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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

M-real: SUCCES DU "BANQUET D'AU REVOIR"

31 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA VAL d'ANDELLE

M-real: SUCCES DU "BANQUET D'AU REVOIR"

Il y a certainement eu  au moins 500 participant-e-s à cette journée qui marquait la fin du chapitre M-real.

M-real-banquet-1Beaucoup de travail d'intendance et de préparation de la part d'une petite équipe, bien relayé par une multitude d'initiatives individuelles qui ont contribué à ce que rien ne manque, au contraire ! Une belle  performance pour un vendredi midi, où les membres des familles pouvaient difficilement se libérer.

Beaucoup de licencié-e-s des différents plans précédents, d'anciens aussi, sans oublier des délégations visibles du PCF, la plus nombreuse, et du NPA. Des militants CGT aussi, venus à l'appel de l'UD. Un contingent de salariés de Paris Normandie, pour qui c'était une  étape avant une opération péage....

Beaucoup d'échanges, beaucoup de gorges serrées derrière les sourires, et au fur et à mesure que la journée s'est écoulée, beaucoup d'émotion aussi.  Le  moment le plus fort, ce fut de l'avis de tous le discours de Thierry Philippot au nom de l'intersyndicale, que voici:

M-real-banquet-2.jpg"Voilà. C’est aujourd’hui le 30 mars 2012, et cette journée restera dans nos mémoires. Oui, ce banquet restera dans l’histoire de notre site. On n’est plus dans les grandes messes organisées par  nos patrons successifs, avec champagne et petits fours.

Cette journée, ce repas partagé, ce plaisir d’être ensemble,  si nombreux, il nous faut le savourer comme un moment intense, un moment de joie, parce qu’il marque la fin d’une bataille dont nous pouvons être fiers tous ensemble et non la fin de notre combat.

Mais c’est aussi un moment de tristesse et d’inquiétude devant l’inconnu, bien sûr, parce que malgré notre énergie  et notre détermination, nous n’avons pas pu empêcher la fermeture, ni défendre le maintien de tous les emplois.

Autant le dire, on était un certain nombre, et j’en faisais partie, à penser que ce n’était pas le moment d’organiser un banquet alors que les lettres de licenciement allaient tomber. Et puis, ceux qui pensaient qu’on ne pouvait pas partir comme ça, chacun dans son coin l’ont emporté, et j’en suis bien content aujourd’hui.

Car fondamentalement, les humains ont toujours eu besoin de se retrouver ensemble lors des grands événements qui rythment la vie des individus et des sociétés.

Et ce que nous marquons aujourd’hui par ce banquet, c’est évidemment la fermeture de M-real et la fin d’une aventure de 58 années.  Oui, c’est vrai, mais c’est aussi le banquet par lequel le village d’Asterix (c’est ainsi que l’on surnomme notre site) marque la fin d’une aventure avant que la suivante ne démarre !

Car Mikko HELANDER, ce César présomptueux, avec toute sa morgue et son mépris, a quand même du mettre un genou en terre en acceptant qu’on continue à produire du papier sur ce site, et ça ce n’était vraiment pas dans ses plans ! Alors oui, la vie est toujours de notre côté !

 

D’abord parce que tout ce que nous avons vécu ensemble ces derniers mois, personne ne pourra nous l’enlever.

Comme souvent, malheureusement, il a fallu qu’on se retrouve ici un mois en octobre au piquet de grève pour dépasser l’ignorance et l’indifférence réciproque entre ouvrier factionnaires, cadres  et administratifs. 

Et c’est bien ainsi que la fierté, la solidarité, l’estime réciproque se sont construits, d’action en action, de manifestations en montée à Paris (ministères de l’agriculture, de l’industrie, l’Élisée, salon des maires), d’opération péage  en opération rond-point à Alizay ou à Rouen, de marche pour l’emploi en envahissement de la salle du CE et des bureaux de la direction, du conseil régional, de la préfecture, du conseil municipal de Louviers suite aux attaques et au mépris dans la presse de M. MARTIN,

du passage en force chez THALES pour interpeller FILLON, ce qui nous a valu un gazage et une charge par les CRS, sans oublier notre grandiose porte-ouverte illégale mais bien légitime où l’on accueillait plus de 2500 personnes, avec visite du préfet et du ministre !

