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NPA 27 -  Eure

Culture: Retour sur le mouvement noir aux USA.

31 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE

http://npa2009.org/sites/default/files/images/free_angela_and_all_political_prisoners.preview.jpgLa diffusion en France de Free Angela And All Political Prisoners, un film documentaire de Shola Lynch, invite à un retour vers l’histoire du combat des noirs américains. Deux livres passionnants parus récemment aux éditions Syllepses lui sont également consacrés.1

 

 

Le film raconte l’histoire d’une jeune professeure de philosophie, née en Alabama, issue d’une famille d’intellectuels afro-américains, politiquement engagée, Angela Davis, profondément marquée par son expérience du racisme, des humiliations de la ségrégation raciale. Elle sera un des symboles aux yeux du monde entier de cette formidable lutte d’émancipation, au cœur même de la citadelle impérialiste.

 

Le premier livre, Sur la question noire aux Etats-Unis, est un recueil d’articles écrits entre 1935 et 1967 par C.L.R. James (1901-1989), connu surtout pour Les Jacobins noirs. Le livre débute par un article qui dénonce les manœuvres des impérialismes français et britanniques au moment où les armées de Mussolini envahissent l’Ethiopie. Il appelle au rapprochement des « travailleurs de Grande-Bretagne, paysans et travailleurs d’Afrique » en préservant leur pleine indépendance des politiques impérialistes. Cette indépendance de classe est le fil rouge de l’ensemble des articles. Elle est développée dans les deux textes suivants, deux résolutions du Socialist Workers Party, le parti trotskyste au sein duquel C.L.R. James milite en 1939. Pour James, une telle politique est indissociable de l’idée d’autodétermination pour les Noirs américains qui s’accompagne de l’idée d’une organisation propre des Noirs et de la possibilité d’un « Etat nègre ».

 

« Le nègre docile est un mythe » écrit-il décrivant les multiples actes de rébellion qui ont jalonné l’histoire des noirs. Il souligne leur place dans la révolution française avec la révolution de Saint-Domingue, puis leur rôle prédominant dans la guerre civile américaine pour l’abolition de l’esclavage décrétée par Lincoln en 1863. Il fait l’apologie de Marcus Garvey, apôtre du « retour en Afrique » qui fut le premier à susciter un mouvement de masse noir malgré ses préjugés et développe le lien qu’il y a entre la lutte pour les droits démocratiques, le droit à l’autodétermination et la lutte pour le socialisme. Une question est au cœur des préoccupations de James : « Quelle est la relation entre ce mouvement et le rôle de premier plan du prolétariat ? ». Pourquoi et comment le lien n’a-t-il pas pu se construire pleinement ?

 

 

Libération noire et mouvement ouvrier

 

Le deuxième livre, Black and Red, Les mouvements noirs et la gauche américaine, écrit par notre camarade Ahmed Shawki, éditeur d’International Socialist Review, est construit autour de cette même interrogation, « la relation entre le socialisme et la lutte pour la libération noire ». Il est l’histoire d’un échec fécond cependant puisque participant des bouleversements réalisés par les luttes internationales des peuples opprimés. Là est le point de départ du livre, « l’impact mondial » du mouvement des années 1960 qu’Ahmed a connu alors qu’il vivait en Égypte (il arriva aux USA en 1976). Il illustre et développe l’idée formulée par James : « Non seulement les noirs américains constituent une avant-garde pour le tiers-monde, mais également pour les États-Unis dont ils sont la composante la plus avancée politiquement ». Il s’attache aussi à analyser le racisme d’abord « comme justification idéologique de l’esclavage », puis comme produit direct du développement impérialiste, justification de l’exploitation et de l’oppression des peuples. Ce racisme gangrène la conscience d’une partie du prolétariat non seulement de par la volonté des classes dominantes de diviser les classes exploitées, mais aussi comme conséquence de la concurrence dans laquelle le capital place ces dernières.

