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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Rassemblement pour les Droits des Femmes

28 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Rassemblement pour les Droits des Femmes

Samedi, 7 Mars, 2015 - 15:00

Rouen, rue Saint Sever

Organisé par le collectif Droits des Femmes de Rouen.

Plus d'infos sur les autres initiatives du mois de mars : http://droitsdesfemmes.rouen.over-blog.com/

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CHEZ SANOFI ET AILLEURS, L’INSOLENCE DES CAPITALISTES NE CRAINT QUE NOTRE COLERE

27 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

CHEZ SANOFI ET AILLEURS, L’INSOLENCE DES CAPITALISTES NE CRAINT QUE NOTRE COLERE

56 milliards d’euros : c’est ce que les actionnaires des boîtes du CAC 40 ont palpé pour 2014. Le record historique ? Pour les seuls dividendes, donnés en cash ou en actions, cela représente une augmentation de 25 % par rapport à 2013.
Alors, pourquoi Sanofi, champion du CAC40, ne se monterait-il pas généreux avec son nouveau patron ? 2 millions d’euros tout de suite (normal, il vient quand même de faire l’effort de quitter le groupe allemand Bayer), et 2 autres début 2016 ! Alors que des salarié-e-s chez Sanofi luttent depuis le 23 février á Ambarès (33) et Sisteron (04) depuis le 1 février pour une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail, et que sur le groupe l'augmentation collective est de 0%,c'est une honte !!
Même le gouvernement Macron-Valls-Hollande à la solde du Medef trouve ça indécent. Vous savez, ces gens qui ont encore l’adjectif « socialiste » dans le nom de leur parti, ces députés qui osent encore se prétendre de gauche (député Loncle en tête des fayots), qui facilitent les licenciements collectifs avec le moins d’indemnités possibles, qui s’apprêtent à casser la juridiction prud’homale et le CHSCT…qui de plus permettent le travail le dimanche une fois par mois, alors qu'ils sont incapables de donner du travail la semaine à 6 millions de chômeurs...
Pour arrêter ça, pour imposer des embauches avec des salaires décents (rien que 4 millions, ça fait combien de CDI à 1500€ net ?), il faudra se retrouver à des millions dans la rue. Ce qui a été possible contre les massacres racistes, on doit pouvoir le faire pour défendre nos intérêts de travailleurs contre les 1% de parasites capitalistes qui nous bouffent la vie.

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Grèce : “le gouvernement veut élargir le consensus dans le pays mais aussi à un niveau international. Cette politique est très dangereuse”

26 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Grèce : “le gouvernement veut élargir le consensus dans le pays mais aussi à un niveau international. Cette politique est très dangereuse”

Notre presse:

Hebdo L'Anticapitaliste - 278 (26/02/2015)

Entretien. Un mois après l’arrivée au pouvoir de Syriza, nous avons interrogé Antonis Davanellos, membre de la direction de DEA, l’une des composantes révolutionnaires de la Plateforme de gauche de Syriza.

Quelle est ton appréciation de l’accord intervenu au sein de l’Eurogroupe ce 20 février ?

Le gouvernement essaye d’éviter que l’économie et les banques grecques ne soient étranglées par les exigences des créditeurs. Tsipras voulait obtenir un délai de 6 mois, il a obtenu un délai de 4 mois. Il demandait que pendant cette période les bailleurs de fonds n’imposent pas de nouvelles mesures, comme ils l’avaient fait avec Samaras : en particulier de nouvelles attaques contre les retraites et une augmentation des taxes sur la consommation contre les classes populaires. Il demandait aussi que la mise sous tutelle de la Grèce par la troïka cesse.

L’accord concédé par l’Eurogroupe donne du temps, 4 mois, mais ce lundi 23 février, le gouvernement doit présenter un programme concret de prétendues réformes que Syriza serait prête à imposer à la population pour respecter ses engagements de payer la dette. C’est la première difficulté, mais en plus l’accord impose un droit de surveillance, non par la troïka mais par les institutions européennes et le FMI.

Il s’agit donc d’un accord très contraignant, et je crois que le gouvernement de Syriza va chercher une façon de se dégager de ces contraintes.