Tous ces moments, nous pourrons les revivre grâce au travail et au dévouement de notre camarade Franck Bouelle, producteur-réalisateur des studios Média-real. Et les DVD qu’il a conçus pourront même servir de support pédagogique pour démontrer aux sceptiques que lorsqu’on ne se bat pas, on a déjà perdu, et que ça vaut le coût de lutter !

Oui, on peut le dire, bien que nous n’appartenions pas à une branche stratégique comme la sidérurgie ou la pétrochimie, on a su mettre la pression, on a su obliger les pouvoirs publics à s’intéresser sérieusement au cas d’M-Real, et on est même à l’origine d’une proposition de loi ! « L’interdiction des licenciements lorsqu’il existe des repreneurs fiables et des projets industriels viables tel est le cas d’espèce pour M-real Alizay ».

Oui, la vie est de notre côté, et la qualité de ce que nous avons arraché le prouve. Un plan de licenciements, frauduleusement et hypocritement dénommé PSE (en 2003 loi de modernisation social fillon) , « plan de sauvegarde de l’emploi », ne peut jamais être bon.

Mais franchement, nous n’avons vraiment pas à rougir de ce que nous avons obtenu, tant sur les indemnités que sur les congés de reclassement, ainsi que sur la réindustrialisation. 

Car  nous sommes en mesure de continuer le combat pour la reprise de l’activité et pour que nous soyons tous et toutes prioritaires pour la réembauche.

Notre combat continue donc. Vous pouvez compter sur ceux qui restent dans le « comité de suivi » pour veiller à ce que les engagements pris soient tenus. Restez en lien avec nous en vous inscrivant sur le site pour recevoir la newsletter, qui vous tiendra informés au plus près, et vous appellera à réagir ensemble si nécessaire.

Notre combat continue également avec le collectif « pour le maintien et le développement de l’emploi », qui nous a été d’une aide considérable au cours de ces dernières années, tant du point de vue pratique que de la réflexion.

Je salue ces militantes et militants d’EELV, du NPA, du PCF et du PS dont l’engagement n’a pas failli et qui ont été fidèles chaque semaine au rendez-vous du mardi soir à la mairie d’Alizay. J’appelle maintenant à nous rejoindre sur l’estrade le noyau dur du collectif M-real : José, Jacques, Marie- Christine, Arnaud, Gaëtan, Patrick, Pierre, Jérôme et les maires des communes des environs.

Notre lutte continue, et on vous fait une promesse solennelle : oui on va redémarrer l’usine, oui, on imposera que l’emploi industriel soit maintenu et se développe dans cette basse vallée de l’Andelle !

 Nous avons donc décidé de maintenir le collectif  actif et nous vous garantissons que nous ferons tout pour que cette journée ne soit pas qu’un au revoir.

Nous avons également une pensée très forte pour l’ensemble des salariées des entreprises extérieures travaillant sur notre site depuis de très nombreuses années. Malheureusement pour la majorité  leur sort est lié directement au notre et nous savons que leurs conditions de départ ne sont pas les mêmes.

Encore une fois, chers amis, chers camarades, ce qui nous est arrivé n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique menée depuis des années par les possédants, des hommes et des femmes au service du grand capital ; regroupant tous ces parrains mafiosi des banques et actionnaires de grands groupes.Et je tiens à dire ici tout ce que nous devons à ceux qui avant nous ont mené des luttes offensives et dynamiques, comme Wonder-Ralston et De Carbon. Parmi nous il y a ici Antonio De Abreu et Christophe Cousin, leurs animateurs, dont l'expérience et le savoir-faire nous a beaucoup profité.

Alors ne l'oublions pas, dans les luttes et bientôt dans les urnes, soyons des indignés, et pas des résignés !

 Et maintenant les filles de la cantine Marilyne, Christine et Nadége  offrent l’apéritif et nous tenons à les remercier pour leur gentillesse.

Nous vous invitons à prendre le verre de l’amitié et espérons que vous passerez tous et toutes un bon moment malgré les circonstances. "

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Tract du comité d'Evreux du NPA - 31 mars 2012 : Sarkozy casse toi !