 

Il s’attache à dénoncer une compréhension formaliste, mécanique du marxisme qui servit de justification à la passivité d’une partie de la gauche qui, au nom de l’unité de la classe ouvrière, eut beaucoup de mal à intégrer concrètement et pratiquement la spécificité de la lutte des Noirs. La dernière partie du livre est consacrée à un riche tableau critique du mouvement qui explosa après la Deuxième Guerre mondiale et conquit les droits civiques. Ceux qui s’étaient battus pour « la démocratie » sur les champs de bataille du monde entier pendant la guerre exigeaient ce même droit pour eux-mêmes après avoir acquis un rôle déterminant dans la production. Le livre de Shawki vient illustrer les mots de James : « en luttant pour leurs droits démocratiques, les Noirs américains font un apport fondamental à la lutte pour le socialisme aux États Unis ». Une histoire indispensable à étudier qui invite à un « réexamen de la tradition marxiste révolutionnaire aux États-Unis », conclut Shawki. Beaucoup plus largement, peut-on ajouter...

 

 

Yvan Lemaître, Revue TEAN n° 43. Mai 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

1 C.L.R. James, Sur la question noire aux Etats-Unis, 1935-1967, Editions Syllepse, 2012, 252 pages, 15 euros.

 

Ahmed Shawki, Black and Red, Les mouvements noirs et la gauche américaine (1850-2010), Editions Syllepse, 2012, 260 pages, 15 euros.
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Retraites : « les seules batailles que l’on est sûr de perdre sont celles que l’on ne mène pas »

31 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Protection sociale

http://npa2009.org/sites/default/files/images/Filoche%20DR.preview.jpgEntretien. À quelques jours du sommet social, sous couvert de « dialogue social », un gouvernement de gauche s'apprête à imposer de graves reculs à l'encontre des retraites et des retraitéEs. Nous avons rencontré l'inspecteur du travail en retraite, Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste et animateur du courant Démocratie et Socialisme. Il nous donne son point de vue et engage la discussion sur les enjeux et les possibilités d'une mobilisation contre ces projets.

Pour « sauver nos retraites », il faudrait une nouvelle réforme ?

Le danger qui pèse sur notre système de retraite, c’est tout d’abord le refus de le considérer comme un système par répartition. Son principe est simple : quand les besoins augmentent, les ressources doivent augmenter.
L’arrivée de la génération du « baby-boom » à l’âge de la retraite augmentera pendant près de 25 ans le nombre de retraités. Le Medef refuse d’équilibrer le financement en augmentant les cotisations, en particulier la part patronale. Son objectif est de sauvegarder les profits patronaux au prétexte de préserver les « investissements productifs ». Il pourrait accepter une augmentation des cotisations retraites (chiffrée à 1, 1 point en 2020 par le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites) sans diminuer les « investissements productifs ». Il suffirait que les actionnaires diminuent le montant de leurs dividendes, qui s’élevait à 3, 2 % du PIB en 1982 et atteint maintenant 8, 5 %. Tous les ans, 170 milliards d’euros de la richesse nationale sont confisqués par les dividendes qui vont gonfler les bulles spéculatives et préparent une nouvelle crise du type de celle de 2007-2008. Ce n’est pas le coût du travail mais celui du capital qui met en danger notre système de retraites par répartition.
Ce qui met aussi en danger nos retraites par répartition, c’est le chômage. Avec plus de 5 millions de chômeurs, les cotisations retraites diminuent considérablement. Les fonds utilisés à financer l’Unedic pourraient, en bonne partie, être utilisés à financer les retraites. Le Medef n’en veut surtout pas car le chômage crée une « armée de réserve industrielle » dont la fonction est de peser sur les salaires et les conditions de travail.

