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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

De plus en plus de pauvres et des riches encore plus riches...

31 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

400 000 pauvres de plus en 2009 par rapport à 2008, début de la grande crise selon l'INSEE.

Rappelons qu’il s’agit de chiffres de 2009 : un an et demi après les effets de la crise se sont faits durement ressentir. Aujourd’hui le nombre réel de pauvres doit dépasser les 8 millions et demi de personnes.

La hausse de la pauvreté est le résultat d’un partage de plus en plus inégalitaire de la richesse produite. La part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est à un niveau historiquement très bas : inférieur d’environ 9 points par rapport à son plus haut niveau de 1982. A cette baisse de la part des salaires correspond un bond des profits distribués par les entreprises aux actionnaires : 12 % de la masse salariale en 2009 contre 4 % en 1980. Il faut ajouter qu’une fiscalité très injuste favorise les revenus du patrimoine qui ont ainsi explosé.

La politique d’austérité du gouvernement fait payer la crise du capitalisme aux travailleurs et aux classes populaires.

Pour le NPA, des mesures d’urgence s’imposent et elles ne pourront être imposées que par une mobilisation puissante, unitaire. Contre l’austérité et la domination des marchés financiers, il faut un nouveau partage de la richesse produite. La mobilisation populaire pour imposer la levée du secret bancaire, le contrôle sur toutes les opérations financières mettra en évidence l’illégitimité de la dette et la nécessité de son annulation. Au lieu de sauver les banques il faut les nationaliser, les remplacer par un véritable service public bancaire sous le contrôle des salariés.

 

Hausse de la pauvreté : les chiffres de l'Insee «en dessous» de la réalité

Publié le 30.08.2011

D’après l’AFP

Archives. Selon l'Insee, 13,5% de la population vivait avec moins de 954 euros par mois en 2009. la situation s'est empirée depuis, selon le Secours populaire. | LP/Eric Le Motouard

 

Pauvrete-2011-a.jpgLes chiffres de l'Insee sous-estiment la réalité de la pauvreté en France. C'est en substance ce que répond le président du Secours populaire français, Julien Lauprêtre, à l'étude de l'Institut, dévoilée mardi, estimant à 13,5% la proportion de pauvres en France métropolitaine en 2009. «J'insiste sur le fait que ce sont des chiffres qui remontent à 2009, mais depuis, la situation s'est considérablement aggravée», a-t-il déclaré sur France Inter.

«Le phénomène grandit»

«Quand toutes nos fédérations disent: «ça augmente sans cesse», il y a une réalité, a-t-il ajouté. Les chiffres de l'Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd'hui en 2011». «Des pauvres deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s'attendaient pas à ce qui leur arrive: cadres, petits commerçants, petits artisans, tient à préciser Julien Lauprêtre. Ce phénomène, j'insiste beaucoup là-dessus, grandit».
Selon le Secours Populaire, la France compte aussi «de plus en plus de travailleurs pauvres» et les jeunes, de plus en plus touchés, n'ont jamais été aussi nombreux à se tourner vers l'association.

8,2 millions de pauvres en 2009

 Le président du Secours populaire français, qui  dispose de 1.400 permanences réparties sur tout le territoire, se réfère aux chiffres impressionnants publiés mardi par l'Insee : la France métropolitaine compte 8,2 millions de pauvres en 2009, contre 7,8 millions l'année précédente, selon l'institut statistique, qui impute cette situation à la crise économique et financière. Quelque 13,5% de la population étaient considérés comme pauvres, c'est-à-dire vivant avec moins de 954 euros par mois, contre 13% en 2008.

Outre l'augmentation du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (qui représente 60% du niveau de vie médian), l'Insee note que "le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10.410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008".

Sans grande surprise, les chômeurs, plus nombreux du fait de la crise, ont grossi dans les rangs des plus modestes: ils représentent 9,8% des personnes appartenant aux deux premiers déciles contre 8,5% en 2008.

 Les riches de plus en plus riches

A l'autre bout de l'échelle, "les déciles de niveau de vie supérieurs augmentent" et le niveau de vie des 10% les plus aisés est supérieur à 35.840 euros annuels, soit 0,7% de plus qu'en 2008.

Selon une autre étude de l’INSEE « alors que les revenus d’activité n’ont progressé que de 11 % entre 2004 et 2007, les revenus du patrimoine et les revenus exceptionnels ont connu des progressions beaucoup plus fortes (46 % pour les revenus du patrimoine, 55 % pour les revenus exceptionnels) ».