Que penses-tu de l’élection à la présidence de la République de Pavlopoulos, un politicien de droite ?

Face aux grandes difficultés auxquelles sont confrontées l’économie et les banques grecques, en particulier face aux créditeurs, la direction de Syriza croit qu’elle a besoin du plus large consensus. Et pour cela, Tsipras a choisi comme président un politicien de droite. à mon avis, c’est une grave erreur. Jusqu’à maintenant Syriza a réussi à construire un consensus par en bas en gagnant le soutien des travailleurs et des classes populaires.

Le choix de Pavlopoulos est un message politique qui crée des confusions dans les relations entre Syriza et les masses populaires, d’autant qu’il a été élu pour une durée de cinq ans avec 233 voix issues de Nouvelle Démocratie (droite) et de Syriza.

Par ailleurs, nous ne devons pas sous-estimer le fait que la présidence de la République n’est pas une position neutre : elle peut avoir des initiatives politiques et créer des difficultés pour le gouvernement, surtout en situation de crise politique. C’est pourquoi nous nous sommes opposés à cette proposition. Notre camarade députée Gianna Gaitani n’a pas voté pour la candidature défendue par Tsipras, malgré la menace d’exclusion (cf. ci-dessous).

Comment expliques-tu que le gouvernement ne prenne aucune mesure de contrôle sur les banques alors qu’elles font face à d’importants retraits ?

Cette passivité renvoie aux mêmes explications, la recherche du consensus. Le gouvernement a mis à la tête des banques d’anciens sociaux-­démocrates, des libéraux. Il fait ça parce qu’il veut élargir le consensus dans le pays mais aussi à un niveau inter­national. Je crois que cette politique est très dangereuse. Les banques sont entre les mains de sociaux-libéraux qui, dans les années 90, ont participé à leur privatisation. Le gouvernement pense pouvoir ainsi collaborer avec des cadres qui viennent du Pasok et qui, maintenant, cherchent à jouer un rôle important pour exercer leur pression.

Quelles sont aujourd’hui les rapports entre Syriza et les classes populaires, l’état des mobilisations ?

Les membres de Syriza ont été la colonne vertébrale des mobilisations qui ont eu lieu après les élections sur les places de toutes les villes du pays. Ces mobilisations de solidarité avec le gouvernement s’opposent au chantage de la troïka, mais elles visent aussi à pousser le gouvernement dans l’idée du slogan : « pas un pas en arrière ! »

Dans l’année passée, Syriza a été au cœur de toutes les mobilisations et, à travers cette participation, nous avons créé une organisation militante et démocratique que personne ne pourra manipuler, ni tromper facilement, sans réaction.

Propos recueillis par Henri Wilno et Yvan Lemaitre

Déclaration de Gianna Gaitani, députée de Syriza (Thessalonique) à propos de son absence lors du vote pour le président de la République

Je n’ai pas assisté à la réunion de l’Assemblée nationale lors du vote pour l’élection du président de la République. En effet, pour des raisons de conscience et de tradition politique, j’étais incapable de soutenir par un vote la proposition de Syriza, le parti pour lequel j’ai été élue. Je continue de soutenir fermement le projet politique de Syriza, ses engagements et son programme, et le gouvernement de la gauche.

Ce projet politique, je ne crois pas qu’il soit possible de le servir au travers de relations consensuelles avec Nouvelle Démocratie et les dirigeants politiques de la droite.

Je crois toujours que par le fonctionnement collectif de Syriza, à travers l’action de ses membres, et par l’implication du groupe parlementaire, ce projet pourra s’accomplir de manière victorieuse.

Le 18 février 2015.

(traduction A l’Encontre)

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L'accord imposé par Bruxelles maintient la tutelle de la Troïka. Le peuple grec a besoin d'encore plus de solidarité !

23 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

L'accord imposé par Bruxelles maintient la tutelle de la Troïka. Le peuple grec a besoin d'encore plus de solidarité !