Le système par répartition : pas d’alternative ?
La seule alternative, c'est un système de retraite par capitalisation. Les « retraites par point » ou par « comptes notionnels » sont aussi des systèmes de retraites par répartition. Ils auraient l’avantage pour le Medef de relativiser ou même de faire disparaître les paramètres difficiles à modifier sans que les salariés se mobilisent : l’âge légal de départ en retraite et la durée de cotisation.
La retraite par capitalisation, c’est jouer sa retraite en bourse. Après le sort réservé aux fonds de pension aux États-Unis lors de la crise 2007-2008, personne ne peut plus ignorer que ce type de retraite est non seulement très inégalitaire mais aussi très risqué.

Jean-Luc Mélenchon a affirmé que la mobilisation sociale ne sera probablement pas au rendez-vous. Quelles conditions seraient nécessaires pour permettre cette mobilisation ?
Les conditions syndicales à réaliser sont double. D’abord, des objectifs clairs : maintien de la retraite à 60 ans, refus d’augmenter la durée de cotisation, augmentation des cotisations retraites patronales. Ensuite, l’unité syndicale la plus large possible sur ces objectifs. Elle n’est pas acquise d’avance : l’unité est une bataille.
Les conditions politiques sont complémentaires. La mobilisation sociale peut amener de nombreux parlementaires de gauche, notamment du Parti socialiste, à refuser de voter un texte qui s’opposerait à cette mobilisation. En retour, cette volonté politique faciliterait la mobilisation sociale et le vote d’un texte répondant à ses aspirations. Nul ne peut dire aujourd’hui si cette bataille pourra être gagnée, mais les seules batailles que l’on est sûr de perdre sont celles que l’on ne mène pas.

Le dialogue social est au cœur de la démarche du gouvernement, fait le jeu du Medef, et les organisations syndicales s’y plient. Une autre voie est-elle possible ?
Ce n’est pas le dialogue social qui fait le jeu du Medef. Sarkozy l’avait fort bien compris et refusait tout dialogue, sauf quand le rapport de forces le lui imposait, par exemple pour la « réforme » des régimes spéciaux de retraite. Les règles de représentativité syndicale fixées par Sarkozy s'appliquent. L'Unsa ou Solidaires ne sont pas représentatifs, et les clefs de la négociation sont entre les mains de la CGC et de la CFTC. Cela donne plus de poids à ces organisations syndicales marginales qu’à la CGT ou à FO.
Une loi de gauche sur la représentativité syndicale devrait permettre de reconnaître l’Unsa et Solidaires et imposer qu’aucun accord national ne puisse être signé sans recueillir l’approbation de syndicats majoritaires aux élections professionnelles.

Pour la première fois, un gouvernement de gauche envisage des reculs sur les retraites. Quelle signification politique ?
Nous en sommes aujourd’hui au stade de la négociation, même si les déclarations de Jean-Marc Ayrault ou de Marisol Touraine paraissent assez nettement indiquer de quel côté pourrait pencher le gouvernement de gauche. À ce moment de la bataille, nous avons choisi de centrer notre action contre les revendications du Medef. Nous nous refusons à trois choses : faire des procès d’intention qui s’avèrent contreproductifs si l’objectif n’est pas de découper, a priori, la gauche mais, au contraire, de chercher à l’unifier pour défendre les intérêts du salariat ; ne nous adresser qu’à des gens convaincus d’avance ; considérer qu’un processus est achevé avant qu’il ne le soit et de s’empêcher ainsi de peser pour en changer l’issue.

Propos recueillis par Robert Pelletier

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Refuser l’abandon du peuple syrien aux crimes d’Assad!

31 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Les témoignages s’accumulent sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad. Face à un peuple soulevé depuis plus de deux ans pour la liberté et la dignité, la terreur de masse ne cesse d’augmenter. Après le mitraillage des manifestations, les tortures systématiques, la manipulation du confessionnalisme, l’usage de chars, de l’aviation, de missiles Scud contre les populations civiles jusque dans les hôpitaux, les villages massacrés, le bombardement des champs et des commerces pour affamer les zones libérées… maintenant l’utilisation de gaz de combat, qui probablement ne fait que commencer ! En effet, Assad bénéficie d’une impunité scandaleuse de la « communauté internationale ».


