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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Loi travail: on continue, jusqu'à l'obtention du retrait

31 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #RESISTANCE

Loi travail: on continue, jusqu'à l'obtention du retrait

Cela faisait un moment que l'on avait pas vu une manifestation de cette ampleur à Evreux. 3000 manifestant-es, les lycées mobilisés en tête, pour dire "on vaut mieux que ça", pour redire leur opposition à la casse du code du travail par ce gouvernement PS-MEDEF chargé de liquider un siècle d'acquis de haute lutte avant 2017. Un premier succès, donc, à l'image de la mobilisation importante sur tout le territoire avec plus de 1,2 millions de personnes dans la rue aujourd'hui: le double du 09 Mars!

Le gouvernement ne pourra pas dire que le mouvement s'essouffle et nous devons nous donner les moyens de le maintenir vivace avec des perspectives d'action dès la semaine à venir, car l'obtention du retrait de la loi El Kohmri ne sera rendu possible que si le changement de rapport de force s'intensifie.

Après tout, Holllande vient de renoncer à la révision constitutionnel... Ca doit donner des idées à tous les acteurs du mouvement social et le NPA y prendra part!

 

 

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TOUS ENSEMBLE JUSQU’AU RETRAIT !

29 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #RESISTANCE

TOUS ENSEMBLE JUSQU’AU RETRAIT !

Cela fait maintenant trois semaines que le projet de loi Travail suscite le refus d’une grande partie de la population, une pétition géante, des grèves et des manifestations. Après le succès de la mobilisation du 9 mars, le gouvernement a dû faire des concessions pour gagner des soutiens, notamment celui de la direction de la CFDT. Alors les dispositions qui augmenteraient la liberté de licencier par exemple pour raisons économiques ont été atténuées et le niveau des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif n'est plus qu'indicatif. Beaucoup de bruit aussi a été fait sur la « garantie jeunes », un dispositif d’insertion professionnelle accompagné, sous conditions, d’une aide financière qui existe déjà à titre expérimental.

Assez de l’arrogance patronale et gouvernementale
Mais le gouvernement n’a rien touché à ce qui est l’essentiel de la loi. Ce sont les accords d’entreprise, voire d’établissement, qui deviendraient la norme désormais. Ils pourraient être moins favorables que la loi, que les accords de branches, ce qui était déjà possible mais seulement, jusqu’à présent, à titre dérogatoire. Si la loi passe, les travailleurs seront davantage à la merci du patronat qui pourra avec des référendums « révolver sur la tempe » leur faire accepter la dégradation de leurs conditions de travail et de salaires en exerçant sur eux et sur les syndicats le chantage aux licenciements.

Et c’est bien ce qu’ont compris les dizaines de milliers de jeunes et de salarié-e-s qui ont à nouveau manifesté le 24 mars à Paris et dans de nombreuses villes. Valls a eu le culot de prétendre dénier aux jeunes le droit d’avoir un point de vue sur leur propre avenir !

L’état d’urgence, ça leur sert à cogner fort
Dans plusieurs villes, les manifestant-e-s ont été gazé-e-s, et certain-e-s tabassé-e-s et interpellé-e-s. Parce que les policiers auraient été provoqués, parce qu’il y aurait eu des casseurs, disent la plupart des médias. C’est faux. Des vidéos, des témoignages de manifestant-e-s, montrent comment la police s’est acharnée sauvagement sur un jeune lycéen de 15 ans à Paris ; sur un homme plus âgé à Nantes. Au point que le ministre de l’Intérieur lui-même a été obligé de déclarer qu’il y aurait enquête. Par cette répression, le gouvernement espérait dissuader jeunes et travailleurs de se mobiliser. Il utilise aussi, cyniquement, l’actualité des monstrueux attentats de l’Etat islamique à Bruxelles, pour occuper le terrain médiatique.

Pour imposer le retrait, préparons la suite
Ce gouvernement Valls-Gattaz prétend encore qu’il « ira jusqu’au bout »… Mais il y a juste dix ans, les jeunes et les travailleurs avaient contraint Chirac-Villepin à a b a n d o n n er l e « c o n t r a t p r e m i è r e embauche» (CPE), alors que la loi avait déjà été votée au parlement et promulguée.! On peut, on doit faire pareil cette année !

Le 31 mars on tape très fort, mais on continue ensuite jusqu’au retrait. générale, avec la perspective d’en faire le début d’une grève prolongée. Parce que c’est seulement en bloquant totalement l’économie que nous les ferons reculer !

