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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Brennilis : quel démantèlement de la centrale nucléaire ?

31 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Communiqué du 29 juillet 2011 des 7 associations (AE2D, BV, CLCV, ERB, GMB, SDNC, VMA)*.

Trois ministres Mr Fillon, Mme Kosciusko-Morizet, Mr Baroin ont signé un décret qui autorise la reprise du démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis mais qui ouvre la porte à des opérations de démantèlement refusées lors de l’enquête publique.

 

Brennilis.07-6f72e.jpgCette reprise de démantèlement partiel aurait du strictement se limiter aux opérations inachevées autorisées par le premier décret de 1996 notamment celui de la Station de Traitement des Effluents toujours pas terminé en raison des difficultés rencontrées.

Aussi les associations étudient de porter en Conseil d’Etat les motifs de leur contestation, motifs qu’elles avaient exposé dans le communiqué du 15 février 2011.

*Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Consommation logement et cadre de vie, Eau et rivières de Bretagne, Groupement mammologique breton, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée

 

Nucléaire : feu vert au démantèlement de Brennilis

(Ouest-France)

29-07-2011

Les travaux, interrompus depuis 2007, vont pouvoir reprendre à l'automne. Le décret est paru, hier, au Journal officiel. La fin de cet énorme chantier n'est pas prévue avant 2025.

 

Le démantèlement de la centrale engendrera 20 000 tonnes de déchets radioactifs.  

 

Que dit le décret publié hier ?

Il autorise la déconstruction de la station de traitement des effluents, l'assainissement du chenal de cette station, et le démantèlement des échangeurs de chaleur à l'intérieur du réacteur nucléaire. Il précise qu'EDF a cinq ans pour réaliser ces travaux. Elle devra le faire en informant la population et la commission locale d'information (CLI) du suivi des opérations. En outre, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) devra disposer d'un bilan six mois avant la fin des travaux. Les opérations commenceront à l'automne, en septembre en principe. Une centaine d'ouvriers vont y participer.

 

Pourquoi le démantèlement avait-il été arrêté ?

Une plainte pour non-respect des dispositions européennes en matière d'information de la population avait été déposée par des associations antinucléaires. Le droit français n'était pas en accord avec le droit européen sur ce sujet. En 2007, le Conseil d'État annulait le décret signé un an plus tôt par le gouvernement, autorisant le démantèlement. EDF avait constitué un nouveau dossier en 2008. À l'issue de l'enquête publique, le commissaire-enquêteur avait donné un avis défavorable en mars 2010, précisant cependant que, sur certains points, un démantèlement rapide était possible. Ce sont ces travaux, détaillés dans le décret d'hier, qui vont pouvoir démarrer.

 

Le démantèlement complet de la centrale bretonne va-t-il être poursuivi ?

EDF va présenter, avant la fin de l'année, un nouveau dossier de démantèlement complet de ce qui restera, c'est-à-dire du réacteur. L'État décidera ensuite de la date de la nouvelle enquête publique, probablement fin 2012. EDF souhaite que cette phase se déroule entre 2020 et 2025.

 

Combien de déchets ces opérations vont-elles produire ?

100 000 tonnes, estime EDF, pour le démantèlement complet de la centrale : 80 % de déchets standards (dits conventionnels) et 20 % de déchets radioactifs. 33 000 tonnes ont été évacuées lors des travaux déjà réalisés. Restent donc 67 000 tonnes, dont un dixième environ radioactifs. Les déchets produits par les travaux qui vont bientôt démarrer seront acheminés vers les centres de Soulaines ou Morvilliers, dans l'Aube.

 

Qu'en pensent les associations de protection de l'environnement ?

Leur souhait, c'est d'attendre pour que le démantèlement soit le moins dangereux possible, pour les personnes qui travaillent sur le site et pour l'environnement. Selon la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), il faudrait 40 ans pour être sûr que la radioactivité présente dans le site ne soit plus dangereuse.

 

Philippe ATTARD.

 

 

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée

Par Marie Kostrz | Rue89 | 12/05/2011 |

La centrale de Brennilis, en Bretagne, est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d'EDF inquiète.

 

A midi, dans ce petit village du Finistère campé dans le paysage vert et ondulé des Monts d'Arrée, l'heure de la sieste n'a pas encore sonné mais le bourg semble endormi.

Aucun pas, aucun son de voix ne résonne dans ses rues désertes. Depuis l'arrêt du démantèlement de la centrale, plantée à un kilomètre de là, il y a cinq ans, la vie locale tourne au ralenti.

Il suffit pourtant d'évoquer ce sujet pour retrouver un peu d'ambiance. Quand un médecin favorable au démantèlement croise sur le parking du magasin d'alimentation Michel Marzin, ancien technicien sur le site et aujourd'hui fermement opposé à EDF, les insultes fusent.

 

Un chantier arrêté pour absence d'enquête publique

Entrée en activité en 1967, la centrale nucléaire à eau lourde de Brennilis a fermé en 1985 faute d'être assez rentable. Sept ans plus tard, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et EDF entament son démantèlement. Les combustibles, l'eau lourde et une partie des bâtiments sont évacués. Première centrale érigée en France, Brennilis doit être la première à disparaître.

 

Quatorze ans plus tard, en 2006, le Conseil d'Etat met un coup d'arrêt aux travaux encore loin d'être achevés. EDF n'a pas organisé l'enquête publique qui est chargée d'informer la population sur les travaux entrepris. Jean-François Couty, directeur EDF du site des Monts d'Arrée, justifie :

« Ce n'était pas encore exigé par le droit français, seulement par le droit européen. »

Le démantèlement devrait reprendre bientôt, en partie seulement : le cœur du réacteur, où l'uranium était mis en contact avec le gaz carbonique et l'eau lourde, dégage un niveau de radioactivité létal. Eric Zelnio, chargé de suivre le dossier à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), se veut rassurant :

« EDF ne sera autorisé qu'à finir la phase du démantèlement qui avait déjà été entamée avant 2006. Cette partie radioactive n'en fait pas partie. »

Selon Jean-François Couty, un dossier sera déposé pour les dernières infrastructures d'ici à la fin 2011. En mars 2010, la commission d'enquête chargée d'examiner le dossier avait refusé une première fois ce droit à EDF. Dans son rapport, elle estimait que les informations mises à la disposition du public étaient encore insuffisantes.