Un accord a donc été conclu entre l'Eurogroupe et le gouvernement grec. Il prolonge le « programme d'aide » existant et maintient la tutelle de la Troïka sur la Grèce. Le gouvernement grec renonce à toute mesure unilatérale qui aurait un impact budgétaire négatif. Le mémorandum n'est donc pas mort. En outre, le gouvernement s'engage à rembourser intégralement et dans les délais impartis toute la dette que l’État grec doit à ses créanciers.

Le Troïka a donc réussi à faire céder le gouvernement grec. Cet accord tourne le dos aux aspirations du peuple grec et aux engagements pris par Syriza mais les négociations vont encore durer de longs mois à Bruxelles et rien n'est réglé sur le fond.

Hollande, logiquement, salue un « bon compromis », du point de vue des intérêts de classe qu'il défend : ceux des capitalistes.

Le NPA dénonce l'attitude du gouvernement français qui cherche à maintenir les travailleurs grecs sous tutelle et à leur faire payer une dette dont ils ne sont pas responsables. Nous exigeons l'annulation de toute la dette publique grecque, en premier lieu celle détenue par l’État français.

L'enjeu désormais est de développer la mobilisation maximale, en Grèce, en France, en Europe, pour d'abord desserrer l'étau que la Troïka impose au peuple grec.

La rupture avec l'austérité passe par le refus des diktats de l'UE, la réquisition de la Banque centrale grecque, la nationalisation du secteur bancaire et des entreprises stratégiques, et l'annulation de la dette publique. « Pas un pas en arrière ! » « 100 % contre le mémorandum ! » C'est ce qu'exigent celles et ceux qui manifestent dans les rues d'Athènes, dont nous sommes entièrement solidaires.

Montreuil, le 21 février 2015

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L’eau : à bon compte ?

23 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

L’eau : à bon compte ?

Dans son dernier rapport (1), la Cour des comptes vient d’épingler les agences de l’eau tant pour leur gestion financière que sur la question démocratique. En 2013, elles ont collecté 2,2 milliards d’euros de redevances, et distribué 1,9 milliard d’euros sous forme d’aides.

Une situation dénoncée depuis des années, notamment par les associations environnementales ainsi que par le NPA. Le changement, c’est pour quand ?

Bien universel ou marchandise ?

La France est un pays phare sur la question de la gestion de l’eau : le précieux bien universel y est considéré comme une marchandise, avec ses deux multinationales Veolia et Ondéo (Suez) et son système de délégation de service publique en partenariat public-privé. Un système parfait pour les capitalistes puisque certaines villes françaises, comme Lyon, n’ont jamais eu de gestion publique de l’eau. La gestion territoriale des ressources est faite par les agences de l’eau, le tout faisant école puisque la France importe ce mode de gestion partout dans le monde, assurant la pérennité d’un système et les profits de ces deux multinationales.

Les agences de l’eau, au nombre de six, collectent les fonds, et gèrent subventions, investissements, dépollution, etc. Leur périmètre est déterminé par bassin hydro­graphique, et elles assurent la collecte de leurs propres fonds de fonctionnement sur la facture des usagerEs et en taxant les différentes industries.

Qui décide pour qui ?

Le premier hic, c’est quand on regarde qui est représenté dans ces agences et comment les représentants sont nommés... L’eau devient vite boueuse. Ainsi, les conseils d’administration des agences de l’eau sont composés de trois collèges : usagerEs (40 %), collectivités territoriales (40 %), et l’État (20 %).

Les représentantEs des collectivités territoriales sont les seuls à être « élus », même si cela ressemble bien plus à de la cooptation. Concernant les « usagers », le terme est vicieux. En effet les entreprises représentent le plus gros et les consommateurs-usagers une faible partie... choisie par l’agence elle-même parmi différentes associations. Aucun doute donc que si vous militez pour la municipalisation de l’eau, vous aurez bien du mal à vous y faire nommer... Les entreprises – si possible polluantes – sont toujours plus représentées que les usagers lambda : ainsi 64 % d’entreprises parmi le collège « usagers » de Seine-Normandie par exemple.

