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NPA 27 -  Eure

La grève reconduite chez West pharmaceutical

29 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

WP_20140629_006.jpgCet après-midi, les salarié-e-s de West Phramaceutical au Vaudreuil (sous-traitant de Sanofi-Pasteur) réunis en assemblée générale ont décidé de reconduire la grève demain lundi. Désormais fort des liens fraternels qu'ils ont tissés lors de cette première semaine de grève ("On est une famille maintenant" dit le DS Kader lors de sa prise de parole) et d'un rapport de force en leur faveur qu'ils ont su construire, ils sont déterminés à "aller jusqu'au bout" pourobtenir leur dû.

L'enthousiasme que suscite ce combat collectif et solidaire tient en une réflexion d'une des salariés: "j'adore la grève". Ca devrait donner des envies à d'autres, non?


Pour en savoir plus sur la grève chez West Pharmaceutical, cliquez ici!

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Rassemblement appelé par "non à l'autoroute" devant la CASE 26/06

29 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

grandsprojetsUne soixantaine de personnes autour de "Non à l'autoroute" était présente Jeudi soir avec un tract et des pancartes pour accueillir les élu-e-s du conseil communautaire. Le nouveau président de droite, Leroy, est venu "dialoguer"... style différent de Martin qui aurait ignoré ou moqué, mais le verrouillage reste le même. Lui au moins ne se sera pas dérobé comme l'ont fait d'autres en évitant soigneusement le rassemblement à la porte principale de l'hôtel communautaire.

Plusieurs élu-es dont Gaëtan Levitre, Y.Lanic (FdG) et R.Jacquet (PS) et même H Zoutu (PS) sont intervenus pour dire tout le mal qu'ils pensaient de ce projet (avec des nuances...), réclamant avec vigueur qu'un réel débat sur la pertinence du projet soit organisé, mais, trop respectueux du système, avec des "Monsieur le président" à tout bout de champ, ils ne mouftent pas, se taisent, baissent la tête quand Leroy rétorque que pour lui, le débat, c'est niet.

Facile donc pour le président de la CASE de refuser en bloc, d'autant plus que dans la salle la léthargie est totale. Le public, en nombre et tassé en haut de l'hémicycle, a pu constater que ces gens-là se moquent d'eux, n'y connaissent rien, et ne veulent, par paresse intellectuelle ou faiblesse, surtout pas de débat.

Les membres de "Non à l'autoroute" ont tout fait pour bien qu'ils le comprennent. Sophie Ozanne, adhérente NALA et militante au NPA Seine-Eure est intervenue à la volée pour dire que c'était la moindre des choses que le débat puisse avoir lieu, qu'ils ne pouvaient approuver après coup un nouveau tracé, que les impacts étaient trop importants pour que les élus n'en discutent pas. Leroy l'a rappelée à l'ordre en citant le règlement intérieur. Il lui a été répondu qu'il avait l'autorité pour suspendre la séance et instaurer le débat.

La démonstration a été faite une fois de plus que la population opposée à cette nième autoroute n'avait rien à attendre des élus pour que le projet soit enterré, mais que c'est la mobilisation qui importe pour construire un rapport de force favorable aux riverains, aux opposants auxgrands projets inutiles, à tous ceux soucieux de préserver leur environnement et la santé des populations.

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Grève chez West Pharmaceutical depuis le 22.06

29 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

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70% des salariés des cinq équipes de l'entreprise de plasturgie située au Vaudreuil entament aujourd'hui leur cinquième jour de grève, grève qui est partie sur des bases revendicatives offensives puisqu'ils se battent pour l'obtention d'une augmentation des salaires de base, pour un 13eme mois, 90Eu de prime de compensation et une prime de panier de 6 Eu.  

Elles sont l'expression d'un ras le bol face aux conditions de travail dégradées et l'arrogance de la direction: la  pression sur les ouvriers est permanente avec l'instauration de la polyvalence et l'augmentation de la charge de travail, déclassement des gens, etc... tout ça pour des queues de cerises: les salaires y sont bas (1300Eu avec 10 années d'ancienneté), les primes supprimées pour non respect des "critères", tellement nombreux et illisibles que la direction a le loisir de les faire sauter les unes après les autres. 