 

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire »

Ces échéances ne rassurent pas Bernadette Lallouet. Assise devant une pile de dossiers éparpillés sur la table de sa salle à manger, la coprésidente de l'association Vivre dans les Monts d'Arrée jure qu'elle ne s'oppose pas formellement au démantèlement :

« Il faudra bien le faire un jour, mais on ne comprend pas pourquoi EDF se précipite tant à vouloir faire disparaître un bâtiment dont la radioactivité est encore mortelle. »


Une fois découpé en morceau, le réacteur n'en sera en effet pas moins radioactif. Elle s'interroge :

« Ou vont-ils envoyer les débris ? Aucun lieu n'existe encore pour accueillir des déchets aussi dangereux. »

Une zone d'entreposage est prévue pour accueillir le cœur du réacteur : l'Installation de conditionnement et d'entreposage des déchets d'activité (Iceda), dans l'Ain. En cours de construction, elle sera normalement ouverte en 2014.

Il ne s'agit cependant que d'une solution temporaire : EDF précise que ces déchets devront ensuite être transférés dans une zone d'enfouissement nucléaire, qui n'existe pas encore. Un site doit être trouvé avant 2025 mais aucune commune française n'accepte pour le moment d'en héberger un.

Le problème n'est pas nouveau : en 2010, la commission d'enquête avait déjà relevé cette impasse. Elle écrivait :

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire. »

Pour Bernadette Lallouet, l'acharnement d'EDF répond à une exigence économique :

« Pour pouvoir vendre des centrales à l'étranger, il faut être capable de prouver qu'on peut aussi s'en débarrasser. »

 

Le recours massif à la sous-traitance, un danger ?

A quelques mètres de là, Olivier Deplace s'affaire dans son bureau parsemé d'affiches aux couleurs de son syndicat : la CFDT. C'est une autre question qui préoccupe le délégué du site de Brennilis.

Selon lui, la reprise du démantèlement sera synonyme d'embauche importante de sous-traitants. Alors que le site est aujourd'hui en maintenance, 20 salariés EDF sont sur la zone, pour déjà 30 employés par des prestataires. Un chiffre qui risque de passer à 100 si le décret est publié cet été. Il s'inquiète :

« Ils sont souvent moins formés, c'est une perte de compétence et d'expérience de ceux qui sont à la base une garantie de sécurité. Nous sommes tous dans l'expectative de ce qu'il pourrait se passer si le démantèlement reprend. »

Ancien salarié d'EDF aujourd'hui installé à son compte, Marc Gaudron balaye les craintes du syndicaliste. A présent électricien lui-même employé par EDF, il nuance :

« J'ai participé au démantèlement avant son arrêt. Dans mon équipe, je m'assurais toujours que l'ensemble des ouvriers ait compris les tâches à effectuer, aucune différence n'était faite avec les salariés d'EDF. »

Marc Gaudron affirme que le temps presse :

« A force de stopper le chantier, on perd une connaissance technique. Ceux qui connaissent la centrale ont fini par partir bosser ailleurs. »

 

Démantèlement du réacteur : « aucun danger, c'est robotisé »

Découper le cœur du réacteur ne serait pourtant pas sans danger pour les travailleurs. Si EDF aime à répéter que 99,9% des déchets radioactifs ont déjà été supprimés du site, elle ne dit pas que les 0,1% restants sont les plus nocifs.

Là encore, EDF a tout prévu. Au Centre d'information du public (CIP), aménagé dans l'ancienne cantine de la centrale surplombant le grand lac azur qui jouxte la centrale, un petit groupe de flâneurs suit docilement une visite guidée censée les rassurer.

Le message est limpide : pas de danger, les opérations sur le coeur du réacteur seront « entièrement robotisées ». Aucun travailleur n'entrerait donc en contact avec l'uranium, le plutonium, le californium et autre substance en « um » dangereuses.

Jean-François Couty fait volontiers visiter la centrale. Emmitouflé dans une combinaison, muni d'un casque et d'un dosimètre pour vérifier le taux de réactivité, il s'approche du coeur du réacteur, dans lequel l'uranium était introduit. Il assure que la radioactivité de la centrale n'est pas plus élevée « que celle qu'on trouve à l'extérieur, à la centrale de Brennilis par exemple ».


 

Cet argument, qu'avance également l'ASN, a pourtant été nuancé par les commissaires-enquêteurs mandatés fin 2009 :

« Nous avons regretté que les scénarios de démantèlement immédiat ou différé n'aient pas été développés et comparés. […] Cela aurait permis de conforter ou de nuancer l'avis émis en 1999, dans un rapport CEA-EDF qui insistait sur l'effet positif d'une attente prolongée de la déconstruction. Et ceci, même si en dix ans la robotique a fait de gros progrès. »

EDF envisageait d'attendre cinquante ans

Alors qu'au moment de la fermeture du site, EDF envisageait d'attendre cinquante ans avant de la démanteler le temps que la radioactivité diminue, il n'en est plus question.

Le cylindre bétonné de 26 mètres de haut qui protège le réacteur se délite et selon EDF, le temps est compté. Sylvie Bihart, employée prestataire sur le site et élue de la majorité au conseil municipal de Brennilis, lui fait confiance :

« De toute façon il faut bien déconstruire, on a attendu depuis 1985, le bâtiment est en train de vieillir, devient vétuste, je ne pense pas que ce soit sécurisé de le laisser tel quel. »

Les effets du démantèlement sur la santé des travailleurs sont pour le moment méconnus. Michel Marzin, ancien technicien, a nourri le cœur du réacteur pendant plus de vingt ans. Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. Un chiffre qu'EDF n'a jamais confirmé ni démenti.

Installé devant une tasse de café au Charlegan, le médecin du travail dépêché par EDF deux fois par semaine à Brennilis affirme de son côté que les travaux n'ont jamais causé plus de morts qu'ailleurs.

 

« Pas assez d'argent pour une étude épidémiologique »

Aucune étude épidémiologique n'a jamais été réalisée par EDF. Bernadette Lallouet regrette :

« C'est la première chose qu'on a demandé quand la commission locale d'information (CLI) a été créée en 2009. On nous a dit qu'il n'y avait pas assez d'argent pour en réaliser et EDF n'a jamais répondu à cette demande. »

Olivier Deplace de la CFDT, regrette également que cette demande qu'il a relayée n'ait jamais abouti.