 

A Aubervilliers, la santé des Roms en péril

 

Un an après le discours de Grenoble, un rapport de Médecins du monde vient de paraître sur la précarisation des Roms de France. Romain Garcia, traducteur au sein de l'association humanitaire, témoigne des conditions de vie pathogènes de cette minorité en Ile-de-France.

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Conseil général de Seine Maritime : coût du transport scolaire multiplé par 4 !

30 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Coup de chaleur sur les tarifs des transports scolaires !

La FCPE-76 envisage de porter plainte devant les tribunaux si le Conseil général maintient la décision.


  Communiqué de la FCPE de Seine Maritime

  Sur le Web http://www.pluzz.fr/jt-local-19-20---baie-de-seine-2011-07-26-18h50.html

 

FCPE-76.jpgLa FCPE de Seine Maritime a pris connaissance, comme beaucoup de parents d’élèves, du courrier du Conseil Général de Seine Maritime sur la modification des tarifs des transports scolaires à la rentrée 2011.

C’est avec le plus grand étonnement que la FCPE de Seine Maritime constate que dans un contexte de crise économique et sociale majeure où les familles souffrent, le Conseil Général se retourne vers ces familles pour augmenter brutalement les tarifs qui vont impacter directement leur pouvoir d’achat.

Ce coup de chaleur sur les tarifs nous parait disproportionné et injustifié. Par exemple, le tarif des élèves scolarisés dans les collèges, les lycées et les établissements de cycle équivalents passe de 30 euros à 130 euros soit une augmentation de 430 %.

Alors que le gouvernement vient d’annoncer que le SMIC ne sera pas augmenté au 1 août l’augmentation brutale des tarifs des transports scolaires est un très mauvais signal adressé par le Conseil Général de Seine Maritime aux familles et particulièrement aux familles modestes, en période estivale, dont les coûts de rentrée ne cessent de s’aggraver.

Pendant que la FCPE de Seine Maritime multiplie les actions pour réduire le coût de la rentrée scolaire pour les familles (bourses aux livres en lycée, bourses aux fournitures en collège, …), le Conseil Général s’apprête à multiplier par 4 le coût du transport scolaire pour les collégiens et les lycéens de notre département.

Pour la FCPE comme pour l'ANATEEP (Association Nationale pour les Transports Educatifs de l’Enseignement Public), le transport scolaire, qu'il soit rural ou périurbain, prolonge le service public de l'Education Nationale. Il permet l'accès optimal de toutes et tous à l'enseignement, quel que soit l'endroit où l'on réside. Il devrait donc être gratuit partout.

La FCPE de Seine Maritime, au nom des parents d’élèves, demande à Didier MARIE, Président du Conseil Général, de surseoir à cette augmentation brutale et disproportionnée qui ne fera qu’aggraver le pouvoir d’achat des familles et accentuer les inégalités scolaires.

 

Sébastien LEGER

Président FCPE 76

Tél : 06.22.97.58.10

PS : en cliquant sur le lien, vous accéderez au reportage de France 3 auprès d’un administrateur de la FCPE de Seine-Maritime. Reportage effectué le 26 juillet 2011.

 

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Haute-Normandie : nouvelle hausse du chômage en juillet

29 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Haute-Normandie : hausse du chômage

La hausse du chômage s'est poursuivie en Haute-Normandie en juillet : +0,5 % pour les demandeurs d'emploi de catégorie A.

 Publié le 25-08-2011 par Tendanceouestrouen.com

HAUSSEPour les demandeurs d'emploi des catégories A, B et C cumulées, la hausse a atteint 0,2 % par rapport à juin 2012. En Haute-Normandie, le taux de chômage est désormais de 10,3 %. En Seine-Maritime, le chômage touche 10,5 % de la population active.

Sur un an, dans la région, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 4,4 %.

Dans le bassin de Rouen, le taux de chômage s'établit à 9,8 %.

A noter que le chômage pour les moins de 25 ans continue de baisser : -0,9 % (- 0,3 % sur un an).  A l'opposé, le nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans a progressé de 1,7 % en juillet (+12,7 % sur un an).

Sur un an, le nombre d'offres d'emploi collectées par Pôle emploi en Haute-Normandie dans les domaines de l'industrie et du bâtiment a respectivement augmenté de 22% et 31%.

