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NPA 27 -  Eure

Site NPA 27 en vacances!

19 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27

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Les rédacteurs s'accordant quelques jours de vacances, la mise en ligne de nouveaux articles reprendra début Août.

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PSA : la capitulation présidentielle - Communiqué du NPA

16 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Capitulation présidentielle

 

Dans le cours de cette lamentable journée où il a paradé à la tête des armées, François Hollande, lors de sa conférence de presse au ministère de la guerre, a tenu à faire connaître l’ampleur de son impuissance et de sa capitulation.

logo-NPAContre les salariés de PSA, alors que la bataille qu’ils ont engagée est à peine commencée, il accepte la fermeture du site d’Aulnay et les licenciements que cela entraîne.

Certes il fait semblant de refuser le plan de PSA mais c’est pour mieux l’accepter. Les expertises demandées, les engagements de plan pour l’automobile, tout cela n’est qu’écran de fumée et retouches à la marge.

Evidemment s’opposer à la politique de la famille Peugeot et du patronat passe par la remise en cause de leur pouvoir. Ils ont encaissé aides et subventions et aujourd’hui ils licencient ? Ils sont disqualifiés et c’est l’expropriation et la nationalisation de cette société qu’il faudrait mettre en œuvre.

Les salariés de PSA se battent pour le maintien du site et le refus des licenciements. Ils devront le faire contre leur direction mais aussi contre le gouvernement qui les a déjà enterrés, avec comme seules armes leur détermination, la mobilisation, la solidarité. Ils peuvent compter sur l’engagement du NPA.

Montreuil le 14 juillet 2012

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Financement de la sécurité sociale : pour une alternative à la hausse de la CSG

16 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué du SNUI-Sud Trésor

 

 Financement de la sécurité sociale : pour une alternative 
à la hausse de la CSG
Le gouvernement n’a pas encore confirmé son intention de relever la CSG, même si un certain nombre de voix le demandent ou ne s’y opposent pas. Rappelons que la contribution sociale généralisée (CSG) est une imposition de toute nature (relevant de l’article 34 de la constitution) payée par les particuliers affectée au financement de la sécurité sociale. La CSG est un prélèvement à assiette large, au taux proportionnel (il existe plusieurs taux selon la nature des revenus), dépourvu de mesure dérogatoire et individualisé. La CSG devrait rapporter 86 milliards d’euros en 2011 et 89 milliards d’euros en 2012, (par comparaison, l’impôt sur le revenu en aura rapporté 52 milliards en 2011). En réalité, relever la CSG pénalisera l’immense majorité des ménages et ce en dépit de son assiette large qui met également à contribution les revenus du patrimoine. En effet, sur les 89 milliards d’euros de recettes que la CSG devrait procurer en 2012, 62 milliards proviennent des revenus d’activité (soit 69,66% du rendement de la CSG), 16 milliards proviennent des revenus de remplacement comme la retraite (soit 17,9% du rendement de la CSG) et 10 milliards des revenus du patrimoine (soit 11,23% du rendement de la CSG), les autres recettes provenant des revenus des jeux ou des majorations et pénalités. Sauf à rénover la CSG (en introduisant un abattement à la base par exemple), dégager des ressources sans solliciter les classes modestes et moyennes ne peut donc passer par un relèvement de la CSG dans sa configuration actuelle si l’on recherche à rétablir davantage de justice fiscale. Pour alimenter les caisses de la sécurité sociale, une voie n’a curieusement pas été explorée : celle consistant à élargir le financement de la part dite « patronale » des cotisations sociales à la richesse créée par les entreprises, autrement dit à un solde de gestion dénommé « valeur ajoutée ». Si les termes sont semblables, cette notion comptable diffère cependant sensiblement de la TVA, dans la mesure où cette dernière est payée directement par le consommateur dans le prix final alors qu’une cotisation calculée sur la valeur ajoutée est payée en amont directement par les entreprises. Un tel système permet en outre de redistribuer le financement de la sécurité sociale entre les entreprises : à « valeur ajoutée » égale, une entreprise ayant moins de salarié qu’une autre paierait autant alors qu’elle paie moins dans le système actuel basé sur les salaires. L’assiette « valeur ajoutée » n’est pas la TVA. Elle est plus large que celle des salaires. Elle permet de redistribuer le financement de la sécurité sociale. Elle peut être plus rentable que l’assiette actuelle. On peut donc être surpris de voir que les pistes proposées évitent soigneusement cette proposition connue de longue date et ne concerne que la CSG, un prélèvement déjà élevé qui ne repose que sur les particuliers. Syndicat national Solidaires Finances Publiques, ex SNUI - SUD Trésor

