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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Selma. 50 ans plus tard, la lutte pour les droits des noirs se poursuit aux USA (http://www.solidarites.ch)

31 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #Antiracisme

A la fin de décembre, alors que culminaient les manifs sous le mot d’ordre Black Lives Matter protestant contre les assassinats de Michael Brown à Ferguson au Missouri et d’Eric Garner à New York, le film Selma était projeté dans les cinémas à travers tout le pays.

Célébrant le 50e anniversaire de la marche de Selma à Montgomery en Alabama, le film évoque le mouvement pour les droits civiques des Afroaméricains au sommet de sa puissance, alors qu’il était en train de faire pression sur le Congrès pour lui faire adopter le Voting Rights Act de 1965. Or, dans les rues des USA, un demi-siècle plus tard, il est clair que les Noir·e·s des Etats-Unis continuent à devoir se battre contre les discriminations, mais peut-être plus que jamais face à la brutalité et au racisme policiers.

Selma, dirigé par l’Afroaméricaine Ava DuVernay qui en a écrit le scénario avec Paul Webb, David Oyewolo jouant le premier rôle de Martin Luther King, examine les relations difficiles entre le Révérend King, à la tête de la SCLC (Southern Christian Leadership Conference) et dirigeant du mouvement pour les droits civiques et le Président démocrate Johnson. Dans une scène dramatique, Johnson veut obtenir que King ralentisse le mouvement, mais celui-ci résiste, la marche va de l’avant. Johnson voit alors Edgar Hoover, chef du FBI. Ils s’entendent sur l’envoi d’enregistrements de rapports sexuels de King avec une maîtresse, à l’épouse de celui-ci. Mais, faisant la paix avec sa femme, King poursuit son action.

Une violence raciste impuissante face au mouvement de masse

King a choisi de soutenir la marche de Selma à Montgomery, afin de dramatiser la revendication du droit de vote pour les Afro­américain·e·s, sachant que le gouverneur de l’Alabama Wallace ferait tout pour l’arrêter et que la violence en découlant attirerait sympathies et soutiens de nombreuses personnes au Nord. Selma comprenait en fait trois marches. Quand le 7 mars, le Dimanche sanglant, 600 manifestant·e·s atteignent le pont Edmond Pettus, des gendarmes de l’Etat et des miliciens du comté attaquent violemment les marcheurs au lacrymogène et au gourdin. La police laissera une femme, Amelia Boynton, couchée sans connaissance sur le pont. Son image, publiée et retransmise par TV aux quatre coins du monde a un impact puissant. King conduit la deuxième marche du 9 mars, mais malgré que la police ait dégagé la route, King renonce à continuer la marche. Cette nuit-là, des racistes battent à mort un pasteur blanc, James Reeb.

Sous la pression de ces évènements, le 15 mars, le Président Johnson demande au Congrès de voter la Voting Rights Bill. Le gouverneur Wallace refusant de protéger les marcheurs, Johnson envoie alors 2000 soldats et place 1900 membres de la garde nationale de l’Etat d’Alabama sous les ordres d’officiers fédéraux. Avec cette protection, King mène plusieurs centaines de ma­ni­festant·e·s de Selma à Montgomery, capitale de l’Etat, où ils sont accueillis par une foule de 25 000 supporters des droits civiques des Afroaméricains. Le Congrès votera la loi peu après.

Remettre les Noirs au centre de leur propre histoire

Le film de DuVernay a pris deux héros étasunien : Martin Luther King, un héros pour les Afro­américains, et Lyndon Johnson, un héros pour les progressistes du parti démocrate, et les a présentés tous les deux comme des gens réels, qui ont pu se comporter « héroïquement », mais seulement grâce au mouvement des Noirs. King est montré comme un dirigeant, avec ses doutes et ses moments de faiblesse, qui s’appuie sur l’équipe dirigeante du SCLC, Ralph Abernathy, James Bevel, Diane Nash, James Orange, Hosea Williams, Andrew Young, ainsi que sur les tra­vail­leurs·euses noirs qui forment le mouvement et lui donnent tant sa force numérique que son esprit. Le film montre aussi les tensions et la lutte entre le SCLC de King et les jeunes plus radicaux du SNCC(Student Non-Violent Coordinating Committee) tels que James Forman et John Lewis. Johnson, sous pression du mouvement dirigé par King, se voit forcé contre son gré de faire passer le Voting Rights Act.