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SALUT, BENOÎT!

29 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Les nôtres

Benoît en 2008 lors du processus de création du NPA, au milieu sur la photo avec le drapeau

Benoît en 2008 lors du processus de création du NPA, au milieu sur la photo avec le drapeau

Notre camarade Benoît Auzou nous a quittés brusquement. C’était un homme aussi discret qu’il était fidèle. Dès l’enfance, sa vie n’avait pas été facile. Il avait été ouvrier chez Renault à Cléon. Après avoir dû quitter l’usine, il n’avait jamais pu retravailler. A la fin des années 80, le comité de chômeurs CGT de Louviers bougeait beaucoup. Etait-ce lors d'une occupation de l'agence de Veolia, d'une action "prime de Noël" chez Intermarché ou de l'envahissement des Assedic à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux que nos routes se sont croisées ? Membre du PCF, il se posait de plus en plus de questions sur les compromissions et les alliances de son parti, en particulier à la mairie de Louviers. Il rejoint alors le regroupement local « A gauche vraiment ! », participant à tous nos combats, ce qui l’amènera ensuite naturellement à adhérer au NPA. Diminué depuis plusieurs années, il répondait malgré tout présent à chaque fois qu’il le pouvait. Il avait ainsi apprécié d’écouter Olivier Besancenot à notre fête départementale de janvier. Lors de la dernière réunion de comité à laquelle il avait participé, il nous avait annoncé fièrement son élection avec le plus de voix au conseil d’administration de sa résidence de personnes âgées.
Le NPA sera présent à l'église Saint Germain demain mercredi à 14h30

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Lycée Bergson : pas une bavure, des violences orchestrées

28 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Lycée Bergson : pas une bavure, des violences orchestrées

La vidéo du lycéen d'Henri Bergson qui s'est fait tabasser par des flics est maintenant très connue. Non, ce n'était pas une « bavure » comme le disent certains média. Ce lycéen qui a fait le tour du web a été le plus malmené, mais il n'est pas le seul, loin s'en faut. Sur place, les lycéen-ne-s racontaient ce matin comment s'était passée cette journée sanglante.

Les lycéen-n-es se lançaient des œufs entre eux et elles, un œuf est tombé sur un policier. Les flics n'attendaient que ça pour commencer des interpellations. A partir de là les lycéen-ne-s ont dirigé leurs œufs sur la police. Qui a gazé. Chargé. Couru vers eux et elles, matraques en mains. Même des lycéen-ne-s qui étaient là en spectateur se sont retrouvés sous les coups.
"là on te frappe pas, si tu veux on peut te frapper jusqu'à ce que t'arrives pas à te relever"

M, 16 ans raconte :

« J'ai jeté un œuf. 10 minutes plus tard ils m'ont mis à l'écart dans un coin. Ils m'ont mis des coups de matraque (dont un qui m'a laissé un bleu que j'ai pris en photo). Ils étaient deux : un CRS et une personne de la BAC en civil. Le « Baceux » m'a donné des coups de matraque et le CRS de casque avec sa visière. Je disais "arrêtez" je les poussais pour qu'ils arrêtent. Ils ont continué en me disant "là on te frappe pas, si tu veux on peut te frapper jusqu'à ce que t'arrives pas à te relever". Après un silence ils ont pris ma carte d'identité en photo en me disant que si je ne partais pas du lycée il viendraient le lendemain matin chez moi. »

Il est resté malgré les menaces.

En voyant une amie qui suffoquait à terre, S., 16 ans, est allé demander de l'aide aux policiers qui lui ont répondu en l'insultant. Ils étaient au volant de leur voiture et se sont mis à foncer sur les lycéen-ne-s. En voyant cela, S. a mis un coup de pied dans leur voiture, presque par réflexe. Cela a suffi à le faire embarquer au commissariat :
« Ils m'ont plaqué au sol. Menotté. Dans la voiture la policière au volant a dit que j'étais "une sous-merde", que c'était vraiment "une génération de merde" qu'on n'était "pas éduqués". Le policier à côté de moi qui me tenait m'a dit que si je bougeais je me prendrais une claque. Le trajet a duré deux minutes pendant lesquelles la policière n'a cessé de m'insulter.
Au commissariat, ils m'ont menotté à une chaise. il y avait autour de cinq flics qui se sont moqués de moi en m'insultant « ferme ta gueule » « t'as pas à parler », « espèce de pédé », « t'es un voyou » alors que je demandais à aller aux toilettes. Ils ne m'ont laissé y aller qu'au bout d'une heure et demie.
Les insultes ont duré tout le temps ou je suis resté au commissariat (2 à 3h je pense). Ce qui m'a étonné, c'est qu'il n'y en avait vraiment pas un pour rattraper l'autre. Une flic est arrivée plus tard et a dit en me voyant « ah c'est lui le petit con. » »