A l'évocation de cette doléance, Jean-François Couty prend un air étonné, affirmant qu'il n'a jamais entendu parler d'une telle requête – pourtant retranscrite noir sur blanc dans le rapport de la commission d'enquête de mars 2010. Il promet ne pas s'opposer à un tel projet.

 

Un effet tout aussi méconnu sur l'environnement

Pourtant, les répercussions sanitaires du démantèlement pourraient dépasser le cadre des employés de la centrale. A deux pas du site, Michel Marzin s'engouffre dans un petit chemin de terre envahi d'herbes folles.

Sur la droite, un grillage récemment installé délimite l'enceinte du site nucléaire. De l'autre côté de la clôture, on aperçoit le lit d'un canal : c'est l'ancien chenal d'évacuation, où les eaux utilisées pour nettoyer la centrale étaient auparavant rejetées.

En 2006, le laboratoire indépendant Criirad, mandaté par Sortir du nucléaire Cornouaille, a relevé une radioactivité anormalement haute à cet endroit, alors situé hors de l'enceinte du site. Michel Marzin précise :

« Le problème, c'est qu'on n'a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l'activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

Bernadette Lallouet déplore qu'EDF interdise aux laboratoires indépendants de faire des prélèvements :

« Début avril, Jean-François Couty a accepté à condition que les prélèvements soient faits aux mêmes endroits et avec le même protocole que ceux réalisés par EDF. A quoi ça sert dans ce cas ? Ils ne veulent pas qu'on aille voir ailleurs, c'est clair. »

 

« En tant que commerçant, on attend que ça reprenne »

Derrière le comptoir de son bar Le Charlegan, Joël Baladine est agacé par les débats que suscite le démantèlement. Selon lui, les gens sont mal informés. Cet ancien marin qui a participé aux essais nucléaires de Mururoa craint seulement que la déconstruction soit encore repoussée :

« En tant que commerçant, on attend qu'une seule chose, c'est que ça reprenne. Avant, le bar était toujours plein, on organisait des tournois de tarot. Maintenant à 20 heures, je ferme le rideau. »

En annonçant la création de centaines d'emplois grâce à la reprise des travaux, EDF marque un point. Aux alentours, quasiment chaque foyer a un membre qui a un jour été employé à la centrale. Mariée à un ancien agent EDF, Marie-Noël Corre est elle aussi convaincue par le discours de l'entreprise :

« Il y a des risques mais on ne s'en fait pas, on a toujours vécu avec la centrale. Beaucoup de gens ont trouvé du travail grâce à elle, on n'a pas à s'en plaindre. »

Brennilis aura été une ressource pour les habitants, mais c'est aussi un gouffre financier. Selon la Cour des comptes, le démantèlement aurait déjà coûté 480 millions d'euros. Jean-François Couty promet qu'il ne sait pas à combien revient le démantèlement :

« Un budget de 2 milliards d'euros est alloué aux neuf centrales françaises à l'arrêt. Je ne peux pas vous dire combien Brennilis coûte, je m'assure juste que ce soit fait en toute sûreté. »

Drôle de réponse pour un directeur de site.

 

Lire aussi les articles du blog suivant :

http://seaus.free.fr/spip.php?article171

 

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Licenciements : nouveaux plans de liquidation de l'emploi en juillet

31 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

affiche-a.jpgPendant le mois de juillet de nombreuses entreprises procèdent à des plans le licenciements importants. Pour certaines d'entre elles les profits font des records et l'annonce des licenciements fait augmenter la valeur des actions, phénomène devenu courant dans ce capitalisme spéculateur. La seule solution pour les travailleurs c'est l'interdiction des licenciements et c'est par un mouvement d'ensemble que l'on y arrivera. 

Quelques exemples d'entreprises qui détruisent l'emploi en France en ce mois de juillet.


HSBC : après les profits, 30 000 licenciements !

Europe1.fr - Par Gabriel Vedrenne avec agences

Publié le 1 août 2011

  La banque supprime 30.000 postes (soit 10% des effectifs)  après avoir enregistré des bénéfices en hausse 35%.  

La nouvelle a ravi les marchés : la banque HSBC a annoncé lundi qu'elle allait supprimer 30.000 postes dans le monde… après avoir enregistré un bénéfice semestriel en hausse de 35%. Résultat, l’action HSBC a bondi de 5%.

La banque britannique a réalisé 6,2 milliards d'euros de bénéfice semestriel. Tout en sobriété, le directeur général Stuart Gulliver s'est donc félicité de "bons résultats dans un environnement difficile" et a estimé que les mesures d'économies étaient "un pas dans la bonne direction sur un chemin encore long".

 

HSBC licencie 10% de ses effectifs et 672 licenciements en France

Par "mesures d'économies", il faut entendre suppressions de postes : la banque va remercier environ 10% de ses effectifs au cours des deux prochaines années. Des licenciements que la banque justifie par le redéploiement de son réseau en direction des pays émergents.

L’Europe va donc supporter une bonne partie des suppressions de postes, avec 672 licenciements en France, d’après les informations obtenues par Europe 1. La banque a d’ailleurs annoncé dimanche la cession de 195 de ses banques de détail aux Etats-Unis contre environ 700 millions d’euros.

HSBC se retire progressivement de pays jugés peu porteurs, comme la Russie, la Pologne ou les Etats-Unis, afin de concentrer ses efforts sur l'Asie et l'Amérique latine où elle a enregistré "une croissance à deux chiffres".

Les marchés applaudissent la préservation des marges

Si elle se distingue par l'ampleur des réductions d'effectifs, HSBC ne fait pourtant que suivre la politique de ses concurrents. Lloyds Banking Group, Intesa Sanpaolo, Credit Suisse ou encore Bankia multiplient, eux aussi, les suppressions de postes dans l'espoir de préserver leurs marges.

Malgré la crise, les actionnaires ont en effet demandé le maintien des dividendes à leur niveau d’avant-crise. Les banques doivent donc maintenir leurs marges et tranchent dans les effectifs pour satisfaire à cette exigence. Résultat, les marchés ont applaudi l’annonce d’HSBC et fait bondir l’action de 4,5% en milieu de journée : ils ne s’attendaient "qu’à" la suppression de 15.000 postes.