Pour rappel, la catégorie A regroupe les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, sans aucun emploi et tenus de faire des "actes positifs de recherche d'emploi". Les catégories B et C font référence aux personnes disposant d'un travail à temps partiel ou précaire mais inscrits à Pôle emploi et en recherche d'emploi

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Le Chili en pleine lutte des classes

29 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Le Chili en pleine lutte des classes

liberation.fr

 Les étudiants manifestent depuis trois mois contre un système scolaire inégalitaire hérité de Pinochet.

Par CLAIRE MARTIN De notre correspondante au Chili

Chili-etudiants.JPG«C’est une excellente élève mais elle ne pourra peut-être pas aller à l’université», s’émeut Paola Castillo, à propos de sa fille aînée, Victoria, 16 ans. Mon salaire ne me permet pas de l’y envoyer.» Employée dans une imprimerie, cette mère célibataire de trois enfants gagne l’équivalent de 372 euros par mois, un peu plus que le salaire minimum touché par une majorité des Chiliens. «Pour un cursus à l’université publique ou privée, reprend-elle, il me faudrait payer 23 700 euros environ à l’année, 64 fois mon salaire…»

Dès qu’elle peut, cette jolie blonde de 38 ans sort donc une banderole sur laquelle elle a écrit «Président Piñera, toi, tu as étudié gratuitement, pourquoi pas mes enfants ?» et défile avec Victoria et les centaines de milliers d’étudiants et d’élèves du secondaire qui manifestent depuis trois mois dans les rues des grandes villes chiliennes. Ils exigent une éducation publique, gratuite et de qualité. Une éducation qui cesse d’être une source de profit.

 

Un million dans la rue le 21 août

 «C’est maintenant ou jamais ! lance Paola. Les jeunes sont nés après la dictature [du général Augusto Pinochet, entre 1973 et 1990, ndlr]. Ces enfants de la démocratie nous ont réveillés ! Nous, les adultes, avions peur de protester.» Le mouvement, de plus en plus social, est soutenu par 80% de la population. «Le printemps a commencé plus tôt que d’habitude», s’est félicitée l’une des dirigeantes emblématiques de la mobilisation, Camila Vallejo, en référence au «printemps arabe». Le 21 août, la manif a réuni près d’un million de personnes. «Le peuple a besoin et exige une réforme en profondeur du modèle éducatif.» Cette géographe de 23 ans, communiste et présidente de la Fech, une fédération d’étudiants, ajoute : «Le gouvernement est tout seul maintenant, il doit comprendre que soutenir […] un modèle mercantile qui a pour finalité le profit n’a plus lieu d’être.»

 

Privatisation massive du système éducatif

Le système éducatif chilien, parmi les plus chers, les plus privatisés du monde, et de qualité médiocre, date de la dictature de Pinochet. Dans les années 80, il ouvre l’université au secteur privé et municipalise l’éducation primaire et secondaire. Avant lui, la scolarité était gratuite. Depuis, de l’école primaire à l’enseignement supérieur, beaucoup d’établissements font du profit et pratiquent des frais d’inscription prohibitifs. Un système qui a attribué aux familles une grande partie de la charge financière des études. «Il a aussi établi une ségrégation presque parfaite», ajoute Victoria, qui vit avec toute sa famille à Peñalolén, dans une des communes de classe moyenne de Santiago. «Si on n’est pas un excellent élève, c’est la situation économique de nos parents qui détermine là où on va étudier.»

 

Rembourser un crédit bancaire trois  le prix réel des études...

Victoria ne sait pas encore ce qu’elle veut faire plus tard, mais cette scientifique née - 19,7 de moyenne en mathématiques - est déjà stressée. «Si je n’ai pas de bonnes notes, je ne pourrai pas entrer dans une université d’Etat, avoue-t-elle. Elles coûtent chères mais beaucoup moins que les universités privées, sont bien meilleures et offrent de nombreuses bourses.»

Seulement, la sélection à l’entrée y est rude. «Moi, j’ai 16 de moyenne mais ce n’est pas suffisant», soupire sa cousine Paloma, 18 ans. Elle voudrait être infirmière. «Pour obtenir une bourse, il faudrait que je fasse partie des plus pauvres», explique cette fluette jeune fille aux jolis yeux en amande. «La seule solution, c’est de demander un crédit bancaire, de payer, avec les intérêts, trois fois le prix réel de mes études et de m’endetter pour quinze ou vingt ans, poursuit-elle avec rage. Et le pire, c’est qu’un diplôme d’université privée ne m’assure pas de trouver du travail à la sortie parce que les études y sont de mauvaise qualité !»