 

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Cinram : l'attente des salariés

15 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Faire venir les repreneurs

Publié dans Paris Normandie le vendredi 06 juillet 2012

 

Samedi matin, la direction a ordonné que les banderoles et les croix présentes à l'entrée du site soient retirées.
« Nous avions déjà demandé aux syndicats de retirer leurs "décorations", a expliqué Michel Resseguier, directeur général du site. Nous essayons actuellement de faire venir des repreneurs, mais le site souffre d'une mauvaise réputation. Il y a des travailleurs remarquables à Louviers, mais une minorité pose problème. Si Cinram veut attirer des repreneurs, un changement de comportement doit avoir lieu. » Les salariés du site qui dénoncent une « entrave » ont donc de nouveau affiché leurs slogans sur les grilles de l'usine et planté aux abords du site des croix représentant l'avenir probablement funeste de Cinram Louviers.

Cinram : la pénible attente

Publié le vendredi 06 juillet 2012 à 07H21

LOUVIERS.Le site a été placé en redressement judiciaire depuis le 31 mai. Les salariés devraient être fixés sur la poursuite de l'activité jeudi 12 juillet.

Les salariés de Cinram continuent d'attirer l'attention

Les salariés de Cinram continuent d'attirer l'attention

Liquidation ou redressement ? Les salariés de l'entreprise Cinram devraient être fixés jeudi prochain. Depuis le mois de mars, en effet, l'intersyndicale CGT-FO de Cinram Louviers alerte les employés et les pouvoirs publics sur une éventuelle fermeture du site. Cette entreprise de pressage de disques DVD connaît des difficultés depuis déjà de nombreuses années et notamment suite au passage de la production de CD à celle de DVD. Ainsi, en 2006, cent dix-huit licenciements avaient touché l'usine lovérienne qui a ensuite connu vingt-huit nouveaux licenciements liés au départ de l'un des plus gros clients de Cinram, Warner. Cent six employés travaillent encore dans l'ancien « fleuron » industriel de la ville, installé depuis 1955.

Un déficit de près de 3 M€
Une semaine après la table ronde tenue à la préfecture d'Evreux, le 24 mai dernier, en présence des représentants syndicaux, de la direction et des pouvoirs publics, le tribunal de commerce d'Evreux avait ouvert une procédure de redressement judiciaire. Le 31 mai, le site de Louviers était en cessation de paiement.
Le groupe canadien a ensuite annoncé, le 25 juin dernier, avoir réalisé un accord de cession de l'essentiel de ses activités ainsi que de ses actifs canadiens et américains dans le but de pouvoir rembourser ses créanciers. Cet accord devrait prendre effet en décembre prochain pour les activités européennes.
Toutefois, la société d'investissement privée, Najafi Companies, qui a repris les activités de Cinram, ne semble pas, selon l'intersyndicale, vouloir désendetter le site lovérien qui présenterait un déficit de près de 3 M€. La direction du site évoque « un déficit encore plus important, avec près de 5 M€ de pertes en 2011 ».

Pas d'intérimaire cet été
Les salariés attendent désormais avec inquiétude l'audience qui aura lieu au tribunal de commerce, jeudi 12 juillet, et qui devrait statuer sur la poursuite de l'activité de l'entreprise. Les représentants syndicaux espèrent que la période d'observation sera reconduite, après avoir repris une activité « normale » durant le mois de juin qui a permis de « regonfler » quelque peu la trésorerie. Mais, cet été, l'activité devrait baisser, la direction ne prenant pas d'intérimaires durant les congés.
Enfin, ce 3 juillet, un repreneur éventuel devait se rendre à Louviers, mais la réunion a été annulée. Simultanément, une réunion entre les représentants des Unions départementales et des experts avait lieu. D'après le délégué FO de Louviers, Dimitri Mansuy : « De la réunion d'aujourd'hui, il ressort que le site est certainement condamné par le groupe. Les efforts des représentants du personnel pour trouver une solution pérenne se heurtent au fait que le site ne dispose d'aucune autonomie. Le groupe Cinram doit prendre ses responsabilités eu égard aux contributions du site au fonctionnement du groupe : dividendes, frais... »