Pollueurs décideurs et non payeurs

Le principe pollueurs-payeurs est censé être la politique en matière d’eau depuis le début des années 2000. Le rapport de la Cour des comptes, chiffres à l’appui, prouve qu’il n’en est rien. Pire, ça se dégrade : les pollueurs payent de moins en moins. Surreprésentés dans les conseils d’administration, les lobbys agricoles et industriels ne chôment pas. Les taxes prélevées auprès de ces entreprises sont en très forte diminution alors que les usagers domestiques supportent eux 87 % du financement. Des prélèvements qui ont augmenté pour ces derniers tandis que la facture des industriels s’est, elle, allégée parfois grandement.

Ainsi, entre 2007 et 2012, les taxes prélevées auprès des industriels sont passées de 22 % du montant global à 13 % tandis que la part supportée par les usagers augmentait de 6 points pour le bassin Rhin-Meuse. Tous les bassins ont suivi la même logique : faire payer moins ceux qui pourtant polluent plus, basculant la différence sur le dos des usagers qui subissent par ailleurs les dégâts de cette pollution.

Les cas d’eau...

Non contentes de payer moins, les entreprises s’octroient en plus quelques petits cadeaux. Eurodisney, après avoir profité à son installation des investissements à charge de l’agence pour augmenter les capacités de traitement des eaux usées, décide de construire sa propre station d’épuration. Évidemment, l’agence est aussi là pour lui octroyer aides et prêts (13,5 millions d’euros sans intérêt...). L’usine Rio Tinto à Gardanne a pu bénéficier aussi de gros allègement des taxes, pourtant dues, suite au rejet d’eaux polluées dans la mer. La redevance due par l’entreprise devrait ainsi passer, en 2014, de 13 millions d’euros... à environ 2,5 millions d’euros.

Les exemples publiés dans le rapport ne sont que la partie immergé de l’iceberg, mais les grandes lignes qui s’en dégagent sont bien les mêmes que l’ensemble de la politique menée par le gouvernement : sur le dos des salariéEs, moins de taxes pour les entreprises et toujours plus dans leur poche !

Thibault Blondin

1 – https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Rapport-public-annuel-2015

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MANOIR INDUSTRIE: SUCCES DU MOUVEMENT DE GREVE

23 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

MANOIR INDUSTRIE: SUCCES DU MOUVEMENT DE GREVE

Vendredi 20 février, après Jeudi 19 février, la grève avait débuté a 3h du matin suite à l'annonce des résultat des NAO (voir l'article précédent): la direction proposait 0,3% en augmentation générale et 0,2% en augmentation individuel au mérite. Cela avait suscité la colère des ouvriers et le blocage des entrées et sorties avec piquet de grève.


Plusieurs séances de négociations se sont déroulées pour obtenir la fin du mouvement, mais la direction ne proposait que des queues de cerise. A chaque fois les ouvriers ont décidé de poursuivre le mouvement en vu d'obtenir 1% d'augmentation générale pour tous, sachant que le blocage entraîne pour les capitalistes du groupechinois Yantai Taihaiune perte de 150 000€ par jour... le montant de l'augmentation demandée !.
Ce n'est que vendredi matin qu'une nouvelle négociation en intersyndicale donnera une proposition plus tolérable au yeux des ouvriers, une augmentation de 0,8% générale pour tous .
Les ouvriers et leurs syndicats ont décidé d'accepter, ils ont alors levé le piquet de grève avec le sentiment que la lutte paye. Cette direction méprisante partait de l'idée que les ouvriers sont résignés, avec l'avalanche de coups que le Medef et le gouvernement macronisé leur fait subir. Ce qui s'est passé ici montre que la réaction peut toujours venir et que rien n'est perdu d'avance.
Cette démonstration pourrait peut-être faire réfléchir les chefs nationaux des syndicats qui laissent passer les mauvais coups en cours. C'est bien batailler et ne pas se résigner qui porte ses fruits .

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Renault : champion de la publicité... mensongère !

20 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Renault : champion de la publicité... mensongère !

Notre presse:

Hebdo L'Anticapitaliste - 277 (19/02/2015)

Renault et son PDG Carlos Ghosn ont annoncé jeudi 12 février 1 000 embauches en France en 2015. Entre novembre 2013 et novembre 2014, après la signature de l’accord de compétitivité, Renault a perdu près de 2 000 emplois... Et en dix ans, la saignée a été de plus de 30 000 emplois, avec des effectifs qui sont passés de 76 000 en 2004 à 45 000 fin 2014.

