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NPA 27 -  Eure

Travailler plus pour gagner plus? Un exemple les patrons du CAC 40

15 Juin 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #DES CHIFFRES

Travailler plus pour gagner plus?
Les "salaires" des 10 plus grands  patrons français du CAC 40

260.gifAlors que le gouvernement de Sarkozy annonce qu'il n'augmentera pas le SMIC de plus de 2 % cette année (rappelons que le SMIC net est à 985 Euros), les PDG du CAC 40 s'octroient des "salaires" faramineux d'une valeur égale à plusieurs milliers de SMIC. Il faut reconnaître que ces PDG travaillent beaucoup, beaucoup plus...des journées de milliers d'heures.

 

 

Lindsay Owen-Jones, Président de l'Oréal : 7,358 millions d'euros par mois (soit la valeur de 7470 SMIC). 

Curieux paradoxe : l'homme qui a perçu, en France, le plus gros salaire est en fait… anglais ! Lindsay Owen-Jones, le président de L'Oréal, a touché plus de 7 millions d'euros en 2005. Somme à laquelle il faut ajouter les 137 millions d'euros dont il dispose sous forme d'actions…

Parcours En 2006, il se décharge d'une partie de ses responsabilités au profit de Jean-Paul Agon, qui est nommé directeur général de L'Oréal le 25 avril. Lindsay Owen-Jones conserve néanmoins sa fonction de président du conseil d'administration du groupe.

 

Bernard Arnault, PDG de Christian Dior S.A. : 3,87 millions d'euros par mois (en 2003) (soit la valeur de 3928 SMIC).

Le roi du luxe

Bernard Arnault n'a pas souhaité divulguer le montant de son salaire, qui est cependant estimé à près de 4 millions d'euros. En 2005, sa fortune (21,5 milliards d'euros) faisait de lui l'homme le plus riche de France, selon le classement du magazine "Forbes".

Parcours: A sa sortie de Polytechnique en 1969, Bernard Arnault intègre l'entreprise Ferret-Savinel. Il la préside de 1978 à 1984, avant de devenir le PDG de Financière Agache S.A. et de Christian Dior S.A. Il entreprend alors de réorganiser le groupe dans le cadre d'une stratégie de développement fondée sur les marques de prestige et du luxe. 

En 1987, il crée le premier groupe mondial du luxe, LVMH "Moët Hennessy - Louis Vuitton".

Biens annexes: Avec son ami Albert Frère, Bernard Arnault possède "Château Cheval blanc", le premier grand cru classé de Saint-Emilion. Il est également le principal actionnaire du plus grand vin de Sauternes, le "Château d'Yquem".

 

 

Antoine Zacharias, ex PDG de Vinci : 3,595 millions d'euros par mois (soit la valeur de  3650 SMIC).

Le roi déchu de Vinci

Depuis le début de sa carrière à la tête du premier groupe mondial de BTP, Antoine Zacharias a accumulé 3,5 millions de stock-options (soit près de 173 millions) et possède plus de 2 millions d'actions du groupe.

Parcours: Antoine Zacharias a commencé sa carrière en 1971 à la Compagnie Générale des Eaux. En 1991, il est propulsé directeur général de la SGE (Société Générale d'Entreprise). En 1997, il est nommé PDG de la SGE, qui deviendra Vinci en 2000.

En 2005, pour prix de l’abandon de son poste de PDG de Vinci, Antoine Zacharias a touché 13 millions d’euros d'indemnité de départ. Resté jusque-là président du groupe, il a été contraint à la démission par son conseil d'administration le 1er juin 2006.

Jean-René Fourtou, Président de Vivendis : 3,331 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3382 SMIC).

A son arrivée à la tête de Vivendi, la dette de la société était estimée à 35 milliards d'euros. Aujourd'hui, le groupe renoue avec les bénéfices et réalise, au premier trimestre 2006, un chiffre d'affaires de 4,7 milliards d'euros.

Parcours: En 1986, il est nommé PDG du groupe Rhône-Poulenc et réoriente intégralement ce géant de la chimie. Le 3 juillet 2002, Jean René Fourtou remplace Jean-Marie Messier à la tête de Vivendi. Jean-René Fourtou a pris la tête du Conseil de Surveillance de Vivendi et laissé la direction opérationnelle du groupe à Jean-Bernard Lévy, le 28 avril 2005.

Biens annexes Jean-René Fourtou possède un riad à Marrakech.

Daniel Bouton, PDG de la Société Générale : 3,180 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3228 SMIC).

Le numéro 1 des banques

Selon un classement établi en février 2006 par le magazine "Capital", Daniel Bouton a réalisé la plus belle opération de stock-options en 2005 et empoché ainsi une plus-value de 4,384 millions d'euros.