Les banques pourtant sommées de se réformer

Le directeur général de HSBC n’a pourtant pas évoqué les exigences des actionnaires pour justifier son annonce, insistant sur "le poids des nouvelles réglementations", prises dans le sillage de la crise financière.

Ces nouvelles règles obligent, entre autres, les banques à accroître leurs fonds propres pour limiter les risques de faillite. Une réforme nécessaire, les banques ayant multiplié les investissements "hors bilan" pour contourner les règles existantes, censées leur éviter tout comportement à risque.

 

Republicain-lorrain.fr

publié le 02/08/2011 à 05:00

Sidérurgie Safe : les licenciés attendent leurs indemnités

« Certains salariés se trouvent dans une grande détresse. Ils attendent toujours leurs indemnités et n’ont rien touché depuis deux mois. » Claude Lallier, représentant de l’ancien comité d’entreprise de la Safe d’Hagondange, reprise depuis le 5 mai dernier par le groupe Farinia, vient d’adresser une missive au préfet de Région ainsi qu’au procureur de la République de Metz, pour attirer leur attention sur l’ex-Safe.

La reprise par Farinia s’est traduite par la suppression de 71 emplois, dont 44 par départs volontaires et 27 par licenciement. Or, selon le représentant du personnel, « aucun salarié n’a perçu ses indemnités de licenciements. » L’ancien élu du comité d’entreprise (CE) évoque dans sa lettre « un plan de sauvegarde de l’emploi mené à la hussarde par M e Bayle, l’administrateur judiciaire, qui n’a pas permis au personnel d’avoir toutes les indications pour adhérer à une convention de reclassement personnalisée. » Le CE s’est également tourné vers le mandataire M me Naudé, sans plus de succès.

Du côté de Farinia, Jean-Louis Pierquin, patron de la nouvelle holding convient que cette « affaire relève désormais des administrateurs », mais veut croire qu’il ne s’agit là « que de retards de paiement des indemnités ». Pour Claude Lallier, « chacun se renvoie la balle et aucun problème n’est réglé à ce jour ».

B. K.

 

Social-Eco – Lhumanite.fr - le 28 Juillet 2011

Ontex: des couches pour Carla contre les 187 licenciements

Les salariés d'une usine de fabrication de couches Ontex devant fermer à Arnas (Rhône) ont envoyé mercredi à Carla Bruni-Sarkozy un paquet de 187 couches, soit le nombre d'emplois menacés. "Nous avons envoyé le paquet au Fort de Brégançon" dans le Var, où l'épouse du chef de l'Etat enceinte passe l'été, a précisé Bernard Leblond (CFDT). "Nous avons joint une lettre où nous demandons l'instauration de garde-fous aux licenciements boursiers, contre lesquels Nicolas Sarkozy s'élève régulièrement."

Les représentants du personnel sont en pleine discussion avec la direction du groupe belge Ontex sur le plan social, qui a été annoncé en mai dernier. Depuis, la production tourne au ralenti. Les licenciements pourraient intervenir en septembre. A Arnas vont demeurer environ 25 salariés, des commerciaux. Ontex, qui a en France une autre usine, à Arras, spécialisée dans les produits pour l'incontinence, compte au total 4.100 salariés dans le monde.

Ontex a justifié son plan par "un problème de surcapacité global". L'usine d'Arnas est le principal fournisseur en France de couches de marque distributeur, notamment pour les chaînes de la grande distribution, qui les revendent sous leur propre marque. Or "les grandes marques de couches (Pampers, Huggies, etc., ndlr) nous font une concurrence accrue avec de nombreuses actions promotionnelles", d'après une porte-parole. Selon Bernard Leblond, "la production va être transférée sur d'autres sites Ontex en République tchèque et en Allemagne, où les coûts sont moindres"

 

Ladepeche.fr

Publié le 30/07/2011 03:45 | R.R.

Gaillac. ACMD : les salariés livrés à eux-mêmes

Drôle d'ambiance au sein de l'ex-entreprise ACMD, depuis mardi rebaptisée Come. Acmd à la suite du rachat par la société Comefl. D'ordinaire bruyants, les ateliers sont tristement silencieux.

Tout est à l'arrêt depuis lundi après-midi, date à la quelle les employés ont eu connaissance du plan de reprise et du wagon de licenciements (64) qui l'accompagnait. « Regardez, les chaînes sont restées en plan », fait remarquer un salarié, conservé par les nouveaux patrons (1), en montrant une énorme poutre en fer qui devait être déplacée par un palan.

Jeudi en fin d'après-midi, les salariés ont découvert la liste nominative des 64 licenciés. Un nouveau choc. « Tout doit aller très vite et surtout ne rien dire, souligne non sans une pointe d'ironie cet ouvrier, lundi on apprenait que le tribunal allait statuer, le lendemain on connaissait le nom du repreneur, hier (jeudi, Ndlr) le nom des 64 licenciés et ce matin (hier) les conseillers de Pôle emploi sont déjà dans l'usine.

Le liquidateur judiciaire a fait du chantage à l'emploi et on s'est bien fait rouler ».

« Dans le flou »

Ce sentiment de « s'être fait avoir » plane dans les ateliers d'ACMD. Confirmation de Grégory Tressol, délégué du personnel au comité d'entreprise : « On est complètement dans le flou. On ne sait pas répondre aux questions des collègues. Si nous avions eu un syndicat nous n'en serions pas là ». En effet, pour les personnes licenciées les interrogations sont très concrètes : qui va payer les 21 jours de réflexion réglementaires ? Quelle prime de licenciement ? Comment prendre en compte l'ancienneté des salariés ? Dans les ateliers silencieux, les salariés licenciés et ceux qui restent se côtoient, discutent, se regroupent de temps en temps autour d'un café.L'ex PDG Jean-Pierre Delpoux fait le va-et-vient entre la « cellule » Pôle emploi et son bureau.Tout se passe au ralenti, sans bruit, mais visiblement pas sans rancune.

Malgré plusieurs tentatives, Jean Régnault, PDG de Comefl n'a pu être joint.

