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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

MORT DU VETERAN TROTSKYSTE JACK HOUDET

28 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Les nôtres

Jack est mort le 27 février à l’âge de 93 ans. Ouvrier ajusteur au LRBA de Vernon, secrétaire-adjoint du syndicat CGT, il adhère au petit Parti Communiste Internationaliste (section française de la IVème internationale) en 1956, avec 5 de ses camarades d’atelier. 1956, c’est l’année de la tentative d’expédition anglo-franco-israélienne contre l’Egypte de Nasser, de l’insurrection de Budapest où les conseils ouvriers tentent de s’opposer aux chars staliniens, et celle du basculement de la social-démocratie dans la guerre à outrance en Algérie. La cellule du PCI déploie une activité intense sur tous les terrains, étendant un temps son rayon d’action de Mantes à Rouen. En 68 il est l’une des figures marquantes du mouvement sur la localité, crée 12 syndicats et devient secrétaire de l’UL CGT, avant d’être très vite débarqué lors d’un simulacre de congrès. Il est le seul parmi les anciens à faire la jonction avec la jeune génération de militant-e-s. Discret, timide, droit, ferme, agréable, ce manuel hautement qualifié, qui avait tellement peiné pour apprendre à écrire correctement, pour accéder à la compréhension des grands textes, impressionne les jeunes, lycéens ou étudiants, sans chercher à imposer ses vues. En 70, il risque la révocation pour avoir collé des affiches anti-militaristes. C’est l’affaire « des 3 de Vernon », qui prit une ampleur nationale. Jack fut jusqu’à la retraite en 84 un pilier de la direction fédérale de la LCR de l’Eure, où il a faire partager son expérience et son sens de la méthode. Il se mit ensuite en retrait mais resta toujours disponible pour un coup de main, fidèle lecteur du journal et souscripteur assidu. Il avait tenu à prendre sa carte de membre fondateur du NPA.
 

Voici sa fiche dans le « Maitron, le « dictionnaire biographique du mouvement ouvrier »

HOUDET Jack

Né le 25 juillet 1924 à Saint Aquilin de Pacy (Eure) ; ouvrier ajusteur, puis dessinateur ; syndicaliste CGT ; militant trotskyste de Vernon (Eure); membre du PCI, membre du PSU puis de la LCR et du NPA.

Son père est peintre en bâtiment, sa mère est au foyer. Il fait son apprentissage à Mantes (Seine-et-Oise) pendant la guerre. Il entre par concours au Laboratoire de Recherche et de Balistique Appliquée (LRBA) de Vernon comme ouvrier de l'Etat en octobre 1951« parce qu’il y avait la possibilité de se loger sur le site ». Il a 28 ans, travaillait auparavant aux Mureaux (78), logeait chez sa sœur et ne rentrait auprès de sa femme et de ses quatre enfants à Pacy-sur-Eure qu’une fois par semaine. Il se syndique à la CGT, est élu en 1954 secrétaire-adjoint du syndicat. En 56, suite à un détournement d’argent commis par le secrétaire, le militant trotskyste Camille Januel* est porté à la direction. 1956, c’est l’année de la tentative d’expédition anglo-franco-israélienne contre l’Egypte de Nasser, de l’insurrection de Budapest où les conseils ouvriers tentent de s’opposer aux chars staliniens, et celle du basculement de la social-démocratie dans la guerre à outrance en Algérie. Ils sont 6 à adhérer collectivement au PCI : Jack Houdet, « l’ancien », respecté pour ses compétences et sa droiture, Claude Rialland, André Morin, Marcel Girard, Jean Boquet*, Louis Fontaine*. La cellule de Vernon du PCI compte donc huit membres avec Roland Vacher*(« gagné » en 53). Roland Vacher raconte : « Jack était différent des autres, qui étaient avant tout des révolutionnaires de coeur prêts à héberger le militant algérien ou le déserteur poursuivi par la police, mais ne ressentant pas le besoin impérieux de se cultiver. Lui avait besoin de s'instruire, d'écrire aussi, mais il avait alors du mal à prendre la parole, si ce n’est pour de brèves répliques. Il était d'une grande timidité et n'osait pas demander. Polyvalent en mécanique, il était très apprécié par ses supérieurs hiérarchiques en dépit de ses opinions affichées. Capable de se représenter les assemblages des pièces mécaniques les plus compliqués dans l'espace et en mouvement, c’était pour lui une torture de rédiger le cahier de revendications qui remontait de tous les ateliers pour le présenter à la direction (…) Mais plus tard, quand nous avons sorti notre feuille régulière sur toutes les boîtes de Vernon, c’est lui qui proposait les articles que nous re-rédigions ensemble et souvent c’est lui qui trouvait les titres ».

