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NPA 27 -  Eure

Manifestez avec le NPA pour un 1er mai internationaliste et anticapitaliste

30 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Cette année, la journée internationale de luttes des travailleurs et des travailleuses du 1er mai se déroulera dans un contexte particulier. Celui des politiques d’austérité, répressives, sécuritaires et racistes qui profitent au patronat et à l’extrême droite. Quelques jours à peine après le naufrage dramatique d'un bateau en Méditerranée où 800 migrantEs ont « disparus » et au moment où, au Népal, la misère transforme un puissant séisme en catastrophe humaine.

L'internationalisme, c'est la fin des frontières

Les migrantEs ne recourraient pas aux services des passeurs au péril de leur vie s’ils pouvaient circuler librement....Cela suppose d'en finir avec la fermeture des frontières de l’Union Européenne et d'assurer le droit d’asile à celles et ceux qui fuient les guerres, la misère, la répression, les catastrophes climatiques...

La fin de la criminalisation de l'immigration, la liberté de circulation et d’installation, l'égalité des droits dans l’Union européenne, sont les combats que doivent mener ensemble celles et ceux qu’indignent les drames quotidiens d'une mer Méditerranée devenue un véritable cimetière. Et cela, en rupture avec la logique capitaliste qui met les peuples et les travailleurEs en concurrence. Cela passe par la régularisation de tous les sans-papierEs et l'octroi de tous les droits de résidence et de citoyenneté, dont le vote.

Non à l’Etat de non- droit et répressif

La loi sur le renseignement, censée lutter contre le terrorisme, autorisera une surveillance de nos données téléphoniques et informatiques et étend le champ des activités de renseignement afin de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Elle vise l’ensemble de nos mobilisations. Adoptée en procédure d'urgence, cette loi attaque les libertés fondamentales comme la présomption d'innocence, la liberté de réunion ou d'expression.

Dans le même temps, le gouvernement révoque des militants syndicaux pour faits de grève, condamne ceux et celles qui résistent contre les grands projets inutiles comme le barrage de Sievens et essaye même de faire interdire notre solidarité pour la Palestine.

9 avril, 1er mai…Ce n’est qu’un début

Le 9 avril dernier, près de 300 000 manifestantEs étaient en grève et dans la rue contre la politique en faveur du patronat et des plus riches du gouvernement. Une seule journée, tout le monde le sait, ne sera pas suffisante pour lui mettre un coup d’arrêt. Les luttes locales ou sectorielles comme celles de l’éducation nationale avec la grève prévue le 19 mai contre la réforme des collèges ou encore celles des mobilisations pour les salaires, contre la dégradation des conditions de travail, contre les licenciements peuvent donner une nouvelle impulsion.

C'est dans ce contexte que nous manifestons ce 1er Mai, journée internationale de luttes. Plus que jamais, elle doit être placée sous le sceau de la solidarité entre les peuples. Ce sera l’occasion également de crier que nos vies valent plus que leurs profits. Plus largement, ce qui doit s’exprimer, c’est la volonté de s’affronter avec ce gouvernement, d’en finir avec ce système qui fait faillite et l’affirmation d’un autre projet de société.

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Fatou Diome "On sera riche ensemble ou on va se noyer tous ensemble ! "–Ce soir (ou jamais !) – 24/04/15

30 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

Les récents drames de l’émigration clandestine continuent de susciter encore et encore des débats dans les cercles européens et français en particulier. Dans l’émission Ce Soir (ou jamais) Fatou Diome, l’écrivaine sénégalaise s’est indigné du comportement des Européens face aux migrants. Pour elle, « On ne peut pas trier les gens, avec les étrangers utiles et les étrangers néfastes.“ La femme de lettre n’a pas été tendre avec les occidentaux.