 

«Révolutionnaires». Pour payer leur dette - près de 30 000 euros en moyenne -, les diplômés chiliens sont obligés de trouver rapidement un emploi, et 56% d’entre eux travaillent dans des domaines différents de leurs études. En signe de protestation, Victoria et Paloma occupent leurs établissements, comme beaucoup d’autres dans le pays. «Je n’ai pas peur de gâcher mon année, lance Victoria. Une fois que ce système aura changé, je pourrai aller à l’université sans m’endetter !»

Une confiance dans le changement qui contraste avec les réformes du gouvernement du Président, Sebastián Piñera (droite), en chute libre dans les sondages, avec 26% de popularité. Qualifiées de «révolutionnaires» par le ministre de l’Intérieur, Rodrigo Hinzpeter, elles améliorent le système éducatif sur la forme. Une des mesures phares consiste à faire baisser les taux d’intérêts des crédits étudiants de 5,6% à 2%. Mais le ministre ne répond pas aux revendications de ces derniers, qui demandent une refonte du système. De fait, ces annonces ne sont destinées qu’à faire basculer l’opinion - notamment les parents d’élève. Sebastián Piñera a invité vendredi les étudiants au dialogue au palais présidentiel : «Le temps est venu de réagir,de nous retrouver autour d’une table dans un climat de paix.» «Ils ne voudront rien changer, se méfie Oscar Medel, le petit copain de Paloma. La plupart des hommes politiques ont des intérêts financiers dans l’éducation.»

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Total restructure ses activités en France : 10 000 emplois menacés

28 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

AFP, le 26-08-2011

Total vers une vaste réorganisation en France

Le groupe pétrolier Total a indiqué vendredi qu'il était "en discussions" concernant une vente de ses gisements historiques en France, tandis que les syndicats se sont inquiétés d'un projet de rapprochement de son raffinage et de sa pétrochimie attendu pour octobre.

Le patron de Total Christophe de Margerie lors d'une conférence de presse le 11 février 2011

"Total confirme son intention de cession de certains de ses actifs dans l’exploration et la production en France. Des discussions sont en cours, mais il est prématuré de fournir plus de détails", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la "major" française.

Selon le Bulletin de l'industrie pétrolière (BIP) paru vendredi, Total est sur le point de réaliser cette vente, qui inclut l'emblématique champ de Lacq près de Pau, à deux petites compagnies.

Les champs de brut parisiens (Itteville, La Croix-Blanche, Vert-Le-Grand et Vert-Le-Petit) et aquitains (Vic Bihl, Lacq) seraient cédés au canadien Vermilion, le français Geopetrol devant, lui, reprendre les champs aquitains de Lagrave et Pécorade, selon le BIP.

En termes économiques, le retrait de Total serait négligeable: la France a représenté en 2010 0,4% de la production totale du groupe pour le pétrole (5.000 barils/jour) et 1,5% pour le gaz (85.000 pieds cubes par jour), selon la cinquième compagnie pétrolière mondiale.

Mais sa portée symbolique serait forte, le pétrole ayant été découvert à Lacq dès 1949 et ayant donné naissance localement à un important bassin industriel.

Cette cession d'activités "amont" de production interviendrait alors que se dessine une vaste réorganisation des activités "aval" (raffinage, pétrochimie et distribution) de Total.

Selon le quotidien économique Les Echos, le géant français projette de rapprocher ses activités de raffinage et de pétrochimie, tout en isolant les activités de distribution (stations-services). Interrogé par l'AFP, le groupe n'a pas fait de commentaire.

Mais les syndicats ont donné corps aux spéculations. C'est un "secret de polichinelle", a affirmé la CGT dans un communiqué.

"Au cours de l'été, le chef d'établissement de la raffinerie de Feyzin (banlieue lyonnaise) a dévoilé en comité d'entreprise la fusion prochaine des activités de raffinage et de pétrochimie du groupe Total", a expliqué le syndicat.

Selon deux sources syndicales interrogées par l'AFP, le projet devrait être présenté "au cours du mois d'octobre", probablement vers la fin du mois.

Il concernerait, selon les Echos, plus de 10.000 salariés sur les 36.000 que compte le groupe en France.

Raffinage et pétrochimie sont des activités complémentaires, la seconde fonctionnant à partir des grandes matières premières fournies par la première, et les usines sont souvent installées sur les mêmes sites.