Parcours Benjamin de sa promotion à l'ENA et plus jeune inspecteur des Finances, Daniel Bouton est nommé directeur de cabinet d'Alain Juppé au Budget en 1986, à l'âge de 36 ans, et devient, à 46 ans, le plus jeune président de banque. Il entre à la Société Générale en 1991, en tant que directeur à la Présidence. Il lui faudra à peine six ans pour accéder, en 1997, à la fonction de PDG du groupe.

En 2002, Daniel Bouton et la Société Générale ont été mis en examen pour blanchiment aggravé dans l'affaire dite "du Sentier". A l'époque, ils ont bénéficié d'un non-lieu. Le 21 juillet 2006, la Société Générale et son PDG ont été renvoyés en correctionnelle pour les mêmes motifs, mais cette fois dans l'affaire "Sentier II". 

 

Henri de Castries, président d'AXA : 3,156 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3204 SMIC).

Le prince d'AXA

Fin 2005, le président d'AXA disposait, en plus de son salaire, de stock-options évaluées à 153 millions d'euros.

Parcours  En 1984, il rejoint la Direction du Trésor, avant d'entrer chez AXA en 1989. Il est nommé, en 1997, Président du conseil d'administration d'Equitable, qui deviendra AXA Financial. Depuis mai 2000, il est président du directoire d'AXA. .

A savoir: A l'ENA, Henri de Castries s'est lié d'amitié avec Dominique de Villepin. Tous deux ont fait partie de la promotion Voltaire, aux côtés de François Hollande et de Ségolène Royal.

 

Thierry Desmarest, président de TOTAL : 3,155 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3203 SMIC).

 

Le magnat du pétrole

Thierry Desmarest est à la tête d'un groupe qui a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires record de 143,2 milliards d'euros.

Parcours Thierry Desmarest rejoint le groupe Total en 1981 et en prend les rênes, en 1995. Il organise la fusion avec Fina en 1999. Homme d'affaires accompli, son image est toutefois ternie par l'explosion de l'usine AZF en 2001 et par le naufrage de l'Erika en 1999.

Thierry Desmarest passera la main à Christophe de Margerie en janvier 2007, mais gardera la présidence du conseil d'administration.

Biens annexes:  Thierry Desmarest possède un château à Montigny-la-Resle, dans l'Yonne. Le 12 décembre 2001, 8 victimes de l'Erika et une représentante des victimes de la catastrophe d'AZF l'ont occupé symboliquement durant 30 heures.

Jean-François Dehecq, PDG de Sanofis-Aventis : 3,084 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3130 SMIC).
 

Le roi du médicament

En trente ans, ce géant d'1m97, surnommé "Le Grand", a mené à bien près de 300 rachats d'entreprises.

Parcours: Il entre à la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (futur Total) en 1965. En 1973, il s'associe à René Sautier pour créer Sanofi. Il est alors nommé directeur général de cette société, dont il prendra la présidence en 1988. En 1999, il organise la fusion entre Sanofi et Synthélabo. En 2004 il récidive et crée le 1er groupe pharmaceutique européen : Sanofi-Aventis. 

Maurice Lévy, PDG de Publicis : 3,06 millions d'euros par mois (soit la valeur de 3106 SMIC).

Le roi de la publicité

Depuis l'acquisition de Saatchi & Saatchi en juin 2000, Maurice Lévy est à la tête du 2ème groupe européen et du 6ème groupe mondial de communication.

Parcours Ingénieur en informatique, Maurice Lévy rejoint le groupe Publicis en 1971. L'année suivante, il se fait remarquer par Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, en sauvant d'un incendie les fichiers informatiques des campagnes et les comptes des clients. En 1988, Marcel Bleustein-Blanchet lui confie la présidence du directoire. A la mort de ce dernier, en 1996, il implante Publicis en Amérique du Nord, en Amérique Latine et en Asie Pacifique.

Maurice Lévy organise aussi chaque année le Forum économique mondial de Davos.

Anecdote Maurice Lévy affiche un soutien militant (et financier) à l'état d'Israël. Les services secrets israéliens lui doivent d'ailleurs l'une de leurs campagnes de recrutement.

 

Jean-Philippe Thierry, président des AGF : 2,839 millions d'euros par mois (soit la valeur de 2882 SMIC).

Le baron des assurances

Jean-Philippe Thierry, le président des AGF, a vu sa rémunération augmenter de 81,6 % en 2005.

Parcours Diplômé de Sciences-Po Paris et d'études supérieures en sciences économiques, Jean-Philippe Thierry intègre GPA Assurances en 1978. Il en assurera la présidence de 1989 à 2000. En 1992, il assure également la même fonction au sein de Worms & Cie (future Athéna Assurances). Puis, en 1999, il devient président du groupe Generali France. Depuis le 6 juin 2001, il évolue en tant que Président-directeur général du groupe AGF.

Depuis 1996, Jean-Philippe Thierry est président de la Fédération française des sociétés anonymes d'assurance (F.F.S.A.A.).

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