Cet article est une propriété de Senego.com, pour éviter tout problème de plagiat, merci de bien vouloir citer la source : http://senego.com/2015/04/26/video-emigration-clandestine-fatou-diome-dit-ses-verites-aux-europeens_235596.html
Copyright © Senego.com

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Vendredi 1er Mai : journée Internationale de Lutte Manifestation unitaire CGT-FO-FSU-Solidaire Evreux 10h00 Pré du Bel Ebat Manifestez avec le NPA pour un 1er mai internationaliste et anticapitaliste

30 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

Vendredi 1er Mai : journée Internationale de Lutte  Manifestation unitaire CGT-FO-FSU-Solidaire  Evreux 10h00 Pré du Bel Ebat  Manifestez avec le NPA pour un 1er mai           internationaliste et anticapitaliste

Cette année, la journée internationale de luttes des travailleurs et des travailleuses du1er mai se déroulera dans un contexte particulier. Celui des politiques d’austérité, répressives, sécuritaires et racistes qui profitent au patronat et à l’extrême droite. Quelques jours à peine après le naufrage dramatique d'un bateau en Méditerranée où 800 migrantEs ont « disparus » et au moment où, au Népal, la misère transforme un puissant séisme en catastrophe humaine.

L'internationalisme, c'est la fin des frontières

Les migrantEs ne recourraient pas aux services des passeurs au péril de leur vie s’ils pouvaient circuler librement....Cela suppose d'en finir avec la fermeture des frontières de l’Union Européenne et d'assurer le droit d’asile à celles et ceux qui fuient les guerres, la misère, la répression, les catastrophes climatiques...

La fin de la criminalisation de l'immigration, la liberté de circulation et d’installation, l'égalité des droits dans l’Union européenne, sont les combats que doivent mener ensemble celles et ceux qu’indignent les drames quotidiens d'une mer Méditerranée devenue un véritable cimetière. Et cela, en rupture avec la logique capitaliste qui met les peuples et les travailleurEs en concurrence. Cela passe par la régularisation de tous les sans-papierEs et l'octroi de tous les droits de résidence et de citoyenneté, dont le vote.

Non à l’Etat de non- droit et répressif

La loi sur le renseignement, censée lutter contre le terrorisme, autorisera une surveillance de nos données téléphoniques et informatiques et étend le champ des activités de renseignement afin de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Elle vise l’ensemble de nos mobilisations. Adoptée en procédure d'urgence, cette loi attaque les libertés fondamentales comme la présomption d'innocence, la liberté de réunion ou d'expression.

Dans le même temps, le gouvernement révoque des militants syndicaux pour faits de grève, condamne ceux et celles qui résistent contre les grands projets inutiles comme le barrage de Sievens et essaye même de faire interdire notre solidarité pour la Palestine.

9 avril, 1er mai…Ce n’est qu’un début

Le 9 avril dernier, près de 300 000 manifestantEs étaient en grève et dans la rue contre la politique en faveur du patronat et des plus riches du gouvernement. Une seule journée, tout le monde le sait, ne sera pas suffisante pour lui mettre un coup d’arrêt. Les luttes locales ou sectorielles comme celles de l’éducation nationale avec la grève prévue le 19 mai contre la réforme des collèges ou encore celles des mobilisations pour les salaires, contre la dégradation des conditions de travail, contre les licenciements peuvent donner une nouvelle impulsion.

C'est dans ce contexte que nous manifestons ce 1er Mai, journée internationale de luttes. Plus que jamais, elle doit être placée sous le sceau de la solidarité entre les peuples. Ce sera l’occasion également de crier que nos vies valent plus que leurs profits. Plus largement, ce qui doit s’exprimer, c’est la volonté de s’affronter avec ce gouvernement, d’en finir avec ce système qui fait faillite et l’affirmation d’un autre projet de société.

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[NPA Seine-Eure] ECOLE: REFUSER LES FERMETURES!(Tract d'Avril 2015)

28 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure, #Education

Le ministère a annoncé les "mesures de carte scolaire", comprendre fermetures/ouvertures de classes pour la rentrée. Dans l'Eure, seulement 29 ouvertures pour 38 fermetures de classes. Pont de l'Arche, Poses, Acquigny et Canappeville sont ainsi menacés. A Louviers, après avoir sorti le collège Buisson et les écoles des Acacias et de la Souris Verte de ZEP, voilà maintenant que l'Inspection programme une transformation de poste à la maternelle des Acacias. Inacceptable! Cela va alourdir les effectifs et dégrader considérablement les conditions d'apprentissage. La droite ne renierait pas une telle politique.