Ghosn est plus bavard sur les accords de compétitivité que sur les profits personnels qu’il en a retirés : un gain net de 4 millions d’euros pour son propre portefeuille, due au « plus » de ses actions Renault depuis la signature des accords de compétitivité.

Même avec 1 000 emplois en plus cette année, il y aura moins de salariéEs qu’il y a deux ans. Et pourtant Renault annonce une augmentation de la production à la suite d’une augmentation des ventes en Europe et des accords passés pour produire voitures, moteurs et pièces pour Nissan. Plus de production, c’est plus de charge de travail. à Sandouville (76), 60 % des opérations de montage sont déjà confiées à des intérimaires, jusqu’à 80 % sur les chaînes de l’usine de Flins (78). Les 1 000 emplois annoncés ne suffiront donc même pas à l’embauche de tous les intérimaires !

Lors des NAO pour les salaires, fini le temps de la communication : pendant que la direction publiait ses résultats financiers, elle annonçait : « pas d’augmentation générale des salaires », mais seulement des augmentations individuelles au mérite, c’est-à-dire à l’arbitraire des grands et petits chefs. Le total de l’enveloppe pour 2015 est inférieur à 1 %. C’est la poursuite du gel des salaires, avec des discriminations qui vont s’aggraver entre salariéEs.

Pour eux, tout va bien...

Et pendant ce temps, les affaires de Renault vont mieux. En 2014, le bénéfice net a été multiplié par 3, passant à 1,83 milliard d’euros. Ceux qui en profitent sont les actionnaires. En 2014, ils avaient déjà touché 508 millions d’euros, et les dividendes versés en 2015 augmenteront de 12 %, passant de 1,7 à 1,92 euros par action. 12 % de rentes pour ceux qui ne foutent rien et 0 % pour ceux qui travaillent.

Que cela ne fasse pas le compte est une évidence. Même la CFDT, à l’avant-garde des signatures chez Renault comme ailleurs, annonce qu’elle ne signera pas cet accord sur salaires. Vendredi 13 février, des débrayages avaient été appelés dans tout le groupe Renault par la CGT. Un vendredi avant des congés scolaires, cela n’a pas été massif... Parmi les usines, seules celles de Cléon (76) et du Mans (72), ont connu des actions mobilisant environ 200 salariéEs. Au centre de Lardy (91), là où le débrayage a été le plus significatif, il y a eu appel et tract commun CGT et SUD. Au centre de Guyancourt (78), SUD avait aussi appelé au débrayage, revendiquant 300 euros pour tous.

Pourtant, avec près de deux milliards d’euros annoncés de bénéfices, « ils » ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas les moyens de payer ! Mais pour faire céder la direction de Renault pour de bon, il faudrait bien davantage que ces débrayages devenus des classiques des négociations annuelles.

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MANOIR INDUSTRIE (Pîtres): LES NAO METTENT LES OUVRIERS EN COLERE

20 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

MANOIR INDUSTRIE (Pîtres): LES NAO METTENT LES OUVRIERS EN COLERE



Jeudi 3h du matin suite à la séance de négociations annuelles, les ouvriers
de Manoir industrie ont décidé de se mettre en grève. Cette usine de 350 salarié-e-s produit essentiellementdes tubes en aciers spéciaux pour le nucléaire et l'industrie pétrolière, et les cinq usines du groupe ont été rachetées par un capitaliste chinois qui pourrait bien être surtout intéressé par la récupération du carnet d'adresse et des brevets. Ils ne demandent pas la lune: 2% d'augmentation, alors que le patron n'a donné que 0,3 % en augmentation générale
et 0,2 % en individuelle au mérite. Un scandale de plus et du mépris face aux dures conditions de travail qui sont la règle ici.
L'entrée principale, où se font les entrées et sorties des marchandises, a été bloquée, seuls les non- grévistes sont autorisés à entrer et les ouvriers sont bien déterminés à ne pas se laisser faire par cette direction méprisante.
Hier soir de nouvelles négociations on eu lieu. Les syndicats CGT/CFDT/FO/CFE-CGC ont demandé ensemble, pour que la grève s'arrête, une augmentation générale de 1%, ce qui a été refusé par la direction, qui elle a proposé 0,5%. Pour les syndicats et les ouvriers ce n'est pas acceptable. La colère monte et le mouvement continue.

