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NPA 27 -  Eure

« En général, ceux qui ont moins mangent moins bien » – De la lutte de classe et de ce que nous mangeons (ESSF)

24 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Santé

http://media.urtikan.net/wp-content/gallery/003-faujour/faujour-03-02.jpgLes riches et les pauvres mangent-ils la même chose ? Est-ce que nos revenus déterminent notre alimentation ? Aujourd’hui, qui est en surpoids ? Bien souvent, et dans certains cercles, l’appel en faveur d’une nourriture saine et bonne pour la santé est considéré avec dédain, comme une mode » « chic », « hippie » ou « flower power ». La réalité est très différente de ce que ces commentaires à courte vue suggèrent. Défendre une alimentation écologique, paysanne et locale est très « révolutionnaire ».

Si nous y regardons de plus près, nous voyons comment le modèle agricole actuel est déterminé par les intérêts du capital, des grandes entreprises (du secteur agro-industriel et de la grande distribution), qui cherchent à profiter de quelque chose d’aussi essentiel que l’alimentation. Le système capitaliste, dans sa course pour transformer les besoins en marchandises, les droits en privilèges, transforme aussi la cuisine, et en particulier les produits alimentaires de qualité, en un luxe. Tout comme il a rendu le logement accessible uniquement à ceux qui peuvent se le permettre. Le même sort attend nos systèmes de santé et d’éducation.

Non seulement la logique du capital a des répercussions sur l’alimentation, mais la main invisible du patriarcat pèse aussi lourdement sur les chaînes de ce système. Sinon, comment expliquer que celles qui produisent le plus de nourriture, les femmes, sont aussi les plus affamées ? Il ne faut pas oublier que entre 60% et 80% de la production alimentaire dans le Sud, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), est entre les mains des femmes, mais paradoxalement, ce sont elles qui souffrent le plus de la faim, 60% à l’échelle mondiale.

Les femmes travaillent la terre, mais elles n’ont souvent pas accès à la propriété foncière, aux moyens de production ni au crédit agricole. Ce n’est pas faire de l’idéologie, mais essayer de faire comprendre à tous ceux qui considèrent que l’idée de « bien manger » est, comme on dit en France, une idée de « bobos », des« bourgeois bohème », alors que c’est loin d’être la réalité.

Si nous répondons aux questions initiales, les données confirment cela. Les riches et les pauvres mangent-ils la même chose ? Non. Est-ce que notre revenu détermine notre alimentation ? En effet. Une étude de la Plate-forme espagnole des personnes expulsées de leur logement a révélé cela noir sur blanc : 45% des expulséEs ont des difficultés à acheter assez à manger. Le revenu impose des limites sur ce que nous achetons : il diminue la consommation de bœuf et de poisson et, par rapport à la période pré-crise, la consommation de fruits et légumes frais. En revanche, il y a une augmentation d’achats de produits moins nutritifs, transformés industriellement et riches en calories, tels que les sucreries emballées : biscuits, chocolats, pâtisseries et gâteaux. Notre classe sociale, notre éducation et notre pouvoir d’achat détermine ce que nous mangeons.

Alors, qui est obèse aujourd’hui ? En général, ceux qui ont moins mangent moins bien. Si l’on regarde la carte de la péninsule espagnole, c’est clair : les régions avec les taux les plus élevés de pauvreté, comme l’Andalousie, les Canaries, Castille-La Manche et l’Estrémadure ont le plus haut pourcentage de personnes en surpoids. Aux États-Unis, les taux de surpoids se retrouvent beaucoup plus dans les populations d’origine afro-américaine et sud-américaine. La crise ne fait que renforcer la différence entre l’alimentation pour les riches et l’alimentation des pauvres.

Questionner le modèle agricole dominant et défendre une alternative qui mise sur les besoins sociaux et le respect de la terre, c’est aller vers le cœur de la lutte de classe. Le Syndicat des travailleurs agricoles d’Andalousie qu’on peut difficilement qualifier de « petit-bourgeois », est très clair à ce sujet. Leur engagement est de défendre une campagne vivante, la terre appartenant aux paysans qui la travaillent, en faveur de l’agriculture biologique et d’un autre modèle de consommation. Ce combat défend les « moins que rien », les oppriméEs.

