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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture

29 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #RESISTANCE

Texte de l'allocution de Tsipras

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité. La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.
Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Unité populaire pour le “non” et pour la rupture

Par Stathis Kouvelakis membre du comité central de Syriza

Le tournant que nous espérions, dont, c'est vrai, nous avions commencé à douter qu'il fût possible, est survenu. La sinistre parodie des "négociations", la spirale des reculs et des concessions a été stoppée. 
Le tournant a pris forme autour d'un mot simple, évident, qui a la clarté d'un couperet: non à l'ultimatum de la Troïka, la parole au peuple.
Il devient possible maintenant de sortir du piège mortifère que les dominants européens avaient patiemment construit pour tuer dans l'oeuf l'espoir qui était né le 25 janvier, avec la victoire de Syriza.
Ce soir, Alexis Tsipras a parlé le langage de la vérité: il a enfin expliqué que ces "négociations" n'étaient qu'une farce, un constant exercice de chantage, qui visait à humilier le peuple grec et son gouvernement et à fouler au pied le mandat populaire issu des élections du 25 janvier. 
Ce n'est pas le moment de régler des comptes. Mais il est impossible de ne pas relever que la décision de ce soir donne raison à tous ceux qui depuis des mois ont dit qu'il n'y avait aucun espace pour un soi-disant "compromis" mais seulement le choix entre la capitulation ou la rupture.
Devant nous se trouve à présent la bataille du référendum. Il faut en faire une bataille de masse, une mobilisation profondément unitaire, qui redonnera confiance aux forces populaires et impulsera une nouvelle vague de radicalisation dans la société grecque.
Cette bataille peut permettre de créer "à chaud" les conditions pour redresser la barre après ces cinq mois d'enlisement et redéfinir les rapports entre le gouvernement, Syriza et le mouvement social.
Enfin, il est évident que cette bataille ne se déroulera pas seulement en Grèce. La réaction de la Troïka et des gouvernants européens sera redoutable. Le peuple grec saura se rassembler et se battre. Mais il a un besoin vital de soutien international. C'est sa seule arme face à la force et à la violence des dominants, qui, nous le savons, sont capables de tout.
Vive la lutte du peuple grec!
Vive la solidarité internationale!
Nous vaincrons!

Point de vue de Jorge Martin
membre du comité central de Syriza

Le premier ministre grec Tsipras a annoncé qu'il allait soumettre “l'accord de renflouement” à un référendum le 5 juillet — les ministres se sont joints au camp du “non”, certains plus fortement que d'autres. Tsipras a annoncé clairement qu'il s'oppose à la proposition des institutions mais qu'il les adopterait si les Grecs votaient en sa faveur.

“La proposition de cetains partenaires et insittutions n'est pas un accord de toutes les parties, mais probablement l'humiliation de tout un peuple” a dit Tsipras.

Quelques idées de départ

Le ministre de la réforme de l'administration a indiqué clairement que ce le référendum signifie pour Tsipras : une voie pour avoir un mandat pour un meilleur accord avec la troïka, probablement les termes qu'il a proposé lundi avec quelques modifications, mais avec le soulagement d'une partie substantielle de la dette la une restructuration.

Mais son appel à un référedum met en mouvement des forces qui sont hors de contrôle. Depuis quelques jours, la polarisation s'est développée au sein de la société greque et l'impression d'être humilié par la troïka va maintenant déborder, il y aura un immense enthousiasme pour OXI (“le jour du ”), un “non” qui fera résonner les meilleures traditions de la résistance du mouvement ouvrier grec, le référendum peut recevoir 60, 70 ou 80%, malgré la campagne massive de peur d'une part des médias capitalistes and le chantage de la troïka.

La troïka peut aussi exercer des menaces sur la Bourse, à travers le mécanisme ELA pour maintenanir les liquidités des banques ; la banque centrale européenne tiendra une réunion d'urgence samedi matin pour se décider. Il y a aussi la possibilité du remboursement de la dette au FMI qui arrive à échéance à la fin du mois. Tout cela sera utilisé pour exercer un chantage sur les gracs. Toutefois, l'ensemble des provocations auront pour effet de polariser encore plus la situation.

Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la crise grecque

C'est maintenant le moment d'agir de façon décisive — le référendum ne peut pas être gagné seulement dans les urnes, mais plutôt dans la rue. Il devrait y avoir des manifestations de masse samedi ou dimanche. Le gouvernement devrait immédiatement nationaliser l'ensemble du secteur bancaire pour emêcher la fuite bancaire. Le gouvernement devrait saisir les principales propriétés et actifs capitalistes pour éviter la fuite des capitaux. Les travailleurs devraient occuper leurs entreprises et lieux de travail et établir un contrôle et une vigilance. Il faudrait ouvrir les livres de comptes. Sur le plan international, nous devrions tous réfléchier à comme nous pouvons, dans le cours des prochaines heures et prochains jours, mobiliser largement les populations contre la troïka et pour la défense du monde du travail de Grèce. C'est aussi notre lutte. L'enjeu n'est pas seulement le sort des grecs mais de tous les travailleurs d'Europe. Ce n'est pas une lutte nationale mais une lutte de classe.

 

La proposition d'accord soumise à référendum [3]

Liens
[1] http://npa2009.org/tag/grece
[2] http://npa2009.org/sites/default/files/aptopixbelgiumeugreecejpeg-08e47_1423043387-k2uf-u10401788294241izg-700x394lastampa.it_.jpg
[3] http://npa2009.org/sites/default/files/table-compromise-250615-version-clean.pdf

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Tunisie, Kobané, Koweit, Isère : contre les attentats et massacres djihadistes, contre tous les terrorismes

29 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Le NPA exprime toute son indignation, son horreur face aux attentats et massacres de vendredi dernier, qui ont eu lieu dans une usine chimique à St-Quentin Fallavier en Isère, sur la plage de Sousse en Tunisie, dans la ville de Kobané au Kurdistan syrien, et dans une mosquée chiite à Koweit. Nous manifestons toutes nos condoléances aux victimes, leurs familles et leur entourage. Les instigateurs directs ou indirects de ces actes odieux veulent semer la peur et la haine entre communautés dans les populations des pays concernés et au delà. Quel que soit le rejet qu’ils rencontrent, y compris dans la région arabe, ces fanatiques assoiffés de pouvoir sous couvert de la religion, poursuivent leur offensive pour imposer une idéologie et des pouvoirs totalement obscurantistes et terroristes, dresser les communautés, les peuples les uns contre les autres, les hommes contre les femmes selon des critères sectaires religieux.

Ils savent hélas pouvoir rebondir sur les politiques cyniques et meurtrières impulsées par les grandes puissances, les puissances capitalistes internationales et les régimes de chaque pays qui s’en font les relais : politiques sauvages d’austérité, de développement des inégalités sans précédent depuis le XIXe siècle. Logiques de guerre impérialistes, de restrictions de toutes les libertés démocratiques, parlementaires, syndicales, d’expression, de circulation sous couvert de guerre pour la compétitivité des entreprises d’une part, et contre le terrorisme d’autre part ; politiques qui cherchent systématiquement à étouffer les nombreux mouvements d’émancipation des travailleurs et des peuples.
Les organisations djihadistes surfent sur la calamiteuse intervention des USA et de leurs alliés en Irak, de leur complicité avec les monarchies religieuses du Golfe d’un côté et la politique coloniale de l’Etat d’Israël, comme elles surfent sur les politiques sanguinaires d’un Assad en Syrie ou maintenant d’un Sissi en Egypte. Elles surfent sur la catastrophique politique française en Afrique depuis tant d’années, celle de la Russie en Asie centrale et au Moyen-Orient. Elles surfent enfin sur les discriminations, le racisme que rencontrent les populations immigrées, les réfugiés dans les pays européens. Mais elles ne proposent aucun avenir favorable aux opprimé-e-s, seulement l’accaparement du pouvoir par quelques émirs autoproclamés qui envoient mourir leurs disciples en tuant tout ce qui leur résiste.

Alors, pour faire face à la menace djihadiste, les populations ne peuvent compter que sur leurs mobilisations, sur leurs propres luttes unies mais indépendantes des pouvoirs en place, pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique. Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations ont la responsabilité de se faire les porte-parole des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et les politiques répressives et sécuritaires et austéritaires des gouvernements qui les oppriment et les manipulent.