31 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Tract du comité d'Evreux du NPA distribué sur le marché du centre-ville le samedi 31 mars 2012. Pour lire le tract au format PDF imprimable, cliquer ici RECTO VERSO

Au sommaire :

page 1  Sarkozy casse toi !

pages 2 et 3 : La démagogie sécuritaire pour ne pas parler de l'austérité Des mesures d'urgence   -   Philippe Poutou, ouvrier, candidat anticapitaliste

page 4 : ED-Louviers : les patrons ont perdu en justice

 

Tract-Evreux-31-03-2012-a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tract-Evreux-31-03-2012-b.jpg

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Face aux intimidations, RESF solidaire de celles et ceux qui agissent

30 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #SANS-PAPIERS

RESF-a.pngCOMMUNIQUE DE RESF
   CP_Repression_23_mars_2012
CP_Repression_23_mars_2012.doc


 

 

 

Face aux intimidations, RESF solidaire de celles et ceux qui agissent avec le réseau en solidarité avec les sans papiers

 

À Chalon sur Saône quatre citoyens ont été entendus ou sont en voie de l'être par la police, une autre à Cluny et un à Dijon : il leur est reproché d'avoir écrit au préfet en des termes qui lui auraient déplu.

Ils exprimaient leur condamnation de la politique du gouvernement contre les immigrés sans-papiers en se fondant sur plusieurs exemples survenus dans le département. Ils s'indignaient en particulier de l'expulsion d'Ilyès, un lycéen de 18 ans, arraché à sa famille, à ses études, à sa vie en moins d'une demi-journée, de l'assignation à résidence d'un autre lycéen de Chalon, et d'un chantage inadmissible exercé par la Préfecture de S&L sur plusieurs déboutés du droit d'asile en vue de leur faire quitter le territoire. Rappelons que l'expulsion d'Ilyès avait d'ailleurs paru suffisamment injustifiée au ministre pour que, suite aux manifestations des camarades d'Ilyès, il désavoue le préfet de Saône et Loire et autorise son retour.

L'affaire va peut-être au-delà de l'amour-propre blessé d'un fonctionnaire. En effet, plusieurs militants du Réseau Education sans frontières ont été inquiétés ces dernières semaines.

Quatre militants RESF aux quatre coins du pays ont eu affaire à la police la semaine du 12 au 17 février. L'une a été convoquée au commissariat d'Issy-les-Moulineaux pour être la propriétaire d'un téléphone, utilisé  entre autres pour signaler les rafles d'étrangers. A Marseille, et à Rennes des militants ont été convoqués parce qu'ils auraient hébergé des personnes que la police dit sans papiers.  Un quatrième militant a lui aussi reçu la visite de la police en Seine-et-Marne.

Enfin, vendredi 2 mars, une militante RESF,  enseignante retraitée, était arrêtée à Paris, à la station de métro Belleville, parce qu'elle regardait des policiers en train de contrôler un jeune homme. Elle a refusé de partir, a été arrêtée, menottée, placée en garde à vue et accusée d' « outrage et rébellion". Au terme de 25 heures de garde à vue, elle est ressortie avec une convocation en vue d'un "Rappel à la loi" ou d'un "avertissement" !

M Guéant doit réaliser que la société française n'accepte pas plus les pratiques de stigmatisation et d’expulsion des étrangers qu’il ordonne que ses discours et ceux de son maître sur l'Identité nationale, la déchéance de la nation française menacée par la nourriture hallal, l'inégalité des civilisations. C'est dire que la convocation et le harcèlement de quelques militants n'empêcheront pas la solidarité de se manifester demain comme aujourd'hui.

Le Réseau Éducation Sans Frontières exprime son soutien aux militantes et militants inquiétés et continuera sans fléchir sa lutte pour la dignité et la justice en faveur des familles sans papiers et de leurs enfants , victimes de la politique xénophobe du gouvernement. La solidarité n’est pas un délit !

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Evreux : Interview de Jacques Caron, militant de la CNL et du collectif Urgence logement

30 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Ci-dessous interview de Jacques Caron publié dans TEAN (Tout Est A Nous, hebdomadaire du NPA), dans le numéro de cette semaine.

Pour lire l'interview publiée dans TEAN au format PDF, cliquer ICI

Interview de Jacques Caron

Militant associatif à la Confédération Nationale du Logement, maire adjoint sous Plaisance (PC) jusqu’en 2002. Jacques Caron s’est battu contre la destruction des logements sociaux dans le quartier populaire de la Madeleine, combat raconté dans son livre Quartiers brisés, habitants spoliés.Aujourd’hui un Collectif unitaire Urgence Logement mène la lutte pour le droit au logement sur Evreux.