D’un côté, le régime est déterminé à écraser son peuple et ne recule devant aucun mensonge. Il bénéficie de l’aide militaire et logistique ferme de la Russie de Poutine (avec son savoir-faire en Tchétchénie), de l’Iran et du Hezbollah libanais qui a troqué son étiquette de résistant à Israël contre celle de mercenaire bourreau du peuple syrien. De l’autre les puissances occidentales miment le soutien à l’opposition, tout en la poussant dans les bras des émirs intégristes d’Arabie Saoudite et du Qatar qui monopolisent l’aide concrète. En spectateurs, les peuples du monde à qui on fait croire qu’ils ne peuvent rien faire de plus.


Le NPA condamne les interventions étrangères directes en Syrie, mais aussi les tergiversations honteuses des Etats qui favorisent les massacres en différant toute livraison d’armes pour l’autodéfense des insurgés, comme l’Union Européenne vient de le faire dans sa novlangue habituelle. Aussi hypocritement, l’essentiel de l’aide humanitaire est confiée aux organismes du régime la réservant ainsi aux zones qu’il contrôle. Nous dénonçons le mirage d’une énième conférence internationale de « négociation » à Genève, aux conditions du pouvoir russe et qui ne servira qu’à aider la survie du régime d’Assad et diluer sa responsabilité dans la guerre civile.


Nous saluons l’héroïsme du peuple syrien dans sa lutte contre le despotisme, focalisé ces jours ci dans les régions d’Al-Qusayr et Homs martyrisées. Nous encourageons tous les citoyens et les citoyennes du monde à organiser le secours matériel aux réfugiés et aux zones contrôlées par les conseils locaux, en coordination avec les associations syriennes qui défendent les objectifs de cette révolution pour la liberté, la démocratie, la justice sociale, l’indépendance nationale dans le respect des minorités et le refus du confessionnalisme.


Enfin, le NPA dénonce la tartufferie du gouvernement français qui par le rétablissement du visa de transit obligatoire pour les Syriens, contribue à empêcher ces derniers de fuir la mort et de se mettre à l'abri.


La révolution syrienne doit vaincre, le criminel de guerre Assad doit être jugé !

 

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Appel: Droit de vote pour tous les résidents étrangers des 2014!

28 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27

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À cet instant, il y a 55760 signatures validées ( dont 32003 signatures papiers)

Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.

Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en oeuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.

En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.

En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extracommunautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en oeuvre la révision constitutionnelle nécessaire.

De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.

En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.

Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extracommunautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...

La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues!

 

Pour accéder à la pétition, cliquez ici!

Pour signer la pétition en ligne, cliquez ici!

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La santé et la Sécu, c’est l’affaire de tous et de toutes!

28 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Protection sociale

http://npamenton.unblog.fr/files/2009/11/tshirtnpapanthere.jpgUne offensive d’ampleur  se prépare contre toutes les branches de la Sécurité sociale : la retraite, les allocations familiales, la  maladie.  Les restructurations s’amplifient dans les hôpitaux publics (fermetures de lits, de services, d’hôpitaux…). Le manque de personnel et la dégradation des conditions de travail est de plus en plus éprouvant pour les agents du public et du privé.

Les 20 et 21 juin prochains se tiendra une nouvelle « conférence sociale » dont le point principal à l’ordre du jour est une énième modification du régime des retraites au détriment des salariéEs, des retraitéEs. Car derrière le « dialogue social » que le gouvernement invoque systématiquement se cache un piège : celui de la continuation de la même politique de régression sociale exigée par la patronat depuis plusieurs années.

