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NPA 27 -  Eure

BOURSIN: Menaces sur l'emploi de 150 salariés de l'usine de Pacy/Eure: UNILEVER fait des profits énormes , les actionnaires veulent licencier !

6 Septembre 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Boursin: 95 millions d'Euros de chiffres d'affaires = 150 emplois menacés à Pacy/Eure

Le PDG du groupe UNILEVER, Patrick Cescau,  à la fois un plan de restructuration et un bénéfice net en hausse de 16 %, à 1,207 milliard d'euros au deuxième trimestre 2007. La CFDT dénonce ces "actionnaires qui gagnent et qui licencient".  La Fédération chimie-énergie CFDT s'est déclarée "scandalisée", vendredi 3 août, par l'annonce de 20 000 licenciements chez Unilever, "faite sans honte dans la foulée des résultats trimestriels".
 

Les 44 000 salariés européens seraient les premières victimes du plan social annoncé début août, ce qui confirmerait les intentions du PDG d'Unilever, le Français Patrick Cescau. "La majorité des restructurations concernent l'Europe", avait-il précisé lors de l'annonce du plan, qui prévoit 20 000 suppressions d'emploi dans le monde sur les quatre ans à venir. Le groupe espère ainsi réduire de 1,5 milliard d'euros par an les coûts engendrés par le personnel et ses sites jusqu'en 2010. Un plan similaire, portant sur 25 000 emplois, avait déjà été lancé en 2000. 

La marque Boursin créée en 1963 par François Asperti-Boursin a fait beaucoup de profit , depuis son rachat par Unilever en 1989, "Boursin est une bonne affaire, confirme le représentant du personnel. Mais on va encore entrer dans une période d'incertitude, ce qui n'est pas bon pour une marque", s'inquiète-t-il. En 2006, Boursin a réalisé un chiffre d'affaires de 95 millions d'euros, dont la moitié en France. 
Les actionnaires décident de vendre l'usine de Pacy sur Eure qui pourtant fait des profits et ce seront les travailleurs qui trinqueront avec probablement des licenciements à l'appui. Plus que jamais il faut exiger l'INTERDICTION DES LICENCIEMENTS et des DELOCALISATIONS.
 



AGROALIMENTAIRE RESTRUCTURATION EUROPÉENNE ET DELOCALISATIONS MASSIVES
Le néerlandais Unilever veut se séparer de Boursin
LE MONDE | 05.09.07 | 14h31  •  Mis à jour le 05.09.07 | 14h31


oursin est à vendre. La filiale française du géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques, Unilever a annoncé, mardi 4 septembre, que le groupe cherchait un acquéreur pour sa célèbre marque de fromage à l'ail et aux fines herbes. 
Les salariés de Pacy-sur-Eure (Eure), le site de fabrication de Boursin, devaient être informés de la vente mercredi 5 septembre, lors d'un comité d'entreprise. "Il s'agit d'une vente, pas d'une fermeture", se rassurait un représentant du personnel de l'usine normande, souhaitant garder l'anonymat.

 
Depuis un mois, les 150 salariés de Boursin, comme ceux de l'ensemble des sites Unilever (Knorr, Alsa, Amora ou encore Lipton) attendent des précisions sur le plan de restructuration, annoncé le 2 août, qui prévoit la suppression de 20 000 emplois dans le monde (sur 179 000) d'ici quatre ans. La direction s'est montrée plus précise, mardi, au siège de Rotterdam, selon des sources syndicales : 10 000 à 12 000 postes devraient être supprimés en Europe, soit environ un quart des effectifs, et 20 à 25 usines seront restructurées, réorganisées vendues voire fermées.

Pour les salariés de Pacy-sur-Eure, la logique est claire et l'annonce n'est pas une grande surprise : Unilever veut recentrer ses activités vers l'Europe de l'Est, où il a investi et où les salaires sont plus bas. Par ailleurs, Boursin était la seule spécialité fromagère d'un groupe en quête de cohérence - il est passé, en sept ans, de 1 600 à 400 marques. 

"UNE BONNE AFFAIRE"
 

"L'activité des fromages frais ne trouve plus sa place au sein de la stratégie Unilever. Nous pensons que Boursin et ses équipes se développeront davantage au sein d'une entreprise qui mettra tous les moyens en oeuvre pour faire croître cette marque emblématique",
a expliqué Sophie Jayet, porte-parole d'Unilever France. Le groupe n'a évoqué aucun nom, mais déjà ceux de groupes comme les français Lactalis, Bel ou le néerlandais Campina circulent.

La marque, créée en 1963 par François Asperti-Boursin a su se développer et innover, depuis son rachat par Unilever en 1989, "Boursin est une bonne affaire, confirme le représentant du personnel. Mais on va encore entrer dans une période d'incertitude, ce qui n'est pas bon pour une marque", s'inquiète-t-il. En 2006, Boursin a réalisé un chiffre d'affaires de 95 millions d'euros, dont la moitié en France. 

Laetitia Clavreul  
Article paru dans l'édition du 06.09.07

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