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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

RENAULT : SALAIRES de COLERE !

29 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Cleon-28-fevrierDepuis l’obligation de Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires, la question des salaires n’est le plus souvent posée qu’une fois par an, notamment dans les grosses entreprises. Un rituel qui généralement ne mobilise pas les salariés mais permet aux patronat de justifier le blocage des salaires pour le reste de l’année.Et puis, parfois, la colère accumulée explose à ce moment-là

C’est ainsi que dans le groupe Renault, jeudi dernier, veille des négos, le traditionnel appel à débrayage de différents syndicats suivant les sites a eu un écho significatif. D’après les informations CGT, ce sont 130 salriéEs à VSF(78), près de 500 à Cléon, 250 à Sandouville, plus de 700 à Douai, 150 à Lardy, 50 à Rueil, 550 au Mans, 400 à Guyancourt, 250 à Flins et quelques dizaines sur les autres sites (Choisy, grand Couronne, Siège), qui ont débrayé plus ou moins longtemps suivant les sites et les équipes.


Il faut dire qu’avec des propositions à 2,3% pour le plus grand nombre de travailleurs/euses, avec 1,3% en mars et le reste seulement en octobre, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Et l’annonce quasiment en direct de la salle des négos via les SMS d’une baisse de près de moitié de l’intéressement à carrément fâché les salariéEs de Cléon et Flins.

Et, malgré la pause du week-end, c’est reparti ce mardi à Cléon : 150 grévistes en nuit, gros débrayage dès le matin avec une manif de 700 travailleurs/euses dans les ateliers, 500 grévistes dans l’équipe du soir. Au total, plus de 1400 grévistes sur la journée. Et appel à remettre ça dès le demain. Elargir encore la mobilisation sur Cléon, relancer les liens avec les autres sites...pour gagner 300 euros nets de plus, pour toutes et tous.

 

tiré du bulletin Autocritique à l'initiative du secteur automobile du NPA

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Déclaration de Philippe Poutou à l'occasion du salon de l'agriculture

29 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Déclaration de Philippe Poutou à l'occasion du salon de l'agriculture

J'ai fait le choix, à la différence de bien d'autres candidatEs, de ne pas me rendre au salon de l'agriculture. Depuis des lustres, c'est une habitude médiatique chez beaucoup de politiciens. Mais à quoi cela les engage-t-ils ?
Les agriculteurs traversent une crise terrible. Pas tous sans doute, mais beaucoup de petites et moyennes exploitations sont terriblement endettées, voire au bord de la faillite à cause d'un prix de revient insuffisant. L'agriculture est prisonnière d'un modèle productiviste qui abîme la nature comme les hommes, met en danger leur santé et celles des consommateurs. La course aux hectares et aux rendements provoque un endettement insupportable au profit des banques et des marchands de matériel.
Philippe Poutou-aCombien d'agriculteurs gagnent moins d'un smic ? Combien de femmes travaillent aux côtés de leurs maris sans pouvoir se verser même un salaire ? Combien de retraités vivent avec moins de 600 ou 700 euros ? Tout cela parce que ce monde agricole est pris à la gorge par les groupes semenciers, les fournisseurs d'intrants et d'aliments pour bétail, les banquiers. et plus en aval par les industries de l'agro-alimentaire et la grande distribution qui leur imposent des prix iniques.
De tout cela, les partis qui se sont succédés au pouvoir ont tous une responsabilité.

La PAC, la politique agricole commune, est un échec dramatique. Le modèle qui consiste à produire toujours plus pour inonder les marchés à l'exportation, ce modèle qui a surtout favorisé quelques gros céréaliers en particulier, est responsable de la disparition en France de près de la moitié des exploitations ces trente dernières années. Ce modèle tourné vers l'exportation n'et absolument pas conçu pour « nourrir le monde » comme on l'entend parfois. Au contraire, il détruit l'agriculture vivrière dans les pays du Sud à coup de subventions aux exportations afin de vendre sur place à bas prix. Il faudrait au contraire relocaliser les productions afin que tous les peuples accèdent à la souveraineté alimentaire.
La PAC libérale, même avec un peu de verni vert, est un modèle intenable sur le plan économique, social, écologique !