Se battre pour une alimentation qui est locale, saine et paysanne est la bataille la plus subversive qui soit.

Esther Vivas

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33511


* Article publié à Publico.es, 31/10/2014.

* Traduction par Léo | Lcr-lagauche.org. Traduction par Léo | Lcr-lagauche.org.
http://esthervivas.com/francais/de-la-lutte-de-classe-et-de-ce-que-nous-mangeons/

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Coupe Davis : l’évasion fiscale gagne 6-0 (Attac France)

23 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

http://france.attac.org/local/cache-vignettes/L1000xH667/arton3495-8497e-e0ca7.jpgAvant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays. Quant à BNP Paribas, qui sponsorise tapageusement l’événement, elle détient le record absolu de la présence dans les paradis fiscaux, avec 170 filiales.

 

Comme le révèle l’Équipe du 17 novembre [1], « pour la première fois dans l’histoire de la Coupe Davis, une finale opposera des joueurs qui résident tous dans le même pays », qui se trouve être l’un des principaux paradis fiscaux de la planète. Si les cinq joueurs français sont des exilés fiscaux, ils ne sont pas seuls. Roger Federer s’est lui-même exilé en 2008 à l’intérieur de la Suisse : il a déménagé du canton de Bâle-Campagne vers celui de Wollerau, à la fiscalité encore plus réduite que dans le reste du pays.

Quant au principal sponsor de l’événement, BNP Paribas, qui détient actuellement le fameux saladier dans son agence centrale de Lille, elle est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres, qu’on ne peut soupçonner de surestimer le phénomène, la plus grande banque européenne réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales [2].

Que fait BNP Paribas dans ces paradis fiscaux ?

Elle organise l’évasion fiscale pour elle-même et ses clients. La preuve ? Un éditorial daté du 21 février 2014 sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent », proclame : « une fiscalité forte est installée durablement en France […] Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés […] Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable […] ? ».

Aux accusations d’Attac, BNP Paribas a répondu qu’elle voulait « servir ses clients partout dans le monde » et disposait « d’un vaste dispositif de lutte contre la fraude et le blanchiment des capitaux » [3]. Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ? Et pourquoi les millionnaires et milliardaires français ne sont-ils pas imposés en France, indépendamment de leur lieu de résidence, comme les États-Unis le font pour leurs nationaux ?

Attac poursuivra ses actions citoyennes dans le cadre de la campagne « Les Requins » pour imposer à BNP Paribas de fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, à commencer par celles des Îles Caimans, véritable trou noir de l’économie mondiale.

 

P.-S.

Photo : fidber, licence Creative Commons By 2.0.

Notes

[2«  Que font les plus grandes banques françaises dans les paradis fiscaux  ?  », Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, novembre 2014. À noter que ce chiffre n’inclut même pas les activités de BNP au Royaume-Uni, notamment à la City.

 

Source: Attac-France

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Souscription : urgence !

23 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/souscription_2014_1.png?itok=o282mjbs

«  Encore une souscription ! C’est tout le temps la même chose, vous demandez de l’argent ! Ça recommence chaque année ! », nous dit-on souvent. Oui, chaque fin d’année arrive le moment de la souscription du NPA. Sans doute parce que c’est l’époque des cadeaux, une envie de générosité... De solidarité aussi !

De cette générosité, de cette solidarité, le NPA en a bien besoin en ces temps difficiles, particulièrement difficiles pour les finances du NPA qui doit faire face à des échéances pressantes.
Nous avons des dépenses indispensables et de plus en plus lourdes : l’achat ou la location des locaux (deux dans la région parisienne et aussi dans la plupart des grandes villes), l’édition de tracts, brochures, affiches, autocollants, banderoles, drapeaux, sonos, location de salles pour les meetings, voyages pour tenir des réunions ou pour participer aux réunions nationales, voyages aussi à l’étranger, aides financières pour des victimes de la répression en France ou à l’étranger. Cela sans oublier la sortie régulière de l’hebdomadaire et de la revue mensuelle, l’Anti­capitaliste, notre système de presse financièrement déficitaire, ou les salaires des quelques permanents, pas très bien payés pourtant...