 

Carmaux (Tarn): une société licencie 64 salariés

AFP Publié le 27/07/2011 à 13:22

L’entreprise de chaudronnerie et charpente métallique ACMD, de Carmaux (Tarn) va licencier dans les prochains jours 64 de ses 124 salariés, son repreneur, Comefl, ne gardant que 60 employés, a-t-on appris mercredi auprès de la mairie et des salariés.
Le tribunal de commerce d'Albi a entériné mardi soir le plan de reprise de Comefl, société basée Sucy-en-Brie (Val de Marne). ACMD, deuxième employeur privé de l'ancienne cité minière, avait été placée en redressement judiciaire le 28 juin dernier.
Le repreneur, lui aussi spécialisé dans la construction métallique, s’est engagé à garder 60 personnes à Carmaux avec la possibilité de monter en puissance dans les deux ans à venir sous le nouveau nom Come. Acmd.

 

Info Poitou-Charentes 

Morthemer(86) Le baroud d'honneur des salariés de Buroform

Par Elodie Gérard  

Les salariés de Buroform sauront jeudi qui reprendra leur entreprise. Déjà, ils s'attendent à des licenciements.

La décision n'est pas encore tombée mais les 111 salariés de Buroform ne sont pas très optimistes. Selon toute probabilité, le tribunal de commerce de Poitiers devrait désigner comme repreneur, une entreprise de la Mayenne.

Arfeo a déjà annoncé des licenciements; ce qui inquiète une grande partie du personnel.

Entre les deux parties, le rapport de confiance semble totalement inexistant.

Pour marquer leur désaccord avec leur prochaine probable direction, les Buroform ont organisé un 'barbecue de la colère".

Un ultime coup de pression avant l'audience du 28 juillet ; le tribunal de commerce de Poitiers désignera alors officiellement le repreneur de Buroform, placé en redressement judiciaire depuis décembre 2010.

 

Sudouest.fr – 27-07-2011

28 salariés licenciés à Pons (Charente-Maritime)

L'entreprise est en pleine tourmente. Un nouveau plan social est envisagé pour la rentrée. Les personnes concernées, elles, dénoncent la méthode.

Les 28 salariés licenciés de la Sedis (Service et distribution), entreprise pontoise de conditionnement de confiseries et de vente de pâtisseries industrielles, se rappelleront longtemps de ce mercredi 13 juillet 2011. « Une liste de noms a été placardée à 17 heures sans aucune autre forme d'explication. Personne n'a eu d'entretien préalable. Aucun responsable de la société n'est venu à notre rencontre. Ça m'a fichu un coup », confie Marie-Chantal Chaigne, 59 ans, qui se doutait de son sort mais qui ne pensait pas qu'elle l'apprendrait de cette façon.

« On a été jeté comme des chiens. Chacun est venu voir si son nom était sur la liste comme pour le jour du bac. Sauf que là, c'était pour un enterrement », s'emporte une de ses collègues, licenciée elle aussi. Gérard Pelaud, 57 ans, a travaillé plus de quarante ans à la Sedis. Lui aussi fait partie de la vague de licenciements. Sur la forme, il ne trouve pas ça digne. Alain Coudin, le secrétaire de l'Union locale CGT, se dit outré. « Pouvons-nous imaginer une telle situation en 2011 ? »

Tous n'ont pas de mots assez durs pour leur patronne, Françoise Billemont, qui se défend : « Je peux comprendre leur colère mais je n'y suis absolument pour rien. C'est l'administrateur qui a géré les licenciements et la façon dont ils se sont faits. Je n'ai pas mon mot à dire. » Une présence aurait peut-être suffi.

Sur le fond, l'entreprise, qui compte aujourd'hui 81 salariés, est au plus mal.

D'autres licenciements ?

En redressement judiciaire depuis le 16 juin dernier après un plan de sauvegarde déclenché en 2008 et qui s'est terminé en 2010, la Sedis se dirige probablement vers un nouveau plan social à la rentrée. Françoise Billemont le reconnaît.

« Il n'y a pas eu assez de licenciements, moins d'une dizaine, pendant la période de sauvegarde et l'entreprise est restée bancale. On le paye actuellement. L'équipe commerciale a pour l'instant été épargnée parce que ça aurait été suicidaire d'y toucher en ce moment. Mais ce ne sera pas le cas en septembre. Il faut sauver l'entreprise et c'est le seul moyen. Si on se retrouve avec 80 personnes sur le carreau, ce ne sera pas la même chose », pointe-t-elle du doigt. La Sedis appartient à un groupe composé de quatre entreprises. À la tête de celles-ci, il y a la holding Financière Billemont qui a récemment changé de nom pour s'appeler la Cesen.

Certains salariés licenciés reprochent à Françoise Billemont d'avoir recruté des personnes au sein de cette société alors qu'elle en licenciait d'autres à la Sedis. « J'y ai seulement embauché un CDD de trois semaines », jure-t-elle.

Baisse de consommation

La chef d'entreprise pointe du doigt la baisse de consommation pour expliquer le mauvais chiffre d'affaires. « En période de crise, les pâtisseries ne représentent pas des produits vitaux. Lorsqu'on achetait deux paquets de biscuits au supermarché, aujourd'hui, on n'en achète plus qu'un. »

Hier matin, les ex-salariés de la Sedis, qui ont reçu leur lettre de licenciement le 21 juillet, ont rencontré le conseiller général de Pons et sénateur UMP, Daniel Laurent, en même temps que Gérard Renaud, l'adjoint au maire de Pons chargé des affaires économiques. Tous les deux souhaitent arriver à reclasser tout le monde le plus vite possible. Ils ont même fait des propositions d'embauches en direct.

« Ce sera plus facile pour les hommes, dont la totalité sont des chauffeurs, que pour les femmes », ont cependant prévenu les élus qui ont aussi rencontré Françoise Billemont. Dans la foulée, une réunion était programmée avec Pôle Emploi.

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Conférence de presse de Philippe Poutou le 30 juillet à Fumel

30 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Communiqué du NPA

Conférence de presse de Ph. Poutou le 30 juillet à Fumel (Lot et Garonne).

philippe poutouCette année, le Nouveau Parti Anticapitaliste et son secteur jeunes organisent à Fumel (Lot et Garonne) les 28èmes Rencontres Internationales de Jeunes.

Cette initiative fait se rencontrer pendant une semaine des centaines de jeunes militants anticapitalistes, sympathisants et curieux venus de toute l’Europe et au-delà (France, Tunisie, Etat espagnol, Grèce, Irak, Pologne, Mexique, Italie, Danemark, Autriche etc.).

