Lisez ROUGE, hebdo de la
LCR
L'Internationale reggae par le rappeur Mr R
Salutations révolutionnaires -par MAP
Ministère des Affaires Populaires
Chanson des 40ans de
Mai 68
offerte au site par Claude et Marylou
(Cliquer sur la flèche du centre)
|
|
Salutations révolutionnaires -par MAP
Ministère des Affaires Populaires
Autres
chansons

À Dreux, en mars 1980, une grève paralyse La RTC de Dreux (Philips) pendant trois semaines. Les CRS " débloquent " la situation et 85 vigiles " verrouillent " le site pendant trois mois. Ils auraient été payés par l'UIMM.
Comment imaginer que vingt-huit ans après la grande grève qui avait paralysé la RTC (Radio Technique Compelec) pendant trois semaines au début de l'année 1980, l'actualité
récente ferait reparler de ce conflit social qui eut, en son temps, un retentissement national.
En effet, hier, Europe 1, ouvrait son édition du matin avec un témoignage pour le moins " intéressant " bien qu'étant anonyme. On y apprenait qu'en " 1980, lors de la grève ayant paralysé l'usine
RTC, quatre-vingt-cinq vigiles avaient été employés par une société de sécurité pour garder le site afin d'empêcher les grévistes d'y revenir ".
De l'argent liquide
Ils auraient perçu des sommes d'argent, en liquide, émanant directement " de l'UIMM " (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie), affirme le témoin. La somme globale, pour la prestation
des vigiles restés trois mois sur le site, serait évaluée à quelque 33 millions de francs de l'époque. Une somme colossale en ce début des années 80, à tel point que le témoin d'Europe1 aurait
demandé, au moment des faits, s'il n'aurait pas coûté moins cher à la direction de Philips " de satisfaire les revendications des grévistes ". Ce à quoi la direction lui aurait rétorqué qu'il
n'était pas " question de céder ".
À l'heure où l'on parle de l'affaire Gautier-Sauvagnac et de millions d'euros ayant servi " à fluidifier les relations sociales ", ce témoignage prend une dimension particulière, à Dreux
notamment.
Un syndicaliste se souvient
Jean-François Lequellec, syndicaliste CGT, que nous avons interrogé, hier, sur ce sujet, se souvient parfaitement du contexte : " Lors de ce conflit, tous les syndicats et donc les délégués
syndicaux, dont j'étais, étaient bannis par la direction. Je me souviens parfaitement de ces vigiles et d'avoir été accompagné dans chacun de mes déplacements dans l'entreprise par un
maître-chien. On ne pouvait pas faire un pas dans l'usine sans avoir affaire à eux ".
Ces vigiles d'une société " qu'on ne pouvait pas identifier " précise Jean-François Lequellec " étaient bel et bien une milice patronale, antigrève et anti-sociale ". L'ancien syndicaliste,
aujourd'hui retraité, se rappelle également " qu'à l'époque, les non-grévistes avaient touché une prime exceptionnelle ".
L'annonce de 400 suppressions d'emplois
Ces révélations, certes tardives, font bouillir le sang de Jean-François Lequellec resté fidèle à ses convictions : " Le patron de RTC préférait payer des vigiles plutôt que de céder aux
revendications des salariés ! ".
L'ancien syndicaliste rappelle que la grève avait été motivée " pour défendre l'emploi parce qu'en mars 1980, à la veille des vacances, on venait d'annoncer à près de 400 salariés qu'ils allaient
perdre leur boulot ".
Au final, 135 licenciements furent refusés par l'inspection départementale du travail.
On se souvenait des piquets de grève, d'une intervention des CRS qui avaient fait évacuer les grévistes après trois semaines de blocus, mais on se souvenait moins des " actions plus discrètes "
entreprises par la direction d'alors pour " casser " à tout prix le mouvement social naissant, en ce début de l'année 1980.
Il était le premier d'une longue série qui allait ponctuer l'histoire du groupe Philips à Dreux.
Un retentissement national
Cette affaire de la grève à la RTC de Dreux avait été exemplaire parce qu'elle avait opposé le droit de grève à la liberté du travail. Près de 300 employés de la RTC
non-grévistes avaient porté plainte contre les syndicalistes FO et CGT qui avaient mené le mouvement. Neuf délégués syndicaux avaient été condamnés à verser pratiquement 400.000 francs de
l'époque aux non-grévistes qui réclamaient des indemnités pour salaires non versés.
Plus de dix ans d'une procédure judiciaire complexe s'ensuivirent. Des saisies-arrêts sur les salaires des syndicalistes avaient été consignées au greffe du tribunal d'instance de Dreux...
jusqu'en décembre 1989. La cour d'appel, en décembre de la même année, avait ordonné la répartition des sommes entre les salariés non grévistes.
Jean-Paul Dabat
Jeudi 15 mai 2008
Journée nationale de grève et de manifestations
dans l'Education nationale
contre les suppressions de postes
en défense du service public d'Education
à l'appel des syndicats enseignants
Journée de GREVE
DE LA FONCTION PUBLIQUE
à l'appel des fédérations syndicales
Dimanche 18 mai 2008
Jeudi 22 mai 2008
Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE
Samedi 24 mai 2008
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats
Vendredi 30 mai 2008
Meeting international le 30 mai à
Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,
1968, MAI, 2008....
avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
Francisco Louça, Flavia d’Angeli...
RUBRIQUES
Derniers Commentaires