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Louviers : NPA et terrain pour gens du voyage

14 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure

Le NPA et le terrain pour les gens du voyage à Louviers

« Un coût exorbitant »


Publié dans Paris Normandie le lundi 09 juillet 2012 à 08H00


Outre les problèmes de dialogue, le NPA met surtout en exergue « le coût exorbitant des travaux nécessaires pour rendre le terrain apte à accueillir des familles. C'est d'ailleurs ce qu'a pointé le commissaire enquêteur », souligne les élus d'extrême gauche.
Et de poursuivre : « Il faudrait ainsi améliorer l'accès et bitumer le chemin, mettre le terrain de niveau car il est actuellement en pente et surtout déplacer la mare qui recueille les eaux de pluie. Sans parler de la ligne à haute tension située sur le terrain ! »
Les riverains et le NPA s'étonnent également que ce soit la municipalité qui se charge de ce dossier alors que des familles de gens du voyage s'installent à Louviers en suivant les procédures communes. Ce à quoi le maire répond : « Faute de terrains disponibles, les gens du voyage jettent parfois leur dévolu sur des emplacements où leur installation est inadmissible. Ainsi, à Louviers, l'équipe municipale a dû batailler ferme contre des promoteurs qui avaient divisé et vendu - ils ont fini par rembourser - un vaste espace naturel, inconstructible, car nécessaire à l'expansion des crues de l'Eure. »
Enfin, le NPA déplore que les gens du voyage soient toujours installés dans des endroits inconfortables, « comme l'aire rue Jules-Verne, située à ras de l'autoroute et sur une ancienne décharge de Wonder. La municipalité doit pouvoir trouver un terrain mieux placé que celui des Monts ».

« Un manque de dialogue »

Publié le lundi 09 juillet 2012 à 08H00

LOUVIERS.Les membres du NPA s'expliquent sur les raisons de leur refus du projet municipal de sédentarisation des gens du voyage, dans le quartier des Monts.

Le NPA a expliqué ses motivations sur le terrain prévu pour la sédentarisation de trois familles

Le NPA a expliqué ses motivations sur le terrain prévu pour la sédentarisation de trois familles

Le 28 juin, le conseil municipal de Louviers a approuvé le Plan local d'urbanisme, document qui permet de planifier l'organisation future de la ville et les aménagements y afférant. Dans ce PLU, de nombreux projets sont présentés, comme l'axe structurant entre Louviers et Val-de-Reuil ou l'aménagement du centre-ville, mais un sujet en particulier a déchaîné les passions : la municipalité lovérienne souhaite aménager aux Monts, sur un terrain municipal, trois parcelles pour favoriser la sédentarisation de gens du voyage
« De cette propriété de trois quarts d'hectare, nous détachons une parcelle d'environ 2 500 m², un quart d'hectare. A son tour, cette parcelle sera divisée en trois confettis, en trois lots, permettant l'installation de trois familles, l'installation de trois caravanes, qui ont vocation à laisser place à des maisons », explique le maire, Franck Martin.

De nombreuses oppositions
Mais ce projet se heurte à de nombreuses oppositions, comme le prouve l'ambiance pour le moins tendue lors du dernier conseil municipal où une cinquantaine de riverains des Monts sont venus protester. Réunis au sein d'un collectif, ces derniers reprochent au maire le manque de dialogue et de concertation de la municipalité. Ainsi, c'est un voisin de la « fameuse » parcelle zp609, qui s'est rendu compte en avril dernier que le terrain qui sert actuellement de réservoir artificiel, passait du statut de terrain non-constructible à Uhb (pour l'installation des gens du voyage).
L'élu NPA, Philippe Thouément, a voté contre le PLU et regrette la méthode appliquée : « Depuis 3 ans, les réunions du PLU se sont succédé et la municipalité n'a jamais évoqué ce projet de vente. Elle qui parle tant de démocratie locale, elle aurait dû réunir les habitants et montrer par l'exemple, et ils sont nombreux à Louviers (avenue des peupliers, chaussée Decrétot…), que la cohabitation se passe bien. »
Les membres du NPA reprochent aussi au maire de ne pas avoir interrompu la séance du dernier conseil qui aurait permis un dialogue, comme cela avait été le cas lors de la venue des ouvriers de M-Real.
De leur côté, les riverains font signer une pétition « regroupant 90 % des Monts » (près de 270 signataires) et envisagent de saisir le tribunal administratif, comme l'avait fait le collectif des riverains de l'aire d'accueil de la rue Jules-Verne.