Le NPA propose pour cette raison une réorientation radicale de la politique agricole. Pour redonner vie à une agriculture paysanne, permettre à des jeunes de s'installer, il faut réformer le foncier, prendre le contrôle des banques, encadrer et contrôler les prix par un coefficient multiplicateur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail, augmenter les retraites agricoles.
Il faut encourager la coopération pour rendre le travail plus collectif et moins pénible, viser systématiquement la qualité. Le bio, dégagé de ces tentations industrielles, doit être l'objectif vers lequel tendre. Ces objectifs passeront aussi par le développement d'un grand service public apportant un appui technique et économique aux agriculteurs.
Ce sont toutes ces mesures qui redonneront aux agriculteurs une vraie liberté dans leur travail.
L'agriculture doit sortir des discussions de l'OMC (l'organisation mondiale du commerce), car les denrées agricoles, tout comme l'eau, ne sont pas des marchandises. Il faut mettre en échec les trusts qui veulent breveter le vivant, imposer les OGM, empêcher les paysans d'utiliser leurs semences comme ils l'ont toujours fait. Nous soutenons évidemment les actions qui pourront être entreprises dans le cadre de ce salon pour alerter le public sur toutes ces questions.

Dans l'agriculture comme partout, ceux qui vivent de leur travail sont les premières victimes de la logique capitaliste. Nous pouvons changer tout cela en nous y mettant tous ensemble.

Philippe Poutou, le 24février 2012

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Nos droits s'éclatent : samedi 10 mars à Pont-Audemer

29 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Samedi 10 mars 20 h 30 théâtre l’éclat à Pont-Audemer
 « Nos droits s’éclatent »
Un évènement Festif, pour mobiliser sur nos valeurs à l’approche des élections.

  Organisateurs :
 Ligue des droits de l’Homme • C G T -  F S U -    Solidaires
Confédération paysanne • A T T A C • F C P E • R E S F
 
Chanson française Zone nono, Pierre Ravion, Pascal Costil
Théâtre Papillon noir, La plume le verbe et la note
Chorales Le Temps des cerises, La choral’ternative
Cirque clown, jonglage

     nos droits s eclatent       A l'initiative de la Ligue des droits de l'Homme, quarante-neuf organisations associatives et syndicales, ont signées  un Pacte pour les droits et la citoyenneté.
Notre but est, de nous exprimer dans les débats essentiels pour la démocratie qui se développent en ce moment, de défendre les droits fondamentaux. Nous voulons faire des propositions alternatives concrètes. Nous luttons contre le sentiment aujourd'hui trop répandu que les seuls changements possibles iraient nécessairement dans le sens de la régression de ces droits et des acquis qu'ils représentent.
 
            Il va de soi que, n'étant pas des partis politiques et portant une attention vigilante à notre indépendance, nous n'avons pas vocation à établir un programme de gouvernement ni à soutenir tel candidat à l'une ou à l'autre des élections à venir. Mais nous voulons saisir les acteurs politiques, et mobiliser la population par un événement  « Festif

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Le 29 février : l’Europe de nos luttes contre l’Europe de l’austérité !

28 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

  L’Europe de nos luttes contre  l’Europe de l’austérité !

Mercredi 29 février, les syndicats appellent à une journée d'action européenne contre l’austérité et un nouveau traité européen qui, toujours au nom de la réduction des déficits publics, veut réduire les dépenses publiques et durcir encore les politiques d’austérité.

Dans toute l’Europe, l’austérité provoque des catastrophes sociales…
Le peuple grec est le plus durement attaqué par les institutions européennes au service des banquiers et des spéculateurs. Mais les baisses de salaires, la destruction des retraites, les destructions d’emploi sont déjà lancées dans tous les pays, au Portugal, en Belgique, Italie, Espagne, Grande-Bretagne…En France, Sarkozy met les bouchées doubles. Il fait voter  par procédure d'urgence  sa TVA antisociale. Il s’en prend au droit du travail avec ses « accords emploi compétitivité ». Il veut contraindre les chômeurs au travail obligatoire…

…et des résistances !
La Grèce est un laboratoire des attaques contre les salariéEs, les chômeurs/ses, les retraitéEs et les étudiantEs. C’est aussi là où la mobilisation est la plus déterminée avec une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, un mouvement des Indignés, un climat presque insurrectionnel depuis des mois.
En Espagne, des centaines de milliers de manifestants ont défilé dimanche 19 février contre la nouvelle réforme du travail du gouvernement Rajoy qui favorise les licenciements et la précarité et représente une attaque frontale contre la classe ouvrière.
Partout, grèves nationales et manifestations d'ampleur se sont succédé ces derniers mois.