Les annonces de Hollande et du gouvernement, ce qui a filtré du rapport Moreau qui sera rendu public prochainement, tout cela est assez clair et personne ne peut mimer la surprise : il s’agit de demander une nouvelle fois aux salariéEs de travailler plus longtemps en augmentant la durée  de cotisations et d’abaisser les pensions. Aucun suspens, aucun espoir d’aménagement même marginal de ce projet ne plane sur ce « sommet ». Il n'y aura rien à négocier, le seul objectif du patronat et du gouvernement est de faire accepter aux organisations sociales de nouveaux reculs.
En 1993, 2003 et 2010  des attaques répétées contre le droit à une retraite décente et méritée ont pris systématiquement prétexte de l'existence d'un soit-disant problème démographique. C'est un mensonge. Il n'y a aucune fatalité ni démographique ni économique mais un choix politique. La majorité des salariés ne parvient déjà pas à faire les annuités imposées à cause du chômage et de la précarité.
La seule conséquence concrète du projet qui sera adoubé par la conférence sociale ne laisse aucun doute : il fera baisser une nouvelle fois le niveau de nos pensions. Et comme ci cela ne suffisait pas, la désindexation des pensions sur les prix est aussi à l’ordre du jour.

Cette contre-réforme est inamendable. Déjà écrite en coulisses, elle ne mérite aucun « partenaire social » et appelle à une riposte populaire d’ampleur pour la contrer. Qu’elles soient de droite ou socialistes, les régressions sociales se combattent dans la rue, par nos manifestations et nos grèves.
Voilà pourquoi, le NPA propose à toute la gauche sociale et politique, non gouvernementale, d’organiser de façon unitaire une initiative de rue, dès le sommet des 20 et 21 juin pour faire entendre sous les fenêtres de la conférence la voix de tous les opposants à ce projet.
  

Le 25 mai : « Six heures pour la santé, l'action sociale, la Protection sociale » de 9 h à 16 h à la bourse du travail 29 rue du Temple à Paris.

 Le 15 juin : Manifestation nationale unitaire « pour la santé et la Sécurité sociale » à Paris des personnels et usagers de la santé. 

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Pas d’austérité pour la santé ! Droit aux soins pour toutes et tous ! Personnels et usagers il est temps d’agir ensemble! 

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1ere action de l'association "Non à l'Autoroute!" pour la suppression du péage d'Incarville

26 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

manif-non-a-l-autoroute-du-25-mai-2013-007--2-.jpgEnviron 80 personnes rassemblées samedi matin au rond-point des Clouets au péage d'Incarville entre l' A13 et l' A154 : gilets fluos, distribution de 1500 tracts, conférence de presse (La Dépêche et PN, ni la télé, ni la radio). Une bonne opération qui a permis de montrer que l'association est en ordre de marche pour sensibiliser la population et populariser cette lutte. L' "homme sandwich" déguisé en faux péage en carton, décoré de faux billet aura fait l'unanimité parmi les automobilistes et des chauffeurs routiers .  Spectacle assuré et message politique fort : les sociétés d'autoroute nous rackettent!

Une première action qui en appellle d'autres!


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Racisme : une agression intolérable

26 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27

http://npa2009.org/sites/default/files/images/21175_image_0.preview.jpgEn vacances en Dordogne dans la commune de Nabirat, dans le canton de Domme en Périgord noir, notre camarade Ibrahima Dia, militant du NPA et syndicaliste, a été victime d'une lâche et odieuse agression raciste par trois habitants qui considéraient que sa place n’était pas là…


Les faits se sont déroulés mardi 7 mai, alors qu'Ibrahima était allé se promener en fin d’après-midi. D'abord apostrophé, « Qu'est-ce-que tu fais là ? Retourne chez toi ! », il a ensuite été tabassé par ses trois agresseurs : coups de pieds et de poings, insultes racistes : « Sale nègre, sale bougnoule, pédé… on t’avait dit de rentrer chez toi »… Notre camarade a dû aller recevoir des soins à l'hôpital. Il a une interruption de travail. Plainte a été déposée auprès de la gendarmerie.