Outre la dimension internationaliste de ces rencontres, elles seront l’occasion pour le NPA de lancer dans la jeunesse la campagne du NPA pour l’élection présidentielle autour de la candidature de Philippe Poutou qui clôturera le camp par une intervention politique lors du dernier meeting qui se tient samedi 30 juillet à 22h. Préalablement, une Conférence de presse sera organisée en présence de Philippe Poutou et de militants des différents pays à 17h30.

Le 29 juillet 2011

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Nouvelle hausse du chômage en juin en France

29 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Nouvelle hausse du chômage en juin en France

 

HAUSSELe chômage a progressé en juin, pour le deuxième mois consécutif, et touche désormais plus de 2,7 millions de personnes en France métropolitaine, selon les statistiques publiées, mercredi 27 juillet, par le ministère du travail et le Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (n'ayant exercé aucune activité au cours du mois), qui sert de baromètre au gouvernement, a augmenté de 33 600 (+ 1,3 %) en juin pour s'établir à 2 720 400. Sur un an, ce chiffre progresse de 1,5 %.

En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), la hausse globale atteint 0,6 %, avec 25 200 nouvelles personnes en quête d'emploi depuis mai. Le nombre total de chômeurs s'établit donc finalement à 4 103 700. Un chiffre en augmentation de 4 % sur l'année.

La hausse la plus forte concerne les demandeurs d'emploi seniors. Pour le seul mois de juin, le nombre de seniors sans activité a bondi de 2 % par rapport à mai. En un an, ce chiffre a augmenté de 13 %. Le taux de chômage chez les moins de 25 ans a lui aussi augmenté de 1,4 % en juin, pour atteindre 435 500 inscrits sur les listes du Pôle emploi. La variation reste néanmoins en baisse par rapport à juin 2010 (- 4,4 %).

"MAUVAIS" RÉSULTATS

En mai, le chômage avait déjà progessé de 0,7 %, après quatre mois consécutifs de baisse. Ces "mauvais" résultats imposent "une mise en œuvre la plus rapide possible de la totalité des mesures concrètes pour l'emploi adoptées au Parlement début juillet", a réagi Xavier Bertrand.

Le ministre du travail table notamment sur l'entrée en vigueur au 1er septembre du "contrat de sécurisation professionnelle" garantissant aux licenciés pour motif économique un niveau d'indemnisation correspondant à 98 % du salaire net et un accompagnement renforcé d'un an. Il mise également sur l'alternance ouverte à de nouveaux secteurs et des "prépa-apprentissage" pour des jeunes très éloignés de l'emploi.

Xavier Bertrand a par ailleurs rappelé que la nouvelle feuille de route du Pôle emploi "est en cours d'élaboration afin d'améliorer sensiblement l'accompagnement des demandeurs d'emploi et les services rendus aux entreprises".

"DÉCIDÉMENT RIEN NE SE FAIT !"

"On a vraiment l'impression que le gouvernement s'habitue à ces chiffres, à cette litanie mois après mois. Mais moi,  je ne m'y habitue pas, je sais que derrière il y a des hommes et des femmes qui souffrent", a déploré Martine Aubry, candidate à la primaire du PS. "Le gouvernement devrait s'occuper du chômage matin, midi et soir, parce que c'est la priorité des Français, pour eux, pour leurs enfants, pour vivre simplement... Décidément rien ne se fait !" s'est désolée la maire de Lille.

La première secrétaire du PS en congé de ses fonctions a critiqué un "président plus habitué à des opérations de communication pour redresser sa courbe des sondages" qu'occupé à "redresser la courbe du chômage". Le secrétaire national au travail et à l'emploi du PS, Alain Vidalies, a lui évoqué "une succession d'erreurs économiques et d'improvisations politiques" dans la politique de Nicolas Sarkozy.

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Syrie : Allez, Dégage, Bachar !

28 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Communiqué du NPA

Allez, Dégage, Bachar !

image-amateur-prise-a-hama-syrie-debut-aout-2011-10508378rw.jpgPlus de 2000 personnes arrêtées en trois semaines, l'armée qui se déploie dans plusieurs villes, plus de cinquante morts pour la seule ville de Homs en une semaine et des centaines d'arrestations dans cette même ville dimanche 24 juillet. Le pouvoir syrien intensifie la répression, qui vise en plus des manifestants et des militants, les professionnels de la santé ayant soigné des blessés.Malgré cettepolitique de terreur, c'est maintenant tous les jours, au péril de sa vie quele peuple syrien descend dans la rue, et plus seulement le vendredi pour la manifestation "du million".

Les organisateurs des mobilisations ont mis en garde les populations contre les manigances du pouvoir syrien qui cherche à attiser les clivages confessionnels. En revanche, l'appel à "l'initiative de dialogue national" de Bachar El-Assad n'a dupé personne.

Il faut briser l'isolement des populations syriennes en lutte pour la démocratie. Le peuple syrien ne peut accorder aucune confiance aux gouvernements occidentaux: leur défense de la démocratie est à géométrie trop variable, et celle de leurs intérêts impérialistes trop systématique.

C’est aux citoyens du monde de développer la solidarité avec la population des villes syriennes martyrisées !

Montreuil le 26 juillet

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Déclaration de Philippe Poutou en solidarité avec les jeunes du Parti travailliste et aux travailleurs de Norvège

27 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

 

bandeauPr-sidentielle-light 0.previewLe massacre perpétré en Norvège de 85 jeunes militants du Parti Travailliste participant à un camp de jeunes par un intégriste chrétien d'extrême-droite après qu'il ait commis un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement faisant 7 morts a suscité une profonde émotion.

Cet acte est une attaque politique contre des militants de gauche et à travers eux contre les travailleurs et les classes populaires de Norvège. C'est délibérément que ce «Norvégien de souche» comme le désigne la police, a pris pour cible de sa haine meurtrière des militants du Parti travailliste considéré par l'extrême-droite comme "traître à la nation" parce qu'ils sont antiracistes et défendent les immigrés.

Que cet acte barbare soit le fait d'un déséquilibréne saurait faire oublier le contexte de réaction politique et sociale, de racisme et de xénophobie qui l'a armé.