L’austérité gravée dans le marbre, c’est non !
Pire que le traité de Maastricht, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance –TSCG ou  pacte budgétaire - obligerait les pays signataires à « avoir un budget général à l'équilibre ou excédentaire ». La nouveauté c’est que les sanctions seraient désormais automatiques pour les Etats qui ne se soumettraient pas à ces contraintes et ne tailleraient pas assez dans les dépenses publiques. Et pour couronner le tout, un Etat pourrait même porter plainte devant la Cour Européenne de justice contre un autre Etat dont il estimerait que le budget n’est pas assez austère !

Notre Europe vaut mieux que leurs traités !
Le 29 février, les salariéEs de tous les pays d’Europe sont appelés à se mobiliser le même jour, contre l’austérité et  le Pacte budgétaire. Cette seule journée ne suffira pas à faire reculer les capitalistes, mais elle est l'occasion de manifester ensemble, par-delà les frontières. C’est une première !
Contre les institutions européennes et les gouvernements qui utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples une véritable purge sociale, refusons de rembourser et menons des enquêtes publiques sur ces dettes pour imposer leur annulation.
Toutes et tous ensemble refusons ce nouveau traité et exigeons l’abrogation des pactes et traités qui de Maastricht à Lisbonne ont fait de l’Union Européenne une machine de guerre contre les droits sociaux.

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Non au « Pacte budgétaire » et à l’Europe punitive, oui à une Europe solidaire !

28 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Non au « Pacte budgétaire » et à l’Europe punitive, oui à une Europe solidaire ! 

Déclaration du collectif pour un audit citoyen de la dette publique


Audit DetteAu sommet européen des 1er et 2 mars 2012, vingt-cinq des vingt-sept pays de l’Union vont adopter le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire », appelé aussi « Pacte budgétaire ». Pour faire taire les critiques ils annonceront en même temps des « initiatives fortes » pour relancer la croissance. Mais aucun effet d’annonce ne pourra masquer le caractère purement punitif de ce nouveau traité qui condamne l’Europe à sacrifier durablement les investissements publics, l’emploi et la transition écologique.

« Il est rare dans l'histoire de l'Union européenne que l'on réussisse à boucler un nouveau traité en six semaines », a souligné Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe. Décidé en effet dans l’urgence sous la pression des agences de notation, ce Pacte budgétaire  ne prévoit rien pour réduire le pouvoir de la finance ou approfondir les solidarités entre peuples européens. La « règle d’équilibre budgétaire » - la prétendue « règle d’or » – corsète durablement les politiques économiques en Europe :

-    les budgets des États signataires devront à l’avenir « être à l’équilibre ou présenter un excédent » ; outre l’interdiction de tout déficit supérieur à 3% du PIB même en cas de sévère récession, le déficit structurel (c’est-à-dire calculé en éliminant l’effet de la conjoncture économique) ne pourra pas dépasser 0,5% du PIB ;
-    si un pays s’écarte de cet objectif, un « mécanisme automatique de correction sera déclenché automatiquement », c’est-à-dire sans débat démocratique, pour réduire le déficit ;
-    les pays dont la dette publique dépasse 60% du PIB, devront la réduire chaque année de 1/20 ;
-    la « règle d’équilibre budgétaire » devra être inscrite dans la loi nationale, « de préférence constitutionnelle »
-    tout pays qui ne respectera pas la règle sera automatiquement soumis à une sanction, sauf vote contraire d’une majorité qualifiée du Conseil européen, vote auquel le pays accusé n’aura pas le droit de participer.