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Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture

27 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

Texte de l'allocution de Tsipras

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité. La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.
Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Unité populaire pour le “non” et pour la rupture

Par Stathis Kouvelakis

Le tournant que nous espérions, dont, c'est vrai, nous avions commencé à douter qu'il fût possible, est survenu. La sinistre parodie des "négociations", la spirale des reculs et des concessions a été stoppée.
Le tournant a pris forme autour d'un mot simple, évident, qui a la clarté d'un couperet: non à l'ultimatum de la Troïka, la parole au peuple.
Il devient possible maintenant de sortir du piège mortifère que les dominants européens avaient patiemment construit pour tuer dans l'oeuf l'espoir qui était né le 25 janvier, avec la victoire de Syriza.
Ce soir, Alexis Tsipras a parlé le langage de la vérité: il a enfin expliqué que ces "négociations" n'étaient qu'une farce, un constant exercice de chantage, qui visait à humilier le peuple grec et son gouvernement et à fouler au pied le mandat populaire issu des élections du 25 janvier.
Ce n'est pas le moment de régler des comptes. Mais il est impossible de ne pas relever que la décision de ce soir donne raison à tous ceux qui depuis des mois ont dit qu'il n'y avait aucun espace pour un soi-disant "compromis" mais seulement le choix entre la capitulation ou la rupture.
Devant nous se trouve à présent la bataille du référendum. Il faut en faire une bataille de masse, une mobilisation profondément unitaire, qui redonnera confiance aux forces populaires et impulsera une nouvelle vague de radicalisation dans la société grecque.
Cette bataille peut permettre de créer "à chaud" les conditions pour redresser la barre après ces cinq mois d'enlisement et redéfinir les rapports entre le gouvernement, Syriza et le mouvement social.
Enfin, il est évident que cette bataille ne se déroulera pas seulement en Grèce. La réaction de la Troïka et des gouvernants européens sera redoutable. Le peuple grec saura se rassembler et se battre. Mais il a un besoin vital de soutien international. C'est sa seule arme face à la force et à la violence des dominants, qui, nous le savons, sont capables de tout.
Vive la lutte du peuple grec!
Vive la solidarité internationale!
Nous vaincrons!

Point de vue de Jorge Martin

Le premier ministre grec Tsipras a annoncé qu'il allait soumettre “l'accord de renflouement” à un référendum le 5 juillet. Les ministres se sont joints au camp du “non”, certains plus fortement que d'autres. Tsipras a annoncé clairement qu'il s'oppose à la proposition des institutions mais qu'il l'adopterait si les Grecs votaient en sa faveur.

“La proposition de certains partenaires et certaines institutions n'est pas un accord de toutes les parties, mais plus probablement l'humiliation de tout un peuple” a dit Tsipras.

Quelques idées de départ

Le ministre de la réforme de l'administration a indiqué clairement ce que le référendum signifie pour Tsipras : une voie pour avoir un mandat pour un meilleur accord avec la troïka, probablement sur la base des termes qu'il a proposé lundi avec quelques modifications, mais avec la réduction et la une restructuration d'une partie substantielle de la dette.

Mais son appel à un référedum met en mouvement des forces qui sont incontrôlables. Depuis quelques jours, la polarisation s'est développée au sein de la société greque et l'impression d'être humilié par la troïka va maintenant déborder les cadres institutionnels, il y aura un immense enthousiasme pour OXI (“le jour du ”), un “non” qui fera résonner les meilleures traditions de la résistance du mouvement ouvrier grec. Le “non” au référendum peut recevoir 60, 70 ou 80%, malgré la campagne massive d'une partie des médias capitalistes pour effrayer la population et le chantage de la troïka.

La troïka peut aussi exercer des menaces sur la Bourse, à travers le mécanisme ELA pour conserver des liquidités des banques ; la banque centrale européenne tiendra une réunion d'urgence samedi matin pour se décider. Il y a aussi la possibilité du remboursement de la dette au FMI qui arrive à échéance à la fin du mois. Tout cela sera utilisé pour exercer un chantage sur les grecs. Toutefois, l'ensemble des provocations auront pour effet de polariser encore plus la situation.

Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la crise grecque

C'est maintenant le moment d'agir de façon résolue — le référendum ne peut pas être gagné seulement dans les urnes, mais plutôt dans la rue. Il devrait y avoir des manifestations de masse samedi ou dimanche. Le gouvernement devrait immédiatement nationaliser l'ensemble du secteur bancaire pour emêcher la fuite bancaire. Le gouvernement devrait saisir les principaux intérêts privés et les actifs capitalistes pour éviter la fuite des capitaux. Les travailleurs devraient occuper leurs entreprises et lieux de travail et établir un contrôle et une vigilance. Il faudrait ouvrir les livres de comptes. Sur le plan international, nous devrions tous réfléchir à comme nous pouvons, dans le cours des prochaines heures et prochains jours, mobiliser largement les populations contre la troïka et pour la défense du monde du travail de Grèce. C'est aussi notre lutte. L'enjeu n'est pas seulement le sort des grecs mais de tous les travailleurs d'Europe. Ce n'est pas une lutte nationale mais une lutte de classe.

 

La proposition d'accord soumise à référendum

Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture
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SUPPRESSION DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

27 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

C'est un beau moment de convergence des luttes que nous avons vécu ce  samedi  matin: postiers en grève contre la suppression de 10 emplois sur 60 et opposants au péage distribuant les deux tracts à la fois au rond point des Clouets puis au péage. On y notait la présence de plusieurs maires, dont ceux des Damps, d'Igoville, de Val de Reuil, de Pont de l'Arche, de Montaure, d'Amfreville, d'Alizay,... Dès 9h, les mêmes  ainsi que les maires de Poses, d'Incarville, de Tostes, s'étaient regroupés devant le centre de tri de Val de Reuil.

Là aussi, on était une bonne centaine autour des facteurs, très dynamiques et remontés, prêts à entamer  la deuxième semaine de grève lundi. Impressionnant et roboratif, le rituel   de la danse sous les fenêtres de la direction, accompagnés par la belle chanson de lutte "On lâche rien !". Les interventions orales ont bien fait ressortir l'attachement des élu-e-s et de la population au service rendu par les factrices et facteurs, et au service public en général. Dans un prise de parole très appréciée par certains et moins par d'autres, le représentant du NPA a fait ressortir  la nécessité d'une lutte d'ensemble pour se dégager des combats le dos au mur, et la responsabilité des gouvernements successifs, et particulièrement celui-ci, dans la course à la rentabilité dans laquelle est engagée la Poste aux dépens de l'emploi, du status et de la santé des salarié-e-s. Rien que pour 2014, la Poste, avec un chiffre d'affaires de 22 milliards, n'est-elle pas le plus gros bénéficiaire du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) cher à Hollande-Rebsamen-Macron, tout en ayant viré 6284 personnes ?
Nouveau rendez-vous de convergence des luttes mardi 14h à la Préfecture.

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Grèce : C'est le moment d'agir ! (S. Kouvelakis, 22 juin 2015)

26 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #International

Appel à un tournant critique des négociations

23 juin 2015 par Stathis Kouvelakis 3 commentaires

 

Appel à tou-te-s les ami-e-s du peuple grec, à tou-te-s celles et ceux qui ont été à ses côtés toutes ces années

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Vous l’aurez sans doute déjà compris: quelque chose de très grave est en train de se passer. Dans le bras-de-fer qui s’est joué depuis plusieurs mois entre la Troïka des créanciers et le gouvernement grec, dont l’élection avait signifié un immense espoir pour toutes les forces qui se battent contre l’austérité et le néolibéralisme en …Europe, la partie grecque est en train de céder. Les dernières propositions qui ont envoyées par Athènes signifient que l’essentiel des demandes des créanciers a été accepté. Il ne s’agit de rien de moins que d’un nouveau plan d’austérité, d’une nouvelle purge à hauteur de huit milliards d’euros, dont l’essentiel pèsera sur les épaules des salariés et des retraités.

Un tel paquet de mesures, en tout point comparable à la potion administrée sans relâche au pays depuis cinq ans, ne peut que provoquer récession supplémentaire, chômage et pauvreté. Et cela dans un pays qui a déjà perdu un quart de son produit national en cinq ans, où le chômage frappe plus d’un actif sur quatre et où un tiers de la population est en-dessous du seuil de pauvreté.