Le but de DuVernay était de faire un film qui remette le peuple noir au centre de sa propre histoire, plutôt que de refaire un film où c’est une personnalité blanche qui se trouve au centre de l’histoire du mouvement de lutte des Afro­américains. Ce faisant, elle transforme King. Dans ce film il n’est pas le prêcheur héroïque remis en scène par des milliers d’écoliers chaque janvier pour la journée Martin Luther King à travers la récitation de son discours I Have a Dream, mais plutôt le stratège d’un mouvement en lutte, travaillant à forcer le Congrès à modifier des lois pouvant changer les vies de millions de personnes.

La marche du mouvement continue…

Ironiquement, le Martin Luther King Estate, qui possède le copyright de tous les discours de King, a refusé qu’elle les emploie dans le film, alors qu’il en avait autorisé l’usage pour des pubs d’Apple, Chevrolet et Mercedes. DuVernay et Webb ont donc écrit des discours dans le style de King et Oyelowo les a prononcé, non dans le style grandiose qui nous est familier par les retransmissions annuelles du discours I have a dream de 1963, mais dans le style persuasif et terre à terre d’un leader en dialogue avec des dirigeants locaux et la base de son mouvement. Nominé pour l’Oscar du meilleur film, Selma a remporté celui de la meilleure chanson originale.

Quand le film se termine avec Glory chanté par John Legend et Common, qui inclut une référence à « marcher à travers Ferguson les mains en l’air », il est clair que Selma représente un trait d’union entre la lutte historique pour les droits des Noirs et la lutte dans la rue aujourd’hui, et peu de publics sont restés insensibles à ce message.

Source : solidaritéS

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Lettre ouverte aux auditeurs de Radio France : «Cette grève est pour vous» (Libé, 25.03.15)

30 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #RESISTANCE

Depuis huit jours [10 désormais, ndlr] les antennes de Radio France sont paralysées par une grève illimitée d’une partie du personnel, lancée à l’appel de cinq syndicats qui dénoncent les mesures d’économies annoncées par le PDG, Mathieu Gallet. Mardi, ce dernier a dit envisager un plan de départs volontaires qui pourrait concerner 200 à 300 salariés. Dans la journée, des producteurs de France Inter, France Culture et France Musique se sont retrouvés pour rédiger, en soutien au mouvement de grève, une «lettre ouverte aux auditeurs», afin de les «informer des risques qui pèsent sur la radio publique française».«C’est la première fois depuis au moins quinze ans qu’il y a une initiative commune entre des producteurs de différentes antennes autour de la même question», explique Aude Lavigne, productrice à France Culture. Les signataires espèrent désormais que les producteurs des autres antennes se joindront à leur démarche. Voilà leur texte. 

Cette grève est pour vous

«Lettre ouverte aux auditeurs de Radio France,

«Nous sommes les voix qui, chaque jour, s’adressent à vos oreilles. A travers nos émissions, nos interviews, chroniques, reportages, documentaires, nous tentons au mieux de faire vivre les missions de la radio publique : "informer, éduquer, divertir". Nous, équipes de production des émissions de Radio France (animateurs, reporters, collaborateurs, chroniqueurs…) partageons les inquiétudes de l’ensemble des personnels de Radio France mobilisés depuis le 19 mars.

«Ce mouvement de grève a pour objet de défendre les radios de service public, et non des intérêts particuliers ou corporatistes. L’engagement budgétaire non tenu par l’Etat entraîne aujourd’hui un déficit grave qui menace l’existence de la radio telle que vous l’aimez et que vous la financez à travers la redevance audiovisuelle.

«Nous sommes consternés de voir les travaux de rénovation de la Maison de la radio si mal encadrés et si mal gérés, occasionnant le surcoût exorbitant que vous connaissez. Vos impôts, vos programmes et vos oreilles, doivent-ils payer pour cette incompétence? Le service public n’a ni la vocation, ni la possibilité d’être rentable. Or, cela semble être aujourd’hui la logique insidieuse de la présidence de Radio France et, au-delà, celle de sa tutelle, le ministère de la Culture.