 

--> Lire l'autre autre article publié dans La Dépêche

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Les mineurs espagnols, porte-drapeaux de la lutte contre l'austérité

13 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Les mineurs espagnols, porte-drapeaux de la lutte contre l'austérité

Publié dans Francetvinfo  le 11/07/2012
Les mineurs espagnols arrivent à Madrid, le 10 juillet 2012, après leur longue marche, pour protester contre les restrictions budgétaires qui menacent le secteur du charbon.

Les mineurs espagnols arrivent à Madrid, le 10 juillet 2012, après leur longue marche, pour protester contre les restrictions budgétaires qui menacent le secteur du charbon.

(DANI POZO / AFP)
 

"Les voilà, ce sont les mineurs du charbon… Madrid brûle !" La colonne avance parmi la foule, lentement. Lampe au front, regard fier, les deux cents mineurs de fond espagnols partis le 22 juin des Asturies, de Castille-et-Leon et d’Aragon sont arrivés mardi 10 juillet à Madrid. 

Mercredi après-midi, ils ont conduit leur procession devant le ministère de l'Industrie espagnol, pour protester contre la réduction des aides aux exploitations minières prévue par le gouvernement. Des dizaines de milliers d'autres Espagnols les avaient rejoints. Cinq personnes ont été arrêtées, après des affrontements violents avec les forces de l'ordre.

Cette marche, entamée après le mouvement de grève illimitée lancé le 31 mai, est plus qu'un mouvement social. Pour de nombreux habitants, elle symbolise la lutte des Espagnols face à la crise, à l'heure des restrictions budgétaires et des injonctions venues de Bruxelles. Retour sur ce parcours emblématique.

• Ils partirent 200, et arrivèrent plusieurs milliers

Qui sont ces mineurs ? Issus du nord de l'Espagne, ils travaillent dans la cinquantaine de mines encore en activité dans le pays. Tout juste embauchés ou proches de la retraite, ils se battent pour sauver ce secteur menacé par la crise et qui emploie, au total, près de 8 000 personnes. Après de nombreuses manifestations, parfois marquées par des violences face à la police, après l'occupation des mines, ils décident de se mettent en grève, puis de lancer cette marche.

Deux jours avant leur départ, des milliers de personnes étaient rassemblées à Madrid pour dire non à l'austérité. Déjà, les mineurs étaient dans les esprits. "Pourquoi y a-t-il cent milliards d'euros pour sauver les banques, et pas d'argent pour la santé, l'éducation, les mineurs, pour la protection contre le chômage ? s'indignait alors le leader du syndicat UGT, Candido Mendez. Pourquoi y a-t-il de l'argent pour d'autres choses, et pas pour ce qui est fondamental ?" 

Dix-neuf jours et 500 kilomètres plus tard, les mineurs ont rallié une partie du pays à leur cause. Souvent acclamés par les populations dans les villages qu'ils traversaient, ils ont été accueillis par des milliers de Madrilènes, mardi. Appareils photo, serrages de mains, applaudissements, accolades : la foule se presse à leurs côtés en guise de soutien. Dans les airs flottent les drapeaux des régions minières les plus menacées.

• Une filière condamnée ?

Le débat qui agite la filière du charbon dans l'Espagne actuelle ressemble fort à celui qui a ébranlé le Royaume-Uni il y a trente ans, sous l'ère Thatcher. Le problème des mines de charbon espagnoles est d’ordre structurel : sans l’aide de l’Etat, elles sont majoritairement déficitaires. L'Union européenne a récemment accepté de prolonger jusqu’à la fin 2018, via des subventions, l’existence des exploitations nécessitant une aide publique. Cette industrie avait donc obtenu un sursis de six ans, et espérait même gagner des délais supplémentaires, à terme.