 

NPA-Evreux :

10 millions de personnes subissent la crise du logement, selon la fondation Abbé Pierre, et 3,6 millions d’entre elles sont très mal logées. Quel est l’état du logement social à Evreux après les destructions de l’ANRU ?

Jacques Caron :

A Evreux et dans l’Eure le logement social est cher. La population est très pauvre : un revenu de 7200 € /an/unité de consommation dans le quartier de la Madeleine d’Evreux soit le tiers du revenu moyen national. L’accès au logement, même social, est pratiquement interdit aux personnes à faibles ressources.

Les grands logements ayant été détruits en priorité, le surpeuplement reste fréquent, malgré la vacance de 1800 logements dont près de 400 logements sociaux. Tous les indicateurs montrent une situation aggravée.

 

NPA-Evreux :

Quelles sont les responsabilités des élus locaux - Debré(droite) depuis 2002, puis Champredon (gauche) depuis 2008 ?

Jacques Caron :

Debré, puis Nicolas et Champredon ont fait croire que détruire les immeubles ferait disparaître la misère. Au contraire elle s’est concentrée dans les immeubles restants, 70% des locataires chassés ayant été relogés dans le même quartier.

 

NPA-Evreux :

Et la responsabilité des bailleurs sociaux ?

Jacques Caron: Les bailleurs ont négligé la gestion locative et celle des charges. De nombreux locataires insatisfaits demandent à changer d’habitat.

 

NPA-Evreux :

Dans ton livre tu parles d’une spoliation des locataires du logement social : comment s’opère-t-elle et au profit de qui ?

Jacques Caron :

Les locataires contribuent par les loyers à financer le logement. La destruction les prive de son patrimoine collectif et d’un juste retour de sa cotisation au financement du 1% logement.

Aujourd’hui « Action logement » sert d’abord à payer les destructions et non la construction ou l’aménagement. Plus pervers encore : l’obligation faite aux organismes de logement de remettre gratuitement la moitié des terrains libérés par la démolition à la Foncière Logement pour la promotion privée est une véritable escroquerie. C’est pour la dénoncer que j’ai édité mon livre cité plus haut car elle concerne les 500 quartiers ANRU de France.

 

NPA-Evreux :

La dette du logement social était estimée à 89,5 milliards d’euros fin 2008. N’y a-t-il pas là encore une grosse part de dette illégitime ?

Jacques Caron :

La prise en otage par les financiers d’un secteur non marchand, le logement social, est illégitime. Dans certains organismes de logements sociaux, la moitié du loyer revient aux banquiers. L’équilibre financier des constructions n’est réalisé que grâce aux logements anciens occupés par les populations les plus pauvres qui paient pour les logements auxquels ils n’auront jamais accès. Ces pratiques inversent donc la solidarité obligeant les plus pauvres à payer pour les moins défavorisés.

Si l’équilibre, coût du logement/loyer était respecté, les loyers des programmes anciens pourraient baisser d’un tiers.

 

NPA-Evreux :

A Evreux de nouvelles destructions de logements ont été décidées par le maire Champredon : quelles conséquences aura cette liquidation du patrimoine de la ville ?

Jacques Caron :

La décision d’ajouter 92 logements aux1050 logements sociaux détruits depuis 10 ans, rend plus difficile plus difficile la question du logement. Le projet porte sur deux immeubles avec ascenseurs aux normes, aux plus faibles loyers de l’agglomération, dans un quartier bien doté en transports en commun, avec un réseau de chaleur aux énergies biomasses. Presque un éco quartier !

On peut encore agir. Le Collectif Urgence Logement a fait plusieurs propositions.

 

NPA-Evreux :

Le blocage des loyers et charges, l’interdiction des expulsions sont d’actualité. Mais que penses-tu de l’application du droit de réquisition des logements vides ?

Jacques Caron :

Je crois à l’usage d’une bonne fiscalité, et à un bon usage des aides aux logements. Pourquoi exonérer systématiquement un logement vacant de la taxe d’habitation ? Pourquoi retirer automatiquement l’APL à une personne vivant avec les ressources minimales ne pouvant même pas payer la part qui lui incombe ?


