Lisez ROUGE, hebdo de la LCR|
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Je voudrais sans la nommer
chanson sur la Révolution permanente de Georges
Moustaki
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Une date à retenir :
Vendredi 10 octobre, 20H Meeting avec Olivier Besancenot Organisé par les Comités NPA de l’Eure et la LCR-27 |
Après son Congrès, la LCR se lance dans la bataille d’un nouveau parti (AFP)
PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 27 jan 2008 (AFP)
- Forte de la popularité et du score d’Olivier Besancenot à la présidentielle, la LCR a décidé, à l’issue de son Congrès, de fonder d’ici un an un nouveau parti anticapitaliste dont elle se veut
le pivot. Les 313 délégués, réunis pendant quatre jours en Seine-Saint-Denis, ont avalisé à 83% la résolution défendue par le jeune postier en faveur d’un nouveau parti et à 81,7% un appel qui
fixe le calendrier et la méthode de sa fondation. La décision signe aussi l’arrêt de mort de la LCR, créée il y a 40 ans dans la foulée de mai 68, qui devra être alors dissoute. Pour fonder ce
parti, la LCR "s’adresse d’abord à ceux qui ne sont dans aucune organisation" et "pour qui l’économie de marché n’est pas l’avenir de l’humanité", a précisé à l’issue du Congrès Olivier
Besancenot. Donc notamment aux 1,5 million de Français qui ont voté pour lui à la présidentielle. La LCR s’adresse aussi aux "militants" socialistes, communistes, écologistes ou antilibéraux en
rupture avec leurs formations d’origine. Mais c’est avec une visible réticence qu’elle invite "les autres courants" sans d’ailleurs préciser lesquels.
"Notre appel ne s’adresse pas d’abord à eux", souligne Olivier Besancenot. C’est donc sans partenaire organisé que la LCR se lance dans cette aventure, pour élargir son espace à gauche du Parti
socialiste, au moment où les Verts et le PCF regagnent le giron de l’ex-gauche plurielle avec le PS. "Je ne serai pas le seul leader de ce parti", a répété tout au long du Congrès l’ex-candidat
qui entend parer aux critiques qui voient dans la nouvelle formation "le parti d’Olivier Besancenot". Evitant de présenter l’initiative comme un saut dans l’inconnu, Olivier Besancenot souligne
que ce nouveau parti "ne sera pas le jour et la nuit" par rapport à la LCR qui contribuera pour une large part à sa "refondation programmatique". La différence portera notamment sur le
fonctionnement : "ce ne sera pas un parti élitiste et avant-gardiste", le "rythme militant" sera assoupli, souligne-t-il. Mais l’orientation fixée ne diffère guère de celle de la LCR :
parti "internationaliste", il devra être "en rupture avec le capitalisme", "indépendant du PS", refuser "de cogérer ce système". Il devrait toutefois innover et "inventer le socialisme du XXIe
siècle".
Le calendrier est fixé : la première étape est la mise en place de "comités d’initiatives" auxquels la Ligue entend agréger de nouveaux venus. Une "réunion de coordination" est prévue en
avril et une "Assemblée générale" constituante en juin qui devra avancer vers l’élaboration du programme et des statuts de la nouvelle formation et décider de son nom. Avec 209 listes et une
présence dans 36 des 37 grandes villes de France, la Ligue entend mettre à profit la campagne des municipales pour nourrir son initiative, sans se faire beaucoup d’illusion sur son score. Il ne
modifiera en rien le processus "irréversible" de création du nouveau parti, prévient Olivier Besancenot. Opposé à cette stratégie, le chef de file du courant minoritaire, Christian Picquet, a
dénoncé un "parti d’extrême gauche relooké" qui "ne pourra pas occuper tout l’espace laissé vide par le recentrage du PS". Mais sa proposition d’un parti large, construit avec d’autres
composantes - aile gauche du PS, PCF - n’a recueilli que 14% des voix.
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