En entretenant systématiquement un discours de haine et de mépris envers tout ce qui n'est pas considéré comme de «souche norvégienne ou européenne", les musulmans en particulier, cela crée un terreau nauséabond dont ne peut, à un moment ou à un autre, que surgir une violence mise en œuvre par des individus se vivant comme des "croisés". Un discours dominant ne peut pas ne pas pointer constamment des cibles sans que cela n'ait aucune conséquence de cet ordre.

Si "l'acte" en tant que tel est l'œuvre d'un individu, il s'agit de la conséquence monstrueuse de la banalisation du racisme et de la xénophobie dont se nourrissent le populisme de droite et d'extrême-droite en Europe.

Le NPA exprime sa solidarité avec l'organisation de jeunesse du Parti travailliste norvégien, avec les classes populaires de Norvège. Ce drame, acte terroriste de l'extrême-droite, souligne à quel point il est plus que jamais nécessaire de construire un large front combattant pied à pied le renforcement et la banalisation du racisme et de la xénophobie, la montée de l'extrême-droite.

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Communiqué du NPA. Non à la nouvelle convention médicale !

25 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

logo-NPAExplosion organisée des dépassements d'honoraires, cadeau empoisonné de 9100 euros pour les médecins qui se plieront aux injonctions des caisses, le droit à la santé pour tous est le grand perdant de la convention médicale, signée entre les caisses et trois syndicats de médecins libéraux.
Pour toucher l'entièreté de la carotte, il faudra satisfaire aux exigences bureaucratiques (transmission des feuilles et des arrêts en ligne…) et à des objectifs de santé dont certains sont discutables.
Cela inaugure une ère de pilotage de plus en plus stricte de l'activité de la médecine de ville selon des objectifs comptables.

Le NPA souhaite la fin du paiement à l'acte. Pas pour le replacer par un paiement piloté par les objectifs de maîtrise de dépenses de santé de la Sécu mais un paiement à la fonction, centré sur les besoins de la santé globale incluant le soin, la prévention et une formation indépendante des laboratoires pharmaceutiques, dans le cadre d'un service public de proximité.

Le reste à payer pour la santé a explosé ces dernières années. Les médecins, du secteur libre dépassent les honoraires en moyenne à 54 % au-dessus du tarif de la Sécurité Sociale. La convention propose un nouveau secteur largement ouvert, dit optionnel. L'effet garanti est celui d'une généralisation des dépassements d'honoraires, avec l'explosion du tarif des mutuelles, pour ceux qui pourront payer, et un accès aux soins plus difficile pour les autres.

Le NPA exige l'interdiction pure et simple des dépassements d'honoraires, et la fin des franchises, forfaits et tickets modérateurs, pour aller vers le tiers-payant généralisé et la gratuité des soins.

Montreuil le 22 juillet 2011.

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Communiqué du NPA. Un plan d’aide aux usuriers de la finance contre les peuples de Grèce et d’Europe

24 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

 

logo-NPAContrairement au satisfécit que s’octroient Merkel et Sarkozy, le plan décidé hier au sommet européen n’écarte en rien la menace de faillite de l’Etat grec ou des autres pays d’Europe qui sont aussi menacés à cause de l’ampleur de leur dette publique. Ce plan, loin d’exiger la moindre contrepartie des banques privées, est une nouvelle fuite en avant financière au seul profit des créanciers, des usuriers, de la Grèce, qui spéculent sur la dette publique des Etats.

Concocté sous l’égide des Sarkozy, Merkel, de la BCE et du FMI, avec la participation de dirigeants des principales banques européennes, le plan donne toute satisfaction à ces dernières. C’est à elles qu profite la plus grosse partie des 158, 6 milliards d’euros prévus dan le paquet de sauvetage qui leur permettra de continuer à encaisser le tribut qu’ils font payer aux populations européennes, grecque en premier lieu par le biais du marché de la dette. Les banques pourront en effet échanger de la dette grecque dépréciée contre des obligations garanties par le fonds européen de solidarité financière (FESF) qui aura la possibilité d’acheter des titres de la dette. Les Etats et la BCE se portent garants de la défense des intérêts des banques privées ! Ce sera aux populations de payer la note.

L’Allemagne et la France se félicitent de l’accord de l’ensemble des Etats européens pour transformer le FESF en une sorte de Fond monétaire européen dont les « aides » seront assorties de plans d’austérité toujours plus durs. Sous leur égide se construit l’Europe des banques, l’Europe des plans d’austérité, de la régression sociale.

Les Bourses et les marchés financiers européens ne s’y sont pas trompés en saluant par la hausse ce nouveau plan. Pour les travailleurs et les peuples d’Europe, il ne peut être question d’accepter l’austérité pour sauver les profits des prédateurs de la finance. Il faut mettre fin à la soumission des Etats aux banque privées et pour cela annuler la dette publique. Le premier pas dans ce sens pourrait être l'exigence d'un moratoire immédiat du remboursement de la dette et des intérêts et la mise en place d'un audit sur celle-ci sous contrôle des salariés et de la population.

Montreuil le 22 juillet 2011.

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Communiqué ATTAC France

22 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Les pyromanes saluent le plan anti-incendie de la zone euro


logo-attac.pngRéuni le 21 juillet à Bruxelles, le sommet de la zone euro a élaboré un nouveau et nième “plan de sauvetage” de la Grèce. Outre le déblocage à court terme de nouveaux prêts pour la Grèce, ce plan comporte une nouveauté principale: le Fonds européen de stabilité financière pourra être autorisé à acheter les obligations grecques, irlandaises et portugaises sur le marché secondaire. En clair, les États  et donc les contribuables européens vont pouvoir débarrasser les banques et les fonds d'investissement de ces titres,  considérés comme « pourris » puisque les pays débiteurs sont en voie de faire défaut sur leur dette.

La Banque centrale européenne, jusqu'à présent seule à pouvoir décharger les banques de ces créances douteuses, exigeait que l'Union européenne prenne le relais: elle a eu satisfaction. C'est donc une nouvelle étape de la socialisation des pertes, que les banques européennes auraient théoriquement dû prendre en charge pour avoir prêté de façon inconsidérée à des pays surendettés. Une socialisation par anticipation, à la différence de celle de 2008-2009 : brillante manière de tirer les leçons de la crise financière, puisqu'aujourd'hui les États déchargent les banques de leurs pertes avant même qu'elles ne soient réalisées !