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Alain Krivine (NPA) : « Le Front de gauche va exploser »

19 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

 Alain Krivine (NPA) : « Le Front de gauche va exploser »

Alain Krivine sera à Dijon mardi à l’invitation du NPA 21. Il devrait évoquer la en Grèce et les solidarités qu’elle induit. Il a bien voulu, par avance, répondre à nos questions .

La victoire de Syriza, en Grèce, est-elle transposable en France ?

« La victoire de Syriza, c’est une expérience exceptionnelle et pleine d’espoir, mais en tant que telle pas transposable en France. Même si on a beaucoup à apprendre, les conditions sont bien entendu différentes. De façon paradoxale, la crise exceptionnelle du système capitaliste que nous traversons n’a pas abouti au renforcement de la gauche mais à celui du populisme. À deux exceptions près, le Portugal et la Grèce, qui sont deux États qui ont tous deux subi des politiques d’austérité terribles, provoquant des mouvements de masse énormes et qui élisent une gauche radicale. Il faut les soutenir totalement, même si je pense que rien n’est joué. »

Que pensez-vous de l’attitude de la Banque centrale européenne vis-à-vis de la dette grecque ?

« L’Union européenne exerce une pression intolérable sur le peuple grec et tente de saboter le résultat des élections. Le NPA exige l’annulation de la dette. La dette, on n’y est pour rien. C’est pour cela qu’il faut un mouvement de solidarité véritable : nous sommes dans une véritable épreuve de force aujourd’hui. »

Du NPA, on connaît Alain Krivine, Olivier Besancenot, Philippe Poutou. Des porte-parole différents mais emblématiques… et un retour d’Olivier Besancenot ces derniers temps ?

« On fait tourner les porte-parole : Olivier Besancenot et Philippe Poutou, mais aussi Christine Poupin. Mais elle a contre elle de n’avoir jamais été candidate à la présidentielle. Celui qui passe le mieux à la télévision, c’est Besancenot, c’est certain. Même s’il ne veut plus être candidat. En fait, il est prisonnier entre le fait de passer ou que les idées du NPA ne passent pas du tout. Cela vient aussi, de plus en plus, d’une personnalisation des médias. À mon époque c’était différent, on regardait peu la télévision et j’avais un langage étudiant. Philippe Poutou est très bien, mais ce sont les médias qui commandent… et qui préfèrent souvent Besancenot. Il faut éviter à la fois l’isolement et la personnalisation. »

Les partis politiques sont en train d’éclater (UMP, PS, peut-être Front de gauche). La gauche peut-elle encore se rassembler en France ?

« Se rassembler à la gauche de la gauche, nous, on est pour. Mais sur quelle base ? En Grèce, Syriza s’est fait hors PC. En France, dans le Front de gauche il y a le PC. Le Front de gauche est d’ailleurs une formation institutionnelle et électoraliste, alors qu’il nous faut rompre avec les institutions et l’électoralisme. »

Avec un Mélenchon qui, parlant de la Grèce, dit « Nous avons gagné » ?

« Mélenchon, il a plein de qualités, et un défaut, c’est d’être mégalo. »

Donc ?

« Le Front de gauche va exploser. Entre Mélenchon et le PC, même s’ils ont beaucoup de points communs, ils ont aussi beaucoup de désaccords… et notamment l’ambition de Mélenchon. »

Pourquoi une tentation de l’extrême droite chez certains militants d’extrême gauche ?

« Le Front national se développe énormément. Il y a une errance idéologique aujourd’hui. On a tenté la lutte extraparlementaire en 1968 et cela a échoué. En 1981, on a tenté les élections et la gauche a mené une politique de droite. Alors que faire ? Le succès du Front national qui se veut antilibéral et anti-immigrés est l’écho de cette période de désarroi. »

Est-ce une crise de société ? Comme en 1968 ?