Dans une Europe de plus en plus soumise à la pression des marchés financiers, l’adoption du Pacte budgétaire contraindrait les États à des politiques d'austérité sans limite, condamnant les peuples à un avenir de chômage et de précarité. Innovation majeure dans l’histoire des traités européens : pour empêcher qu’un pays réticent ne retarde sa mise en œuvre, il entrera en application dès que douze pays l’auront ratifié, et au plus tard le 1er janvier 2013.

Ce Pacte budgétaire  renforce les dérives antisociales et antidémocratiques de la construction européenne, illustrées par la purge féroce et absurde infligée au peuple grec. Il bloque toute perspective de relance des créations d’emploi et de transition écologique. Il suscitera des luttes sociales et citoyennes légitimes mais fera aussi le jeu des démagogues nationalistes et xénophobes. Il menace donc gravement l’avenir des solidarités européennes.


Sa ratification ne peut pas être le fait d’une représentation parlementaire soumise à la pression des marchés. L’adoption du Pacte budgétaire  marquerait un recul décisif de la démocratie en France et en Europe : nous exigeons un vrai débat démocratique sur la dette publique, les alternatives à l'austérité et une nouvelle construction européenne. Les peuples doivent  être consultés sur une décision qui engage aussi lourdement leur  avenir.

En France, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique appelle tous les citoyens à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villages, leurs lieux de travail, pour construire ensemble ce débat. Dès ce 29 février nous nous joindrons aux manifestations organisées par les syndicats à l'appel de la CES. Dans la semaine du 5 au 10 mars nous appelons chacun à se joindre aux initiatives des collectifs locaux pour l'audit citoyen afin d'exprimer notre opposition à ce traité et d'imposer un véritable débat ; une réunion publique des collectifs de la région Ile de France se tiendra le 5 mars à la Bourse du travail rue Charlot.


Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (www.audit-citoyen.org)

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La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !

27 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !

Par Sonia Mitralia
(Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comite grec contre la Dette et de l’Initiative des Femmes contre la Dette et les Mesures d’Austérité, a été prononcé au meeting de Marseille du 17 février, organisé par la campagne française « pour un audit citoyen de la dette publique »).


Le cours de l’histoire s’accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd’hui pour cette Europe de 2012 ce qu’a été l’Espagne pour l’Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n’est pas le fait de quelques romantiques. Non, c’est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l’assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d’en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.


Il est plus que temps que nous, ceux et celles d’en bas de toute l’Europe, prenons à la lettre ce que nous disent nos Merkozy et leur Troika, et que nous agissons enfin en conséquence. Acceptons le défi et répondons leur que désormais, sans tarder, la Grèce va devenir un cas/test pour nous aussi, pour le mouvement des travailleurs, pour les mouvements sociaux et féministes, pour les peuples et les exploités de toute l’Europe! Oui, faisons leur comprendre que Oui, nous sommes tous des grecs car, nous sommes pleinement conscients que le combat du peuple grec est plus que jamais notre combat. Que s’ils arrivent à briser les résistances et à soumettre le peuple grec, après ce sera notre tour, le tour de tous les autres peuples européens, l’un après l’autre, de passer à la trappe…


Peut être vous vous souvenez qu’au tout début ils nous racontaient des balivernes du genre « c’est un cas unique et spécifiquement grec dû au fait que ces grecs sont des fainéants, rompus à la corruption et au mensonge » Cependant depuis lors, on a appris que le trou noir de la dette n’est pas spécifiquement grec, qu’il n’est pas dû à la prétendue…hypertrophie de l’Etat grec, car il est aussi bien américain que français, italien que japonais. En somme, qu’il est typiquement capitaliste et sa crise tout simplement…systémique.