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Il faudra faire le bilan politique de la trajectoire qui a amené là où nous nous trouvons actuellement un gouvernement qui fut porteur d’un espoir populaire bien au-delà des frontières de ce petit pays. Mais ce n’est pas la tâche de l’heure.

En ce moment, il faut se mobiliser et faire pression :

– sur le gouvernement grec, pour que, tant que l’accord n’est pas signé, il ne commette pas l’irréparable. Une capitulation du gouvernement Syriza aurait des conséquences incalculables pour les forces progressistes en Europe dans le monde, il faut faire passer le message.

– sur le groupe parlementaire de Syriza, pour que ses députés ne votent pas un accord en tout point contraire au mandat qui leur a été confié il y a moins de six mois par le peuple grec.

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Je voudrais vous dire que des milliers de militant-e-s de Syriza se battent et continueront à se battre, dans des conditions très difficiles, pour que l’espoir du peuple et les luttes de toutes ces années ne soient pas dilapidées.

Sachez-le: des forces significatives de la société ne se laisseront pas abuser par la propagande qui se déchaîne pour travestir la réalité et préparer le terrain au renoncement et au déshonneur.

Toutes ces forces ont un besoin vital de soutien international.

Il est encore temps d’éviter une nouvelle tragédie grecque, qui ne peut qu’être une tragédie pour toutes les forces qui luttent et qui résistent en Europe et dans le monde.

Restez à nos côtés!

Continuons la bataille!

NO PASARAN!

Stathis Kouvélakis, Londres, 23 juin 2015

source: http://www.lcr-lagauche.org

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EIFFAGE A MARTOT: ENCORE 98 VICTIMES DE L’IMPÉRATIF DU PROFIT MAXIMUM

26 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Pour un léger tassement de commandes dans une de ses multiples branches d’activité, Eiffage, le mastodonte du BTP, veut supprimer 239 emplois, dont 98 à Martot, près d’Elbeuf.
L’Etat, via la BPI (Banque Publique d’Investissement), possède 20% du capital du groupe, qui vit en grande partie des commandes de l’Etat et des collectivités (ponts, stades, ouvrages d’art). Sans compter les bénéfices provenant des péages reçus suite à des concessions accordées par l’Etat (autoroute Paris Rhin Rhône, Viaduc de Millau).
Eiffage draine aussi des milliards d’argent public sous forme de loyers de travaux réalisés en
Partenariat-Public-Privé: prisons, stades…Une masse de fonds publics au service du privé : de
quoi justifier « et » l’interdiction des suppressions d’emplois « et » une réquisition pure et simple de tout le groupe, sans indemnité ni rachat.

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Avec les travailleurs et le peuple grecs Contre les usuriers de la finance et la troïka

25 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #RESISTANCE

Après des semaines et des semaines de négociation, on ne sait toujours pas si l’Union européenne, la BCE et le FMI accéderont aux demandes de la Grèce pour l’aider à faire face aux obligations financières que lui imposent ses usuriers, les banques. En fait de négociations, il s’agit d’un bras de fer où la troïka veut mettre le peuple grec à genou en le menaçant d’asphyxie financière.

Le talon de fer de la finance

L’aide d’urgence dont a besoin la Grèce n’est que bien peu par rapport aux masses de capitaux qui circulent sur les marchés. Chaque mois, la Banque centrale européenne distribue aux banques 60 milliards d’euros. Rien que pour acheter Bouygues Telecom, SFR met sur la table 10 milliards d’euros. La Grèce a juste besoin d’1,6 milliards d’euros pour éviter le défaut de paiement. 

 Les banques et les États, les institutions qui les servent veulent démonter qu’il n’y a pas d’autre possibilité que de se plier à leur volonté. Ils veulent faire payer au peuple grec d’avoir osé dire non, d’avoir refusé l’austérité qui le saigne depuis plus de 4 ans. Ils craignent que sa révolte ne fasse tache d’huile non seulement en Espagne ou au Portugal mais ici aussi ou en Allemagne. Car c’est partout que leur politique étouffe les peuples, engendre la régression sociale, politique pour faire le lit des forces réactionnaires, de l’extrême-droite.