Pour l'instant, les négociations sont au point mort. La direction joue le pourrissement en restant muette, mais avec des revendications dans lesquels beaucoup de salariés d'autres entreprises peuvent se reconnaître, il est à espérer que d'autres débrayent. Un mouvement plus large sur les salaires et les conditions de travail serait un atout pour que la lutte soit gagnante.

 

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"La-bas si j'y suis" de Daniel Mermet en danger

29 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #PETITIONS

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La nouvelle direction de France Inter veut liquider l'émission de Daniel Mermet "là-bas si j'y suis". Décidément l'équipe Valls-Hollande va plus loin dans la censure que même Sarkozy, qui n'a pas osé (mais a fait passer l'émission d'une heure de grande écoute à une heure d'écoute plus difficile à suivre pour les salarié-e-s) !
Signez et faites signer la pétition :http://sauvonslabas.wesign.it/fr
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VALLS A GASNY : TOUJOURS PLUS POUR LES MEMES

29 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA de VERNON

affiche_pacte_de_responsabilite.jpgEntouré de l’habituelle armada chargée de les protéger, Valls et Sapin sont venus vendredi faire la promotion de leur politique de cadeaux à guichets ouverts aux capitalistes dans une petite entreprise florissante qui emploie 170 personnes. Il s’agit d’un équipementier qui fournit des pièces en particulier à l’industrie aéronautique et automobile dans toute l’Europe.

Le directeur général de S.A.B.Industries s’était fait remarquer en venant pleurer auprès de Hollande pour obtenir une « baisse du coût du travail » soi-disant afin de défendre sa compétitivité sur les marchés étrangers. Le gouvernement, toujours prompt à exaucer les vœux du patronat, s’est empressé de lui faire obtenir des fonds de la Banque Publique d’Investissement. Tant qu’à faire, il en a profité pour vanter son « effort sans précédent de 40 milliards d'euros pour soutenir les entreprises ».

 

Laissons le mot de la fin à Paris-Normandie : « La délégation ministérielle repart vers Paris. Dans la cour, le podium est déjà démonté. Les salariés regardent la valse des voitures officielles. « C’est bien ce qu’il dit. Maintenant, on a un peu le sentiment qu’il est venu faire le show. Moi, ce que je veux, c’est du concret sur le salaire. » Une autre employée salue, elle aussi, la prestation. Mais reste dubitative : « C’est bien pour l’entreprise qu’il soit passé. Mais, pour moi, ça ne va rien changer. J’aurais bien voulu qu’il parle des retraites... »

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Les salariés en grève chez West pharmaceutical (PN, 23.06.14)

26 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

2014-06Westpharma.JPGSocial. Des salariés de l’entreprise West pharmaceutical, au Vaudreuil, sont mobilisés depuis dimanche. Ils réclament notamment un 13e mois.

 

La grève a débuté dimanche 22 juin à 6 h et a été renconduite hier soir, à West pharmaceutical. Situé au Vaudreuil, cette usine, qui emploie 80 personnes, fabrique des dispositifs de sécurité pour des seringues. Le site valderolien est le seul en grève — l’entreprise a une autre usine en France, au Nouvion-en-Thiérache (02).

 

Un intéressement progressif ?

 

Les raisons de la colère ? « Les
revendications portées depuis les négociations annuelles obligatoires en décembre
2013 sont refusées », explique Ludovic Schemann, délégué syndical CGT. Les salariés souhaitent obtenir un treizième mois, une prime de panier (pour les repas) et une prime de compensation car « beaucoup de salariés sont polyvalents et effectuent des tâches qui sortent de leur fonction », estime le syndicaliste.

 

« La direction refuse et veut nous faire signer un accord d’intéressement progressif sur les trois années à venir. 3 % la première année, puis 5 % et 8 %. On nous dit que 8 % correspondraient à un treizième mois voire plus. Mais ce système donne lieu à un versement décalé et nous n’avons aucune garantie de tout percevoir. De plus, cela dépend de beaucoup de critères. » Face à ces incertitudes, le syndicat refuse cette proposition.

 

Selon la CGT — seul syndicat représenté sur le site — le mouvement est suivi par 95 % des salariés. « Dimanche, de 6 h, jusqu’à ce matin [hier lundi, Ndlr] 6 h, la production a été à l’arrêt. Des machines ont redémarré avec la présence d’intérimaires », précise une salariée.

 

Hier après-midi, une réunion s’est tenue avec le comité de direction. « Elle reste sur ses positions, donc la grève continue », lancent les grèvistes.