Mais pour lutter contre le déficit budgétaire, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a décidé de diminuer de 190 millions d’euros les aides directes à l’exploitation du charbon, soit une réduction de 63% des subventions. Pour les professionnels, cette coupe est trop brutale. Patrons et syndicats affirment que sans ces aides, la majorité des compagnies minières courent à la faillite, rapporte le quotidien El Pais (article en espagnol). Les élus locaux aussi font bloc, craignant qu'une disparition des mines n'ait des répercussions désastreuses sur le reste de l'économie locale, déjà affaiblie par la crise.

"D'ores et déjà, l'Espagne importe entre 16 et 20 millions de tonnes de charbon par an, alors que la production nationale ne dépasse pas 8,5 millions de tonnes, explique le quotidien espagnol. Même les Asturies, première région productrice espagnole pendant un siècle et demi, importent aujourd'hui plus de 70% de la consommation régionale de charbon." D'un point de vue strictement économique, la mort des mines espagnoles ne semble être qu'une question de temps.

• Le gouvernement pris en étau

Outre la sauvegarde de milliers d'emplois, les mineurs invoquent le passé minier de l'Espagne pour justifier leur démarche. "On ne peut pas rayer de l’histoire un secteur entier qui fait vivre des générations d’Espagnols", raconte l'un d'entre eux à Libération, fier de rappeler qu'"en Espagne, ce sont les mineurs qui ont déclenché les principales luttes. La guerre civile [1936-1939] a commencé dans les Asturies, au fond des mines. Aujourd’hui, notre mouvement pourrait réveiller d’autres secteurs."

Un argument auquel le gouvernement espagnol est particulièrement attentif. S'il montrait, à l'avenir, des signes de faiblesse face au mouvement, c'est toute son autorité qui serait remise en cause, et cela ne ferait qu’encourager d'autres professions sinistrées à s'engager dans la lutte. A l'inverse, s'il ne cède sur rien, il s'expose à un durcissement du conflit et à un blocage plus général du pays, voire à de nouvelles violences. Les mineurs l'ont dit - et prouvé - à plusieurs reprises : "Nous n'avons pas peur de la police."

Mercredi, jour de leur manifestation à Madrid, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures d'austérité afin de ramener le déficit budgétaire à 2,8% du PIB d'ici 2014. Plus que jamais, le fantôme de Bruxelles pèse sur les débats. Même si l'UE consent à aider les mines jusqu'en 2018, la feuille de route qu'elle impose à l'Espagne en matière de rigueur budgétaire étrangle complètement l'Etat, qui se voit à son tour contraint de sanctionner certains secteurs.

S'ils ne trouvent pas d'accord avec le gouvernement, les mineurs ont déjà prévenu qu'ils se lanceraient dans une autre marche noire. Avec, cette fois, un cortège qui défilerait jusqu'à Bruxelles.

Avant la "marche noire", de nombreuses manifestations avaient eu lieu (ici, à Leon). Mais le gouvernement est resté inflexible.
3/12 Avant la "marche noire", de nombreuses manifestations sont organisées (ici, à Leon). Mais le gouvernement reste inflexible. CESAR MANSO / AFP

Ariane Nicolas

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PSA - Aulnay : "Notre boulot, c'est notre seule richesse"

12 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

PSA - Aulnay : "Notre boulot, c'est notre seule richesse"

Publié le 12-07-2012 à 18h08 - sur tempsreel.nouvelobs.com

REPORTAGE - "J’ai fermé Balard, j’ai fermé Levallois. Je ne partirai pas comme ça!" : les salariés du site d'Aulnay, sous le choc, oscillent entre colère et résignation.

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PSA : le vrai visage du dialogue social

12 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

PSA : le vrai visage du dialogue social

  Communiqué du NPA - secteur auto

Après un an d’enfumage, La direction du groupe PSA confirme ce que tout le monde savait depuis un an : la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014. Mais les mesures décidées vont encore plus loin avec au total la suppression de 8000 emplois qui viennent s’ajouter aux centaines de postes de PSA-Aulnay-en-lutte.jpgCDD, intérimaires et prestataires déjà supprimés ces derniers mois.