Les dépenses augmentent, les recettes baissent...
 

Mais les recettes, quant à elles, ont baissé. Elles proviennent des cotisations... et des souscriptions. Nous ne bénéficions d’aucun financement de l’État. Le calcul est simple : les dépenses augmentent et les recettes baissent…
Alors si nous voulons, et vous le voulez, maintenir et développer notre intervention, il nous faut collecter 400 000 euros en cette fin d’année. Cela peut sembler énorme, mais si nous sommes plusieurs milliers à verser, on les aura d’autant plus que ces sommes seront en partie à déduire de vos impôts.
La souscription est donc une tâche militante prioritaire pour toutes et tous. C’est aussi un geste militant, de solidarité, pour tous nos amiEs, proches, sympathisantEs, ou tout simplement pour toutes celles et ceux qui nous jugent utiles dans les combats contre l’austérité et pour une autre société. Cela n’a pas de valeur mais cela a un prix...
Alors toutes et tous à vos cartes bancaires, et à vos chèques !

 

Par chèque : à l’ordre de « NPA souscription » et à renvoyer à NPA souscription, 2 rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil
Par carte bancaire : http://souscription.npa2009.org

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[Vidéo]: Les lycéens de Rouen mattraqués

22 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Jeunes NPA


 

La police a chargé et matraqué les jeunes et les lycéens qui manifestaient après la mort de Remi Fraisse. Grand projet inutile, mensonge d'Etat, Remi Fraisse a été assassiné par le pouvoir et sa police, Etat PS, ni oubli ni pardon. Les lycéens de la vallée du Cailly ont fait l'expérience de la répression policière en manifestant à Rouen le jeudi 13 novembre pour Remi…

 

à lire aussi sur ce sujet, l' article "ceci n'est pas une bavure", en cliquant ici!

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Suppression du péage d'Incarville!

22 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Maintenant ça suffit

2014-MCS-2968rnb.jpgA l'appel du collectif Maintenant ça suffit, 25 personnes se sont retrouvées jeudi 20 novembre à la CASE pour remettre aux élus les 1700 signatures de la pétition pour la suppression du péage d'Incarville.
Le collectif  regroupe les militants du NPA, du PCF et des non encartés  qui ont décidé de poursuivre le travail et  la mobilisation autour des sujets débattus et défendus pendant les municipales à Louviers. Tous sont convaincus que la crise n'est pas une fatalité et refusent  les renoncements des gouvernements Hollande-Ayrault-Valls.

C'est ainsi qu'ils ont remis les 1 700 signatures de la pétition aux élus de la CASE afin qu'ils agissent dans l'intérêt général, avec le collectif, pour obtenir la suppression de cet aberrant péage qui crée tant de nuisances dans la région. Gaëtan Levitre a lu le communiqué du collectif lors de la séance plénière.
Il faut agir avant qu'un accident fatal se produise à la sortie n°20 de Criquebeuf : les véhicules sont obligés de rouler sur la bande d'arrêt d'urgence, en dépit de la réglementation autoroutière, risquant ainsi un accident à tout moment. Si l'irréparable se produit, les élus et les services de l'Etat ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas!
De plus à l'heure où la crise frappe durement, il est inadmissible de débourser 2x2,10 pour aller travailler, étudier, se soigner, faire ses courses à Rouen et revenir chez soi.

La Cour des comptes a dénoncé la rente financière que représentent les concessions autoroutières qui ont permis à des sociétés privées de faire des bénéfices énormes : sur 100 euros dépensés par les automobilistes, 23 euros vont directement dans la poche des sociétés d'autoroute.
Il faut donc supprimer le péage d'Incarville, en expropriant la SAPN qui a largement profiter de la manne depuis le temps! Aucune suppression d'emplois : tous les postes doivent être maintenus (travail administratif et de sécurité).