Mais, attention aux phrases toutes faites et aux clichés parce qu’ils sont inopérants pour décrire l’actuelle réalité grecque. Peut-on encore parler d’austérité même draconienne quand les salaires et les pensions baissent en Grèce de 40, 50 ou même de 60% ? Quand le pouvoir d’achat de l’écrasante majorité de la population est déjà amputé de 50, 60, ou même de 70% et plus ? Quand la classe moyenne de ce pays est ruinée et en voie de paupérisation galopante ? Quand les nouveaux salariés ne touchent plus que 417 euros et les nouveaux pensionnés 320 euros ? Est-ce de la simple « rigueur » quand un sur deux jeunes grecs est chômeur et le chômage atteint désormais 25% ? Comment peut-on parler des simples… « sacrifices passagers » quand la malnutrition fait des ravages parmi les petits élèves de l’école primaire, et la faim pointe le nez dans les quartiers même petit bourgeois des villes grecques ? Et comment peut-on prétendre que tout ca c’est « nécessaire pour mettre de l’ordre dans les finances » de la Grèce quand les bourreaux eux-mêmes admettent cyniquement que leurs politiques imposées de force à la Grèce ont échouées, ne font qu’enfoncer ce pays toujours plus profondément dans une récession monstrueuse et que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée ? Alors, simple sadisme de la tristement célèbre Troïka ou plutôt guerre ouverte et déclarée du capital contre le monde du travail ? La réalité quotidienne nous oblige à l’admettre : Oui, nous en Grèce nous assistons à une véritable guerre de ceux d’en haut contre ceux d’en bas, des très riches contre tous les autres. Et en même temps, ne l’oublions pas car c’est très grave, nous assistons à la résurrection du pire néocolonialisme quand nous voyons la Grèce humiliée et dépourvue de pratiquement toute souveraineté nationale, traitée pas ses prétendus… partenaires européens comme une véritable colonie, un protectorat sous tutelle, dirigée sur place par un quelconque Gauleiter de Madame Merkel et de Monsieur Schaeuble…


Et les grecs eux-mêmes, que font-ils ? Attention, ne croyez pas ce qu’on vous raconte des grecs. Vos medias sont comme les nôtres : la réalité qu’ils nous décrivent est totalement irréelle. Nous parlant de la Grèce actuelle, ils insistent sur le fait qu’il y a à Athènes un gouvernement d’Union Nationale appuyé par les quatre cinquièmes des représentants du peuple grec. Donc, si on les croyait on arriverait à la conclusion que les grecs sont plutôt maso et adorent être maltraités…


Evidemment, la réalité est toute autre. Une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, d’innombrables luttes et grèves très dures dans tout le pays, un climat presque insurrectionnel depuis des mois, un mouvement des Indignés -les Aganaktismeni grecs- qui a balayé toute la Grèce pendant 3 mois, des affrontements très violents avec les forces de répression déchaînées, des ministres et des députés qui n’osent plus sortir de chez eux depuis 10 mois car ils sont hués ou même tabassés par les passants, un parlement assiégé de plus en plus fréquemment par des centaines des milliers de manifestants qui tôt ou tard vont le prendre d’assaut,… voila un bref aperçu de ce qu’est devenue la routine presque quotidienne en Grèce depuis de longs mois.


Mais tout ca ne représente que des secousses prémonitoires du très grand séisme social qui est en train de se préparer. En effet, un coup d’œil plus attentif suffirait pour qu’on découvre que la colère populaire bat actuellement des records historiques, que le pays est comme un volcan social prêt à exploser. D’ailleurs, les sondages qui se multiplient sont tous éloquents. L’appui populaire à ce gouvernement dit d’Union Nationale ne dépasse plus le 8% tandis que l’ensemble des partis à la gauche du PASOK social-démocrate font un score dépassant désormais les 50% ! Tout change à une vitesse hallucinante et le paysage politique grec subit un véritable chambardement sans précédent parce que des pans entiers de cette société sont à la recherche des solutions radicales à la crise et à leur paupérisation galopante. Vous voulez un exemple qui illustre parfaitement cette situation tout à fait exceptionnelle, qui ressemble de plus en plus avec ce qui se passait dans un certain entre deux guerres dans notre continent ? Le PASOK qui, il y a deux ans, a fait un triomphe gagnant les élections avec le score-record de 45%, obtient maintenant, selon tous les sondages, moins de 10% tandis qu’un groupuscule de tueurs néonazis atteint depuis peu les 3% ! Oui, la société grecque est déjà en train d’expérimenter sa propre République de Weimar…