En plus des 3.300 emplois que représente actuellement l'usine d'Aulnay-sous-Bois, PSA compte supprimer 3.600 emplois de structure (administration, recherche et développement et commerce) par départs volontaires, et 1400 emplois dans son usine de Rennes. Au-delà des ces suppressions de postes ce sont des dizaines de milliers d’emplois indirects qui sont menacés.

Et déjà le prix de l’action de PSA progresse !

A l’opposé du sommet social et du dialogue social, c’est bien une guerre sociale qu’engage PSA. L’interdiction des licenciements et des fermetures de sites, la réduction du temps de travail sans baisse de salaire, la suppression du travail posté, de nuit et de week-end sont plus que jamais à l’ordre du jour. La mobilisation non seulement dans le groupe PSA ou dans la filière automobile mais à tous les salariés doit s’amplifier. L’ensemble des organisations syndicales, du mouvement social et des organisations politiques doit s’y employer.


Montreuil, le 12 juillet 2012

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Conférence sociale : communiqué commun d'AL, FA, MOC, NPA

11 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Conférence sociale : communiqué commun d'AL, FA, MOC, NPA

 

Alors que s’achève la conférence sociale entre le patronat, les syndicats et le gouvernement, il apparaît très clairement que ce dernier ne se donne aucun moyen pour bloquer les licenciements et a clairement choisi en faveur de qui il allait gérer les affaires.

Le ministère du redressement productif, censé sauvegarder les bassins d’emplois, est avant tout un ministère de la parole et de la communication destiné à faire passer la pilule et à occuper le terrain médiatique sans proposer d'alternative aux licenciements et aux mesures d'accompagnement classiques.

Face à cela, et alors que les projets de délocalisation et les plans de licenciements se multiplient, seule l'intervention des travailleuses et des travailleurs ainsi que la coordination de leurs luttes peut faire pencher la balance du bon côté et imposer des choix politiques propres à faire reculer les capitalistes et à les priver de leur pouvoir de décision. Le droit de veto des travailleuses et des travailleurs sur les licenciements, la réquisition des entreprises, la réduction du temps de travail sans baisse de salaire, la mise en place de services publics réellement contrôlés par la population sont autant de revendications qui peuvent être portées pour lutter contre la loi des patrons. Au-delà de cela, reprendre en main les entreprises, c'est aussi repenser l'organisation du travail et l’organisation de la production pour prendre en compte les besoins réels de la population et non alimenter une soif de croissance débridée et mortifère. On ne peut en effet prétendre rompre avec le capitalisme sans rompre avec le productivisme et la surexploitation de l’environnement.

Nous ne sommes pas dupes du « changement » promis par le nouveau gouvernement et la politique qu’il entend mener reste une politique de rigueur, dans la droite ligne de l’austérité qui s'impose de plus en plus à l'échelle européenne, notamment par le biais d'un "pacte budgétaire" approuvé par le nouveau gouvernement sans que le population ait son mot à dire. Pour imposer le retour à l'équilibre budgétaire, Hollande et Ayrault s'apprêtent à continuer la saignée des services publics en taillant dans les effectifs et en poursuivant la politique de blocage des salaires des fonctionnaires. Et ce ne sont pas les 120 milliards d'euros d'aides et de prêts pour les grands travaux en Europe qu'ont promis de débloquer les dirigeants européens qui sont de nature à atténuer ce régime de rigueur. De même, ils parlent de mettre en place une taxation sur les transactions financières sur laquelle ils sont incapables de se mettre d'accord mais qui ne permettrait de récupérer qu'une infime partie des profits accumulés par les capitalistes.

Pour toutes ces raisons, nous estimons qu'il est urgent de rompre avec l'attentisme qui accompagne les premiers pas de ce gouvernement.

