d'Allemands, selon les sondages.

Les chances de voir le parti de Mme Merkel, la CDU, conserver dimanche la tête du Bade-Wurtemberg, riche Etat régional du sud-ouest, qu'il contrôle depuis 1953 sans interruption, se sont considérablement amenuisées depuis.

Les sondages des derniers jours donnent unanimement quatre à cinq points d'avance aux Verts et au SPD face à la coalition CDU et Libéraux du FDP.

Dans l'État régional voisin de Rhénanie-Palatinat, qui vote également dimanche, mais qui n'a plus de réacteur en activité, la candidate CDU qui semblait pouvoir contester la suprématie du ministre président social-démocrate Kurt Beck, en poste depuis 1994, a vu son élan stoppé par la volte-face de Mme Merkel sur le nucléaire.

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