Certes, l'accord européen prévoit une « participation volontaire » des banques privées sous la forme d'un renouvellement des prêts, d'un rééchelonnement (allongement de la durée du prêt) ou d'un rachat. Mais les spéculateurs ne s'y sont pas trompés : ce défaut sélectif et volontaire ne coûtera pas cher aux banques, dont les actions ont spectaculairement grimpé jeudi à Paris, Londres, Milan, Francfort... Les pyromanes saluent ainsi le plan anti-incendie de la zone euro.

Enfin l'accord organise un certain allègement du fardeau de la dette des pays attaqués par les marchés, avec un allongement des durées de prêt (à 15 ans minimum) et une diminution d'un point (de 4,5% à 3,5%) du taux d'intérêt consenti par le Fonds de stabilité financière à l'Irlande, au Portugal et à la Grèce. Il s'agit d'un « défaut sélectif » qui ne coûtera qu'aux contribuables européens. Les dirigeants européens prennent ainsi acte de l'échec de la ligne dure qui consistait à punir les pays en difficulté par des conditions de crédit draconiennes. La Grèce en particulier s'enfonçait manifestement dans une crise sans issue, et il fallait adoucir un peu ce traitement de choc.

Cependant les chefs d'État et de gouvernement européens réitèrent  leur engagement à une austérité sans faille: ils appellent à l'adoption rapide par le Parlement européen du « Pacte pour l'euro - plus »et exigent explicitement « le retour des déficits publics au dessous de 3% du PIB dès 2013 ». Ceci implique un tour de vis draconien sur les finances publiques partout en Europe et notamment en France, où le déficit dépasse encore les 6%.

Le sommet de la zone euro a donc confirmé le choix politique des dirigeants européens: faire payer aux contribuables et aux peuples européens le coût de la crise via le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et les plans d'hyper-austérité. Nous exigeons au contraire que soit mis un terme au diktat des banques et des marchés financiers. Une véritable solution à la crise de l'euro passe par  l'arrêt des plans d'austérité et l'annulation partielle des dettes, des réformes fiscales revenant sur les cadeaux faits depuis vingt ans aux entreprises et aux riches, la possibilité donnée à la Banque centrale européenne de prêter directement aux États-membres, la régulation stricte et la mise à contribution des marchés financiers.

Attac France propose à toutes les forces sociales de s’inspirer des initiatives des « indignés » pour mettre la démocratie à l'ordre du jour. Nous voulons décider tous ensemble de Europe de nos vies. Attac propose ainsi la mise en place d'un Comité pour l'audit citoyen de la dette publique pour mettre en débat l'origine de la dette publique, travailler à des alternatives aux plans d'austérité,  évaluer qui doit payer pour cette dette et à quelle hauteur celle-ci est réellement légitime. Nous refusons la socialisation des pertes des banques et des fonds d'investissement : c'est à leurs actionnaires de supporter tout le coût des nécessaires restructurations et dénonciations des dettes publiques en Europe.

Attac France,
Paris, le 22 juillet 2011

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L’ouvrier qui voulait devenir président

20 Juillet 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Le Parisien 17 juillet 2011 

  Un article du  Parisien le 17 juillet 2011

 

Il n’y avait jamais pensé .Pas davantage en  se rasant le matin qu’en réparant des machines.

 

Pourtant, le 25 juin dernier, Philippe Poutou, 44 ans, a été propulsé candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) pour 2012, devenant du même coup le premier ouvrier de l’histoire à se présenter à l’élection présidentielle.  Quelques semaines plus tôt, le successeur d’Olivier Besancenot était encore un militant comme les autres, tout juste auréolé d’une victoire syndicale. Son fait d’arme : 955 postes sauvegardés à l’issue d’un combat entamé par une grève au sein de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), où il a débuté en 1996 en tant qu’ouvrier.

 

C’est au lendemain de la défection du postier de Neuilly (Hauts-de-Seine), début mai, que camarades et collègues pensent spontanément à ce délégué CGT. «C’est un leader qui a du répondant. Philippe a une très grosse culture générale », s’enthousiasme Vincent, compagnon d’usine de 36 ans. « Et puis il s’est frotté de près au combat syndical », renchérit Carlos, ouvrier lui aussi. « Au début, je n’y ai pas cru! » raconte Poutou. « Je leur ai dit que ce n’était pas sérieux ». Suffisamment cependant pour que le NPA décide d’en faire la vedette de son casting présidentiel. Une destinée à mille lieues de ses rêves de lycéen. « Avec des copains anars, on était en révolte contre la société », se souvient-il avant de raconter les « engueulades » avec son père, un postier partisan de François Mitterrand. « Je trouvais que le socialisme, c’était pas terrible », grimace Poutou. A 18 ans, il rejoint Lutte ouvrière (LO) et fait campagne pour Arlette Laguiller.

La même année, il rate son bac mécanique. Sans diplôme, il multiplie les petits boulots. Intérimaire, surveillant de collège…

« Un peu tout ce qui me tombait sous la main», sourit-il. C’est à la faveur des 35 heures que l’ouvrier signe un CDI chez Ford,où il répare les machines sur lesquelles ses copains montent des boîtes de vitesses. Exclu de LO, le mécanicien rallie la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

 

En 2007, il se présente aux législatives dans la 5e circonscription de Gironde (2,7 %), puis conduit la liste du NPA l’an dernier aux régionales (2,52 %).

 

Des campagnes battues sans jamais cesser de travailler. Même scénario pour la présidentielle ? « Je ne vais pas passer des mois déconnecté de l’usine. Psychologiquement, c’est impossible, lâche-t-il. Je tiens à être un salarié en campagne. »..

Pas facile lorsque l’on travaille de 6 heures à 14 heures. D’autant que le candidat compte « continuer les repas avec les copains», sans oublier sa compagne et les deux enfants de cette dernière, avec qui il vit à Bordeaux. Sa solution pour y parvenir :«Mener une campagne collective qui correspond mieux au NPA. ». Un parti pris qui colle moins à la nature de l’élection présidentielle.

 

Mais Poutou s’en moque : « Le but, c’est de faire passer le message. Et de récolter le plus de voix possible. ». C’est à cela, désormais, qu’il pense tous les matins .en partant à l’usine.

AVA DJAMSHIDI

 


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