 

Violaine Gargala

 

La direction n’a pas souhaité s’exprimer.

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Contournement Est de Rouen: une réunion de concerta...quoi?

26 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

WP_20140624_005.jpgMardi soir s'est déroulé à Val de Reuil une des 9 réunions publiques prévues pour discuter du projet de liaison A13-A28, autrement dit de la 3° autoroute (après l'A13 et l'A154) qui arrive sur le coin du nez des habitants de la communauté d'agglomération Seine-Eure dans le cadre du contournement Est de Rouen. Ces réunions sont une blague! D'entrée de jeu, le "médiateur" indiquera bien que le principe du contournement est acquis depuis 2005 et qu'il ne sera pas question de revenir là-dessus ce soir. Grosso modo, on est là pour décider de la couleur des murs anti-bruit et des essences d'arbres à planter pour calfeutrer la saignée autoroutière (sic!)

 

Une réunion qui tarde à démarrer

Premier problème avant même que la réunion commence : la salle était trop petite pour contenir tous les gens. Une 50taine était restée dehors (150 environ dans la salle). Lles organisateurs sont interpellés pour dénoncer le manque de places et donc l'illégitimité de la réunion. Du coup, plein de gens ont râlé pour dénoncer le manque de démocratie, et exigé que tout le monde puisse assister à la réunion. En quelques secondes, la moitié de l'assistance commence à se lever et se diriger vers la sortie en signe de protestation. Ca commençait fort!
Pour éviter les reproches qui lui étaient adressés pour le choix de la salle, Marc Antoine Jamet a décidé que tout le monde rentrerait. Ce qui n'était pas possible 5 mn avant l'est devenu...

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Des oeillères et du persil dans les oreilles

Deuxième problème : les gens de la DREAL (service de l'état qui pilote le projet autoroutier) sont sourds, aveugles, et déconnectés de la réalité. Ils ne répondent pas aux questions bien précises des gens, déroulent leur argumentaire sur "pilote automatique", le regard en biais, sont condescendants et à côté de la plaque.
Par exemple, alors que Luc Delaporte (ancien conseiller vert de VDR) expliquait que pour aller bosser à Rouen il faudrait débourser 84 euros par mois, le directeur de la DREAL répond que ce n'était rien vu le service que l'autoroute rendrait, que ça avait un prix et que tout le monde pouvait sortir 84 euros! Bronca, huées dans la salle.

 

Opposition nette au projet
Sans surprise, la grande majorité des interventions dans la salle est contre l'autoroute, le refus s'est bien exprimé de la part d'habitants, de représentants d'associations comme "Non à l'autoroute", "France nature environnement" ou "Effet de serre toi-même!", de partis politiques (NPA et EELV) 
Sophie Ozanne du NPA Seine-Eure est intervenue sur deux axes: l'urgence de changer la politique des transports des personnes et des marchandises, la nécessité aujourd'hui d'arrêter le "tout-voiture et le tout-camion et sur l'urgence de la suppression du péage d'incarville par expropriation de la sapn... et a été très applaudie.


Une mascarade

Pas qu'on découvre que ces réunions sont biaisées, que les défenseurs des grands projets, inutiles et coûteux, avancent comme des rouleaux compresseurs, n' hésitant à s'essuyer les pieds sur les principes démocratiques élémentaires, mais ça renforce l'idée que seule la mobilisation pourra mettre un coup d'arrêt au projet. Le sujet du péage d'Incarville est sensible et que c'est autour de cette question qu'il faut continuer à construire la mobilisation.

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Le Front national de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées (hebdo l'Anticapitaliste, 19.06.14)

24 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Antiracisme

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_234/public/le_front_national.jpg?itok=xzjBUIJH

De Valérie Igounet, Seuil, 2014, 24 euros.

Chercheuse associée à l’Institut d'histoire du temps présent ( CNRS), Valérie Igounet était surtout connue comme spécialiste du négationnisme en France. Elle nous livre aujourd’hui une étude très approfondie et fort bien documentée sur le Front national de ses origines à nos jours.

S’appuyant sur une masse importante de documents, Valérie Igounet retrace avec justesse et méthode les 40 ans d’histoire du Front national, le principal mouvement d’extrême droite qui occupe aujourd’hui une place centrale dans la vie politique de la France.