Ses copains témoignent que ce sont eux qui ont prévenu ses parents. Les flics l'ont gardé plusieurs heures au commissariat sans s'en donner la peine – T. est mineur. Pour finir, son ADN a été prélevée (salive, empruntes digitales). Il est convoqué pour 'outrage à agent » dans trois mois.

V., la meilleure amie du jeune dont le tabassage a été filmé raconte aussi sous le choc comment il s'est retrouvé presque inconscient suite au gazage lacrymo. Et puis elle explique aussi sous l'émotion qu'il aurait dû partir aujourd'hui avec sa classe pour Londres, et qu'il espérait ce voyage depuis longtemps. À l'heure où nous écrivons, il ne serait plus au commissariat mais à l’hôpital.

Au-delà de ces quelques témoignages, toutes et tous n'avaient que la journée d'hier à la bouche : « Ils ont tabassé tout ce qui bouge », « ils ont couru vers nous », « ils nous ont gazé à quelques centimètres ».

La journée du 24 a montré leur volonté de continuer à se mobiliser, à faire de la politique. Ils et elles ne se sont pas laissé impressionner par les excuses du préfet qui ne suffiront pas à panser leurs plaies. Ils et elles semblent plus que jamais déterminé-e-s à mener leur lutte jusqu'à la victoire.

Pauline Meriot

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Dossier: en France et en Europe, ils veulent enterrer le code du travail

28 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

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Le 31 mars, il faut que ça pète ! Manifestation à 10h à Evreux, bel ébat!

28 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Le 31 mars sera une grande journée de grève interprofessionnelle public-privé, étudiante et lycéenne à l’initiative des syndicats et organisations de jeunesse qui appellent au retrait pur et simple de la loi travail — à 10h au bel ébat à Evreux). Réussir cette journée est indispensable pour l’avenir de la mobilisation. Depuis le 9 mars, cette dernière est en marche. Les lycéens et les étudiants en sont le fer de lance. Ils étaient à nouveau dans la rue les 17 et 24 mars.

Le pouvoir « socialiste » tremble à l’idée que la lutte se massifie, se généralise et à l’idée que les salariées et les jeunes convergent. Pour cette raison, Hollande et Valls ont reculé sur deux trois mesures symboliques dont le plafonnement contraignant des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Cette tactique pour acheter la CFDT et tenter d’étouffer la colère qui gronde ne doit pas surtout pas semer le trouble parmi nous. Le fond de la loi reste le même (voir ici). Dès lors, jusqu’au 31 mars, premièrement, l’heure est à l’information, à la discussion et au débat avec toutes celles et tous ceux qui nous entourent afin de convaincre qu’il faut lutter et qu’il est possible de gagner tous et toutes ensembles. Ainsi, les salariés du public ont tout intérêt à se mobiliser. Il est clair et annoncé que si la loi travail passe, demain ce sera le statut de la fonction publique que nous pourrons enterrer.

Il faut aussi populariser l’idée de ne pas rentrer chez soi tranquillement après les manifestations du 31 mars. Dans les syndicats ainsi que parmi les jeunes et sur les réseaux sociaux, la perspective d’occuper les places sur le modèle du mouvement des indignés en Espagne ou en Grèce est en train d’émerger. Pour construire un rapport de force capable de faire plier ce gouvernement déterminé, nous devrons sans aucun doute sortir du rythme d’une ou deux manifestations mensuelles. Des modalités d’action radicales et nouvelles, accompagnées de manifestations monstres et d’une grève générale reconductible sont indispensables. Enfin, la répression dont ont été victimes les lycéens et étudiants le 17 mars (voir ici ou encore ici) démontre, si besoin il y avait encore, que l’état d’urgence, symbole de la mise en place d’un État autoritaire et policier, et la loi travail sont les deux faces d’une même pièce. Dès lors, il est primordial de faire converger lutte pour la levée immédiate de l’état d’urgence et contre sa constitutionnalisation et lutte contre la loi El Khomri.

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