Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Université d'été de la LCR: Appel d'Olivier Besancenot pour un nouveau parti anticapitaliste - Revue de presse

31 Août 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

 
 Université d'été de la LCR:
 Double appel de Besancenot à la résistance à Sarkozy et à un nouveau parti
 
PORT-LEUCATE (Aude), 26 août 2007 (AFP)

LCR100pour100aGauche.jpgOlivier Besancenot a lancé dimanche soir "un double appel" à la "résistance sociale et unitaire" contre la politique de Nicolas Sarkozy et à la construction d'un nouveau parti, lors d'un discours devant l'université d'été de son parti.
   "Je lance un appel à la résistance sociale large, unitaire et sans sectarisme pour battre la droite et le Medef" et "un appel à une résistance politique" par la "construction d'un nouveau parti anticapitaliste", a-t-il dit dans un discours combatif devant un millier de militants et sympathisants.
   Le jeune postier a prévenu le gouvernement : "Toute attaque à nos acquis sociaux peut se transformer en bordel dans le pays". "On ne sera pas les pigeons", a-t-il dit.
   Selon lui, "il ne faut pas surestimer la victoire de Sarkozy" qui "n'efface pas la lutte, le non de gauche, les raisons de révolte dans les quartiers". "Sarkozy sait qu'il a devant lui les résistances" de ceux qui travaillent.
   Il a également stigmatisé la "gauche docile" et le PS. "Il faut arrêter de pleurnicher sur le thème que Sarko est partout, il faut se démerder pour l'être aussi". "Qu'on soit dans les starting block", a-t-il lancé.
   Mais, a-t-il ajouté, "les luttes ne suffisent", il faut passer "sur un terrain politique global" et "construire ce nouveau parti anticapitaliste" avec "des anonymes qui sont bourrés d'espoir".
   "Je comprends qu'on soit surpris ou déstabilisés, qu'on dise pourquoi (ce parti) maintenant, comment et avec qui". Or "on est de plus en plus nombreux à penser que c'est le moment", "il y a un espace vacant pour la gauche radicale, ca crève les yeux".
   Il a prédit qu'il pourrait s'agir cette année "de la dernière université d'été de la LCR", mais "il y aura une, encore plus importante, l'an prochain", a-t-il promis invitant les militants à être de "cette aventure".
 
 
   Besancenot prône un nouveau parti mais doit en convaincre ses militants
Par Elahe MEREL
 
   PORT-LEUCATE (AUDE), 26 août 2007 (AFP) - Olivier Besancenot a lancé un appel dimanche à la construction d'un nouveau parti "anticapitaliste", lors de l'université d'été de la LCR à Port-Leucate, mais ce saut dans l'inconnu suscite des inquiétudes chez des militants attachés à leur identité.
   "Je lance un double appel, à la résistance sociale large, unitaire et sans sectarisme pour battre la droite et le Medef" et "à une résistance politique" par la "construction d'un nouveau parti anticapitaliste", a-t-il dit dans un discours combatif devant un millier de militants et sympathisants.
   "Ne pensez-vous pas que l'heure est venue pour la construction d'un parti internationaliste, indépendant des institutions, anticapitaliste et qui veut révolutionner la société", a-t-il demandé.
   Parallèlement au débat interne, qui doit déboucher sur une décision au Congrès de la LCR en décembre ou janvier, des "rencontres" seront organisées dans les cités et entreprises "pour vérifier" si les jeunes et les salariés souhaitent intégrer cette formation plus large, devant se substituer à la LCR, a précisé M. Besancenot à l'AFP.
   Le contexte est jugé favorable: "il y a aujourd'hui un espace politique pour ce grand parti", avec un "PS en crise" et un PCF en perte de crédibilité et "des milliers de gens y compris parmi les militants de gauche l'attendent", souligne le leader historique du parti, Alain Krivine.
   Mais la LCR doit résoudre la quadrature du cercle: elle rejette "un cartel d'organisations" alors que des personnalités ou formations, comme Arlette Laguiller de Lutte ouvrière, ont trouvé son idée "sympathique" et veulent engager des discussions.
   Une dizaine de militants de Lutte ouvrière sont venus d'ailleurs à Port-Leucate pour écouter ce que la LCR propose.
   "Je trouve la réaction d'Arlette Laguiller positive. Nous discuterons publiquement avec tous ceux qui le souhaitent", mais "l'objectif n'est pas de construire un nouveau parti trotskiste", réplique Olivier Besancenot.
   La LCR ne veut en aucun cas s'enfermer dans une nouvelle formation marginale en fusionnant deux partis trotskistes qui rivalisent depuis des décennies. "Ce parti ne naîtra pas d'un accord d'appareils", insiste Alain Krivine.
   Pour l'aile minoritaire de la LCR, qui plaide pour une stratégie d'alliance avec d'autres formations antilibérales, "il ne s'agira que d'une LCR élargie", souligne Christian Picquet, son chef de file.
   Les militants réunis a Port-Leucate semblent pour l'heure perplexes. Le réflexe identitaire joue.
   "Il ne faut pas perdre notre âme", prévient Gauthier, un jeune militant "il s'agit de savoir avec qui et comment on va construire ce parti".
   Corinne, militante dans l'Isère, s'énerve: "ce n'est pas acquis, on va discuter, c'est le Congrès qui décidera. Pour l'instant, je ne suis pas favorable", dit-elle. "Nous avons notre identité, il faut la garder, nous sommes un parti de militants, j'aurai du mal à m'identifier à un parti d'adhérents".
   Olivier Besancenot reconnaît l'existence des "réticences". "Il ne faut pas avoir peur de vents nouveaux. On peut les aborder sans renier son héritage et son histoire", dit-il aux militants.
   Le nom de la future organisation fait déjà l'objet de conjectures. Dans les coulisses, on estime que le "parti de la gauche révolutionnaire" serait une option.