La bagarre entamée à Poses montre la voie du refus de toute fermeture. Déjà en 2013, la mobilisation avait permis d'y sauver une classe.

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[NPA Seine-Eure] Brèves entreprises (Tract d'Avril 2015)

28 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure

PASTEUR : PILE JE GAGNE, FACE TU PERDS

A longueur de temps, la hiérarchie nous répète qu’il n’y a rien de plus important que les procédures de sécurité. Mais combien d’entre nous ont vécu ces moments où ce sont des chefs qui passent par-dessus. Il faut bien que les lots demandés soient livrés dans les temps ! Oui mais attention ! Car si un collègue en fait autant de lui-même pour boucler sa production, les mêmes sont capables de le faire virer pour faute. C’est arrivé à plus d’un ou d’une, même avec 15 ou 20 ans de maison. La direction ne sait plus quoi inventer pour nous mettre la pression. Leur seule limite, c’est notre capacité de résistance collective.

 

SANOFI ELBEUF : UNE GREVE EFFICACE

Pendant 6 semaines, une soixantaine de salarié-e-s posté-e-s (la majorité) a fait 4 heures de grève par quart/journée, avec le soutien de la CGT et de SUD.

-pour la suppression des «remontes», l’obligation de venir travailler plusieurs fois par an sur son temps de repos (4 jours par cycle), ce qui empêche de récupérer convenablement.

-pour l’embauche de la centaine de précaires (près de 30% de l’effectif). Plus de 60 travaillent pour un «accroissement d’activité» qui n’a rien de temporaire, car il s’agit d’une nouvelle fabrication. Or 50 contrats arrivaient à terme….

-pour un accord de site sur les classifications, et donc pour une augmentation de salaire.
Ca a tenu face à une direction dure, qui a abusé du « service minimum de sécurité » (Seveso) en mobilisant illégalement maîtrise et précaires.

La lutte a permis l’engagement de a titulariser 35 précaires, au lieu de 8 annoncé au départ. Ce n’est pas négligeable, après le succès à Sisteron (prime de 80€ net par mois pour les postéEs en 5 semaines de grève).. Mais rien sur les salaires, rien sur les remontes. Alors que ça remue aussi à Ambarès depuis février, on voit bien que pour obtenir plus, il faut s’y mettre tous ensemble. Parce qu’on peut nous raconter ce qu’on veut, Sanofi a de quoi payer et embaucher, n’est-ce pas M.Bandicourt ?

 

EURARMA : LAISSE BETON !

Non seulement on produit des armatures métalliques pour le bâtiment, mais le béton, on a bien l’impression qu’il y en dans la boîte crânienne de nos dirigeants : souplesse zéro, ils ne savent que rechercher des moyens de nous fliquer. Alors que le boulot est dur et salissant, ils voudraient qu’on accepte l’habillage/déshabillage en dehors de notre temps de travail. La résistance dure depuis déjà deux ans, par tous les moyens, avec notre syndicat CGT, et ce n’est pas fini.

 

LE CHIFFRE: 25 MILLIARDS D’EUROS !
C’est ce que les patrons volent à la Sécurité sociale, chaque année. La fraude, en ne payant pas leurs cotisations, a doublé par rapport à 2007 et s’élèverait aujourd’hui à 20 ou 25 milliards: plus que le «trou» de la Sécu, qui s’élève cette année à 14,7 milliards. La fraude à «Pôle emploi» serait, elle, de 39 millions. Mais le gouvernement veut, bien sûr, fliquer d’abord les chômeurs.

 

CHAPEAU AUX GREVISTES DE RADIO France

Trois semaines de grève pour défendre leurs emplois, mais aussi pour une information sans publicité, indépendante des groupes financiers et industriels tels Bouygues, Véolia, Dassault, Lagardère qui contrôlent les medias et s’en servent pour entretenir les relations avec les élus décideurs (marchés publics…). Leur mouvement comptera pour l’avenir.