Ils développent leurs activités sans être inquiétés, ni par le PCF, peu influent, ni par la police qui ne comprenait pas ce qui se passait. A 8 sur une ville de 20 000 habitants, tous les terrains sont couverts : luttes offensives au LRBA, Union Locale CGT, défense juridique, « cercle vernonnais d’étude du problème algérien », cours d’alphabétisation, ciné-club, collages du journal… Bien conscients des risques que leur faisaient courir les activités de soutien à la révolution algérienne, ses camarades mettaient un point d’honneur à en tenir Houdet strictement à l’écart, eu égard à ses responsabilités familiales.

L’activité de la cellule ne se maintint pas longtemps à ce niveau. Le coup d’Etat à froid de De Gaulle et la défaite sans combat en 58 provoquent un reflux. Januel*, Vacher* et Bocquet* subissent des mesures d’isolement dans l’indifférence générale. Januel se retire peu à peu de l’activité, deux militants changent d’entreprise en même temps qu’ils arrêtent de militer, tandis que Fontaine* quitte l’usine pour devenir permanent du PCI mis au service du FLN pour imprimer tracts et faux papiers.

 

La solidarité avec la Révolution algérienne occupe une grande part du temps de Vacher pendant que Houdet consacre l'essentiel du sien à l'activité syndicale.

 

Mais dans le même temps, le rayon d’action de la cellule s’étend à la vallée de la Seine. A Mantes, c’est Lucien Fauchereau, un ouvrier de la cimenterie, ancien de la Fédération Communiste libertaire, qui a été gagné. Dans la région rouennaise, le contact a été renoué avec un cheminot de Sotteville qui avait pris contact avec le PCI après la guerre, Charles Marie.

Des réunions ont lieu en gros tous les mois. Au retour, il y a parfois collage de « la Vérité des travailleurs » de nuit sur les quais, avec mille précautions, pour s’adresser au bastion syndical et ouvrier des dockers…

En 62, la cellule de Vernon demande son adhésion collective au PCF qui refuse. Avec leurs sympathisants, ils entrent ensemble au PSU, où ils rejoignent la tendance « socialiste révolutionnaire » (SR), animée par des membres du PCI comme Michel Lequenne* et aussi par nombre d’anciens trotskystes comme Marcel Pennetier*, qui suivait particulièrement la section de Vernon. Sa quinzaine de membres est sur la position SR, et le secrétaire, Denis Fimbel*, rejoint aussi le PCI.

De septembre 62 à mai 64, la vie de la section est rythmée par le travail autour de la feuille mensuelle à destination des entreprises : « La Commune », réalisée en liaison avec le réseau des feuilles du courant SR qu’organise nationalement André Calvès*. A leur sortie du PSU fin 64, la section décide de se dissoudre.

Pour le PCI, la fin de la guerre d’Algérie amène des désaccords. Les « pablistes » considèrent que le centre de la révolution est à Alger. Bocquet est gagné à leurs positions. Vacher tombe en dépression, il démissionne en 64 du PCI et quitte le LRBA et Vernon.

Il n’y a plus de cellule du PCI. Jack Houdet et Jean Bocquet gardent des relations correctes, animent le syndicat ensemble, dirigent les grèves de mai 68 à Vernon. Houdet est élu secrétaire de l’Union Locale CGT, ce qui provoque la rage de l’Union départementale. L’UL sera « reprise en main » dès mars à grand renfort de manœuvres qui écoeurent nombre de nouveaux venus. Signe des temps, l’hebdomadaire du PCF27 étale en première page la résolution adoptée, titrée « la volonté d’unité d’action ne peut s’accommoder de la moindre complaisance avec les groupes gauchistes ». L’UL retombe dans la stagnation.

  1. partir de 67 Houdet rencontre des jeunes qui étudient à Rouen et se sont rapprochés de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire. Un Comité Vietnam est créé. Il vit cette période avec enthousiasme et marque les jeunes qui l’ont fréquenté : il parlait peu, mais impressionnait par l’étendue de ses connaissances, la pertinence de ses interventions et son courage physique : à Vernon, on risque toujours d’avoir affaire aux gros bras d’un des chefs du Service d’Action Civique gaulliste, le député UDR Tomasini.