NPA-Evreux :

Es-tu favorable au projet d’un grand service public décentralisé du logement social comme le proposent le NPA ainsi que le PG et le PCF ?

Jacques Caron :

Oui ,

- s’il s’agit d’un service permettant de mobiliser les quelque 2 millions de logements vacants,

- s’il s’agit d’établir une justice fiscale dans l’habitat,

- si l’aide au logement sert à loger et non à la solvabilité des emprunts,

- si ce service public se soucie de rapprocher le domicile du travail, aide à la maitrise énergétique et la gestion de proximité.

Non,

S’il s’agit de renforcer le rôle de la caisse de dépôt, ou celui du collecteur du 1% , tous deux s’étant largement discrédités ces vingt dernières années en mettant leur puissance au service des banques rassurées par la garantie des collectivités locales et au profit des seuls grands groupes du bâtiment, comme dans les ANRU, au lieu de conserver de bons logements.

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Quartiers brisés, habitants spoliés 

 l’arnaque de la rénovation urbaine

par Jacques Caron, Editions Non Lieu, 15 €

 

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Grève générale très suivie en Espagne - SOLIDARITE !

29 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

La grève générale est très suivie en Espagne

Publié le 29 mars 2012 par RFI

Manifestation à Madrid contre la réforme du marché du travail annoncée par le gouvernement, le 29 mars 2012.
Manifestation à Madrid contre la réforme du marché du travail annoncée par le gouvernement, le 29 mars 2012.
REUTERS/Juan Medina

Par RFI

Grève générale en Espagne ce jeudi 29 mars 2012 : le pays fonctionne donc au ralenti. Des manifestations sont prévues dans plusieurs grandes villes pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement de Mariano Rajoy. C'est la première grande mobilisation depuis le retour de la droite au pouvoir et le mouvement est très suivi.

Avec notre correspondante à Madrid, Diane Cambon

Cette grève générale, la première contre le gouvernement conservateur espagnol, est largement suivie dans le secteur industriel mais aussi dans les transports qui fonctionnent avec le service minimum. En revanche, les commerces sont dans l’ensemble ouverts malgré les piquets de grève qui ont essayé de bloquer l’accès aux boutiques.

Cette grève générale, la huitième depuis la mort du dictateur Franco, entend forcer le gouvernement conservateur à revenir sur sa récente réforme du marché du travail. Or cette protestation semble vouée à l’échec. Ce jeudi matin, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a assuré que la réforme n’allait pas être changée d’un iota même si la grève était un succès.

La contestation survient dans un climat économique tendu. Vendredi, le gouvernement va présenter le budget annoncé comme l’un des plus austères de la démocratie. L’objectif est de réduire les dépenses publiques de 35 milliards d’euros. Et Madrid s’est engagé, selon les exigences de Bruxelles, a ramener son déficit public de 8 à 5,3% du PIB et ce malgré la rébellion sociale de plus en plus forte.


   Solidarité avec la Grève Générale du 29 mars en Espagne

Le 29 mars prochain, la population de l'Etat espagnol est appelée à une

 Grève Générale en riposte aux dernières reformes du code du travail
imposées par le gouvernement Rajoy.
Les syndicats dénoncent /« la décision unilatérale »/ du gouvernement
conservateur /« de mettre en oeuvre une réforme du travail et un nouvel
et dur effort budgétaire ». /Cette reforme du travail remet en cause
directement les droits fondamentaux des salarié-es: licenciement
acilité et à moindre coût pour le patronat, modification de la
règlementation de la convention collective qui rend possible sa non-
application , flexibilisation et déqualification de catégories
professionnelles, et introduction d'un contrat dit de formation pour
les jeunes- jusqu'à 33 ans- avec un salaire de seulement 500 EUR.
Cette réforme ressemble à celle infligée à la Grèce. C'est le «modèle
» de révision générale des droits sociaux et des droits du travail
qu'on cherche à imposer partout en Europe, au nom des politiques
d'austérité, et qui donne lieu au développement de la mobilisation
syndicale, sociale et citoyenne. La FSU tient à exprimer son plein soutien au mouvement syndical espagnol
ainsi qu'aux mouvements sociaux et citoyens qui se sont engagés pour
combattre ensemble contre les mesures brutales qui frappent le coeur des
droits sociaux et du travail.
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La démagogie sécuritaire pour ne pas parler de l'austérité

29 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

 

La démagogie sécuritaire  pour ne pas parler de l'austérité

 

Les efforts de Sarkozy n’y font rien, la population refuse d’oublier ses préoccupations quotidiennes, l’emploi, l’augmentation des prix, le manque de logements...