"Un rapprochement des deux ferait effectivement sens et c'est ce que font déjà les autres compagnies européennes", a souligné Jean-Pierre Dmirdjian, analyste chez Oddo Securities.

L'immense partie des bénéfices de Total viennent désormais de l'exploration-production, le reste (raffinage, vente de carburants et pétrochimie) représentant moins de 20% des bénéfices totaux. Le raffinage en Europe souffre en outre de maigres marges et de surcapacités.

Pour François Pelegrina, représentant CFDT, le rapprochement de deux activités peu rentables pourrait être le prétexte à des restructurations. "Dans les fusions, 1 plus 1 n'ont jamais fait 2. Donc même s'il y a pas de suppressions d'emplois au moment de l'annonce, dans le temps forcément il y en aura", pense-t-il.

L'autonomie de la branche distribution pourrait, elle, préluder à une vaste réorganisation des 4.300 stations-service du groupe (dont un peu plus de 2.000 sous la marque Total), soit la moitié du parc français.

Le PDG Christophe de Margerie avait annoncé en juillet envisager d'étendre en France une expérience de stations-service à bas prix.

Souvent critiquée pour ses prix chers, même par les pouvoirs publics, la compagnie française souffre depuis plusieurs décennies de la forte concurrence des grandes surfaces.

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Nucléaire : à Flamanville le "bloc de sécurité" n'est pas aux normes sismiques

27 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

AFP, le 26-08-2011

La centrale de Flamanville pas totalement parée contre un séisme

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à la centrale de Flamanville (Manche) d'améliorer ses mesures de prévention contre les tremblements de terre, notamment pour un bâtiment de gestion de crise qui n'est pas aux normes sismiques prévues, a-t-on appris vendredi auprès de l'ASN.

La centrale de Flamanville, le 1er juillet 2011

Tous les bâtiments de la centrale qui le nécessitent sont "dimensionnés" pour un séisme de 5,7 sur l'échelle de Richter sauf le "bloc de sécurité" (BDS), un "bâtiment abritant une partie des équipes de crises et des moyens de télécommunication utilisés" en cas de "plan d'urgence interne", selon une lettre de l'ASN à EDF datée du 10 août.

Les installations nucléaires du Cotentin sont normalement conçues pour résister à un séisme de 5,7 sur l'échelle ouverte de Richter, soit un tremblement de terre un peu plus important que le plus grave survenu dans la région de mémoire d'homme (à Jersey en 1926, avec 5,2).

Le gendarme du nucléaire a demandé à l'exploitant de "confirmer que le futur BDS commun à l'EPR (le réacteur en construction à Flamanville à côté des deux actuels, ndlr) sera bien dimensionné" pour un tel séisme.

Si l'ASN garde une "impression mitigée" concernant la conformité au risque sismique du site, l'inspection est "globalement satisfaisante" sur les quatre autres points étudiés: "gestion des situations d'urgence, inondations, alimentation électriques et refroidissement".

La Hague : des défauts d'étanchéité relevés et corrosion très importante des pompes de la centrale de refroidissement.

L'ASN, qui mène une vague d'inspections pour vérifier la conformité des installations françaises à la lumière des problèmes rencontrés par la centrale de Fukushima en mars au Japon, a aussi presque terminé son inspection à l'usine Areva de retraitement de déchets nucléaires de La Hague.

Le gendarme est "globalement satisfait" pour les bâtiments du coeur de l'usine qu'il a inspectés en juillet mais dans un courrier du 11 août note que lors de son inspection le sismographe le plus précis du site était "indisponible depuis octobre 2010". Ce qui a été corrigé depuis, a indiqué Areva à un correspondant de l'AFP.

L'ASN émet plusieurs autres demandes parmi lesquelles "corriger au plus tôt les défauts d'étanchéité relevés au niveau de la toiture" d'une centrale de refroidissement du site, et démontrer que les pompes de cette centrale résisteront au séisme, étant donné "leur état de corrosion très important".

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Chômage : les plus mauvais chiffres depuis février 2011 !

26 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Le nombre de chômeurs en catégories A,B et C atteind le chiffre de 4 millions 128 000 personnes fin juillet 2011, soit une hausse de 4,3% en un an. Et ce ne sont que les chiffres officiels après les nombreuses radiations de Pôle emploi.

 

Chômage : les plus mauvais chiffres depuis février 2000 !