Pour plus d’infos indépendantes, voir notre site NPA 27:

http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/

 

LEURS PEAGES, ON N’EN VEUT PAS !
La SAPN et la CASE ont trouvé le moyen de résoudre les problèmes d’embouteillages à Criquebeuf : y placer un péage ! On ne les laissera pas faire ! La seule solution de bon sens et utile c’est de supprimer celui d’Incarville (en expropriant la SAPN) pour donner à l’A13 un vrai rôle de liaison entre notre territoire et l’agglo de Rouen. Imposons la suppression en participant aux actions « péage libre » du collectif « Maintenant ça suffit ! »

APRES LE 9 AVRIL, POUR MONTER EN PRESSION ET IMPOSER UN RECUL A CE GOUVERNEMENT QUI FAIT LE LIT DE L’UMP ET DU FN,
MANIFESTONS LE
1er MAI !

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Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint un nouveau record en 2014

27 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint un nouveau record en 2014

Le poids des déchets électriques et électroniques, ou « e-déchets », a atteint un record dans le monde en 2014, à 41,8 millions de tonnes, contre 39,8 millions en 2013, indique un rapport publié dimanche 19 avril.

Près de 60 % de ces produits étaient des équipements de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, selon cette étude publiée par l’Université des Nations-Unies (UNU). Quelque 7 % étaient des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou encore des imprimantes.

Etats-Unis et Chine en tête

Selon l’étude, la Norvège est le pays qui produit la plus grande quantité de e-déchets par habitant, avec 28,4 kilos, suivi de la Suisse (26,3 kilos) et l’Islande (26,1 kilos). La France arrive en 8e position, avec 22,2 kilos par habitant.

La région qui génère le moins de e-déchets est l’Afrique, avec un rejet estimé à 1,7 kilos par habitant. Au total, le continent a produit 1,9 millions de tonnes de ces déchets.
Mais en termes de volume cette fois-ci, ce sont les Etats-Unis et la Chine qui arrivent en tête, totalisant tous deux 32 % de la part mondiale de e-déchets, suivis par le Japon, l’Allemagne et l’Inde.

Une valeur de 48 milliards d’euros

Moins d’un sixième de ces déchets ont été correctement recyclés, souligne aussi l’étude. Or ils renferment de précieuses ressources comme le fer, le cuivre, ou l’or : ces déchets avaient ainsi pour 2014 une valeur estimée à 48 milliards d’euros.

« Au niveau mondial, les e-déchets constituent une précieuse “mine urbaine”, un large réservoir potentiel de matériaux recyclables », souligne David Malone, sous-secrétaire général des Nations-Unies et recteur de l’UNU.

Ils contenaient aussi 2,2 millions de tonnes de composants dangereux, comme le mercure, le cadmium ou le chrome, une « “mine toxique” qui doit être gérée avec une attention extrême », avertit M. Malone. Le cap des 50 milions de tonnes déchets électriques et électroniques annuels devrait être atteint en 2018.

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Cent ans après… Les enjeux de la reconnaissance du génocide arménien

27 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

Cent ans après… Les enjeux de la reconnaissance du génocide arménien

Par Jean Batou, article publié par Contremtemps.eu. Le 24 avril 2015 marque le 100e anniversaire du début du génocide arménien. Face au déni de l’État turc, les historiens ont mené une bataille pour faire triompher une vérité aujourd’hui indiscutable : la destruction des Arméniens d’Anatolie a été conçue, planifiée et exécutée méthodiquement. Cet article tente de cerner les causes de ce génocide et les enjeux actuels de sa reconnaissance.

Le 22 août 1939, Hitler confiait aux chefs de ses armées qu’il entendait semer la mort parmi les populations civiles polonaises, avant d’ajouter : « Après tout, qui parle aujourd’hui de l’anéantissement des Arméniens ? ».

En effet, après les procès intentés par Istanbul aux principaux responsables des politiques d’extermination, dans l’immédiat après-guerre, en 1919-1922, sous pression des puissances victorieuses, le génocide arménien est vite tombé dans l’oubli. Depuis la fondation de la Turquie kémaliste, en 1923, la version officielle d’Ankara n’a en effet pas varié : les Arméniens sont tombés victimes des rigueurs de la guerre, d’épidémies fatales et d’actes de violence isolés. L’Etat ottoman n’aurait donc eu aucune responsabilité dans cette hécatombe.