Conscients du contexte de crise économique et des efforts nécessaires, nous soulignons que de lourds sacrifices ont déjà été réalisés (en témoigne la baisse de 87,5 millions d’euros du budget entre 2010 et 2014).Une idée fausse voudrait que Radio France soit un lieu de gabegie, de privilèges et d’intérêts corporatistes. Savez-vous pourtant que la majorité des voix que vous entendez quotidiennement travaille dans le cadre de contrats saisonniers et précaires?

Comment continuer à produire de la radio de qualité quand les moyens matériels (studios, salles de montage, camions-régie…) sont constamment rognés? Comment faire entendre les réalités d’un pays quand la plupart des émissions ne peuvent plus, faute de budget, envoyer de reporters au-delà du périphérique parisien?

Comment conserver notre indépendance –celle à laquelle vous avez droit– quand se multiplient sur les antennes des partenariats ou des publicités plus ou moins déguisées? Si l’on suit la logique actuelle, la radio de demain ce sera: moins de reportages, moins de documentaires, moins de débats vraiment critiques, moins de concerts… Bref, une radio standardisée, calquée sur l’actualité ou sur les goûts majoritaires, une radio au rabais.

Nous aimons passionnément nos métiers et, au nom de la confiance que vous nous témoignez, nous nous efforçons de travailler avec le plus de sérieux et d’esprit de responsabilité. Toutefois, dans ce climat de travail en constante détérioration, nous estimons de notre devoir de vous informer des risques qui pèsent sur la radio publique française.»

Les sociétés de producteurs de France Culture, France Inter et France Musiques
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Sanofi Elbeuf (76) : dans les pas de ceux de Sisteron (L'Anticapitaliste, 26.03.15)

30 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Les salariéEs postés du site de Sanofi-Elbeuf sont en grève depuis deux semaines, à raison de 4 heures de grève par quart/journée.

Pour la seconde année consécutive, il n’y a pas d’augmentations générales dans le groupe. Nous sommes mobilisés autour de trois revendications. Tout d’abord la suppression des « remontes », c’est-à-dire l’obligation pour un salariéE posté de venir travailler plusieurs fois par an sur son temps de repos (4 jours par cycle). Dans ces cas-là, le repos n’en est pas vraiment un, et les conditions de récupération sont considérablement dégradées.
Notre deuxième revendication concerne l’embauche des salariéEs précaires sur un site qui tourne avec une centaine de précaires (intérimaires et CDD). Plus de 60 travaillent pour un « accroissement d’activité », qui n’a rien de temporaire puisqu’il correspond à une augmentation d’activité pérenne sur le site (nouvelle fabrication). La direction les titularise au compte-goutte. Cette année, ce sont 50 contrats qui arrivent à terme et qui ne pourront légalement pas être prolongés. Mais la direction refuse de titulariser massivement ces postes pourtant pérennes avec des salariés formés.
Enfin nous demandons la négociation d’un accord de site sur les classifications qui déboucherait sur un système de révision par le haut, ce qui se traduira pour touTEs (postés et personnel de journée) par une augmentation de la rémunération.

Élargir la grève
Depuis deux semaines la situation est bloquée avec une direction intransigeante qui campe sur ses positions : c’est non à tout ! Elle n’hésite pas à communiquer à tout va avec des « notes au personnel » qui sont de véritables tracts à charge contre les grévistes. Ces tracts s’adressent en réalité aux non-grévistes pour les monter contre les grévistes, avec l’argument habituel sur la grève irresponsable qui met le site en danger.
La présence en production de nombreux précaires qui ne peuvent pas faire grève pénalise notre mouvement, d’autant plus que la direction abuse du service minimum de sécurité pour faire tourner quand même les productions. Cela en dépit, à ce jour, de nos interventions auprès de l’inspection du travail.
Malgré le fait que la CFDT ne soit pas dans la lutte, la grève, soutenue par la CGT et SUD, est bien suivie en fabrication postée mais reste minoritaire (environ 60 grévistes sur 400, précaires compris). On sait par expérience pour s’y être plusieurs fois cassé les dents qu’une revendication frontale d’augmentation pour tous avec talon est vouée à l’échec si elle n’est pas défendue à l’échelle du groupe. Mais les coordinateurs syndicaux centraux préfèrent évidemment faire avancer le « dialogue social » plutôt que d’organiser une riposte au niveau national.
Jean-Louis Peyren de la CGT Sanofi Sisteron est venu nous soutenir, fort du succès de leur mobilisation qui leur a permis de décrocher une prime de 80 euros net par mois pour les postéEs suite à une grève de cinq semaines (voir interview dans l’Anticapitaliste n°279). La mobilisation se poursuit aussi à Ambarès, en attendant l’entrée dans la lutte des sites d’Aramon et de Vertolaye…