L'attentisme a dominé les expériences précédentes de la gauche au pouvoir qui ont toutes débouché sur des plans d'austérité et une aggravation des inégalités de richesses. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est pourquoi nous pensons qu'il est important de construire dès maintenant une opposition de gauche, autre, anticapitaliste et donc alternative aux politiques patronales et gouvernementales. Ne pas le faire revient à laisser la droite et surtout l'extrême droite incarner à elles seules une opposition politique, alors que leur seul but est de (re)prendre le pouvoir pour incarner un état toujours plus autoritaire, inégalitaire et raciste !

Les travailleuses et les travailleurs s'apprêtent à subir une violence sociale sans précédent du fait de la multiplication annoncée des plans de licenciements et pour arrêter de subir et reprendre les choses en main, il n'y a pas d'autre choix que de rompre avec le capitalisme en imposant une redistribution des richesses. Miser sur une hypothétique croissance pour améliorer la situation, c'est se laisser prendre au jeu d'une économie productiviste dominante dans laquelle nous sommes toujours perdant-es. Et quel que soit le gouvernement au pouvoir, seule l'intervention directe de tou-tes les exploité-es et de tou-tes les opprimé-es pourra faire tomber le mur de l'argent !

Mercredi 11 juillet 2012

Alternative Libertaire, la Fédération Anarchiste, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

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DIALOGUE SOCIAL CONTRE URGENCE SOCIALE

11 Juillet 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

Edito du tract national

 

  DIALOGUE SOCIAL CONTRE URGENCE SOCIALE

Au moment où se concrétise la suppression de dizaines de milliers d’emplois, le gouvernement «  prend le temps du dialogue social  ».
En fait de dialogue, c’est l’affrontement social qui est à l’ordre du jour. Le MEDEF ne s’y trompe pas. Il propose la libéralisation du contrat de  travail avec CDI  avec de moindres droits, «  les ruptures conventionnelles  » collectives c’est-à-dire la perte de toute possibilité de contestation des licenciements économiques, les accords emplois-compétitivité permettant la réduction du salaire, l’augmentation du temps de travail, la perte de jours de congés ou de temps de pause sans accord du salarié. Toujours plus exigeant en matière de rentabilité et de profitabilité, le patronat voudrait imposer la «  flexisécurité  », c’est-à-dire une intensification du travail, avec des horaires dépendant des carnets de commandes immédiats au détriment de la santé au travail et le non-paiement des heures supplémentaires ou des week-ends travaillés.
L’Etat-employeur n’est pas en reste. Blocage des salaires, non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois hors secteurs dits préservés (éducation, police, justice), maintien des suppressions de postes à l'hôpital et dans toute la fonction publique territoriale sont à son programme.


Pour financer la protection sociale, les retraites, les solutions sont les mêmes que celles de tous les gouvernements qui renoncent à annuler la dette publique  : prélèvements supplémentaires au travers d’une hausse de la CSG ou des impôts.
Pour les employeurs, les obligations se limiteront à de vagues négociations sur l’égalité homme-femme, l’emploi des jeunes ou la formation.
Malheureusement la plupart des organisations syndicales acceptent de participer à cette imposture. Dans les manifestations, nous crions  :    «  ce n’est pas à Matignon, qu’on obtiendra satisfaction  », car nous ne pensons pas que salariéEs, retraitéEs, chômeur/euses, jeunes aient des intérêts communs avec les patrons.


De même, il faut s’opposer clairement à une politique gouvernementale dont les premiers actes ne marquent pas de rupture avec tous les gouvernements qui acceptent la dictature de la finance et du patronat : hausse insignifiante du SMIC, blocage des salaires des fonctionnaires, poursuite de la politique à l’encontre des immigréEs, etc.


L’urgence sociale appelle une toute autre politique. L’interdiction des licenciements, le retour à la retraite à 60 ans pour tous, la réduction du temps de travail, l’obligation réelle d’égalité homme-femme, le relèvement de tous les revenus à 1700 € minimum, ne se négocieront pas avec le MEDEF, ni dans les bureaux de Montebourg ou de Moscovici. Ceux de PSA, de SFR, de Carrefour, et les 80000 salariéEs dont les licenciements sont d’ores et déjà annoncés ne peuvent attendre le bilan promis par Hollande dans un an. La responsabilité des organisations syndicales ce n’est pas le dialogue social, c’est d’organiser la mobilisation, la coordination des luttes, dès maintenant.

 

 

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