À lire absolument pour comprendre l’histoire d’une PME familiale qui, après des décennies d’histoire parfois chaotiques, est devenue « républicainement compatible » et affiche, sous la houlette de Marine Le Pen, sa volonté d’arriver au pouvoir.

Jean-Paul Gautier

 

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SNCF : Hollande et Valls déraillent...

23 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

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Les cheminotEs sont en grève depuis le 10 juin. Ils refusent l’éclatement de la SNCF prévue par la réforme ferroviaire et la fin du service public qui ira de pair avec la libéralisation du rail. Cette réforme prépare en effet l’arrivée d’opérateurs privés sur les activités susceptibles de dégager des bénéfices (TER, TGV…)… en laissant à la charge de l’Etat l’entretien et la gestion du réseau jugés trop couteux. Côté pile en tant que contribuables, nous paierions pour l’entretien des voies, côté face comme usagers nous aurions un service dégradé sur certains axes et des prix en hausse comme en atteste la libéralisation d’EDF-GDF. Cette réforme n’est pas dans nôtre intérêt !

Le gouvernement mène en parallèle une attaque en règle contre la réglementation du travail des 150 000 cheminots du public en l’harmonisant par le bas sur celle des 3 000 cheminots du privé. Comme ailleurs, gouvernement et patronat profitent de la crise pour raboter les droits sociaux et s’attaquer aux conditions de travail et de vie des plus modestes.

 

Hollande et Valls déraillent…


Depuis, le début de cette grève massive- on le voit bien en tant qu’usagers !- le même gouvernement qui ne s’inquiète nullement des investissements que devrait faire la SNCF pour éviter la galère des transports au quotidien, qui n’a nullement pris de mesures particulières pour l’entretien des voies depuis l’accident mortel de Brétigny-sur-Orge, semble aux abois et lance des appels à la reprise du travail aux cheminots, sous prétexte de notre intérêt d’usager. Etonnant qu’il ne s’inquiète de notre intérêt que lorsque les cheminots se battent pour défendre le service public…

Sa dernière rengaine c’est que la grève empêcherait le déroulement du bac. Cette instrumentalisation est scandaleuse ! D’une part, c’est faux car le Ministère de l’Education Nationale a annoncé que serait accepté un retard d’une heure des lauréats à leur examen, mais surtout c’est le gouvernement lui-même qui porte la responsabilité de cette cacophonie. En effet, cette grève a été précédée de nombreuses actions, depuis juin 2013, sans aucun effet sur les projets gouvernementaux, et à la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminotEs le 22 mai 2014. Enfin, ce ne sont pas les cheminots qui fixent les calendriers des réformes, pas plus que n’importe quel autre salarié ne décide des dates des sales coups qui leur tombent sur la tête ! Sans compter que bien des cheminotEs sont aussi les parents de jeunes qui passent le bac…

 

Usagers, solidaires de la mobilisation des cheminots !


L’ouverture à la concurrence est présentée comme un « plus » en faisant miroiter une baisse des tarifs. C’est faux ! Nulle part, la libéralisation n’a permis un meilleur accès aux services, mais en plus avec la « réforme » le prix des péages pour faire circuler les trains va augmenter de 30%...

Par ailleurs, la privatisation du rail fait courir de graves dangers à la sécurité des transports comme en atteste l’exemple anglais. Suite à la privatisation en 1996, les entreprises ferroviaires privées, en même temps qu’elles augmentèrent les tarifs, ont diminué les investissements et supprimé deux tiers des emplois cheminots. Les coûts de maintenance furent réduits en deçà du minimum nécessaire à la sécurité des circulations. Les conséquences : une augmentation très importante des accidents (souvent mortels), des retards systématiques, un service quotidien largement dégradé !

Usagers – cheminots, nous sommes victimes de la politique du « toujours plus d’austérité » du gouvernement, de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité, du travailler plus pour gagner moins.

A la SNCF, les retards à répétition, l’attente aux guichets, les trains surchargés, les retards d’investissement et d’entretien sont de la responsabilité de l’Etat et de la direction de l’entreprise. Contre cette politique, il n’y a pas d’autre réponse que de se mobiliser, comme le font aujourd’hui les cheminots, pour la mettre en échec.

