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NPA 27 -  Eure

Bulletin LCR d'entreprise M-REAL - septembre 2007

25 Septembre 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

LCR100pour100aGauche.jpgUnir nos forces pour préparer la riposte et les mobilisations !

Au moment où Sarkozy et Fillon mettent en route « la deuxième phase des réformes  », c’est-à-dire de nouvelles attaques contre les salariés et l’ensemble de la population, ce week-end, la fête de l’Humanité a été l’occasion d’un grand rassemblement populaire. « La fête riposte  », écrit l’Huma, en tout cas une fête dont le succès souligne les attentes populaires, le mécontentement croissant, le besoin d’unité et d’une politique qui exprime les aspirations des classes populaires, leur soit fidèle, oeuvre aux mobilisations sans les soumettre aux ambitions électorales et gouvernementales. C’est ce qu’a défendu Olivier Besancenot lors du débat auquel il participait avec François Hollande, Cécile Duflot et Marie-George Buffet. Chacun se dit d’accord pour appeler à la riposte et c’est très bien. Mais, pour passer de la parole aux actes, pour construire l’unité dont le monde du travail a besoin, il faut que tous ceux qui entendent agir sans compromis avec les pouvoirs en place se regroupent pour peser, influencer, entraîner.

Défendre les régimes spéciaux

Lesaffiche-juillet-2.jpg pressions organisées par le gouvernement, pour que les salariés acceptent la remise en cause des régimes spéciaux, sont fortes. Avec cynisme, il prétend que ce sont des privilèges ! Non, ce sont des acquis légitimes qui devraient être repris, adaptés partout où les conditions de travail l’exigent. Défendre ces conquêtes sociales n’est pas une lutte catégorielle, égoïste, mais bien une lutte qui correspond aux intérêts de l’ensemble des salariés. En effet, si le gouvernement réussit à faire passer la remise en cause des régimes spéciaux, il poursuivra ses attaques en portant à 41 ou 42 annuités le calcul des retraites et en passant à 61, 62, ou davantage, l’âge du droit à la retraite. C’est ce que le patronat demande.

La croissance pour les profits

Chaque attaque du gouvernement s’inscrit dans une offensive générale visant à créer un rapport de forces en faveur du patronat. Alors que la crise financière internationale est loin de se calmer, Sarkozy a déclaré vouloir « aller chercher la croissance  » qui s’annonce à la baisse. Aller chercher la croissance, cela veut dire imposer de travailler plus, plus longtemps pour gagner moins ! C’est plus de chômage, de flexibilité, de précarité, de bas salaires pour faire baisser le coût du travail, gagner en compétitivité et accroître la rentabilité financière. C’est la politique de Sarkozy, c’est la logique du système capitaliste, de l’économie de marché et de libre concurrence. Malheureusement, non seulement la direction du Parti socialiste, mais aussi celles des grandes confédérations syndicales, s’y adaptent et acceptent la tromperie du dialogue social, au lieu de contester le fond de la politique du patronat et du gouvernement.

Pour un parti anticapitaliste et révolutionnaire

Mais il est possible de faire bouger les choses. Partout, il s’agit de prendre l’initiative, que les militants, les travailleurs, les jeunes en fassent leur affaire. C’est pour y aider, que la LCR appelle tous ceux qui veulent préparer un mouvement d’ensemble pour faire échec à la politique de Sarkozy à se regrouper pour constituer un parti du monde du travail et de la jeunesse. Un parti anticapitaliste, parce que la défense des intérêts des travailleurs est inconciliable avec la course à la croissance et aux profits qui sacrifient les intérêts de la collectivité à ceux d’une minorité de vrais privilégiés, parce que nos mobilisations et nos luttes sont porteuses d’une autre société, solidaire, humaine, débarrassée de l’exploitation et des oppressions.

campagne_olivier_2007-7.gif

NON AUX PRIMES A LA TÊTE DU CLIENT
Chaque année, les usages féodaux en vigueur dans notre chère entreprise veulent que les chefs de service se trouvent à la tête d’une confortable enveloppe dont ils gèrent la distribution selon leur bon plaisir. Après avoir récompensé à sa juste valeur leur propre zèle et celui de leurs doux contremaîtres, ils aiment à faire profiter de leurs libéralités leurs sujets les plus méritants. Il peut arriver que des collègues se trouvent justement récompensés. Mais la plupart du temps, c’est l’arbitraire dans l’attribution de 1000€ à l’un, 500€ à l’autre, 300 € au troisième, et pour le plus grand nombre, c’est peau de balle. Curieusement, c’est le cas de tous les élus CGT.
Les primes, c’est toujours aléatoire, car même lorsqu’il y a des critères d’attribution clairement définis, ça n’est pas pris en compte pour la retraite par exemple. Ce qu’il faut revendiquer, c’est la division pure et simple de cette enveloppe entre tous et toutes et son intégration dans le salaire. Certains diront que cela ne respecte pas la hiérarchie des salaires. Justement, il s’agit d’une revendication égalitaire : le prix de la baguette de pain n’est-il pas égal pour tous ?
 