La mécanique du génocide

Dès l’été 1914, avant même l’entrée en guerre de la Turquie, le 26 septembre, de nombreux témoins estiment que les Arméniens d’Anatolie sont menacés d’anéantissement par le gouvernement jeune-turc du Comité union et progrès (CUP), au pouvoir depuis 1908. La mobilisation générale marque en effet le début d’une surveillance généralisée de cette minorité, soupçonnée de sympathies pour l’Empire des tsars, tandis que ses villages sont soumis à une oppression de plus en plus brutale : taxation arbitraire, confiscations, perquisitions, saisies d’armes, notamment celles des organisations révolutionnaires. Dans les zones frontières avec la Russie, des unités spéciales, composées de réfugiés musulmans des Guerres balkaniques (1912-13) et de repris de justice, mis en place par le CUP et soumis aux ordres de l’armée, se lancent dans une première vague de massacres et de déportations sélectives des Arméniens, accusés de collaborer avec l’ennemi.

La défaite de Sarikamis (N-E de l’Anatolie) contre les armées du tsar (fin 1914 – début 1915) pousse ensuite à une radicalisation extrême de ces politiques, les Arméniens étant considérés comme un obstacle majeur à la résistance commune des populations musulmanes d’origine turque contre l’expansion russe. C’est dans ce contexte, qu’en mars 1915, le CUP prend la décision d’organiser la déportation et l’anéantissement de la totalité de la population arménienne d’Anatolie. Les gouverneurs locaux vont recevoir du ministère de l’Intérieur un ordre chiffré ordonnant la déportation des civils, tandis que la direction du parti leur communique oralement la consigne d’exécuter sommairement les hommes qui ne sont pas enrôlés dans l’armée. De leur côté, les soldats arméniens sont désarmés et assassinés, tout comme les hommes plus jeunes ou plus âgés engagés dans les bataillons du travail (terrassiers, porteurs, etc.).

Il est impossible de dénombrer les victimes, forcées de creuser leurs tombes avant d’être abattues aux abords immédiats de leur village, ou embarquées sur la mer Noire pour y être noyées. La déportation systématique commence en revanche en mai-juin 1915, dans les provinces orientales, suivie par celle des provinces centrales et occidentales. Des centaines de milliers d’Arméniens, rescapés des massacres in situ, sont ainsi contraints à une longue marche vers le sud : ceux qui ne sont pas tués en chemin par les gendarmes ou des populations hostiles, encouragées à piller leurs maigres biens, ou qui ne meurent pas d’épuisement ou de faim, sont regroupés dans des camps de concentration dans la région d’Alep, avant d’être repoussés vers le désert où une mort certaine les attend. Compte tenu des survivants en exil, des convertis de force et des rescapés, l’estimation du nombre total de morts oscille entre 0,5 et 1,5 million (0,8 million selon le ministre de l’Intérieur de l’immédiat après-guerre), sur une population totale de quelque 2,1 millions d’individus.

La rationalité du génocide

Du point de vue de l’Etat ottoman, le génocide arménien répond donc à une volonté désespérée de sauver par tous les moyens une entité politique « turque » face aux plans de partition de l’Empire, que la Russie et les puissances occidentales envisagent de plus en plus ouvertement. Après les indépendances nationales grecque (1830), bulgare, serbe, monténégrine, roumaine (1878) et albanaise (1912), ce sont les territoires arabes qui menacent de faire sécession, sans doute sous la tutelle coloniale européenne. Quelques années plus tard, au lendemain de la révolution d’Octobre, les puissances victorieuses vont même tenter de se partager territoires et zones d’influence en Anatolie, appuyant subsidiairement une Arménie, voire un Kurdistan, partiellement indépendants. Dans une telle hypothèse, l’Empire pourrait se voir réduit à un Etat croupion turc, au centre-nord de l’Anatolie.