Le 26 août 2011

HAUSSE(Boursier.com) -- Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait donné le ton en "avant-première" hier matin... Comme prévu, le chômage a donc enregistré une nouvelle progression au mois de juillet. Le nombre de demandeurs d'emplois inscrits en catégorie A a augmenté sensiblement de 1,3% le mois dernier, soit 36.100 inscrits supplémentaires, pour s'établir à 2.756.500. Le ministère du Travail et Pôle emploi précisent dans leur communiqué qu'il s'agit du plus mauvais chiffre pour cette catégorie depuis... février 2000.

En juin, le nombre de chômeurs avait augmenté pour le deuxième mois consécutif (+ 0,7% en mai), en hausse de 1,3% pour les demandeurs de catégorie A, c'est à dire n'exerçant aucune activité. La progression sur un an est de 2,8% pour cette catégorie.

Le ministère précise qu'en ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), la hausse du nombre de demandeurs d'emploi est ramenée à 0,6%, soit 24.300 personnes de plus en un mois, pour atteindre 4.128.000. En rythme annuel, la progression pour ces trois catégories confondues est de 4,3%.

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Le patronat prévoit des plans de licenciements des l'automne

26 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

affiche-a.jpgC'est un patron qui l'écrit dans Challenges, des plans sociaux sont à prévoir en automne. Jusqu'ici le patronat a différé de nombreux plans de licenciements en licenciant essentiellement par des accords de gestion prévisionnelle des emplois (GPEC). Le patronat va licencier massivement en automne afin de faire peser les effets de la crise sur les salariés pour restaurer son taux de profit. Le secteur de l'automopbile sera lourdement frappé ainsi que toutes les industries de bien de consommation.

La seule voie pour les salariés c'est de se battre et de contraindre les directions syndicales à organiser l'offensive en défense des emplois : il faut plus que jamais exiger l'interdiction des licenciements, en premier lieu pour les entreprises qui font du profit.

Chômage : "Des plans sociaux à prévoir dès l’automne"

26-08-11 Challenges.fr

 

Pierre Ferracci, Président du groupe Alpha (Secafi-Sodie Emploi), spécialiste de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, redoute des mesures drastiques de réduction d'emploi dans les entreprises.

 

Pierre Ferracci, président du groupe Alpha (Secafi-Sodie Emploi), spécialiste de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, redoute des mesures drastiques de réduction d'emploi dans les entreprises, après la publication de mauvais chiffres du chômage jeudi 25 août.

 

Les très mauvais chiffres du chômage vous étonnent-ils ?

Malheureusement non. Le retournement de conjoncture concernant les embauches était prévisible. Déjà avant l’été, les chefs d’entreprise que nous conseillons jouaient la prudence. Aujourd’hui, le gros des licenciements ne se fait pas au travers des plans sociaux. Les entreprises se séparent de leurs salariés, via des accords de gestion prévisionnelle des emplois (GPEC) avec des volets mobilités importants. Idem du côté des ruptures conventionnelles dont l’augmentation couvre des difficultés économiques. Voilà ce qui grossit les chiffres aujourd’hui. Et ce n’est pas fini. Ce qui se passe dans la zone euro, la récession américaine, inquiète les employeurs. Même revues à la baisse, les prévisions de croissance du  gouvernement à 1,75% ne rassurent pas. Tout simplement parce que personne n’y croit. 

 

Il faut donc s’attendre à des vagues de licenciements ?

Les entreprises ont déjà été échaudées par la crise de 2008. Elles se sont serrée la ceinture pour garder leur troupe. Pas sûr qu’elles puissent le faire cette fois-ci. Les patrons réfléchissent à de meilleures gestions de leurs effectifs. J’observe de nombreuses interrogations sur leurs capacités de production. Dans l’automobile, les réflexions sur l’avenir du site PSA d’Aulnay en témoignent. Les risques de fermeture de site ou de ralentissement de la production sont sérieux dans l’automobile, mais aussi toutes les industries de biens de consommation. Les patrons savent qu’une campagne présidentielle n’est pas un bon timing pour annoncer des plans de départs, qu’ils auront des pressions politiques pour garder leur équipe. Du coup, ils prévoient de le faire avant, à l’automne. Ici et là, les syndicats tirent aussi la sonnette d’alarme. Je regrette d’ailleurs, que le gouvernement donne aussi peu d’espace aux centrales dans cette crise et que François Fillon se contente de les recevoir à la va-vite. Eviter des mouvements et des manifestations de rentrée passe par l’écoute des partenaires sociaux, patronat y compris. Les syndicats se rapprochent, ils ont reconstitué une intersyndicale comme lors du conflit des retraites, ils ont un rôle à jouer.