Correspondant

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Réforme du collège : moins d’enseignements, plus de n’importe-quoi ! (l'Anticapitaliste, 28.03.15)

27 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Education

Najat Vallaud-Belkacem vient d’annoncer sa future réforme du collège. Son objectif : faire baisser les heures de cours qui sont dispensées aux élèves au cours d’une semaine. Un rude coup porté, à travers cette baisse de moyens, dans des collèges déjà lourdement touchés par les suppressions de postes d’enseignantEs de ces dernières années.

Les heures hebdomadaires d’enseignement reçues par les élèves seraient en diminution, mais elles seraient globalisées sur plusieurs disciplines. Cela revient à mettre en concurrence les enseignants d’un même établissement pour le « partage du gâteau ».
La diminution des enseignements dispensés et des horaires disciplinaires sera soi-disant compensée par la création de modules d’enseignements pluri-disciplinaires en groupes d’élèves à effectif réduit. Cela rappelle les « itinéraires de découverte » mis en place par le gouvernement Jospin, disparus des emplois du temps des élèves de presque tous les collèges sans que soient restituées les heures d’enseignement sur lesquelles la création de ceux-ci avaient été prises...
La stratégie politique est implacable : prendre des heures de cours pour faire du saupoudrage, supprimer ces modules sans restituer les heures de cours. Il s’agit de ponctionner des moyens en douceur... À travers la création de ces modules, ce seront 20 % des contenus enseignés qui seront définis localement : un pas de plus contre le principe d’égalité porté théoriquement par des programmes d’enseignement nationaux.

Une réforme héritière des réformes de droite
Cette réforme prend modèle sur les heures de classe perdues ces dernières années par les élèves dans le premier degré avec la réforme Darcos (suppression du samedi matin). Elle prend également modèle sur la réforme Chatel du lycée, avec laquelle les lycéens ont perdu des heures de cours. On franchit aujourd’hui une étape supplémentaire dans la destruction de l’école publique : moins d’enseignements, plus de dérèglementation…
Une résistance unitaire est urgente et nécessaire et les syndicats sont attendus au tournant. Il est plus que temps de durcir le ton, mais les abstentions successives de la FSU dans les instances ministérielles ne vont pas dans ce sens. Le SNES-FSU titre dans sa presse : « une jeune ministre pour de vieilles idées » : espérons que ce titre offensif se traduise par un branle-bas de combat pour mettre les enseignantEs en grève et dans la rue le 9 avril.

Camille Sediart

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Pas de nouveau péage à Criquebeuf! Suppression du péage d'Incarville!

27 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #NPA 27, #Comité NPA Seine-Eure, #Maintenant ça suffit

Pas de nouveau péage à Criquebeuf! Suppression du péage d'Incarville!

Jeudi 26 mars 2015 : à l'initiative du collectif lovérien "Maintenant ça suffit !", 80 personnes se sont retrouvées au péage d'Incarville. Les barrières ont été levées pendant une heure pour réclamer sa suppression et refuser la création d'un nouveau péage à Criquebeuf sur Seine. En effet, toujours plus d'automobilistes s'accumulent du matin jusqu'au soir à la sortie de Criquebeuf pour éviter le péage d'Incarville. Cette situation dangereuse ne peut cesser que par la suppression pure et simple du péage d'Incarville et le refus d'une nouvelle barrière à Criquebeuf. Parmi les participants à cette action, on reconnaissait des élus du PCF (Gaëtan et Arnaud Levitre) et d'EELV (Maryannick Deshayes) et Jérôme Bourlet, élus régional EELV.  des militants du NPA, et des citoyens non encartés. La surprise est venue de la présence de Guy Auzoux et de Madame Blandin, maire d'Igoville, qui jusque là n'avaient jamais pris position publiquement contre le péage d'Incarville. On verra s'ils continuent le combat au-delà des élections départementales. Pour la suppression du péage d'Incarville et contre un nouveau à Criquebeuf, le combat continue !