Alors, que faire ? La première chose c’est de crier haut et fort que les grecs ne doivent pas payer cette dette qui les étrangle et qui n’est pas la leur. Qu’on doit suspendre tout de suite son paiement. Pourquoi faire ? Pour faire ce que nous oblige de faire le droit international, l’ONU, nombre de conventions internationales signées d’ailleurs par nos gouvernements : Pour investir les sommes astronomiques consacrées maintenant au service de cette dette, à la satisfaction des besoins élémentaires de la société grecque, à la santé, l’éducation, les infrastructures, les services publics, les chômeurs, les gosses affamés, les familles monoparentales, les malades et les infirmes, les femmes qui sont maintenant contraintes d’assumer gratis et en famille toutes ces taches assumées par les services publics avant leur démantèlement et leur privatisation.
Pour combien de temps ? Pour le temps qu’il faudra pour réaliser un audit citoyen de la dette afin d’identifier sa part illégitime qu’il faudra annuler et ne pas payer. Et tout ca en refusant obstinément de tomber dans le piège des chantages de nos bourreaux qui nous répètent à longueur de journée qu’une telle politique radicale mène automatiquement le pays à la sortie de l’euro et de l’Union Européenne, à un repli national obligatoire…


Non, non et non. Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l’air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu’on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n’y a désormais qu’une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d’en bas partout en Europe. Camarades, c’est maintenant plus que jamais que l’union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu’il ne soit pas trop tard… Et rappelez-vous : Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?...

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Evreux : suite de l'enquête sur les patrons-voyous de la zone franche du Long-Buisson

27 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Il se passe toujours quelque chose rue Clément Ader

dans la zone franche du Long Buisson Les patrons-voyous s'y sont-ils donné rendez-vous ? Pour le meilleur et pour le pire ... Un autre couple gérant trois société au 180, rue Ader, est interrogé par le service de la répression des fraudes...Le 180 rue Ader c'était le siège des sociétes DGNA et Seedex...des patrons voyous Philippe Sannier-Caffier et son amie Isabelle Chéret.

Évreux: ils les ont tous plantés !

Publié dans Paris Normandie le vendredi 24 février 2012 

ENQUETE. Alors que leurs sociétés sont en cours de démantèlement et les salariés aux prud'hommes, retour sur les étonnantes pratiques d'un couple de patrons peu scrupuleux.

Victime des « patrons voyous », Guillaume Bouillon, devant les locaux du 180, rue Clément-Ader qu'il louait à Seedex et Atex Bat : « Des Roumains les ont vidés. Puis ça a été le défilé des fournisseurs et des huissiers »

Victime des « patrons voyous », Guillaume Bouillon, devant les locaux du 180, rue Clément-Ader qu'il louait à Seedex et Atex Bat : « Des Roumains les ont vidés. Puis ça a été le défilé des fournisseurs et des huissiers »

Les prud'hommes, le tribunal de commerce et maintenant l'inspection du travail qui a saisi les services du procureur de la République… Visiblement, le couple qui gérait les sociétés ébroïciennes DGNA (charpente), Seedex (photovoltaïque), Energysol (plomberie-chauffage) ou encore Atex Bat, sur la zone du Long Buisson, n'a pas laissé les meilleurs souvenirs depuis son départ pour la Belgique - lire nos éditions du 3 février.
A l'image de Guillaume Bouillon, que nous avons rencontré au cours de notre enquête. Le jeune entrepreneur a eu affaire à Philippe Sannier-Caffier et son amie Isabelle Chéret (épouse Fiquet) et s'en mord encore les doigts.

« DGNA s'est installé chez moi sans que je sois au courant »