Confronté à ces périls, le CUP envisage la possibilité d’une expansion compensatoire vers l’Est, nourrie par un projet panturc ou panislamique, en direction du Caucase, de l’Azerbaïdjan, du nord de l’Iran et de l’Irak. Et c’est avec cet espoir, qu’il décide d’entrer en guerre, en septembre 1914, aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Ce projet sera cependant rapidement frustré par les défaites de l’armée ottomane contre la Russie, dès le début de la Première guerre mondiale. C’est alors, dans ces conditions particulières, qu’une bataille à mort s’engage pour le contrôle de l’Anatolie orientale, que le gouvernement d’Istanbul va mener notamment en déportant les populations arméniennes chrétiennes, au profit de grands propriétaires et de colons musulmans. Dès le printemps 1915, comme nous l’avons vu, cette politique sera généralisée à toute l’Anatolie, débouchant sur un véritable génocide.

Les raisons d’une amnésie

En 1918, l’Empire a perdu 85 % de sa population et 75 % de son territoire de 1878. Le nouveau gouvernement ottoman, dominé désormais par des éléments hostiles au CUP, compte cependant éviter la partition des territoires encore sous son contrôle en acceptant de poursuivre, de juger et de condamner les responsables du génocide arménien. Dès juin 1919, après l’occupation d’Istanbul par les Français, les Anglais et les Italiens, puis celle d’Izmir par les Grecs, Mustafa Kemal regroupe les forces nationalistes au centre de l’Anatolie, rassemblant autour de lui une bonne partie des militants jeunes-turcs, après la dissolution de leur parti en 1918. Il établit ainsi un second pouvoir à Ankara, qui ne se distancie pas immédiatement des poursuites judiciaires engagées par Istanbul contre les dirigeants du CUP, ordonnateurs directs du génocide.

Ensemble, pendant une brève période, Istanbul et Ankara acceptent donc de poursuivre les chefs unionistes et les responsables gouvernementaux, pour autant que seuls les personnes directement impliquées dans la planification et l’exécution des massacres soient jugés (la grande majorité des militants du CUP ne sont donc pas concernés), qu’ils aient à répondre devant une juridiction nationale, et que l’intégrité territoriale de l’Anatolie ne soit pas remise en cause. Mustafa Kemal va alors jusqu’à reconnaître le chiffre, articulé par Istanbul, de 800 000 Arméniens tués, attribuant toutefois cet anéantissement de masse à des cercles gouvernementaux très restreints.

Dans ce contexte, la priorité donnée par les puissances européennes victorieuses aux objectifs coloniaux du Traité de Sèvres (août 1920), qui prévoit la partition de l’Empire Ottoman (y compris de l’Anatolie), justifie aux yeux de larges secteurs populaires la phase offensive de la guerre d’indépendance turque, conduite par Mustafa Kemal contre les forces grecques, dès le début de l’année 1921, avec le soutien de la jeune Union soviétique. Ceci d’autant plus, que les principaux leaders européens justifient le partage de l’Anatolie par une volonté de « punir » les Turcs. Entre-temps, la résistance d’Ankara s’est aussi radicalisée politiquement, déclarant ouvertement son adhésion à un projet républicain. Ceci va l’amener à promouvoir par le haut, de façon accélérée, sous le feu de l’ennemi, les bases d’un nationalisme turc, jusqu’ici balbutiant, qui fait certes référence à des appartenances plus vastes – l’islam, l’ottomanisme, le panturkisme –, mais se définit désormais par rapport à un territoire arbitrairement délimité par les circonstances, l’Anatolie, qui va devenir la Turquie.

C’est dans ces conditions particulières que le kémalisme va abandonner très vite ses déclarations initiales en faveur du jugement des responsables du génocide ou des droits des minorités chrétiennes. La victoire finale de ses troupes, à l’automne 1922, ouvre au contraire la voie à une attitude négationniste durable du nouvel Etat par rapport à la destruction des Arméniens d’Anatolie. En effet, la république se définit dès lors comme un Etat homogène sur les plans religieux, national et social. Elle est l’expression de la seule nation turque, en réalité majoritaire (les Kurdes sont présentés comme les « Turcs des montagnes »), « représentée » par son parti unique. Ses ressortissants appartiennent à la seule religion musulmane, même si les manifestations sociales de celle-ci sont désormais strictement codifiées par le pouvoir. Enfin, ses citoyens ne connaissent aucune division de classe, ce qui permet à sa nouvelle bourgeoisie d’Etat, épaulée par l’armée, d’interdire la formation de syndicats et de partis ouvriers indépendants.