En 70, Jack et un jeune de l’entreprise de 19 ans, sympathisant de la LC et syndiqué CGT, Dominique Rousseau, sont frappés d’une mise à pied : ces « travailleurs de l’Etat dépendant du ministère de la défense » avaient été contrôlés par la gendarmerie en train de coller en ville une affiche de soutien à trois appelés du contingent emprisonnés pour activité anti-militariste. L’UD CGT refuse tout soutien, seul le syndicat du LRBA est à leurs côtés, en particulier lors d’un meeting en ville. Houdet vivra mal le fait que Jean Bocquet ne soit pas présent à la manifestation qui se rend du centre-ville à la caserne, ni au procès à Evreux qui voit 1000 personnes manifester devant le tribunal, avec en tête Krivine et le député PSU Rocard bras dessus-bras dessous. Houdet et Rousseau sont réintégrés (avec perte d’un échelon. Rousseau continuera au syndicat). Jean Bocquet, jusqu’à ce qu’il obtienne sa mutation pour le midi en 75, fait partie de l’équipe d’animation du syndicat sur une base incontestablement « lutte de classe », mais plus conciliante à l’égard du PCF (qui connaît une renaissance au LRBA avec le Programme Commun d’Union de la Gauche) que Jack Houdet, qui lui n’est plus membre du Conseil syndical à partir de 72. Jack restera profondément marqué par ce qu’il considère comme un manque de courage de nombre de ses camarades du syndicat lors de cet épisode. Il vit aussi particulièrement mal vécu les illusions propagées par une partie des dirigeants de la Ligue Communiste lors de l’adhésion d’un vétéran du PCF, Gilbert Hernot*. Jack a eu le sentiment amer de ne pas être écouté, alors que son expérience et quelques tests pratiques lui ont tout de suite montré que Hernot était déjà un homme brisé par l’appareil et déformé par son fonctionnement. Il reste néanmoins très actif, la LC compte 6 sympathisant-e-s dans l‘entreprise lorsque débute, en 71, la lutte contre le transfert au privé d’une partie des activités. Leurs propositions d’organisation emportent l’adhésion du personnel : assemblées générales élisant un comité de 70 délégué-e-révocables (un pour 20), qui désigne un bureau…. L’entreprise sera finalement scindée en deux, ce qui ne sera pas sans effets sur le moral des plus combatifs.

C’est en 71-72 que la section de la LC, avec son cercle ouvrier « La lutte continue » et son «Cercle rouge lycéen», connaît son plus fort développement (16 membres et 2 cellules, tract mensuel sur 5 entreprises). Vernon est une petite ville : peu à peu, le jeu des mutations professionnelles, le départ des jeunes pour d’autres horizons, l’usure vont faire leur œuvre.

A 47 ans, « Henri » est l’un des plus âgés parmi les délégué-e-s au 2ème congrès de la LC qui se tient à Rouen en mai 71. Il est candidat à l’élection législative à Vernon en 73. En 78 il est encore candidat, puis une dernière fois à l’élection partielle de 80. S’il est membre de la direction départementale, il est de nouveau quasiment le seul militant à Vernon, la campagne se fait grâce aux renforts venus de Gisors, Evreux et Louviers. Il développe encore une grosse activité dans le mouvement « Union dans les luttes », regroupement de militants de toutes origines pour battre Giscard en 81, frontalement contre le PCF qui tire un trait d’égalité entre le PS et la droite, avant de se précipiter au gouvernement. En 82, il organise une occupation du siège du député avec son syndicat pour exiger que les engagements minimaux pris par ce gouvernement soient tenus. Il part à la retraite en août 84 et se met en retrait de l’activité. Il aura tenu à prendre sa carte de « membre fondateur du NPA.

 

SOURCES « La Vérité des travailleurs », bimensuel du PCI, voir sur le site de l’association « Radar » http://www.association-radar.org/ (rechercher « Vernon », en particulier dans les n°52, 57, 59, 66) - Brochure « le syndicat est l’arme de tous les travailleurs » http://www.association-radar.org/IMG/pdf/10-008-00020.pdf -Sylvain Pattieu, Les camarades des frères. Trotskistes et libertaires dans la guerre d’Algérie. Syllepse, Paris, 2002 – Pierre Vandevoorde «1950 et après : Trois décennies d’activités trotskystes à Vernon (Eure) et au Laboratoire de Recherches Balistiques et Aérodynamiques (LRBA) » 2015 http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article39874 -

Pierre Vandevoorde

MORT DU  VETERAN  TROTSKYSTE  JACK HOUDET
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STOP NUCLEAIRE: UNE BONNE NOUVELLE A BURE

28 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

lle Tribunal administratif de Nancy reconnaît l’irrégularité de la cession du Bois Lejuc à l’Andra agence en charge des déchets nucléaires. Les travaux préparatoires au stockage des déchets par CIGÉO sont compromis !

