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NPA 27 -  Eure

Solidarité avec les sans-logis d’Aubervilliers - Communiqué de la LCR du 6-07-2007 + VIDEO

6 Septembre 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #COMMUNIQUES

Solidarité avec les sans-logis d’Aubervilliers

Communiqué de la LCR

logo-lcr1.jpgCe matin, à 7H30, la police a expulsé les sans-logis qui campaient à Aubervilliers depuis le 10 juillet, soit 150 personnes, en application d’un jugement rendu le 3 septembre, sur demande de la municipalité. Cette expulsion du campement s’est accompagnée, comme c’est le cas le plus souvent, de violences et d’arrestations. Plusieurs femmes ont été molestées, un bébé a eu le front ouvert et les pompiers ont dû intervenir. Quatre adultes et un bébé ont été arrêtés dont un délégué des familles avec sa femme et son enfant. Toutes les affaires personnelles ont été entassées dans deux camions. Une fois de plus, la seule réponse aux demandes de logement, faites par des personnes vivant et travaillant en France, est la répression. La LCR dénonce les violences policières et cette politique discriminante et raciste menée par le gouvernement depuis des années. L’accès à un logement est un droit fondamental pour tous, quelles que soient les origines et la nationalité. Si les municipalités ne peuvent pas répondre seules à toutes les demandes, il est inadmissible que celles gérées par des accords PCF-PS-Verts, comme à Aubervilliers, demandent l’expulsion des familles pour solde de tout compte. La LCR exprime sa solidarité avec les familles sans-logis réprimées d’Aubervilliers et appelle au rassemblement ce soir, à 18 heures, sur les lieux de campement. Un logement durable et de qualité pour tous : c’est l’exigence que la LCR formule à l’égard des pouvoirs publics, gouvernement, préfecture du 93 et municipalité d’Aubervilliers. 

Le 6 septembre 2007.

 VIDEO de l'expulsion musclée de sans-logis à Aubervilliers demandée par la municipalité communiste.

 
 
En aôut le maire PCF d'Aubervilliers affirmait "qu'il n'exigera pas l'évacuation des sans logis même durant la coupe du monde de Rugby"   Belle promesse...
Les sans-logis eux, défilaient unis d’Aubervilliers à Saint-Denis
Source Libération

Deux campements ont fait cause commune pour obtenir d’être relogés.

Par Christophe Lehousse

QUOTIDIEN : jeudi 9 août 2007

Un campement peut en cacher un autre… Hier, à Saint-Denis, les sans-logis d’Aubervilliers qui vivent depuis le 10 juillet sous une soixantaine de tentes avaient organisé une marche jusqu’à la sous-préfecture, qui partait d’un autre campement. Place du Caquet, juste derrière la mairie, trente-neuf autres personnes, dont seize enfants, ont en effet trouvé refuge sous des bâches tendues à la hâte.

Auvent. Ces familles avaient été expulsées fin juin de différents logements qu’elles occupaient toutes sans contrat de bail. Une trentaine de personnes avaient d’abord été sommées de quitter deux pavillons privés du boulevard Félix-Faure et de la rue André-Walter. Puis quatre familles étaient expulsées sur demande de l’organisme HLM Plaine Commune Habitat d’un immeuble allée-Gutenberg. Toutes occupaient ces appartements sans titre depuis plus de deux ans et se sont retrouvées avec pour seul toit l’auvent de la mairie de Saint-Denis. Alors quoi de plus normal que de faire cause commune avec leurs frères de destin d’Aubervilliers, environ 150 personnes. Hier, certains occupants du campement marchaient aux côtés des sans-logis d’Aubervilliers venus rappeler leurs revendications à coups de djembés devant la sous-préfecture de Saint-Denis. Un peu en retrait, Mohamed Yattara observe les femmes danser au son des rythmes africains. Ce Malien expulsé le 20 juin, sourit malgré la fatigue. Hier, la nuit a été courte : il a fallu écoper l’eau qui s’était infiltrée sous les bâches, imprégnant les matelas.

Coupe du monde. Et les choses ne semblent guère vouloir s’améliorer même si la mairie de Saint-Denis (PCF) ­assure, par la voix de sa première adjointe Fabienne Soulas, qu’elle « n’exigera pas l’évacuation du campement », « même durant la Coupe du monde de rugby », que la ville accueillera en septembre. A Aubervilliers, les sans-logis sont assignés en justice par la ville pour « trouble à l’ordre public ». L’élue assure vouloir « rapidement régler le sort des familles ».

Une rencontre est organisée lundi entre la ville de Saint-Denis et la préfecture. « Il n’y aura pas de décision collective, prévient Mathias Vicherat, sous-préfet de Seine-Saint-Denis. Les situations seront examinées au cas par cas, en fonction de l’existence ou non d’une demande de logement social, de papiers en règle ou non et des situations familiales ». Avant d’ajouter : « Cela dépend aussi de la bonne volonté des familles. Pour l’instant, seules trois familles sur huit ont effectivement déposé une demande de logement social comme on le leur avait recommandé. »

© Libération

jeudi 9 août 2007.
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