Reconnaître le génocide arménien : un enjeu actuel

Comme l’a montré le politologue Benedict Anderson, les nations sont toujours des « communautés imaginées ». Celle des Turcs anatoliens l’a été en temps de guerre, dans le cadre de l’effondrement d’un vieil empire multinational, sous la menace d’un projet de partition colonial particulièrement cynique, prétendument justifié, du moins en partie, par la « réparation » du génocide arménien. Depuis les années 1990, avec l’implosion de l’URSS, et plus récemment, avec l’effondrement des Etats syrien et irakien voisins, la Turquie se confronte à une sérieuse crise d’identité. C’est pourquoi, la reconnaissance du génocide arménien, comme celle des droits nationaux du peuple kurde, sont d’une importance cruciale pour permettre à la société de ce pays de développer un ordre démocratique fondé sur l’exercice des droits populaires, permettant par là aussi l’expression des revendications et des aspirations de classe des travailleurs.

Pour les gauches internationales, l’exigence de la reconnaissance du génocide arménien est inséparable de la défense intransigeante des libertés démocratiques en Turquie, face à un Etat toujours tenté par des méthodes autoritaires. Elle suppose en même temps le soutien inconditionnel des droits nationaux du peuple kurde, comme des droits politiques et syndicaux des masses laborieuses de l’ensemble du pays. De telles exigences devraient aussi aller de pair avec la dénonciation des visées impérialistes des vainqueurs de la Première guerre mondiale, qui portent une responsabilité indirecte dans la commission du génocide arménien. En même temps, le règlement socialiste de « la question d’Orient » (nom donné par les chancelleries occidentales du 19e siècle à leurs rivalités coloniales) est aujourd’hui inconcevable sans le triomphe des aspirations démocratiques et sociales des peuples de l’ancien Empire ottoman, de la Syrie à la Palestine, du Bahreïn au Yémen, de l’Egypte à la Tunisie.

C’est pour cela que les gauches et les mouvements populaires internationaux doivent soutenir sans réserve les mobilisations révolutionnaires des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui ne disposent d’aucun autre allié face aux forces de la contre-révolution : les impérialismes US, européens et russe, les Etats iranien et turc, L’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies, l’islam politique réactionnaire et le jihadisme meurtrier. Pour cela, il leur faut abandonner une lecture des conflits réduite à la confrontation d’Etats et de camps pour partir avant tout des contradictions sociales fondamentales qui les alimentent, et des forces populaires qui, en combattant les différentes formes d’oppression, œuvrent véritablement à leur émancipation. Comme le disait Rosa Luxemburg, en octobre 1896, dans un article en défense d’un point de vue socialiste indépendant sur les luttes nationales en Turquie :

« Ce n’est pas un hasard si, dans les questions abordées ici, des considérations pratiques ont conduit aux mêmes conclusions que nos principes généraux. Car les objectifs et les principes de la social-démocratie dérivent du véritable développement social et se fondent sur lui ; ainsi, dans les processus historiques, il doit, dans une large mesure, apparaître que les événements apportent finalement de l’eau au moulin social-démocrate et que nous pouvons nous occuper de nos intérêts immédiats du mieux possible, tout en conservant une position de principe. Un regard plus approfondi sur les événements, rend donc toujours superflu à nos yeux le fait que des diplomates interviennent dans les causes des grands mouvements populaires et de chercher les moyens de combattre ces mêmes diplomates par d’autres diplomates. Ce qui n’est qu’une politique de café du commerce.1 »

L’original de cet article a été publié en espagnol sur le site vientosur.info

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[NPA Evreux] Tract d'Avril 2015: "Arrêter l'EPR et sortir du nucléaire!""