Du coup, L'Andra n'a plus la légitimité de demander l'expulsion des antinucléaires qui occupent le Bois Lejuc depuis l'été dernier, puisque la propriété du terrain lui est contestée. UNE PREUVE DE PLUS QUE LA LUTTE SUR LES DOSSIERS NE PEUT SE PASSER DE LUTTE SUR LE TERRAIN!

Il faut arrêter de produire des déchets nucléaires dont on ne sait que faire. Pour cela, il faut programmer la sortie du nucléaire. Le NPA défend un plan de sortie en 10 ans. On peut produire 100% du courant à partir des énergies renouvelables, créer très vite un million d'emplois (isolation thermique, déconstruction des centrales...)

Site de la commission nationale écologie du NPA: http://npa-ecologie.org/

 
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Pour l'égalité totale homme-femme.

27 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DROITS DES FEMMES

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FERME-USINE DES 1000 VACHES: STOP A L'IMPUNITE!

27 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Environnement; Résistance, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #PETITIONS

FERME-USINE DES 1000 VACHES: STOP A L'IMPUNITE!
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PHILIPPE POUTOU AU SALON DE L'AGRICULTURE

26 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

 PHILIPPE POUTOU AU SALON DE L'AGRICULTURE

Aujourd’hui, la situation du monde agricole est sinistrée, en particulier pour celles et ceux qui travaillent sur de petites exploitations. Bien loin de la réalité de l'agrobusiness et de ses juteux profits... Des hommes et des femmes s’épuisent dans un travail utile et n’en tirent même pas le Smic, leur protection sociale est insuffisante et leur retraite dérisoire... Quel jeune voudrait s’installer dans de telles conditions ?
Nous proposons un revenu garanti pour chaque actif agricole, indépendamment des aléas de la production et des marchés. L’importance de l’agriculture dans l’alimentation, la santé publique, la protection de l’environnement et l’aménagement du territoire justifie cette rémunération. Les normes sanitaires et environnementales ne doivent plus être vécues comme des contraintes mais comme des nécessités générant certes du travail, mais du travail payé. Contre le surendettement, nous proposons la réduction et même l’effacement des dettes quand les banquiers se sont bien gavés. Cela passe par un plafonnement et un redéploiement des aides publiques, ainsi que des subventions qui ne doivent plus aller aux mégaprojets mais aux initiatives de terrain favorisant la transition écologique.
Il faut desserrer l’étau du capital sur l'activité agricole. Nous n’y parviendrons vraiment qu’en socialisant les groupes de l’agroalimentaire et de la grande distribution ainsi que les banques, mais on peut résister en imposant des prix plancher à la production, en interdisant vraiment les OGM et le brevetage du vivant, en rendant leurs places aux semences paysannes, en bloquant les projets agrocapitalistes telle la ferme des mille vaches.
C'est pour engager un dialogue autour de ces propositions que Philippe Poutou, candidat du NPA à l'élection présidentielle, accompagné de Christine Poupin, porte-parole du parti, étaient présents au Salon de l'agriculture ce dimanche 26 février Ils ont visite  un certain nombre de stands, dont celui de la Confédération paysanne. Une autre agriculture est possible.

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Arrêt du nucléaire! dechets nucléaire ni à Bure, ni ailleurs! Ne pas en produire arrêter d'en enfouir! Soutien total aux habitant-e-s de Bois Lejuc!

21 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

A Bure, samedi 18 février
 

 

 Quelque 500 opposants au projet Cigéo d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), se sont réunis samedi dans un bois devenu le symbole de leur mobilisation et dont ils risquent d'être bientôt expulsés, ont annoncé les organisateurs.
Réunis derrière le mot d'ordre "qu'ils nous expulsent ou pas, on sera dans le bois", ces militants ont "construit de nouvelles cabanes et des barricades" dans le bois Lejuc, explique Michel, opposant.
 

 Les opposants à Cigéo estiment que l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, porteuse du projet) a entamé illégalement des travaux dans ce bois, site retenu pour l'installation des cheminées d'aération de galeries souterraines.
Ils l'occupent depuis plusieurs mois pour empêcher leur poursuite.