Bouillie réactionnaire


Les trois agresseurs ont été identifiés, interpellés et placés en garde à vue. L'un d'entre eux est un entrepreneur qui vit entre la Dordogne et les Antilles, pour qui le racisme et les préjugés sociaux contre les travailleurs participent de la même bouillie réactionnaire. Interrogé par le journal Sud-Ouest, l’un des agresseurs a tenu à faire savoir qu'il souhaitait être défendu par maître Collard. Une façon de dire clairement que les agresseurs ne sont pas seulement des crétins racistes mais bien des amis du Front national.


De notre côté, la Ligue des droits de l'Homme (LDH), se porte partie civile. Sur le département de l'Essonne où vit Ibrahima, un comité de soutien se met sur pied à l’initiative de Sud ainsi que sur la commune de Sarlat. L’affaire a été relayée dans les médias locaux et nationaux, et de multiples réactions de sympathie et de solidarité nous sont parvenues.
Le NPA exprime sa solidarité et son soutien à Ibrahima, sa compagne, son fils. De tels actes ignobles ne doivent pas rester impunis. Nous dénonçons la propagande réactionnaire, raciste et xénophobe, homophobe qui arme le bras des agresseurs.

 

Pierre Boulet

 

Et pour citer Zebda: "N'attends pas qu'ils reviennent!"

 

 


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Hambourg: un cargo français contenant des matières radioactives prend feu (01.05.13)

26 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

http://images.zeit.de/wissen/umwelt/2013-05/frachter-brand/frachter-brand-540x304.jpg
Ce type d'incendie, spectaculaire de part son ampleur, est passé quasi inaperçu...Ce rafiot rouillé de plus de trente ans, promis à la casse l'an prochain transportait officiellement 70 voitures en direction des Etats Unis. En tout cas en France, aucune autre information n'a été émise.
 
Il faut attendre plus de deux semaines et des enquêtes approfondies de journalistes étrangers pour apprendre que ce navire civil ne transportait pas que de simples automobiles.
 
Parmi son fret, se trouvaient pas loin de 20 tonnes de matières radioactives, dont 9 tonnes d'hexafluorure d'uranium, un produit des plus dangereux craignant l'humidité. Un rapport mentionnait également un important stock de munitions et d'éthanol !!!
 
Ce 1er mai 2013, jour férié, il aura fallu 16 heures pour maitriser la catastrophe.
 
Par bonheur, les pompiers ont réussi à débarquer l'hexafluorure d'uranium, évitant là une catastrophe à l'échelle nationale, cette substance réagissant violemment en présence d'eau...S'ils n'avaient pu le faire, ils n'auraient eu aucun moyen de circonscrire l'incendie radioactif...
Et pas d'information en France, ni en Allemagne, où la population n'a ni été avertie, et encore moins évacuée, alors que des milliers de personnes, dont le président allemand, assistaient au service religieux tenu non loin...)
Ce type de transport de matières radioactives sur mer, sur rail comme le passage de trains Castor de ou en direction de l'usine Areva du Cotentin représente un risque majeur pour les populations et l'environnement. 
Sortir du nucléaire en 10 ans, comme le propose le NPA, c'est possible et c'est urgent! Cet accident ne fait que le rappeler...
http://nucleaire-nonmerci.net/images/nucleaire-tue-avenir.gif
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Mariage pour tous : reprendre la rue aux homophobes

25 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

Hollande a promulgué la loi sur le mariage pour tous le 18 mai, au lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Une « provocation » pour Frigide Barjot, qui manifestera (ou pas!)… le jour de la Fête des mères. Pourtant, l’égalité réelle ne naîtra pas de quelques lignes au Journal Officiel.


