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NPA 27 -  Eure

Les lycéens rejoignent le mouvement étudiant contre la loi Pécresse. Etat de la mobilisation dans les universités à la veille du 20.

19 Novembre 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

Mouvement social: la contagion gagne les lycées. 

Les lycéens bientôt dans le "mouv'"? Ils s'y préparent en tout cas activement et risquent de venir gonfler les rangs des étudiants qui protestent contre la loi sur l'autonomie des universités. Les responsables des deux principaux syndicats lycéens annoncent la tenue de réunions et d'AG dès cette semaine, "dans un maximum d'établissements, pour préparer la mobilisation du 20 novembre", aux côtés des fonctionnaires, et "rejoindre la mobilisation étudiante".
lycee-en-gr--ve.jpgL'UN L. et la FIDL appellent les lycéens à rejoindre le mouvement étudiant contre l'autonomie et la mise en concurrence des universités (loi Pécresse). Contrairement à l'UNL qui ne demande qu'un aménagement de la loi, la FIDL exige son abrogation à l'instar du mouvement étudiant.

La FIDL ne cache pas que "les réseaux anti-CPE ont été réactivés". Le président du syndicat lycéen dénonce "la présélection à l'université guidée par une logique de rentabilité" et "une hausse probable des frais d'inscription".

128 assemblées générales dans les lycées d'une quarantaine de villes (Paris, Lyon, Marseille, Caen, Bordeaux, Annecy, Meaux, Lons-le-Saulnier...). Le nombre est donné par la Fidl, le syndicat lycéen qui demande le retrait de la loi sur l'autonomie des universités et appelle les élèves à manifester aux côtés des étudiants le jeudi 22 novembre. Lundi matin, un lycée de Lille et quatre de Basse-Normandie ont même été bloqués par des lycéens protestant contre la loi Pécresse.

Lundi: état de la mobilisation dans les facs à la veille de la journée du 20 novembre. (AFP)

Selon un comptage effectué à partir des informations recueillies par les  bureaux régionaux de l'AFP et auprès du syndicat étudiant Unef, le  fonctionnement de 44 sites universitaires étaient perturbés lundi soir par des  blocages plus ou moins importants (29), des barrages filtrants (3), des  fermetures administratives (5) ou diverses gênes (3).

Quatre cas particuliers s'ajoutent en région parisienne: faute de  transports en commun, les campus de Paris X-Nanterre et Paris  VIII-Saint-Denis, où le blocage a été voté la semaine dernière, sont en  réalité désertés, a constaté l'AFP. Même chose à Paris XII-Créteil, où le  blocage n'a jamais été voté, et à Paris XIII-Villetaneuse, dont l'assemblée  générale lundi a levé le principe du blocage.

Dans le détail, étaient bloqués pour tout ou partie lundi à 18H00: Amiens,  Angers, Aix-Marseille I (site marseillais), Arras, Bordeaux I, Bordeaux II,  Bordeaux III, Caen, Grenoble I, Grenoble II, Lille II, Lille III, La Rochelle,  Le Havre, Limoges, Montpellier II, Nancy II, Orléans (lettres), Paris III,  Paris IV-Clignancourt, Pau, Perpignan, Poitiers, Reims (droit et lettres),  Rouen, Toulouse II et Toulouse III, Tours, IUT de Tarbes.
Des barrages filtrants ont été installés lundi matin devant les universités  de Grenoble III, Chambéry et Orléans (sciences).
Aix-Marseille I, Montpellier III, Nantes, Paris I-Tolbiac et Paris VII  étaient fermées par décision de l'administration.
A Lyon II, bloquée puis fermée la semaine dernière, les journées de lundi  et mardi ont été "banalisées" (cours suspendus), tandis qu'à Dijon, où un seul  bâtiment (droit, lettres sciences humaines) est bloqué, les cours ont été  délocalisés.
A Bordeaux IV, des étudiants ont bloqué les accès aux services  administratifs pour faire fléchir le président dans son refus de fermer  l'université mardi, comme l'a voté l'assemblée générale
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