Sarkozy met pourtant le paquet pour instrumentaliser les drames de  Montauban et Toulouse à des fins électorales et politiciennes. Sa volonté de dévoyer la légitime émotion de la population sur le terrain sécuritaire, sur celui du nationalisme et de la xénophobie envenime le climat politique.

Étouffer  le mécontentement

Invoquant la lutte contre le terrorisme, Sarkozy voudrait faire accepter ses réponses répressives face à la régression sociale,  restreindre les libertés. Au nom de l'union nationale, il voudrait étouffer le mécontentement social et faire oublier son sinistre bilan  en attisant les inquiétudes et les peurs. Il rêve de dévoyer la colère des travailleurs, des classes populaires contre l’austérité, les bas salaires, la montée continue du chômage qu'il ose, avec cynisme, qualifier de « modeste » !

Marine Le  Pen est la première à utiliser ce climat pour distiller sa haine contre les immigrés, le racisme. Elle  prétend, elle dont les liens avec des forces ouvertement fascistes sont de notoriété publique, partir en guerre contre ce qu’elle appelle « le fascisme vert » au nom de la chrétienté ! La droite et l'extrême droite flattent les obscurantismes réactionnaires pour diviser celles et ceux qui sont victimes de la politique des classes dominantes responsables de la crise.

L'urgence sociale et démocratique

Rejeter cette démagogie répugnante est une raison suffisante pour chasser la droite et l’extrême droite. Mais, Hollande se laisse, lui aussi, entraîner sur  le terrain des surenchères sécuritaires. S'il conteste les dernières mesures répressives demandées par Sarkozy c'est pour insister sur « le renforcement des moyens ».  Plus de lois sécuritaires ou plus de police, la réponse n'est pas là.

Le premier tour de l’élection présidentielle sera l'occasion de dire que nous ne sommes pas dupes

C'est au cœur du problème qu'il faut s'en prendre, à l'insécurité, à la régression sociale, au chômage et à  la précarité qui sécrètent la misère, la pauvreté. A l'origine de la violence, il y a la violence sociale quotidienne qui délite les relations sociales, entraîne les frustrations, le désespoir et les peurs. C'est elle qui exacerbe les tensions au point que bien des personnes au sein même des quartiers populaires ne voient d'issue que dans plus de police. Pourtant il n'y aura pas d'issue sans créer les conditions d'une vie sociale solidaire et démocratique en mettant fin à cette violence sociale. En mettant fin aussi à la violence des guerres qui ravagent le monde en particulier contre les peuples afghan et palestinien.

Les surenchères sécuritaires et répressives ne peuvent qu'accentuer le recul social et démocratique.  L'issue dépend de notre mobilisation pour imposer une autre répartition des richesses, créer les conditions sociales et politiques d'une réelle démocratie maintenant.

Dites-le, avec nous, le 22 avril en votant pour Philippe Poutou !

 

                                                           le 28/03/2012

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Fuite de gaz et danger d'explosion sur une plateforme Total

28 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Fuite de gaz sur une plateforme Total : risque d'explosion ?

Une torchère continue à brûler sur une plateforme Total en mer du Nord qui a été évacuée suite à une fuite de gaz dimanche. Certains experts craignent une explosion.

 

Fuite de gaz sur une plateforme: "Total n'est pas meilleure que BP"

Une zone d'exclusion maritime et aérienne a été mise en place autour d'une plateforme d'exploitation d'hydrocarbures appartenant à Total en mer du Nord au large de l'Ecosse.

ANTOINE AGASSE / AFP

Une zone d'exclusion maritime a été mise en place en mer du Nord à la suite d'une fuite de gaz. 23 tonnes de gaz se sont échappées de la plateforme en 48 heures. Les écologistes protestent. 