« Philippe Sannier-Caffier s'est appuyé sur la boîte familiale d'Isabelle Fiquet, Atex Bat. En 2009, elle a traversé la rue pour s'installer chez moi où je lui ai loué un module (hangar et bureaux, Ndlr) au 180, rue Clément-Ader. En octobre 2010, ils en ont pris un second pour Seedex », se souvient l'Ebroïcien qui a investi dans la construction de modules sur la zone du Long Buisson. Les premiers impayés vont lui mettre la puce à l'oreille. L'ardoise se montera finalement à plus de 8 000 €. Le couple a pris quelques légèretés avec le propriétaire des locaux et la paperasse. « Leurs sociétés ont été rassemblées sous DGNA laquelle s'était installée dans mes bâtiments sans que je sois au courant et pendant que j'entamais la procédure d'expulsion d'Atex Bat et Seedex ! Je voyais beaucoup de voitures étrangères, le bail était exercé de façon illicite. DGNA était physiquement chez moi mais domicilié au 5, rue Michelet. Et quand je demandais à des salariés qui, parmi eux, travaillaient pour Seedex et Atex Bat, je n'avais pas de réponses », témoigne le chef d'entreprise. Qui s'étrangle encore de n'avoir eu qu'une fin de non-recevoir de la part de l'Urssaf de l'Eure quand il les a alertés de cette rocambolesque situation. « Quand ils sont partis, ce sont des Roumains qui vidaient les locaux. Fournisseurs impayés, huissiers : ça a été un vrai défilé. »
Guillaume Bouillon n'est pas le seul à avoir eu maille à partir avec le couple. Une collaboratrice directe de Sannier-Caffier explique « qu'ils ont flingué un an de ma vie. Ils m'ont licenciée pour faute en 2010 mais les prud'hommes ont reconnu le 12 février que j'ai été victime de harcèlement moral. Les problèmes financiers sont arrivés avec la Belgique, souffle cette salariée d'Energysol. Un coup les salariés faisaient partie d'une boîte, une autre fois d'une autre ». Selon ce témoin privilégié, le couple n'a pas plombé uniquement des sociétés françaises. « Un fournisseur italien de matériel photovoltaïque a été planté de 135 000 € », assure l'ex- salariée.
France, Belgique, Italie : ces patrons peu scrupuleux ont décidément la fibre européenne…


Au 180, rue Clément-Ader...

Ils se considèrent en quelque sorte comme des victimes collatérales des étonnantes pratiques du couple Philippe Sannier-Caffier/Isabelle Chéret- Fiquet…
Le 6 décembre dernier, Philippe et Laëticia Jack ont repris les locaux jusqu'alors occupés par Seedex et Atex Bat au 180, rue Clément-Ader, sur la zone du Long-Buisson. Le chef d'entreprise y a installé Tradi Concept, créée en 1998 à Evreux et spécialisée dans la maîtrise d'œuvre. Sa femme y a implanté Logi Renov, une société qui travaille dans la charpente, tout comme DGNA ou encore Seedex. Elle était auparavant située à Gauville-la-Campagne.

Répression des fraudes
« La répression des fraudes est venue comme ça, à titre de conseil, nous ont dit les inspecteurs. Nous avons été très surpris de cette visite », explique le couple. Les services de l'Etat ont débarqué deux jours après la sortie de notre enquête sur Seedex.
Philippe et Laëticia Jack ont également été déconcertés par tous les détails demandés, particulièrement sur la gérante, lors de la création de leur 3e société, Home Carrelage 27, le 12 décembre, elle aussi installée au 180, rue Clément-Ader. Le greffe du tribunal de commerce a été « très, très sourcilleux. On nous a demandé beaucoup de pièces complémentaires. Parce que l'on arrivait juste derrière le couple et que nous avions une activité similaire ? », s'interrogent les entrepreneurs. Pas impossible…

Guillaume Lejeune

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Tract du comité d'Evreux distribué sur les marchés les 25 et 26 février 2012

26 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Tract du comité d'Evreux du NPA distribué sur le marché du centre-ville le samedi 25 février 2012 et sur le marché de la Madeleine le dimanche 26 février 

Pour lire le tract au format PDF imprimable, cliquer ici face recto
 
page 1 : Sarkozy dégage !
page 2 : Meeting de soutien à la candidature de Philippe Poutou

               le mardi 21 mars 2012 à 20h -salle Jules Janin à EVREUX

               avec Olivier BESANCENOT

 

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Halte au massacre en Syrie !

26 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Communiqué du NPA

Halte au massacre en Syrie !

La barbarie du régime syrien de Bachar al Assad ne connaît aucune limite. Il est prêt à massacrer le peuple syrien, à écraser sous les bombes la ville de Homs et tous les ilôts de résistance pour garder son pouvoir.

solidafiche.jpgPlus de 6000 morts depuis le début de la révolution.