Libération
La LCR rêve de métamorphose anticapitaliste
Le projet d’un nouveau parti élargi aux jeunes des quartiers a été lancé ce week-end.
Par LAURE EQUY
QUOTIDIEN : lundi 27 août 2007
Port-Leucate (Aude) envoyée spéciale
Peu de vagues. Les militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), réunis ce week-end à Port-Leucate (Aude) pour leur université d’été, ont accueilli assez sereinement l’idée d’un nouveau parti «anticapitaliste», censé remplacer à terme la LCR. «C’est le moment de sauter le pas», croit Pascal, sympathisant de Bourg-en-Bresse. Reste à définir - «sans concessions», préviennent certains - les bases de la future formation qui pourrait voir le jour d’ici un an.
Leitmotiv. Adoptée fin juin par la direction nationale, la proposition avait été lancée dans la foulée de la présidentielle. Avec ce leitmotiv, muer pour mieux résister. Seule rescapée du front antilibéral grâce au score honorable de leur candidat à la présidentielle, la LCR assure qu’il existe un espace à gauche pour une force d’opposition «radicale». «Face à une droite dure et un PS qui vire social libéral, la constitution actuelle de la Ligue n’est plus une réponse adéquate», explique Claude, militante à Perpignan depuis 1968 et «prête à tenter» la métamorphose. Le PS, qualifié de «ra mollo», d’«inexistant», voire de «traître en pleine dérive centriste», en prend pour son grade. Confrontés à «une droite extrêmement réactionnaire», les socialistes «offrent un spectacle lamentable de confusion et d’indécision», assène Alain Krivine, leader historique de la LCR, qui veut «s’adresser à un mouvement social actif mais orphelin de débouchés politiques».
Car la LCR promet de ne pas jouer solo. Elle espère faire venir dans le giron de sa formation des jeunes des quartiers populaires et des acteurs des récents mouvements sociaux (grèves de 2003, émeutes dans les banlieues, CPE…). Selon un militant de Saint-Denis, le futur parti répond aux attentes «de nouvelles couches de populations révoltées mais très peu politisées». Objectif affiché par Besancenot : agréger ces «gens prêts à faire un bout de chemin avec nous» sans leur imposer les structures et le passé de la formation trotskiste.
«La question sera : jusqu’à quel point accepte-t-on des divergences par rapport à notre propre ligne ?», concède néanmoins Félix. La LCR pose d’emblée plusieurs conditions, dont l’indépendance à l’égard des institutions et du PS. Mais quelques voix redoutent déjà un périlleux numéro d’équilibriste et pointent deux écueils: diluer leurs revendications dans un plus petit dénominateur commun, ou créer une «LCR bis» tout juste relookée. Pour disperser les doutes, Besancenot prône «un juste milieu entre le tout neuf et le tout vieux».
Echec. La question des rapports avec les anciens partenaires de la gauche radicale apparaît aussi délicate à trancher. Echaudés par l’échec des comités antilibéraux à dégager une candidature unitaire, nombre de militants refusent une énième tentative de coalition. «Les choses étant bloquées par le haut, on essaie par la base, répond Besancenot. On ne va pas mettre Buffet, Laguillier et Bové autour d’une table mais parler aux anonymes des quartiers populaires et aux collectifs locaux.» Tout en précisant que les partis intéressés sont «les bienvenus». Une stratégie qui ne fait pas l’unanimité :chef de file d’une tendance minoritaire qui veut poursuivre cette politique d’alliances avec les autres formations, Christian Picquet accuse la direction de «renvoyer à une image de fermeture». Pour entériner la formation du nouveau parti, les militants devront voter au congrès prévu en décembre.
 