"Pour gagner face à l'Andra, il faut s'ancrer sur ce territoire, ce n'est pas avec des manifestations ponctuelles qu'on va la faire reculer", estime Michel, pointant une agence "qui joue les gros bras sur le terrain alors qu'elle est en difficultés sur le plan juridique".
 

 

[…]  Si l'essentiel de la journée s'est déroulée dans une ambiance "bon enfant", la seconde partie de l'après-midi s'est voulue plus tendue. Le groupe de manifestants a souhaité en effet ajouter une seconde partie à la marche du midi entre le village de Bure et le bois. Cette fois-ci, ils souhaitaient effectuer un passage sur le site du laboratoire de l'Andra. 

Pour sa part, les effectifs de gendarmerie mobile avaient pour consigne de ne pas laisser le groupe arriver jusqu'au site. Quelques échaufourées se sont donc produites en milieu d'après-midi.

 
 

 

« Ces manifestants sont complètement décalés avec la réalité »
 
« Le stockage en couche profonde est une nécessité absolue pour la France »

 

Ah que c’est réconfortant quand une figure placide et grisonnante engoncée dans son costard nous rappelle à la raison. À écouter Gérard Longuet sur France 3 Lorraine ce 19 février, la manifestation qui a eu lieu à Bure, la veille , semble bien futile et inconséquente au regard de ce grand projet d’utilité publique qu’est l’enfouissement des déchets nucléaires. Cliquer ici
 
 Leur projet
 
 
 
 

En résistance contre CIGEO¹, projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, nos ami-e-s de l’est de la France ont tenu l’ANDRA² en échec tout au long de l’année 2016. Blocage des forages préliminaires, occupation, puis réoccupation du Bois Lejuc… En août, ils ont remporté une victoire juridique historique en faisant condamner l’ANDRA pour défrichement illégal. Deux semaines plus tard, le long mur en béton censé sécuriser le chantier est tombé. La forêt libérée a alors vu fleurir barricades et cabanes perchées dans les arbres. 

Cependant, une nouvelle expulsion et une reprise des travaux est possible à partir de février. L’ANDRA doit défricher certaines parcelles avant la période de nidification à la mi-mars. 

Une grande manifestation aura lieu le 18 février à Bure. Ici comme là-bas, la richesse des composantes de lutte et la diversité des pratiques font la force du mouvement contre CIGEO, AGO et leur monde rempli de projets nuisibles et dangereux.

Arrêt du nucléaire! dechets nucléaire ni à Bure, ni ailleurs! Ne pas en produire arrêter d'en enfouir! Soutien total aux habitant-e-s de Bois Lejuc!
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Déclaration unitaire à propos de la Syrie : « La solidarité avec la lutte pour une Syrie libre et démocratique est plus que jamais nécessaire »

20 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

 

« La lutte pour une Syrie libre et démocratique n’est pas finie. La solidarité avec cette lutte est plus que jamais nécessaire », par le Cedetim, le Collectif Pour une Syrie Libre et Démocratique, EELV, Ensemble !, le NPA et Solidaires.

Suite à la dramatique chute d’Alep, une propagande se développe qui vise à faire croire que la perspective d’une fin de guerre se dessine. Cela grâce au travail réalisé par la Russie de Poutine, et à un accord avec la Turquie et l’Iran. Les écrans de plusieurs télévisions françaises se sont ouverts à Bachar al-Assad pour qu’il se présente comme le vainqueur de ce long affrontement, donc devant être considéré comme un interlocuteur acceptable.

Militantes et militants de gauche et écologistes, associatifs, syndicalistes, par la présente déclaration nous voudrions dire ce qui, après la chute d’Alep, nous paraît être l’urgence d’une action unitaire, dans la durée, en solidarité avec le peuple syrien.

Après que le peuple syrien se soit soulevé massivement et pacifiquement contre la dictature féroce d’Assad père et fils qui l’opprime depuis plus de quarante ans, ces dernières années ont été marquées par l’effroyable répression qui s’est abattue sur ce peuple. Des années de guerre - comme ce mot résonne tragiquement lorsqu’il évoque des moyens militaires déchaînés dans toute leur puissance contre une population et des forces de résistance sans réelles possibilités de faire face à une telle violence, ni même de s’en protéger ! Des bombardements massifs, notamment aériens, l’utilisation des gaz, des sièges durant des mois, la famine, des villes rasées... Une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts, des dizaines de milliers d’emprisonnés et de torturés, des millions de déplacés...