C'est par centaines que se comptent les victimes civils depuis que l'artillerie lourde bombarde le ville de Homs et que les snipers tirent sur tout ce qui bouge.

Les femmes, les enfants, médecins sont torturés, assassinés. Les soins sont devenus impossibles et les blessés décèdent. L'appel lancé par, Edith Bouvier, la journaliste française gravement blessée dans un bombardement montre bien la grande détresse qui frappe la population syrienne.

Il est de la plus grande urgence que les organisations de gauche, le mouvement syndical et associatif prennent des initiatives pour venir en aide à la population syrienne, en aide à tous ceux et toutes celles qui résistent dans des conditions effroyables, pour stopper l'impitoyable répression du pouvoir syrien.

Assez de massacre en Syrie.

Bachar al Assad, toi et ta clique de tueurs, dégagez.

Le 24 février 2012

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Evreux : succès de la Conférence-débat sur la dette

25 Février 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Bilan positif de la conférence-débat du jeudi 23 février à Evreux  sur la dette.

Plus de 90 personnes ont partcipé à cette Conférence débat organisé par le Collectif départemental pour un audit de la dette créé tout récemment: c'était sa première initiative publique.
DSCF3978.jpgLa réussite n'était pourtant pas évidente : une conférence débat sur le même thème était programmée à Evreux, à la même heure, par Denis Collin, une autre conférence-débat sur la laïcité le même soir.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les organisations du Collectif étaient représentées avec de nombreux militants : la LDH , ATTAC-Risles Charentonne, le CCFD-Terre Solidaire (dont des jeunes), la FSU, la CGT, Solidaires, la Gauche Unitaire et le NPA (avec 12 militants). Le PCF, qui soutient le Collectif, était bien représenté également.

DSCF3980.jpgPrésence des élus de la ville d'Evreux, surtout ceux du PCF, et présence du Maire qui néanmoins est parti avant le débat...

 Et puis un public de personnes nouvelles dont pas mal de jeunes.

Après la présentation de la soirée par Anne Pinel (de Solidaires), l'économiste Louis Adam a assuré au pied levé le remplacement de Jacques Bournay, absent pour des raisons personnelles. Il est intervenu sur les origines de la "crise de la dette" : crise structurelle du capitalisme derrière la crise financière.  Louis Adam est membre du Collectif national pour un audit de la dette et signataire de l'Appel des économistes atterrés. Son intervention a été bien appréciée par un public attentif.

 Intervention également de militants du Collectif :

DSCF3995.JPGJacques Louis Pérez, du NPA, sur l'urgence de se mobiliser contre les dettes illégitimes locales, celles de la ville d'Evreux et du GEA,  celle de l'hôpital Seine -Eure dont le paiement du déficit de 15 millions d'euros  se traduit par des suppressions de postes et la fermeture du service chirurgie de l'hôpital de Vernon.

Jacques Caron, ancien maire adjoint au logement et militant de la CNL,  a dénoncé  le scandale du logement social  dont le financement est victime du circuit de spoliation du 1% logement au profit des banques et bétonneurs. Après l'intervention de José Lahaie (PCF), Thierry Defresne, maire adjoint PC, a répondu favorablement à la proposition d'un audit des dettes publiques locales.

Nathalie Verdeil, secrétaire départementale de la CGT, a appelé à se mobiliser nombreux et unis contre l'austérité imposée au nom de la dette, en participant à la journée de mobilisation européenne du mercredi 29 février ( rassemblement départemental à l'appel de la CGT avec FSU et Solidaires à 11h devant la Préfecture).

Sophie Ozanne et Jean-Pierre Pallois  pour le NPA, sont intervenus sur la nécessité d'un mouvement d'ensemble pour l'annulation de la dette illégitime avec les collectifs, les organisations,  les citoyens. un mouvement qui peut changer la donne à l'image de la mobilisation contre l'Europe libérale à l'occasion du référendum de 2005,

Beaucoup de questions et d'interventions dans le public.  La réunion  s'est terminée fort tard, sans épuiser tous les sujets, avec un pot de l'amitié.

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