 

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Vive les grèves ! (hebdo l'Anticapitaliste, 19.06.14

23 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

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Malgré la Coupe du monde de football, les mobilisations font enfin la Une de l’actualité. Certes, le plus souvent pour désigner les grévistes comme des nantis et des preneurs d’otages, mais la réalité est là : avec la grève des cheminotEs et celle des artistes et technicienEs, les luttes collectives réoccupent le haut du pavé.


Parce que ces luttes sont visibles, incontournables, qu’elles bloquent, arrêtent, empêchent... elles parviennent à briser le silence qui étouffe tant d’autres résistances. Elles changent l’air du temps.
Sur le fond, elles s’opposent frontalement à la politique menée par ce gouvernement PS-Medef. Les premiers refusent la réforme ferroviaire qui organise le dépeçage de la SNCF pour mieux privatiser les activités rentables dans la droite ligne des politiques libérales imposées partout en Europe. Les seconds ne veulent pas voir ratifier l’accord du 22 mars sur l’assurance chômage qui, sous prétexte d’alignement, détruit purement et simplement le statut des intermittentEs et fragilise plus encore les précaires et les intérimaires.
Dans les deux cas, la destruction des services publics et de la protection sociale, qui sont au cœur des politiques austéritaires, sont contestées. Elles et ils se défendent face au rouleau compresseur qui détruit leurs conditions de travail et de vie, mais en même temps défendent une autre idée du service public pour répondre aux besoins des usagerEs, une autre idée de la culture qui ne doit être ni un privilège ni une marchandise.

 

Des luttes pour gagner !


Autre point commun, la volonté de gagner, pas de négocier un moindre mal ou des contre-parties : les cheminotEs veulent le retrait de la réforme, les intermittentEs exigent du ministre qu’il n’agrée pas l’accord signé entre le Medef, la CFDT et FO. Pour gagner, pour faire céder le gouvernement et le patronat, il faut un rapport de forces et celui-ci ne s’établit pas avec une journée d’action de temps en temps : il se construit, se prépare, il a besoin de démocratie, d’auto-organisation.
À la SNCF, la grève est reconductible, massive, unitaire, radicale, débattue dans les assemblées générales. Ce sont aussi des assemblées générales qui prennent la douloureuse décision de faire annuler les festivals les uns après les autres, au risque pour les grévistes de se retrouver au RSA. Elles et ils ont contre eux les syndicats « partenaires », ceux qui pensent qu’ils savent mieux que les premiers concernéEs ce qui est bon pour eux, ceux qui prétendent parler au nom des salariéEs dans un tête-à-tête quasi permanent avec le Medef ou la direction de la SNCF.

 

Plus ferme avec les grévistes qu’avec la finance...


Ces grèves nationales, ainsi que d’autres plus partielles comme à La Poste, agissent comme un révélateur. Hollande qui n’a raté aucune occasion de reculer, sur la PMA devant les réacs de la « manif pour tous », sur le droit de vote pour les étrangers, devant les patrons grands et petits... fait aujourd’hui la leçon aux grévistes. Il choisit la principauté d’Andorre, principauté sans droit de grève où il a été reçu en « co-prince » (!), pour assener : « Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement et être conscient des intérêts de tous »...
Aussitôt, Manuel Valls a renchéri sans surprise : « Il n’y a aucune raison que la grève continue ». Mais il a été obligé de dire plus dans son allocution devant le conseil national du Parti socialiste samedi 14 juin : « Il nous faut tenir. Tenir. Y compris face à la radicalité de certains mouvements sociaux ». Car aujourd’hui, ce n’est pas la pression de la droite ou de l’extrême droite qui s’exerce sur ce gouvernement complètement discrédité, mais celle de mouvements sociaux déterminés. Elle oblige députés, partis, courants et sous-courants à se positionner par rapport à leurs revendications, et pose sans échappatoire

 

possible la question : soit soutenir le gouvernement et s’opposer aux grévistes, soit soutenir les grévistes et s’opposer au gouvernement.
La gauche sociale, syndicale, associative, et politique (Front de gauche, NPA, LO, AL...) doit parler d’une même voix pour dire, avec conviction, sa solidarité avec les grévistes. Et, dans la continuité de la manifestation du 12 avril, au-delà des débats publics comme ceux du 21 juin qui sont utiles, nous pouvons planter dans le décor la perspective d’une mobilisation d’ensemble nécessaire, combinant manifestations, grèves et occupations de places...

Christine Poupin

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