 

Pôle Emploi externalise auprès de vous l’accompagnement des chômeurs. Pensez-vous que Pôle Emploi fasse appel à vous pour gérer cet afflux ?

Il y a déjà un appel d’offres en cours. Nous y concourons au même titre que d’autres organismes. Nous aurons la réponse fin septembre. En même temps, les marges de Pôle Emploi sont réduites. Il y a peu de chance qu’ils fassent de nouveaux appels d’offre, car ils n’en ont pas les moyens. Ce qui est terrible, parce qu’ils fonctionnent déjà avec des effectifs très tendus.

 

Propos recueillis par Fanny Guinochet

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Plan Fillon : l'austérité pour mériter le maintien des 3A.

25 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué du NPA

Plan Fillon : l'austérité pour mériter le maintien des 3A.

crise_taous.jpg

Malgré toutes les précautions oratoires prises par le premier ministre, le plan de « réduction des déficits » annoncé par F. Fillon lors de sa conférence de presse ressemble à s'y méprendre à un tour de vis supplémentaire d'une politique d'austérité pluriannuelle qu'il veut installer comme le prouve sa référence à la règle d'or et à l'objectif de conserver les 3A décernés par les agences de notation.
De l'ensemble des mesures fiscales très techniques qu'il a énumérées, il a voulu tirer la conclusion que les efforts étaient demandés aussi bien aux grandes fortunes qu'aux petits budgets. Il n'en est rien. Les 3% sur les revenus fiscaux supérieurs de plus de 500 000 euros ne rapporteraient qu'environ 200 millions d'euros selon une réponse qu'il a faite à un journaliste italien. Rappelons que la réforme de l'impôt sur le revenu leur avait rapporté 1, 80 milliard d'euros. Cette taxation est donc une entourloupe et une goutte d'eau dans l'océan des profits des capitalistes.
Le plan Sarkozy-Fillon, c'est à la fois un leurre et une diversion.
Il ne remet pas en cause les profondes inégalités dans la répartition des richesses. Il ne remet pas en cause des niches fiscales qui coûtent cher comme, par exemple, la défiscalisation des heures supplémentaires et la TVA à 5, 5% dans la restauration (coût de 3 milliards d'euros par an !) sans effet sur la baisse des prix ni sur l'embauche dans ce secteur 
La poursuite du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite, l'encadrement encore plus stricte des dépenses de santé vont casser encore plus le droit à l'emploi et à l'accès aux soins qui sont des droits fondamentaux.


Le "seuil de tolérance" à l'austérité est atteint.
L'urgence c'est la riposte unitaire du mouvement social pour bloquer la spirale infernale d'une politique de régression sociale.


Le 24 août 2011

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Education : grève nationale des enseignants le 27 septembre contre 16 000 suppressions de postes

25 Août 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Education nationale: appel à la grève le 27 septembre 2011

Dépêche AFP du 09 juin 2011:

Ecole-pas-marchandise.jpg"La plupart des syndicats de l'éducation vont lancer un appel intersyndical à une journée de grève fin septembre pour protester contre les suppressions de postes engagées par le gouvernement, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

Réunis mardi soir, ces syndicats, qui représentent la quasi-totalité du secteur, ont décidé de cette grève, qui sera officiellement annoncée vendredi. D'autres organisations, minoritaires, souhaitent encore informer leur base.

Ces syndicats demandent au gouvernement de revenir sur le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et de renoncer à sa décision de supprimer des postes à l'Education nationale.

Selon le budget de l'Etat 2011, près de 16.000 postes, quasiment tous de professeurs, vont être supprimés à la rentrée -- 8.967 dans les écoles publiques, 4.800 dans les collèges et lycées publics et 1.533 dans l'enseignement privé -- après 50.000 suppressions de 2007 à 2010 (sur environ 850.000 enseignants).

Les suppressions de postes dans le primaire à la rentrée 2011 entraîneront 1.500 fermetures de classes, au moment où les écoles accueilleront 4.900 élèves de plus.

Ces décisions inquiètent les parents d'élèves qui multiplient les mobilisations locales, et les élus qui interpellent le gouvernement pour réclamer l'arrêt des suppressions de postes.

Le président Nicolas Sarkozy a indiqué mercredi, selon des députés UMP, qu'il restait ferme sur le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais qu'il ferait avant fin juin des propositions sur le primaire et sur le secondaire."