Cette mesure d'intérêt général rendra service à la population et règlera bon nombre de problèmes de circulation dans la région de Pont de l'Arche. Nous faisons le pari qu'elle prouvera également que la future autoroute payante est inutile. Le milliard d'euros prévu pour sa construction  (combien à l'arrivée ? ) serait mieux utilisé à rendre transports en commun plus efficaces, nombreux, réguliers et gratuits. Voilà une mesure sociale et politique qui, à chaque fois qu'elle est appliquée, diminue fortement l'utilisation de la voiture.

Le collectif Maintenant ça suffit continuera à agir, avec d'autres, pour obtenir satisfaction.

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Jeunesse : amplifier la mobilisation

21 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Jeunes NPA

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/des_lyceens_contre_les_violences_policieres_dans_la_manifestation_parisienne_du_8_novembre_jmb.jpg?itok=zgpBWQ4GLa mort de Rémi Fraisse a suscité l’indignation et la colère dans de larges franges de la jeunesse. Au cours des deux dernières semaines, on a ainsi vu descendre dans la rue plusieurs milliers de lycéens, à Paris, à Marseille et à Rouen, exprimant leur rejet des violences policières, du gouvernement et de l’ordre social que celui-ci s’applique à défendre.

Alors que le gouvernement tentait par tous les moyens de se dédouaner de la mort de Rémi Fraisse en stigmatisant les militantEs anti-barrage, présentés comme des « casseurs » et de « dangereux anarchistes », la mobilisation lycéenne a permis de changer quelque peu le climat politique. Plus qu’une simple réaction à la mort d’un jeune militant, c’est un véritable coup de colère contre la politique du gouvernement qui s’est exprimé dans ces manifestations lycéennes, dénonçant aussi bien les violences policières que l’expulsion de Yero, jeune lycéen sans papiers.
L’expérience acquise lors des mobilisations de l’année dernière contre les expulsions de Léonarda et Khatchik a permis d’organiser de manière très réactive des initiatives de rue et de développer très rapidement les liens entre les différents établissements, avec la mise en place d’AG inter-lycées. Cependant, malgré ces acquis organisationnels et le caractère très politique et radical de cette mobilisation, celle-ci s’est aussi confrontée à un certain nombre de limites.

Une nouvelle journée nationale
Dans les établissements, la mobilisation s’est notamment heurtée à d’importantes difficultés de structuration. Souvent perçu comme une fin en soi, le blocage systématique des lycées s’est ainsi souvent opposé au développement de cadres de discussions entre lycéens, de rédaction de tracts et de départs en manifestation organisés en cortèges. Les objectifs de la mobilisation sont ainsi restés flous pour beaucoup de lycéens qui ne s’identifiaient pas de manière spontanée à Rémi Fraisse, et il a été difficile de passer d’un sentiment d’indignation générale à celui d’une lutte organisée et structurée autour de revendications précises.
Ces éléments ont été un frein à l’élargissement de la mobilisation qui est rapidement devenue minoritaire dans la plupart des établissements. Cependant, ces derniers jours, la mobilisation s’est étendue sur les universités, notamment à Toulouse le Mirail où 1 200 étudiantEs se sont réunis en AG, et ont manifesté contre les violences policières et les restrictions budgétaires dans les universités, mais aussi à Rennes 2 et dans certains lycées de province.
Le jeudi 20 novembre a lieu une mobilisation nationale : elle devra être un point d’appui pour tenter d’unifier les différents secteurs de la jeunesse autour de la lutte contre la répression et les mesures liberticides du gouvernement, et du refus des coupes budgétaires dans l’éducation.

Léa

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Marine Le Pen : première… ennemie des travailleurs (Hebdo l'Anticapitaliste, 20.11.14)

21 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Antiracisme

http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/couv_brochure_VISA_FN_pire_ennemi_des_salarie-e-s.jpg« Marine Le Pen, premier adversaire de François Hollande selon les Français » titrait en Une le Journal du Dimanche, prenant appui sur un sondage Ifop et publiant une longue interview de la présidente du FN. Sans être dupe de ces mises en scène, l’hypothèse que Marine le Pen puisse être au second tour en 2017 et l’emporter devient un fait politique qui suscite une très légitime inquiétude.