Des écologistes -députés européens ou associations- ont estimé mercredi que l'UE devait se doter de règles plus strictes en matière de sécurité des plateformes pétrolières et gazières, à la suite de la fuite de gaz sur une plate-forme de Total en mer du Nord. "Bien que jugé à ce stade 'minime' quant à son impact sur l'environnement, ce nouvel accident conforte la position des écologistes à vouloir faire adopter un cadre réglementaire européen plus sévère pour ces activités à haut risque", a affirmé Sandrine Bélier, députée européenne EELV, dans un communiqué.  

L'association Robin des Bois a relevé pour sa part que deux ans après l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon de BP, dans le Golfe du Mexique, les cadres de Total "tiennent le même discours" et montrent "la même impuissance". "Il faudrait des règles strictes, on espère une amélioration du projet de réglementation des installations offshore de l'Union européenne" mis au point après Deepwater, un texte "qui n'est pas assez ambitieux", a aussi indiqué Charlotte Nithart, de Robin des bois. Greenpeace a relevé pour sa part qu'à la suite de l'accident de la plate-forme Deepwater, "Total s'était targué d'avoir des installations sûres", mais la compagnie prouve qu'elle "n'est pas meilleure que BP". 

"Plus gros incident en mer du Nord depuis dix ans"

Pour Total, il s'agit "du plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans". Une zone d'exclusion maritime et aérienne a été mise en place autour d'une plateforme d'exploitation d'hydrocarbures appartenant à Total en mer du Nord au large de l'Ecosse, en raison d'une importante fuite de gaz, a indiqué mardi un porte-parole du groupe pétrolier français.  

La fuite a conduit le groupe à faire appel à "des experts venus de France et à d'autres spécialistes", a indiqué Brian O'Neill mardi matin. Une zone d'exclusion maritime de 2 milles (3,7 km) a été mise en place tandis que les avions et hélicoptères sont interdits de survol sur 3 milles (5,5 km). "La zone d'exclusion permet aux équipes qui interviennent sur la fuite de travailler en toute sécurité", a expliqué une porte-parole des garde-côtes.  

Trois avions de surveillance loués par Total vont survoler la zone mardi. La fuite a entraîné un nuage de gaz sur la zone, qui peut présenter des risques d'inflammation et de toxicité, selon Simon Boxall, océanographe à l'université de Southampton, interrogé par la BBC. Lors de la fuite qui a débuté dimanche, du liquide s'est d'abord échappé avant le gaz, a expliqué le porte-parole de Total, entraînant la formation d'une nappe fine d'hydrocarbure de 4,8 miles carrés (12,4 km2).  

23 tonnes de gaz se sont échappées

Au total, 23 tonnes de gaz se sont échappées de la plate-forme en 48 heures, et la fuite, même si elle n'est pas encore colmatée, est "stable", selon Total. Selon le porte-parole, il s'agit d'un condensat léger, qui devrait spontanément s'évaporer de la surface de l'eau. Un avion capable d'arroser la zone de dispersants est prêt à intervenir mais "nous ne devrions pas en avoir besoin", a-t-il estimé.  

En outre, "les risques d'explosion sont réduits, l'alimentation électrique ayant été coupée sur la plate-forme", même si le risque zéro n'existe pas, Selon le porte-parole de Total, a assuré le porte-parole. "Nous sommes presque sûrs que la fuite provient de la partie de la plate-forme située au-dessus du niveau de la mer, ce qui rendrait probablement plus faciles les opérations de réparation", a-t-il indiqué.  

Interrogé sur la création d'un puits d'intervention, destiné à soulager la pression sur le puits principal, le porte-parole a répondu qu'il s'agissait "d'une possibilité" mais qui "prend beaucoup de temps". "Je dirais qu'un puits d'intervention prend au minimum six mois," a indiqué sur la BBC David Hainsworth, responsable sécurité et environnement chez Total au Royaume-Uni. "Nous espérons recourir à une autre solution avant", a indiqué le porte-parole.  

28 personnes évacuées

Total a évacué les 238 personnes à bord de sa plate-forme sur le champ Elgin dans la nuit de dimanche à lundi, et avait coupé l'alimentation afin de limiter les risques d'explosion. "Les 19 derniers employés ont été évacués par bateau, le risque d'évacutation par hélicoptère étant trop élevé", a indiqué Bob Crow, secrétaire général du syndicat RMT, qui représente les travailleurs des stations pétrolières.  