 Le 26 mai, l’ultime « manif pour tous » ?

Pour l’égérie des réacs, le simple droit au mariage et à l’adoption constitue « un bouleversement majeur de civilisation ». Car voyez-vous, les enfants perdront des repères essentiels : avec deux mères ou deux pères, en rentrant du boulot, qui préparera le repas et qui mettra les pieds sous la table ?
Un communiqué de la « Manif pour tous » donne le ton : « Nous continuerons sans relâche à défendre le mariage homme-femme, la filiation père-mère-enfant, et les familles, cellules de base de toute société ». Entre les appels de Boutin à la « résistance » et les propos de Chatel qui ne croit pas « qu’on reviendra en arrière » par rapport à la loi, l’unité des opposants à l’égalité se fissure. Mais un climat nauséabond s’est installé, que seule la mobilisation de la jeunesse et du monde du travail pourra dissiper.


Homophobie et transphobie 365 jours par an
Depuis décembre, l’agitation des réactionnaires et des cléricaux donne une visibilité médiatique à des violences vécues la plupart du temps dans le silence. D’après son rapport annuel1, SOS Homophobie a reçu 1 977 témoignages en 2012, soit une hausse de 27 % par rapport à 2011, qui font état d’insultes, de discriminations, de menaces et d’une agression physique tous les trois jours. Le rapport démontre que l’homophobie est une oppression permanente, qui s’exprime sur internet, dans la famille, dans les lieux publics, à l’école ou au travail.
Il y a derrière les statistiques des réalités vécues au quotidien, comme l’illustre le récit d’un jeune qui a tenté de se suicider après avoir été harcelé sur les réseaux sociaux et au lycée, ou celui d’une employée de grande surface licenciée après avoir résisté à des insultes homophobes sur son lieu de travail.
Par ailleurs, l’enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, menée auprès de 90 000 personnes LGBT, montre que la moitié des répondants se sont sentis discriminés ou harcelés durant les 12 derniers mois.


Marches des fiertés : toutes et tous ensemble !
Dans le monde entier, les marches des fiertés commémorent la révolte de Stonewall en juin 1969, durant laquelle des milliers de LGBT new-yorkais ont refusé de baisser la tête et de se laisser faire. Cette année, les marches auront une importance particulière. Elles nous permettront de poursuivre la lutte, notamment pour l’accès de toutes les femmes à la procréation médicalement assistée. Elles serviront aussi à dénoncer la politique d’austérité du gouvernement et à exiger que les mesures les plus urgentes contre l’homophobie et la transphobie soient dotées de moyens budgétaires.
Ces marches sont notre prochaine occasion de reprendre la rue aux forces politiques situées dans le camp des possédants et des défenseurs de cette société, et de prouver que le combat contre les préjugés de division est l’affaire de toutes et tous. Ne la laissons pas passer !


Gaël Klement et André Slava
1. www.sos-homophobie.org/rapport-annuel-2013

 


http://img.over-blog.com/500x353/1/79/79/87/Marche-fierteIs-mariage.jpg


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Le métèque nous a quittés...

24 Mai 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

http://npa2009.org/sites/default/files/images/392px-Goerges_mous675.jpgAvec sa gueule de métèque, Georges Moustaki nous a quitté en toute liberté.

Artiste engagé dès 68, il avait apporté son soutien à la candidature d’Alain Krivine en 1974 jusqu’à celui, spontané, à Philippe Poutou. Georges Moustaki encourageait la création de jeunes artistes auto-produits et indépendants, donnant une fois de plus au mot « liberté » ses plus belles lettres.

Nous continuerons à chanter « sans la nommer » une rare chanson française à la gloire de la révolution permanente, « ma liberté » « le temps de vivre » et toutes ses chansons évoquant les valeurs que nous défendons au quotidien.

Salut Georges, nous ne t’oublierons pas !

Montreuil, le 23 mai 2013

 

 

 

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