Interrogé sur cette question, Hollande n’a pas trouvé mieux que de répondre : « Qui pouvait imaginer dans les années 1930 ce qu’il pouvait se passer, sans faire de comparaisons trop hasardeuses ? […] J’ai une responsabilité ». La comparaison est hasardeuse, mais la chose vraie dans les propos de Hollande, c’est sa responsabilité, vraie mais désinvolte et cynique. Désinvolte parce qu’il comprend que c’est sa politique au service du MEDEF qui nourrit la montée des forces réactionnaires. Cynique parce qu’il s’apprête à refaire ce qu’avait fait Mitterrand en 1986 : introduire une part de proportionnelle pour les élections législatives dans le seul but de mettre la droite en difficulté.

 

ci-dessus: bochure VISA (vigilance Initiatives Syndicales Antifasciste) décortiquant le programme antisocial du FN. Cliquez ici pour plus d'infos.

Sur les terres de la gauche…

Ces petites manœuvres institutionnelles sont le complément d’une politique réactionnaire dont la droite extrême et l’extrême-droite n’ont qu’à ramasser les bénéfices électoraux. Cette rente électorale assurée laisse à Marine Le Pen le champ libre pour tenter de s’attirer un électorat de gauche révolté par la politique du PS. Elle ne craint pas de se prêter au jeu de l’amalgame des extrêmes qui se rejoignent, profitant des attaques étonnantes de Sarkozy : « Marine Le Pen est d’extrême-gauche, son programme économique est celui de Jean-Luc Mélenchon. »

Elle cultive elle-même l’ambiguïté en déclarant dans l’entretien au JDD que l’extrême-gauche faisait « de bons constats » mais qu’ils n’allaient pas « au bout de [leur] logique ». Elle cherche ainsi à flatter un électorat de gauche désorienté, entretient la confusion, et se donne une image dégagée de celle du père pour capter les sympathies d’un électorat qui ne se reconnaît absolument pas dans l’extrême-droite.

Cette confusion des genres n’est pas nouvelle. Depuis son accession à la tête du FN en janvier 2011, Marine Le Pen n’a de cesse d’insister sur les thématiques économiques et sociales, plaidant pour un « État fort » contre une « mondialisation ultralibérale »,« une guerre des élites contre le peuple ». Mais elle a beau pourfendre les « grands patrons », les « oligarques » et les « entreprises du CAC 40 qui font de superprofits », elle le fait au nom d’un populisme qui ignore la lutte de classes.

Pour défendre le capitalisme !

Elle ne conteste pas le système, la domination de la bourgeoisie, les inégalités sociales, bien au contraire : « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence si elle est loyale », explique Marine Le Pen qui ne rêve que de les servir en maniant la démagogie « patriotique » contre le prétendu capitalisme « sans frontière » pour défendre la « restauration de la souveraineté ».

Pariant sur l’approfondissement de la crise de l’Union européenne, elle prétend arriver au pouvoir portée par la régression sociale et politique pour mieux soumettre les travailleurs à la course à la compétitivité et à la concurrence mondialisée. L’extrême droite ou les mouvements fascistes ont toujours utilisé la démagogie nationale et sociale pour duper, embrigader les masses et briser le mouvement ouvrier. Ce dernier ne peut compter que sur lui-même, sa capacité à unir ses forces, à s’organiser, à se mobiliser pour défendre ses droits démocratiques et sociaux.

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Sivens, NDDL : pourquoi un tel acharnement ?

19 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

http://www.npa32.fr/spip/local/cache-vignettes/L200xH180/arton1027-bf308.png«  Plus jamais ça », telle est l’obsession du gouvernement. Mais ce « plus jamais ça » ne concerne pas la mort de Rémi Fraisse tué par sa police. Non, son obsession est tout autre. Plus jamais Notre-Dame-des-Landes. Surtout pas d’autre lieu de résistance unie et déterminée capable de le tenir en échec pendant des années !