« Il ne faut faire aucune concession aux institutions parlementaristes. C’est la société qui est en crise. Même si on accepte le capitalisme, le capitalisme est en crise et il y a là un choix de société à faire. En 1968, c’était un choix avant tout idéologique. Aujourd’hui, personne ne défend plus le capitalisme mais pourtant il n’y a pas d’autre politique. La lutte anticapitalisme est d’actualité. L’exemple grec ou espagnol est intéressant : la gauche radicale gagne électoralement. C’est une victoire qui n’est pas sans limite, mais c’est intéressant. Tout est possible. Il faut être très prudent. Mais c’est une victoire dont les conséquences seront exceptionnelles. »

Alain Krivine sera ce mardi, à 20 heures, salle York, au Centre de rencontres internationales, 1, boulevard Champollion à Dijon.

Côte-d'Or.

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Loi Macron : Passage en force du gouvernement pour satisfaire le patronat !

18 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Loi Macron : Passage en force du gouvernement pour satisfaire le patronat !

Devant le risque du rejet, par une majorité de députéEs, de la loi Macron, le gouvernement est passé en force en ayant recours au 49-3. L'attaque sans précédent contre les droits des salariéEs s'accompagne d'un déni de démocratie par le gouvernement PS-Medef.

À travers cette loi, le gouvernement prétendait s'attaquer aux situations de rente, aux privilèges des professions réglementées. En fait le ministre de l'économie, l'ancien banquier devenu millionnaire, n'a jamais eu l'intention de remettre en cause les intérêts des vrais rentiers, ceux qui font de l’argent en dormant grâce à leur capital, à leurs actions et encaissent les dividendes fruits de l'exploitation des salariéEs. Bien au contraire, la loi leur est entièrement favorable.

Toute liberté pour les patrons

Après avoir passé près de deux semaines à débattre des « professions réglementées », les députéEs ont fini par consacrer, en tout et pour tout, trois jours à l’offensive généralisée du gouvernement contre les droits des salariéEs.

Quelques concessions de façade ont bien été actées, mais l’essentiel est sauf : la généralisation du travail du dimanche avec l'ouverture des commerces jusqu’à 12 dimanches par an sur autorisation administrative, la mesure devenue le symbole de cette loi libérale. Les salariéEs des « zones touristiques internationales » pourront être contraintEs de travailler tous les dimanches et en nocturne. Certes au volontariat, mais tout le monde sait ce qu'est le volontariat dans une entreprise sous la pression du chômage, de l'encadrement... Et, question salaires, aucune obligation fixée par la loi.

Et moins de contraintes légales

La dépénalisation par ordonnance de tout une partie du droit du travail est maintenue. De même la loi poursuit la destruction des prud’hommes entamée par le gouvernement en novembre dernier avec la suppression de l’élection des conseillers. L’irresponsabilité pécuniaire des grands groupes lorsqu’une de leur filiale met la clef sous la porte est également entérinée. Cerise sur le gâteau, l’employeur qui vide les caisses de l'entreprise sans respecter les procédures n’encourra plus qu’une amende.

Les salariéEs ont moins de droits et les patrons moins de contraintes, tout leur est favorable.

La censure ne peut venir que de notre mobilisation

Le gouvernement ose justifier sa loi en prétendant, comme d’habitude, lutter contre le chômage. Qui peut croire un seul instant que démolir les conventions collectives ou les possibilités de recours juridiques pour les salariés va réduire le chômage, permettre des embauches ? La vraie raison de cette loi est de réduire à presque rien les droits des salariéEs et de renforcer le pouvoir exorbitant du patronat. C'est unnouveau recul pour toute la société.

Le feuilleton parlementaire des trois dernières semaines et le coup de force du gouvernement nous montre une fois de plus que ce gouvernement est aux ordres du patronat et des plus riches. Seules nos mobilisations, nos luttes pourront, leur faire entendre raison.

Ils ont marqué un point. Le projet doit passer au Sénat, en avril, du temps supplémentaire pour construire une mobilisation unitaire et massive du monde du travail pour le retrait du projet de loi.

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