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Le gouvernement est sanctionné, UMP et Front National en profitent… Dès le 9 avril, notre riposte est dans la rue !

25 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Antiracisme, #EDITOS

Au soir du 1er tour des départementales, Valls se félicite en fumant le cigare que le FN ne soit plus le premier parti (comme cela était le cas aux élections européennes), mais seulement le deuxième, et on utilise la méthode Coué pour démontrer que le PS résiste bien. Bref, tout est fait pour relativiser la raclée électorale monumentale du PS et la rupture entre la majorité de la population et les partis institutionnels qui se manifeste par une abstention de près de 50% et bien plus dans les quartiers populaires.

Raclée du PS...

Les résultats du premier tour de ces élections départementales sont pour le PS très mauvais, n'arrivant qu'en troisième position : ses candidats ont été éliminés dans plus de 500 cantons dès le 1er tour, et il risque au soir du second tour de perdre entre 30 et 40 départements. Face à cet échec, les différents ténors du PS, « frondeurs » ou non, ont tous la même explication : c'est la faute à « la division de la gauche ». Non, quoiqu’on pense des petits calculs des uns et cette nouvelle raclée électorale est due à la politique soumise au Medef que Hollande mène depuis trois ans. C’est cette politique qui consiste à favoriser les intérêts du Medef, détruit les droits sociaux, amplifie le chômage et la précarité qui a été sanctionnée.

Un paysage bleu horizon... qui tourne au bleu marine

L'UMP et ses alliés centristes sont en tête dans plus de 40 % des cantons et ont remporté 110 cantons dès le premier tour : ils redeviennent ainsi la principale force d'opposition au PS. Cette victoire électorale de l'UMP est une véritable consécration pour Sarkozy, de nouveau remis sérieusement en selle pour 2017, avec un discours très ancré à droite et reprenant même des pans entiers du discours du FN. L'extrême droite arrive bien en seconde position... ce qui permet ainsi à tous de minimiser son inquiétante percée. Pourtant, son résultat, avec la présence de ses 8000 candidatEs, confirme un ancrage sur tout le territoire, et des perspectives possibles de développement militant dans bien des endroits où elle était jusque-là inexistante. Au soir du premier tour, le FN est en tête dans 343 cantons, obtenant déjà 8 éluEs.

Se mobiliser, regrouper

Face à cela, la seule réponse du gouvernement et de la gauche institutionnelle pour battre le FN est le « front républicain », c'est-à-dire de voter UMP quand celle-ci est face au FN. Un piège. Mais face à la possible élection de membres du FN dans les conseils départementaux, il faut battre l’extrême droite dans les urnes quand un candidat de gauche lui est opposé. Au-delà, pour s’opposer réellement au retour de l’UMP comme à la montée de l’extrême droite, il est indispensable de combattre la politique du gouvernement PS-Medef qui leur ouvre la voie. Les salariéEs et leurs organisations doivent retrouver le chemin des mobilisations. La journée de grève et de manifestation du 9 avril sera une étape importante dans le bras de fer avec ce gouvernement, en particulier pour défaire la loi Macron. L’enjeu dans les semaines, les mois qui viennent, est de regrouper une opposition populaire unifiant tous les combats contre l’austérité, le chômage et le racisme. Il y a urgence.

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Prendre le mal à la racine

24 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure, #COMMUNIQUES, #NPA 27

Le coup de tonnerre annoncé par les sondages s'est produit : sur fond d’abstention, le PS et ceux qui ne se démarquent pas de lui payent la facture des cadeaux de Macron-Valls au Medef et aux plus riches. Du coup, la droite se refait une santé, et le FN s’enracine. A Louviers, à Gaillon, à Val de Reuil, à Pont de l’Arche aussi, il est même au second tour.