ILS CONTINUENT À NOUS PRENDRE POUR CE QU’ON N’EST PAS
En Uruguay, l’usine de pâte a démarré, et 70% de sa production est destinée à l’Europe. Ici, des vérifications sont en cours pour remettre en service le ponton au bord de la Seine qui permettra d’acheminer la pâte depuis Rouen. Il y a aussi l’installation d’un pulpeur d’une capacité de 900 tonnes/jour. C’est clair : les capitaliste finlandais ont programmé la fin de la production pâte à Alizay. Pourtant, ils affirment le contraire. C’est qu’ils ne veulent pas nous démoraliser, des fois que
cela nuise à notre productivité… C’est aussi qu’ils ne veulent pas prendre le risque de provoquer notre colère, car ils craignent notre capacité de réaction collective tant que nous pouvons bloquer leur production. A méditer !
 
LES ABERRATIONS DE LA MONDIALISATION
Produire de la pâte en Uruguay, c’est 4 fois moins cher. Mais ce chiffre impressionnant ne prend en compte que ce qui est bon pour les finances des multinationales papetières. Alors que la préservation des sols, le sauvetage de milieux marins et la réduction des émissions de CO2 deviennent une question de survie pour l’humanité, il faut aussi prendre en compte l’impact écologique et le coût réel de la monoculture intensive de l’eucalyptus, des rejets dans le fleuve et
l’atmosphère de l’usine géante, du transport sur des rafiots qui parcourent des milliers de kilomètres en brûlant des quantités de pétrole phénoménales avec des équipages sous-payés et sous formés… Pour la pâte comme pour le reste, la production doit s’effectuer au plus près des lieux de consommation. Mais de cela, il n’en est pas question au « Grenelle de l’environnement » !
 
ILS N’ONT JAMAIS PERDU D’ARGENT !
L’expertise comptable approfondie demandée par nos élus au C.E. a mis au jour des éléments que ceux qui nous dirigent s’étaient donnés beaucoup de mal pour tenir dissimulés. Il a fallu plusieurs semaines aux experts pour faire la preuve du tripatouillage : en effet, les Mozart de la finance qui ont tenu un temps les rênes de la boîte s’étaient débrouillés, par divers jeux d’écriture, pour créer un déficit bidon : ils ont joué sur la location gérance, sur des « frais dûs au groupe » artificiels, sur des
frais informatiques énormes non détaillés sur les factures, etc… La boîte ainsi mis dans le rouge, il était possible de crier misère aux impôts, de demander des aides publiques (…et de sucrer au passage les participations qui nous étaient légalement dues).
A un moment donné, pour rester cohérents vis-à-vis des pouvoirs publics, il a fallu licencier. Et nous, il ne nous restait plus qu’à nous débrouiller comme on peut pour faire tourner la boîte avec 100 collègues de moins ! Maintenant que la lumière est faite, les choses ne doivent pas en rester là. M-real doit indemniser celles et ceux qu’elle a jetés, mais aussi réembaucher des jeunes, à chaque service de définir ses besoins. Alors qu’un salarié qui se trompe sur sa feuille d’impôts subit souvent un redressement, la moindre des choses serait que les aides publiques soient remboursées, les impôts et nos participations payées. M-real n’est évidemment pas un cas isolé.Non contents d’avoir reçu en 2006 65 milliards d’euros de subventions légales (soit un peu plus que le budget de
l’Education nationale ou la totalité des dépenses hospitalières), c’est à grande échelle que les capitalistes fraudent.
- OUVERTURE DES LIVRES DE COMPTE !
- ABROGATION DU SECRET BANCAIRE !
 
CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES
 
Sarkozy a annoncé fin juillet la mise en place de trois nouvelles franchises médicales qu’il compteaffiche-juin-2.jpg faire appliquer au 1er janvier 2008 : 0,5 € par boîte de médicaments, 0,5 € par acte paramédical (infirmière, kiné) et 2 € par transport sanitaire. Au moment où bien des familles ne peuvent plus vivre avec des salaires au rabais et des prix qui flambent, ces mesures vont condamner bien des salariés, des jeunes, des précaires, à moins se soigner !
Ces nouvelles franchises, qui pourront aller jusqu’à 50 € par personne et par an, s’ajoutent au forfait d’un euro non remboursé pour les consultations, les examens, les analyses, à celui de 18 € pour les examens coûtant plus de 91 €, au forfait hospitalier de 16 € par jour, aux nombreux médicaments déremboursés et aux dépassements d’honoraires non pris en charge par la Sécurité sociale. Une
véritable fortune pour beaucoup. Un collectif national contre les franchises (composé d’organisations
syndicales, associatives et politiques, dont la LCR) appelle à des initiatives le 29 septembre.
 
 
Bulletin M-real 24-9-2007
Ce tract t’a plu, pense aux autres équipes !
 

 

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