 

Annonce d'une journée de grève le 27 septembre 2011

Communiqué commun des Fédérations de l'Education nationale
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education

Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l'Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.

Les personnels de l'Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d'ambition éducative dégradent encore plus les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l'Education nationale sonne comme une provocation d'autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d'emplois et n'affiche d'autre objectif pour le système éducatif que la recherche d'économies.

Si le gouvernement cherche à tromper l'opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l'on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l'avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l'avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l'échec scolaire.

La nécessité d'une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l'Education nationale et de l'enseignement agricole publique à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l'arrêt des suppressions d'emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d'assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd'hui plus que jamais, notre pays a besoin d'un système éducatif qui s'attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D'autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l'École remplisse les objectifs d'une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 

Appel à la grève le 27 septembre 2011

Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre contre les suppressions de postes tandis que Nicolas Sarkozy promet des annonces pour le primaire à la fin du mois.

Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre prochain. Le principe de cette action organisée contre les suppressions de postes dans l’Education nationale induit par le non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux a été arrêté mardi 7 juin lors d’une réunion intersyndicale. Le SNUipp, qui avait lancé, dès le 18 mai dernier « un appel pour construire dans l’unité la plus large des actions d’ampleur, notamment en septembre » se félicite de cet appel. 16 000 postes supprimés à la rentrée prochaine, plus de 50 000 depuis 2007 « Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’école publique à genoux » indique le communiqué commun rendu public ce vendredi. « Cette politique maintient un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire. » . Pour les syndicats, il faut stopper les suppressions de postes pour mettre en oeuvre une toute autre politique éducative.

L’impact des mobilisations

Hier, le président de la République a fait mine de vouloir mettre de l’eau dans le vin de sa politique. Il annoncera fin juin des propositions sur le primaire. Il est vrai que ces dernières semaines les élus locaux, par la voix de l’Association des Maires de France et de l’Association des Maires ruraux de France notamment, ainsi que par celle des sénateurs dont ils sont les grands électeurs, ont fait part de leur refus de cette politique au gouvernement et au président. Hier, c’est l’Assemblée des départements de France qui a donné de la voix, dénonçant les effets de cette politique au collège. Mais les mobilisations syndicales ont aussi pesé dans les hésitations actuelles du chef de l’Etat qui a toutefois réaffirmé son attachement au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

L’automne s’annonce orageux

Ces déclarations de Nicolas Sarkozy viennent après celles de Luc Chatel qui, fin mai alors que le SNUipp avait organisé sous ses fenêtres un rendez-vous national pour l’école avec les associations des enseignants RASED, cherchait à rassurer en promettant de "veiller à fermer le moins de classes possibles" en 2012. Les mobilisations commencent à faire bouger les lignes, au moins dans les déclarations. Et si le gouvernement persiste à se dire inflexible sur sa politique budgétaire, l’heure est plus que jamais à la poursuite de la mobilisation. Le 27 septembre, les enseignants des écoles seront mobilisés pour l’Éducation.

Education nationale: appel à la grève le 27 septembre 2011

 

Dépêche AFP du 09 juin 2011:

"La plupart des syndicats de l'éducation vont lancer un appel intersyndical à une journée de grève fin septembre pour protester contre les suppressions de postes engagées par le gouvernement, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

Réunis mardi soir, ces syndicats, qui représentent la quasi-totalité du secteur, ont décidé de cette grève, qui sera officiellement annoncée vendredi. D'autres organisations, minoritaires, souhaitent encore informer leur base.

Ces syndicats demandent au gouvernement de revenir sur le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et de renoncer à sa décision de supprimer des postes à l'Education nationale.

Selon le budget de l'Etat 2011, près de 16.000 postes, quasiment tous de professeurs, vont être supprimés à la rentrée -- 8.967 dans les écoles publiques, 4.800 dans les collèges et lycées publics et 1.533 dans l'enseignement privé -- après 50.000 suppressions de 2007 à 2010 (sur environ 850.000 enseignants).

Les suppressions de postes dans le primaire à la rentrée 2011 entraîneront 1.500 fermetures de classes, au moment où les écoles accueilleront 4.900 élèves de plus.

Ces décisions inquiètent les parents d'élèves qui multiplient les mobilisations locales, et les élus qui interpellent le gouvernement pour réclamer l'arrêt des suppressions de postes.

Le président Nicolas Sarkozy a indiqué mercredi, selon des députés UMP, qu'il restait ferme sur le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais qu'il ferait avant fin juin des propositions sur le primaire et sur le secondaire."

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