 
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/274381.FR.php
© Libération
 
 
Le Monde
Olivier Besancenot appelle à la création d'un "nouveau parti radical et populaire" à la place de la LCR
LE MONDE | 27.08.07 | 08h58 • Mis à jour le 27.08.07 | 08h58
Port-Leucate (Pyrénées-orientales), envoyée spéciale
 
Dimanche 26 août, à Port-Leucate où se tenait l'université d'été de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot a lancé un appel à construire un "nouveau parti anticapitaliste", "mi-guevariste, mi-libertaire".
 
Après le bon score de leur candidat à l'élection présidentielle – 4,08 % des voix – les dirigeants de la Ligue tournent ainsi deux pages. Celle de la campagne du non au référendum sur la Constitution européenne, avec la recherche d'une candidature unitaire antilibérale à l'élection présidentielle, et celle de sa propre histoire, liée au trotskisme (Le Monde du 9 juillet).
 
L'idée de la direction de la LCR part du constat qu'Olivier Besancenot a réussi pour la seconde fois à rassembler plus de 4 % des voix sur son nom et qu'il occupe désormais un espace politique bien identifié.
 
"Face à la crise de la gauche, il y a place pour un nouveau parti radical", explique son bras droit, François Sabado. La LCR, qui revendique quelque 3 000 membres, assure que 2 000 personnes ont contacté son siège pour demander à adhérer.
 
"Lors de la campagne, on a senti qu'un nouveau milieu politique, jeune et prolo, venait me voir", assure M. Besancenot. Le nombre de sympathisants venus à Port-Leucate (un petit millier de personnes) semble corroborer ce courant de sympathie.
 
Mais la Ligue telle qu'elle est, avec ses références au trotskisme, son rythme de réunions de militants quasi-professionnels et ses débats d'intellectuels, a du mal à attirer – et garder – ces nouveaux sympathisants.
 
"Nous voulons casser notre image d'organisation élitiste et avant-gardiste", souligne Pierre-François Grond, membre de la direction.
 
LES "COMITÉS ROUGES" DE 1969
 
Ce "nouveau parti", la LCR entend le construire seule, sans ses ex-partenaires de la gauche antilibérale – PCF, gauche des Verts, amis de Jean-Luc Mélenchon ou collectifs de la campagne du non.
 
"Il faut arrêter de chercher des regroupements de forces qui ne représentent plus rien. Nous voulons bâtir une nouvelle organisation sur la base du programme présidentiel d'Olivier, avec comme frontière indépassable, l'indépendance vis-à-vis des institutions et du PS", insiste Alain Krivine.
 
Fini donc d'espérer que des courants se détachent du PS ou du PCF, comme le voulait la tradition trotskiste. "Ça fait des années qu'on essaye et que cela ne marche pas", renchérit M. Besancenot. Il est "temps de refermer la page du vieux mouvement ouvrier pour en écrire une nouvelle, vierge, en regroupant par le bas des personnalités anonymes", a-t-il martelé dimanche.
 
Il veut ainsi rassembler "tous ces héros de la vie quotidienne qui n'ont plus envie de se laisser faire". Pas pour construire une "LCR bis autoproclamée" mais pour lancer une révolution interne.
 
Les minoritaires, emmenés par Christian Picquet, sont les seuls à s'opposer à cette nouvelle ligne : "on nous propose une organisation hermaphrodite, qui se reproduit sans partenaire !, ironise un de ses animateurs, Alain Mathieu. Ça ne marchera pas".
 
A leurs yeux, la tentative ressemble fort aux "comités rouges" que la Ligue avait impulsés en 1969, tentant de surfer sur la vague protestataire de Mai-68.
 
Les contours de la future organisation, encore flous, doivent être discutés à la fin de l'année par un congrès des militants de la LCR qui décideront, alors, ce qu'ils font de leur propre organisation.
 
Sylvia Zappi
 
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article