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NPA 27 -  Eure

Tract LCR-27 distribué sur les marchés de l'Eure - semaine du 30-5 au 4-6

2 Juin 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #EDITOS

Le 10 juin, votons pour les candidats de la LCR contre Sarkozy et ses attaques !
Avec le soutien d'Olivier Besancenotolivier_b-2007-3.jpg


logo-lcr.gifEn campagne pour les élections législatives, Sarkozy et ses ministres tentent de maintenir l’illusion que leur politique pourrait répondre aux besoins de la population. Poudre aux yeux ! Il entend profiter du désarroi provoqué par sa victoire, de l’impuissance du Parti socialiste, pris au piège de ses propres capitulations, et de l’absence de réactions des directions syndicales pour accentuer son offensive pour le compte du Medef et des privilégiés.

Des attaques en série Cet été, sera voté un « paquet fiscal », paquet-cadeau aux plus riches. En particulier le « bouclier fiscal » qui empêchera l’Etat de prélever plus de 50% des revenus des plus riches. Ils pourront aussi déduire de leur ISF jusqu’à 50 000 euros pour peu qu’ils les aient placés dans une PME, une fondation ou une université... Et aubaine pour les héritiers, même les plus riches, ils seront exonérés de tout droit de succession. Pour l’immense majorité de la population, cela ne changera rien. Sous couvert de permettre aux salariés de « gagner plus », les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations sociales... Cette mesure est une arnaque, elle ne résout rien pour les nombreuses femmes condamnées à la misère par le temps partiel imposé, et plus généralement, ce ne sont pas les salariés qui choisissent leur temps de travail. Fillon veut faire passer aussi une loi sur l’autonomie des universités, un pas de plus vers leur privatisation et la mainmise des patrons. Roseline Bachelot, la ministre de la Santé, a confirmé la mise en place, dès janvier 2008, d’une franchise sur les soins, qui conduira au non remboursement d’une partie des consultations médicales, des médicaments ou des frais d’hospitalisation. « Un élément indispensable de responsabilisation des patients » selon elle, en réalité une menace sur le droit à la santé des plus modestes.

Négociations bidons D’autres attaques sont annoncées, comme le service minimum contre le droit de grève dans les transports publics, la suppression des régimes spéciaux de retraite avant de nouvelles attaques contre toutes les retraites. Et, à la rentrée, le gouvernement s’engagera dans la remise en cause du CDI en instaurant un contrat de travail unique facilitant les licenciements, la généralisation de la précarité. La politique de Sarkozy, c’est une société plus dure et plus injuste, plus d’inégalités encore, plus de chacun pour soi, moins de solidarité, moins de capacités de se défendre face aux exigences du patronat. Sa prétendue ouverture, le dialogue social visent à empêcher une contre-offensive du monde du travail en utilisant les capitulations du PS et la passivité des directions syndicales. En réalité Sarkozy-Fillon n’entendent pas négocier quoique ce soit, mais tentent d’associer les directions syndicales à leur politique réactionnaire.

Préparer la riposte Ils invoquent pour cela la légitimité des élections. Aucune élection ne peut rendre légitime une politique de régression sociale qui sacrifie les intérêts de la collectivité aux intérêts d’une minorité privilégiée. Il est légitime de contester cette politique avec les armes de la lutte tant politique que sociale. Il est urgent d’organiser la riposte et ce malgré la passivité des directions syndicales. Voter pour les candidats de la LCR, le 10 juin, se sera dire le plus clairement possible votre rejet de cette politique, votre volonté de ne pas vous laisser faire. Ce sera un geste en faveur d’une autre répartition des richesses, pour reconstruire la solidarité et l’espoir. Ce sera un vote qui dira clairement qu’il est possible de faire reculer Sarkozy, un vote pour une gauche de lutte.

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Travailler plus pour pas un rond

Pour la quatrième année, le lundi férié de pentecôte nous a été volé soi-disant pour financer des mesures en faveur des personnes dépendantes.
On travaille une journée de plus par an, sans être payés plus. Ni les revenus des professions indépendantes, ou libérales, ni les profits des actionnaires ne sont concernés par cette « solidarité ». Et les patrons sont même gagnants puisqu'ils empochent l'équivalent d'une journée de travail, soit 0,46 % de la masse salariale annuelle, alors qu'ils n'en reversent que 0,3 %.
«Travailler plus pour que le patron gagne plus » en somme...

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La pompe à fric des stocks-options

Deux poids, deux mesures à EADS : la spéculation boursière pour les dirigeants, l’austérité salariale et 10 000 suppressions d’emplois pour les salariés, grâce à Power 8. Arnaud Lagardère,
ami très proche de Sarkozy, et tous les principaux dirigeants sont au centre d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers, pour vérifier s’il y a eu ou nom délits d’initiés lorsque tous
ces représentants du capitalisme ont vendu pour plusieurs milliards d’euros leurs stocks-options en mars 2006, juste avant que ne soient connues les difficultés de l’A380. Comment N. Forgeard, A. Lagardère, le groupe Daimler-Chrysler et tous les autres, qui siègent au conseil d’administration et dans les instances dirigeantes de EADS auraient-ils pu ignorer la révision à
la baisse du plan de production de l’A380 ? Il est plus que temps de mettre fin au scandale des stocks-options en les supprimant, d’utiliser les profits des actionnaires pour augmenter les salaires de 300 euros net, d’interdire les licenciements, de mettre en place un service public européen de l’aéronautique.

En Sarkoland, mieux vaut être riche etbien portant !


Le gouvernement veut mettre en place une « franchise » sur le remboursement des soins. Comme pour une assurance automobile, il s’agit de « responsabiliser » le malade en le contraignant à payer de sa poche une franchise (on parle de 25 à 100 €) avant de pouvoir être remboursé par l’assurance maladie et sa mutuelle complémentaire (pour ceux qui en ont une). Cette franchise s’appliquerait à tous les soins, consultations médicales, hospitalisations, remboursement des examens et des médicaments. Ces dispositions n’empêcheront pas la plupart des habitants de Neuilly de se soigner, mais la « France qui travaille » et gagne peu sera lourdement pénalisée. Un français sur 5 renonce aujourd’hui à des soins pour des raisons financières. Même si les bénéficiaires des « minima sociaux » en sont exemptés, les salariés, en particulier les plus précaires, les retraités, les jeunes seront particulièrement visés.
 
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