Et cela sans que la Communauté internationale oblige à ce que cela cesse !

Nous avons participé aux initiatives de solidarité qui ont jalonné ces années. Et nous avons tant regretté leur écho bien trop faible, mais aussi l’insuffisante mobilisation.

Nous avons déploré qu’au sein de la gauche, des organisations syndicales, du mouvement démocratique et progressiste, ne résonne pas plus fortement l’exigence de se porter au secours du peuple syrien martyrisé. Plus grave, nous entendions trop de voix qui ajoutaient à la confusion et au désarroi, voire qui apportaient un soutien à peine voilé à Bachar al-Assad, à la politique de la Russie et de l’Iran, qui acquiesçaient aux veto systématiques de la Russie, de la Chine, et d’autres parfois, pour bloquer au Conseil de sécurité de l’ONU toute résolution d’aide, ne serait-ce qu’humanitaire, au peuple syrien.

Que de honte au long de ces années !

Jusqu’à ces dernières semaines de l’année 2016, lorsque Alep est tombée.

Il faut que la tragédie d’Alep éclaire enfin sur ce qui se passe en Syrie, sur les devoirs à l’égard du peuple syrien et de sa révolution. Rappelons-le encore et encore, en 2014 ce sont les différents groupes révolutionnaires qui, seuls, ont infligé une vraie défaite à Daech en le chassant d’Alep. Alors qu’auparavant Bachar al-Assad avait sorti de prison une bonne partie de ceux qui allaient créer ce même Daech en Syrie !

La destruction d’une ville multiséculaire, les souffrances infligées à ses habitants, la contrainte qui leur est faite d’abandonner leur cité et d’aller grossir le flot des réfugiés... C’est cela que le régime syrien et ses alliés appellent la « libération » d’Alep ! Alep débarrassée d’une grande partie de sa population, Alep humiliée, Alep enterrant ses espoirs de liberté dans ses décombres...

Qui peut encore dire « On ne sait pas ce qui se passe » ? « On ne comprend rien à ce qui se joue en Syrie » ?

On sait l’ampleur de la catastrophe.

On comprend ce qui se joue : la détermination d’une clique dictatoriale qui pour sauver son pouvoir massacre le peuple et détruit le pays. Et qui pour cela reçoit l’aide de régimes qui pensent ainsi garantir leurs intérêts dans la région et leur « grandeur » internationale... Avec la complicité active ou tacite des puissances occidentales, qui ont tout brouillé par leurs interventionnismes militaires, ont sacrifié le respect des droits humains à la « lutte contre le terrorisme » et pour la plupart se concentrent sur le rejet sans pitié des réfugiés. Au final, ne considèrent-elles pas la catastrophe actuelle comme le prix inévitable que doit payer un peuple qui a engagé une telle révolution ?

Après Alep, plus que jamais l’heure est à renforcer la mobilisation internationale en solidarité avec le peuple syrien. Cette solidarité n’est pas exclusive et s’inscrit dans l’exigence du droit de chaque peuple à choisir son avenir.

Poutine veut faire croire que la question est réglée. Elaborée avec l’Iran et la Turquie, sa prétendue « solution de paix » se fait sur le dos des peuples, le peuple syrien, mais aussi le peuple kurde.

Son vrai plan est de poursuivre le sale travail contre-révolutionnaire qui n’est pas achevé. Après Alep, c’est Idleb qui est menacé d’écrasement, ainsi que les autres foyers où la résistance survit.

Il faut que toutes les forces (associations, syndicats, organisations politiques) qui se disent de gauche, démocratiques, progressistes, révolutionnaires ou simplement humanistes s’engagent à agir en commun pour empêcher de nouveaux massacres.

Et pour expliquer sans relâche à nos concitoyens que la prétendue solution politique que Poutine se croit en capacité d’imposer n’en est pas une. Accepter que Bachar al-Assad reste au pouvoir, ce serait accepter que tout un peuple puisse être impunément massacré, subisse l’écrasement de ses droits, de ses espoirs, de son avenir... Ce serait accepter que soient bafouées les valeurs de justice, de liberté, de dignité qui font l’humanité.

La lutte pour une Syrie libre et démocratique n’est pas finie.

La solidarité avec cette lutte est plus que jamais nécessaire.

Nous en appelons à toutes les forces qui se revendiquent des valeurs de progrès à surmonter passivité et confusion, pour donner force à cette nécessaire mobilisation. Et cela dans la durée.

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