ÀSivens, la violence policière a été extrêmement forte dès le début pour détruire au plus vite le lieu, éradiquer la ZAD et empêcher la construction de la solidarité large qui a fait la force des opposantEs à l’Ayraultport. Ensuite, une fois l’irréparable accompli, Rémi tué par une grenade offensive, le gouvernement a d’abord menti délibérément pour cacher la culpabilité des gendarmes, puis il a multiplié les provocations – interdictions des manifestations, déploiements policiers démentiels, policiers en civil-casseurs… – pour obtenir des images de violence exploitées en boucle jusqu’à saturation. Ainsi, il veut faire diversion et salir à la fois Rémi et celles et ceux qui partagent son combat.
Sur le fond, il n’a qu’un seul mot d’ordre : « ne rien céder » ! La posture du gouvernement est de ne rien céder face à celles et ceux qui combattent les projets productivistes, d’agriculture gaspilleuse et destructrice, de transports toujours plus disproportionnés. Valls se vantait début septembre d’avoir « tenu bon à Sivens » devant les Jeunes agriculteurs, un syndicat tenant de l’agriculture productiviste au côté de la FNSEA.
Le contrat signé par le conseil général du Tarn, qui permet à la CACG de mener à la fois les études – besoins en eau, faisabilité – et de construire le barrage, est illégal. L’ouvrage est surdimensionné et ne bénéficierait qu’à une vingtaine d’agriculteurs. Qu’importe, Royal refuse d’annuler la déclaration d’utilité publique, et au contraire elle affirme qu’« un ouvrage sera fait », demandant aux occupantEs d’évacuer la zone. Consciente qu’un recul à Sivens remettrait aussi en cause une vingtaine d’autres projets du même type, elle préfère temporiser, quitte à ce que le barrage soit déclaré illégal, mais plus tard…
C’est le même message qui a de nouveau été envoyé par Valls le 28 octobre – trois jours après la mort de Rémi ! – au sujet de Notre-Dame-des-Landes : « la détermination de l’État à voir ce projet réalisé est intacte ». Et Le Foll, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture, persiste et signe : « Ce qu’il [Valls] a rappelé, c’est la ligne du gouvernement »...

Anticapitalistes, antiproductivistes
Les raisons de cet acharnement sont multiples. Il ne faut évidemment pas sous-estimer les liens d’intérêts matériels qui unissent les bétonneurs et les élus locaux, souvent PS : CACG à Sivens, Ramery pour l’usine des 1 000 vaches, Vinci à NDDL... Plus fondamentalement, ce gouvernement, en bon serviteur des intérêts des capitalistes, épouse totalement leur idéologie : la compétitivité, la croissance et donc aussi le productivisme. Enfin, les résistances face aux grands projets nuisibles lui font peur.
Dès l’automne 2012, la riposte à l’opération César à NDDL a représenté la première mobilisation de masse contre sa politique. L’entêtement à ne pas enterrer le projet d’aéroport est aussi motivé par le refus de reconnaître la victoire politique de la mobilisation, et donc d’encourager celles et ceux qui résistent partout.
Les ZAD sont aussi des ateliers où s’expérimentent d’autres modes de fonctionnement collectif, de solidarité, d’autogestion, de démocratie, un démenti vivant à TINA (There is no alternative, en français « il n’y a pas d’autre choix »). Une pierre pour la reconstruction d’un projet émancipateur et mobilisateur. C’est la raison pour laquelle le NPA soutient le projet de coordination des ZAD initié par les Zadistes du Testet et de NDDL.

Commission nationale écologie

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Philippe Poutou : Philae posé sur la comète. Et alors ?