Lundi, le groupe anglo-néerlandais Shell a évacué à son tour par précaution 85 personnes de sa plate-forme de Shearwater et du puits d'extraction de Hans Deul, situés à quelque 6 km de la station de Total. La dernière catastrophe majeure en mer du Nord remonte à 1988, avec l'explosion de la plate-forme gazière Piper Alpha, opérée par Occidental Petroleum, qui avait fait 167 morts

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La priorité pour Philippe Poutou (NPA) est de "dégager" Nicolas Sarkozy (AFP)

28 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

La priorité pour Philippe Poutou (NPA) est de "dégager" Nicolas Sarkozy (AFP)

 

 

Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a souligné lundi à Clermont-Ferrand que "la priorité" pour lui était de "dégager (Nicolas) Sarkozy et sa bande", laissant entendre qu'il pourrait appeler à voter pour François Hollande au deuxième tour.

"On appellera à battre Sarkozy", même si le programme de François Hollande est "libéral" et même si le Nouveau parti anti-capitaliste (NPA) n'a "aucune confiance" dans le candidat du PS, a ajouté M. Poutou devant la presse, en marge d'un meeting de campagne à Clermont-Ferrand.

Si M. Hollande gagne les élections, "ce sera une austérité de gauche. On pense que ce n'est pas bon du tout", a-t-il insisté. "Mais cela ne veut pas dire que Sarkozy et Hollande, c'est blanc bonnet et bonnet blanc", a-t-il dit.

François Hollande "est bien dans les limites de l'acceptable du libéralisme. C'est un programme libéral", a-t-il cependant relevé.

M. Poutou a déclaré que les membres de son parti qui appellent à voter pour le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon avaient "le droit" d'agir ainsi.

Dans une tribune parue jeudi dans Libération, trois membres du conseil politique national du NPA appellent à voter pour M. Mélenchon en considérant que leur formation et son candidat prenaient "le chemin de la marginalité".

"Avec 0, 5% (dans les sondages d'opinion) on ne fait peur à personne", a dit M. Poutou, mais avec 572 parrainages recueillis "on est hyper contents et hyper fiers". "On va aller jusqu'au bout, on est petit mais on grossira", a-t-il dit.

Il a rappelé que le NPA était dans son programme en faveur de "l'expropriation des banques, sortir du nucléaire en dix ans et l'annulation de la dette (de l'Etat)"

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Tract du comité de Louviers - 27 mars 2012 - distribué au meeting de Valls

27 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure

Tract du comité de Louviers -  27 mars 2012 - distribué au meeting de Valls au Grand Forum à Louviers avec Martin et Loncle réunis.

Pour lire le tract au format PDF, cliquer ICI

 

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Présidentielle: pouvoir d'achat et chômage pèseront plus qu'insécurité

27 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Présidentielle: pouvoir d'achat et chômage pèseront plus qu'insécurité, selon un sondage BVA

 

Le pouvoir d'achat (42%) et le chômage (30%) sont les thèmes qui pèseront le plus dans le vote des Français à la présidentielle, loin devant l'insécurité (8%), selon une enquête BVA parue mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Les questions économiques et sociales sont plébiscitées par les personnes interrogées avec dans l'ordre : le pouvoir d'achat (42%), le chômage (30%), la croissance (23%), la dette publique (20%), la pauvreté et la précarité (18%), l'école (17%), les impôts (14%).

Une semaine après les tueries de Toulouse et Montauban, le thème de l'insécurité pèsera dans le vote de seulement 8% des sondés, à égalité avec l'immigration, devant les retraites (7%), la santé (5%), l'Europe (4%) et enfin l'environnement (3%).

Pour 51% des personnes interrogées, l'affaire du tueur de Toulouse aura certes "un impact sur le vote des Français" contre 47% qui pensent le contraire. En revanche, 81% affirment qu'elle n'influencera pas leur propre vote (contre 17%).

Sur tous les thèmes, le candidat PS François Hollande est jugé le plus crédible, mis à part sur l'Europe où il est devancé par le président et candidat UMP Nicolas Sarkozy et sur l'insécurité où les deux hommes font jeu égal.

Sondage réalisé le 26 mars par téléphone et internet, auprès d'un échantillon représentatif de 890 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

AFP, mardi 27 mars 2012


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