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NPA 27 -  Eure

Le gouvernement s’attaque au droit de grève pour mieux s’attaquer à tous les droits de la population ! Edito du 23-07-2007

25 Juillet 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #EDITOS

Le gouvernement s’attaque au droit de grève pour mieux s’attaquer à tous les droits de la population !

LCR100pour100aGauche.jpgLa semaine dernière, alors qu’entrait en discussion au Sénat le projet de loi sur le service minimum, Fillon annonçait qu’il voulait étendre celui-ci à l’Education nationale. Le gouvernement s’appuie sur chaque point marqué contre les travailleurs pour lancer, contre eux, de nouvelles attaques. Devant l’indignation provoquée par ces déclarations, le ministre de l’Education, Darcos, s’est voulu faussement rassurant en indiquant que les discussions concernaient « pour l’heure  » seulement les transports. Et un peu plus tard, Fillon revenait à la charge en déclarant qu’il ne regrettait rien de ce qu’il avait dit, parce qu’il faut, a-t-il précisé, que « les enfants soient accueillis les jours de grève ». Pour faire accepter ce mauvais coup, le gouvernement a le culot de mettre en avant l’intérêt des « services publics » ; il montre du doigt leurs salariés, qu’il accuse de leur mauvais fonctionnement les jours de grève, alors que c’est lui qui est responsable, avec ses prédécesseurs, de la dégradation des transports en commun, de l’éducation, de la santé dont il ne cesse de rogner les budgets et de réduire les effectifs. N’annonce-t-il pas, en même temps, que se discute son projet de loi, 35000 suppressions de postes dans la Fonction publique dont 10 000 à 17 000 dans la seule Education nationale ? Quant à la direction de la SNCF, elle prévoit une réduction massive de ses effectifs à la faveur d’une restructuration du secteur du fret.

Une attaque contre tous les travailleurs

Avec cette loi sur le service minimum, qui veut imposer, entre autres, l’allongement du préavis de grève et que tout salarié se déclare gréviste 48 heures à l’avance sous peine de sanction, c’est bien le droit de grève de tous les travailleurs que le gouvernement veut attaquer, en commençant par les salariés des services publics, des transports d’abord, et maintenant de l’Education. Il mène une offensive politique qui vise à faire passer ces derniers pour des égoïstes qui défendraient des intérêts corporatistes, des privilégiés crispés sur leurs avantages supposés. Il tente ainsi de désarmer les salariés des secteurs qui ont mené plusieurs grands mouvements ces quinze dernières années et dans lesquels se sont reconnus tous ceux qui, parce que soumis à des conditions plus précaires, ont moins de possibilité de résister et de lutter. Il s’agit pour lui de préparer le terrain à de nouvelles attaques, contre les retraites, en commençant par les régimes spéciaux des cheminots ou des travailleurs de l’EDF, et contre les services publics eux-mêmes qu’il veut privatiser. Plus généralement contre tous les travailleurs, leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs droits démocratiques.

Un droit democratique

Face à cette offensive, les syndicats des transports ont appelé à une journée d’action - sans appeler à la grève - pour le 31 juillet et les syndicats enseignants prévoient d’appeler, à la rentrée, à des grèves et des manifestations. C’est évidemment le minimum. Mais les directions syndicales restent sur la défensive, hésitant à défendre le droit de grève en lui-même, protestant de leur volonté de mener le « dialogue social », engluées qu’elles sont dans ces pseudo négociations qui visent à les associer à des réformes dont il ne peut sortir que des reculs. C’est par la grève que les salariés qui font marcher les transports, les établissements scolaires, les hôpitaux, peuvent intervenir, faire pression contre la minorité de parasites qui détruisent les services publics et dégradent les conditions de vie de toute la population. Le droit de grève, c’est un droit démocratique, c’est le droit de défendre les intérêts de la collectivité contre ceux d’une minorité qui détient les rênes de l’économie et la fait tourner à son seul profit. Salariés du secteur public comme du secteur privé, usagers, nous sommes tous concernés.

Le 23/07/07

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