19 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

http://www.npa32.fr/spip/IMG/jpg/hollande-rosetta_5148811.jpg?2471/7f771efcc6b668cfa9d9fc012a7350800d57e496On a tous entendu parler de la prouesse scientifique concernant l’envoi et l’“atterrissage” d’un robot sur une comète qui voyage à plus de 55 000 kilomètres/heure et qui se trouve à un peu plus de 500 millions de kilomètres. C’est si loin que l’information mettait plus de 7 minutes pour arriver sur terre. C’est fort quand même. Et les chiffres donnent un peu le vertige. Tout ça pour quoi ? Et bien pour essayer d’en savoir plus sur la naissance de l’univers voire l’origine de la vie sur terre. Fabuleux, c’est sûr.

Si je parle de cet évènement, c’est juste pour souligner une contradiction, un truc légèrement aberrant.

L’humanité est capable de ce genre d’exploit, capable de compréhension des lois physiques de l’univers, de les maîtriser car pour envoyer de si loin cette sonde et ce robot lancé il y a 10 ans, il s’agit bien de maîtrise.

La chose dingue c’est que dans le même temps, l’humanité n’est pas capable de résoudre la faim et la misère dans le monde, les 3/4 de la population mondiale est sous-alimentée, des centaines de millions de gens sont mal logés, ne peuvent pas se soigner, n’ont pas l’eau courante.

On vit dans un monde qui connait la surproduction, le gaspillage, la destruction de l’environnement. On vit dans un monde où des régimes dictatoriaux et barbares massacrent des populations entières.

Alors, pas de rapport entre les deux ?

Entre un exploit scientifique réalisé à 500 millions de kilomètres et la misère humaine ici sur la planète ? Si, à mon avis, il y en a un. Pourquoi ce serait plus compliqué de mettre en place une organisation économique et sociale qui respecte la planète et tous ses habitants ? Si on n’y arrive pas, ce n’est pas parce que ce serait une chose impossible ou utopique ou mystérieuse ou parce qu’il nous manquerait des connaissances scientifiques. Non si on n’y arrive pas c’est parce qu’on vit dans un monde dominé par une classe sociale parasite, obsédée par le pouvoir et l’argent. Une classe sociale prêt à tout pour défendre son pouvoir et ses richesses.

L’exploit qui reste à réaliser, c’est le partage des richesses, la démocratie réelle, l’émancipation et la coopération des peuples sur toute la planète, La formule ou l’équation scientifique est déjà connue : c’est la révolution, la révolte des peuples, l’expropriation des classes possédantes. Reste à mettre en pratique.

Philippe Poutou

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Budget 2015, adopté, l’austérité continue

19 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Le premier round de la discussion budgétaire s’est achevé mardi avec le vote du projet de budget pour 2015 par les députés. Un texte supplémentaire d’austérité et de cadeaux au patronat a donc été approuvé ; une minorité de députés socialistes s’est abstenue

Le fil directeur de tous les textes budgétaires de cet automne (budget de l’Etat pour 2015, budget rectificatif de 2014, PLFSS), c’est le pacte de responsabilité, qui accorde aux entreprises 40 milliards d'euros d'ici à 2017. Malgré la baisse des dépenses publiques (de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales) de 21 milliards d’Euros, il en résultera en 2015 d’après les prévisions gouvernementales un déficit public de 4,3% du Produit intérieur brut –PIB- (contre 4,4% cette année). De plus ce budget est construit sur une hypothèse de croissance de 1% en 2015 (après 0,4% cette année), d’ores et déjà mise en doute.

Les « frondeurs » du PS ont donc continué à « fronder », c’est-à-dire à ne pas s’opposer. Du coup, le MEDEF avec Gattaz repart à l’attaque et demande la suppression de l’impôt sur la fortune : pourquoi se gêner ? Les sommets syndicaux sont malheureusement aux abonnés absents ou négocient des reculs. Il faudra en fait d’autres manifestations comme celles du 15 novembre, rassemblant largement les associations, les organisations syndicales et politiques, et une convergence des luttes sociales pour mettre en échec une politique qui considère le chômage comme un « dommage collatéral » secondaire et fait monter le Front national.

 

Montreuil, le 18 novembre 2014


AfficheNPA2012austérité

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