26 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Dangereux et inutile, l'EPR en construction sur le site de Flamanville doit être abandonné immédiatement. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de révéler de graves anomalies dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle et du fond de la cuve de ce réacteur nucléaire. Cette anomalie est qualifiée de «sérieuse, voire très sérieuse» et met en cause la fiabilité de ce «composant crucial».
Le chantier a déjà accumulé un retard énorme, sa mise en service était prévue en 2012, elle a été repoussée en 2017, date désormais intenable. Dans le même temps, les coûts ont explosé, passant de 3,3 à 8,5 milliards d’euros, montant qui serait évidemment dépassé.
Il est plus que temps d'imposer l'arrêt de la construction de ce nouveau type de réacteur chargé de remplacer les 58 réacteurs vieillissants des 19 centrales nucléaires françaises. D'autant que dans un rapport caché et rendu public par Médiapart, l'ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) démontre la possibilité de passer à 100 % d’électricité d'origine renouvelable en 2050.
Cette démonstration coupe l'herbe sous les pieds du lobby nucléaire qui souhaitait profiter de la conférence sur le climat pour vanter le nucléaire comme moyen de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et comme solution au réchauffement climatique.
Sortir du nucléaire, sortir des énergies fossiles (charbon, pétrole), privilégier la sobriété et l'efficacité énergétiques et passer aux renouvelables est techniquement et socialement possible. Aux mobilisations de l'imposer, le NPA en sera pleinement partie prenante.

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[NPA Evreux] Tract d'Avril 2015: "la fermeture des frontières tue!"

26 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #Antiracisme

Dimanche 19 avril, 700 personnes ont péri en essayant de traverser la Méditerranée. La semaine précédente, le 12 avril, ils étaient 400. Depuis des centaines d'autres sont en danger. Selon un rapport du Haut Comité des Réfugiés (HCR) plus de 207 000 migrants, dont une part importante de mineurs seuls, ont tenté la traversée de la Méditerranée en 2014. 3 419 d'entre eux y ont perdu la vie soit 5 fois plus qu'en 2013. Cette hécatombe n’est en rien une fatalité. La politique criminelle de l’Union européenne, l'explosion du nombre de candidats à la traversée résulte de la misère et de la guerre dans les régionsde départ, au Moyen-Orient en Afrique subsaharienne de l'Est ou en Afghanistan.
Elle s'explique aussi par l'infamie de la politique européenne. Les États européens prétendent agir pour réduire les naufrages et sauver des vies, mais ne font que verrouiller l’accès à leur territoire. La fin de l’opération « Mare Nostrum », programme de sauvetage italien depuis le naufrage de Lampedusa, et son remplacement par une patrouille européenne qui n’a pas pour mission première de sauver mais de surveiller (l'opération « Triton » placée sous l'égide de l'agence européenne FRONTEX), réduit encore un peu plus la politique européenne à une simple surveillance passive, donc complice. Un laisser-faire criminel.
Rien ne pourra empêcher des dizaines de milliers d’êtres humains de fuir les souffrances de la misère et de la guerre dont les grandes puissances portent une lourde responsabilité. Face au désespoir, rien n'est dissuasif.

Liberté de circulation pour toutes et tous

Les gouvernants européens, Hollande en tête, dénoncent les passeurs qualifiés de "terroristes". Mais les migrantEs ne recourraient pas aux services des passeurs au péril de leur vie s’ils pouvaient voyager de façon régulière si les visas ne leur étaient pas refusés, s'ils pouvaient circuler librement.
C'est toute la politique de non-asile qui doit changer radicalement en donnant l'absolue priorité à la protection, à la sécurité, à la santé des migrantEs. Ce qui suppose d'en finir avec Frontex et d'assurer le droit d’asile à celles et ceux qui fuient les guerres, la misère, la répression, les catastrophes climatiques... Pour le directeur de Frontex « Il faut envoyer un signal à ceux qui ne sont pas des demandeurs d’asile et qui sont des migrants en situation irrégulière. »
C'est donc bien avec cette politique qu'il faut en finir. Ils l'appellent immigration « choisie », elle est choisie en fonction des intérêts du patronat pour lui fournir un prolétariat au rabais. Le racisme ne servant qu'à légitimer la surexploitation et les discriminations.
La liberté de circulation et d’installation, l'égalité des droits pour toutes et tous dans les différents
pays de l’UE c'est le combat que doivent mener ensemble celles et ceux qui sont indignéEs par les drames de la Méditerranée, en rupture avec la logique capitaliste qui met les peuples et les
travailleurs en concurrence les uns et les autres pour accroître les profits.

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