Leur mépris des peuples

Ce n’est pas le sort des populations qui préoccupe la troïka. Depuis 2008, en Grèce, les salaires, les retraites, les droits sociaux ont connu un recul considérable de 20, 30% ou plus. Le chômage a explosé, en particulier pour les jeunes. L’économie est à genou, en pleine récession. 

Et ils voudraient imposer aux classes populaires de nouveaux sacrifices. Avec cynisme, ils tentent de ridiculiser le gouvernement Tsipras. Christine Lagarde, la présidente du FMI, ose demander au gouvernement grec de se comporter en adulte !

Pour elle, les choses sont simples tout ce qui n’est pas complaisance, cadeaux à la finance et aux riches n’est qu’enfantillage ! Ces attaques insultantes visent le peuple grec, tous les peuples, c’est l’arrogance de la nouvelle aristocratie financière. 

Annulation de la dette

Leur campagne nauséabonde, que relaie le gouvernement français, vise à obtenir la soumission du gouvernement Tsipras à un accord pourri qui le déconsidèrerait. Malheureusement ce dernier reste prisonnier du cadre imposé par leur Europe capitaliste dont les institutions sont entièrement au service des financiers pour leur garantir leur rente grâce à la dette. 

Pourtant les peuples n’ont pas à payer cette dette dont ils ne sont en rien responsables. 

La semaine passée a été rendu public le rapport du comité pour la vérité sur la dette grecque lancé par la Présidente du parlement grec. Ses conclusions sont sans appel : la dette est illégale, illégitime, insoutenable !

Elle est la conséquence de la soumission des États aux banques.

Il faut rompre avec cette logique du profit et de la rente financière. En Grèce comme ici, la réponse à l’arrogance des usuriers est la solidarité des travailleurs et de peuples pour défendre leurs droits, imposer l’annulation de la dette, mettre en place un monopole public bancaire.

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Rassemblement de soutien aux postiers le samedi 27 Juin!

25 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #Luttes Ouvrières, #Comité NPA Seine-Eure

9h au centre de tri, rue de la Courtine à Val de Reuil

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Louviers/Val-de-Reuil/Alizay : SOLIDARITE AVEC LES POSTIERS EN GREVE DEPUIS LE 22 JUIN !

25 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #Comité NPA Seine-Eure, #Luttes Ouvrières

Depuis lundi, c'est la grève illimitée aux plateformes courrier de Louviers, Val-de-Reuil et Alizay, situées à Val de Reuil. Après bien d'autres, ils sont à leur tour touchés par la "réorganisation" dont l'entrée en vigueur est fixée au 1er juillet.

Les facteurs ne prépareront plus leurs tournées eux-mêmes, ce sont d'autres agents qui en seront chargés. Eux se contenteront d'avaler des kilomètres pour distribuer plus sur des tournées plus longues. Huit tournées sont même supprimées, dont quatre à Louviers ! 105 personnes sont concernées. Depuis lundi, la grève tient bien, malgré  que la direction emploie tous les moyens, en particulier l'appel à des cadres pour faire certaines tournées. contre cette dégradation des conditions de travail et cette atteinte au service rendus à ces usagers dont la Poste ne veut plus faire que des clients.

Leur mouvement est légitime, il doit s'étendre, il peut gagner comme ce fut le cas en début d'année en Basse-Normandie !
Rassemblement de soutien samedi 9h au centre de tri, rue de la Courtine à Val de Reuil

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NON AU PEAGE D’INCARVILLE ! On lâche rien,  on y retourne !

24 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

MANIFESTATION:

SAMEDI 27 JUIN 11H

(Gilet jaune et bien chaussés)

RENDEZ-VOUS: ROND POINT DES CLOUETS

(A VAL DE REUIL)

 

La SAPN incite à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence à la sortie Criquebeuf, au mépris du code de la route et de la sécurité. Le Préfet et les élus ont le pouvoir de porter plainte pour non respect de l’article 13 du décret de concession à la SAPN de l’A13.

L’A13 DOIT JOUER SON ROLE DE ROCADE AUTOUR DE ROUEN ET ETRE GRATUITE.

MOBILISONS-NOUS POUR SUPPRIMER LE PEAGE D'INCARVILLE ET EMPECHER CELUI DE CRIQUEBEUF !

SEULE UNE MOBILISATION MASSIVE POUSSERA LES ELUS ET LE PREFET A AGIR.

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