Les électeurs qui ont voté FN dimanche doivent bien mesurer que ce parti tape sur celles et ceux qui sont issus de l’immigration, surtout s’ils sont musulmans, mais qu’il est toujours absent quand il s’agit de s’opposer aux possédants et aux dominants. Ce parti « national » est aussi le seul qui ose se faire financer par un prêt de Poutine ! Pour autant, nous refusons d’aller au bal des hypocrites du « Front républicain », car la droite et le PS alimentent le FN par leurs déclarations. Rappelons-nous les "pains au chocolat" de Coppé et "les Roms n'ont pas vocation à s'intégrer" de Valls. Voter UMP-UDI ou PS face au FN, c’est voter pour les partis qui sont responsables de la montée du FN. Mais là où Gaëtan Levitre (PCF) et Marryannick Deshayes (EELV) font face au FN, votez pour eux !

A celles et ceux qui veulent se battre pour un monde de solidarité et d’égalité, nous donnons rendez-vous dans les actions, comme ce jeudi à 17h15 contre le péage d’Incarville et le 9 avril contre la loi Macron.

NPA Seine-Eure

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Tunisie, un attentat contre les forces vives de la première révolution du monde arabe

21 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

Tunisie, un attentat contre les forces vives de la première révolution du monde arabe

Le NPA exprime toute son horreur face à l'attentat qui a causé plusieurs dizaines de morts et de blessés en Tunisie. Les responsables de cet acte odieux ont voulu semer la peur contre la population, les travailleurs et aussi affirmer, malgré les revers qu'ils ont subis ces derniers temps, que leur volonté d'instaurer un État islamiste, comme dans d'autres pays de la région, demeurait intacte. En s'attaquant à des touristes étrangers, ils ont voulu simultanément porter un coup durable à l’économie tunisienne qui tire une part importante de ses ressources du tourisme et affirmer leur mépris de la culture et de la liberté. Ils espèrent que le développement d'un chaos, à la fois économique et sécuritaire, facilitera la réalisation de leur projet. Cet attentat va inévitablement renforcer « au nom de l'union nationale » les mesures répressives à l'égard de toutes celles et ceux qui revendiquent et qui luttent pour leurs droits dans ce pays, en premier lieu les militantEs des organisations ouvrières. Le pouvoir qui a dirigé la Tunisie en 2012 et 2013 porte une lourde responsabilité politique et morale. Il a en effet protégé et laissé prospérer les milices islamistes pendant de longs mois et a entravé les poursuites à leur égard. Aujourd'hui le gouvernement, au service des classes dominantes dirigé par Essebi et auquel participent des membres d'Ennahdha, ne peut être en rien un rempart contre la montée en puissance des groupes armés se réclamant de l'Islam politique. Pour faire face à la menace djihadiste, la population tunisienne ne peut compter que sur l'importance de ses mobilisations, sur ses propres luttes pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique. Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations doivent se faire les porte-paroles des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et la politique répressive et sécuritaire du gouvernement.

Montreuil, le 19 mars 2015

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LA MANIF DES MEDECINS LIBERAUX N’ÉTAIT PAS LA NÔTRE

21 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

LA MANIF DES MEDECINS LIBERAUX  N’ÉTAIT PAS LA NÔTRE

le dimanche 15 mars, une manifestation nationale a rassemblé des milliers de médecins
libéraux, d’étudiants en médecine, de chirurgiens-dentistes et de patrons de cliniques privées. Ils
exigeaient le retrait du projet de loi de santé présenté par Marisol Touraine. Ils refusent l’extension du « tiers-payant », qui permettrait pourtant aux malades de ne plus avancer l’argent de leur
consultation, comme c'est déjà le cas par exemple pour les soins infirmiers, sans que ça pose de réels problèmes. En fait, derrière ce prétexte, ils défendent surtout la médecine « privée » libérale ou commerciale. On comprend
mieux le soutien de Sarkozy à cette manifestation, lui qui reste plus que jamais l’ami des riches.
Cette pseudo opposition à la loi Touraine ne peut qu’aider le gouvernement, en dissimulant les
véritables enjeux de cette loi. Oui, le projet de « loi Touraine » doit être combattu et son retrait exigé,
mais pas pour cette mauvaise raison: le vrai problème, c'est qu'il organise la privatisation de
la Sécurité Sociale et accélère la destruction de l’hôpital public.
L’exigence du retrait de la « loi Touraine », c’est dans les cortèges du 9 avril, avec celles et ceux qui
combattent la loi Macron et toute la politique d’austérité du gouvernement, qui défendent la
"Sécu" et l’hôpital public qu’il faudra la porter pour la faire gagner.

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