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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Communiqué de presse du NPA. Sarkozy dégage !

27 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

http://www.npa2009.org/sites/default/files/images/14231.preview.jpgPlus de deux mois après le début des bouleversements dans le monde arabe, le souffle révolutionnaire est enfin arrivé aux oreilles de Nicolas Sarkozy. Dans son allocution, celui-ci s'est livré a un très grand exercice d'hypocrisie saluant le renversement des dictatures mais en même temps justifiant les liens de la France avec ces régimes, présentés comme des "remparts contre l'extrémisme religieux et le terrorisme".

Comme à son habitude, il a également joué avec les peurs en évoquant les risques de "flux migratoires incontrôlables" pouvant résulter des situations révolutionnanires dans le monde arabe. Pitoyable tentative pour créer un climat d'union sacrée autour des "valeurs républicaines" et pour justifier le énième remaniement du gouvernement Fillon !

Sarkozy débarque maintenant Allliot Marie sans en dire un mot, elle qui avait proposé à Ben Ali l'expérience de nos forces de l'ordre pour aider celui-ci à mater le peuple. Il démissionne aussi son plus proche "ami" Hortefeux condamné pour injure raciale.

Ca sent la crise de régime pour le pouvoir UMP qui a soutenu jusqu'au bout les vieux dictateurs et prétend continuer son œuvre de démolition sociale.
Après Woerth, Alliot Marie et Hortefeux dégagés du gouvernement c'est un bon début. A l'heure des révolutions démocratiques et sociales dans le monde arabe, prenons exemple, mobilisons nous pour virer Sarkozy et toute sa clique.

Dimanche 27 février 2011, 21h00

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L'impossible capitalisme vert et Nicolas Hulot

26 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Ci-dessous article publié dans Libération.fr sur la candidature de l'homme d'affaires Nicolas Hulot.

Voir aussi  ce court extrait du film de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global"  que le NPA avait fait programmer à Louviers et coorg etanisé un débat à la suite avec Attac, Artisans du monde, la LDH et d'autres.
 http://www.koreus.com/video/alerte-babylone

25/02/201
Politiques  Libération

Nicolas Hulot, candidat de l’écologie, courant gel douche

Par PHILIPPE DE TILBOURG Consultant politique en technologies de l'information et de la communication

 

Pour avoir vécu de très près celle de Jospin, où j’étais chargé d’une partie de l’intox, et celle de Royal, ou j’étais chargé de la contre-intox, je me doutais bien un peu que cette présidentielle 2012 s’annonçait encore plus baroque que les précédentes… mais quand j’ai appris que le patron de la marque de gel douche qui trône dans ma salle de bain envisageait sérieusement de se présenter, j’en suis quand même resté légèrement sonné.

Nicolas Hulot ! Si ! Rappelez-vous : ce type qui faisait du parapente au-dessus des hippopotames devant les caméras de TF1 à la fin des années 80 en nous commentant tout ça d’un râle d’asthmatique en fin de vie. Eh bien je vous rassure, il va très bien : il s’est reconverti avec un succès certain dans l’industrie cosmétique.

C’est qu’au début des années 90, au plus fort de sa gloire télévisuelle, se présente une opportunité rare : L’Oréal est absent du secteur gel douche et souhaite y investir. Le pur coup de chance car, comme le confesse Patrick Le Lay, l’homme qui gère nos temps de cerveau disponibles, «on n’a jamais retrouvé une marque de la puissance d’Ushuaïa» (1). Un partenariat est donc signé entre L’Oréal, TF1 et une société Eole «Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (7022Z)», qui gère les intérêts de Nicolas Hulot, et qu’il possède à concurrence de 498 parts sur 500 ; cette société tire plus des deux tiers de ses revenus de la vente des produits dérivés Ushuaïa. Depuis 2006, les comptes d’Eole ne sont plus publiés, comme l’y oblige pourtant l’article R-247-3 du code de commerce. Il est vrai qu’acquitter l’amende prévue (minime : 3 000 euros et 9 000 euros en récidive) plutôt que d’exposer au grand jour les profits moralement discutables que rapportent des partenariats avec L’Oréal et TF1 est sans doute un calcul de gestionnaire d’image de marque avisé. 9 000 euros par an, ce n’est pas cher payé par rapport au risque que la ménagère de plus de 50 ans s’aperçoive soudainement que Nicolas Hulot n’est pas seulement le gentil chevalier blanc qui se bat pour sauver la planète et les gentils dauphins, mais aussi un homme d’affaires comme des millions d’autres en ce bas monde.

D’autant qu’un document semble révéler que Nicolas Hulot a des motivations moins altruistes qu’on aurait pu le croire. Il s’agit du très récent (2 février) «rapport d’information de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale» (2) sur les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement. Extrait :

«Nous avons mis le doigt sur des situations assez étonnantes. Ainsi, nous avons rencontré une fondation de protection de l’environnement - celle de Nicolas Hulot - dont EDF et L’Oréal sont des administrateurs et des financeurs importants. Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ? […]Il me semble que nous, élus de la nation, avons une responsabilité morale et politique majeure.[…] Quand Veolia et EDF financent Nicolas Hulot, que sait-on de leurs actions et que pensent les Français d’un tel mécénat d’entreprise ?»

La candidature Hulot signe la mort de l’écologie politique. Elle annonce l’avènement d’une écologie soft, apostolique, qui fait le lit de l’oxymore «croissance verte» concocté par les think-tanks américains et que le Medef essaie de nous revendre. Une écologie débarrassée de cet horrible clivage gauche-droite qui fait tant de peine au petit cœur de boy-scout de Hulot.

Maintenant, pour ce qui regarde la candidature Hulot en elle-même, je ne suis pas certain qu’il faille absolument, même pour amuser Dany, organiser cette imposture politique pathétique, celle de l’homme-marque. Il est vrai qu’au bout de quatre ans de sarkozysme en bande organisée, on en vient à douter absolument de tout. Mais, même au sein du règne de l’absurde le plus obscène, il reste quelques évidences irréfragables : il y a des gens qui sont taillés pour le parapente et d’autres non. On n’imagine pas Mélenchon en parapente. Encore moins Nicolas Hulot en politique.

 

(1) «Sain Nicolas», Bérengère Bonte, Ed. du Moment, 2010. (2) Rapport www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3142.asp

 

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Evreux : opposition des habitants au projet immobilier de Navarre

24 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Projet immobilier de Navarre :

"Cet éco-quartier est une fumisterie !"

 

Habitants, Conseil de quartier, association pour un meilleur environnement à Navarre, tous refusent le projet immobilier du maire d'Evreux et de son équipe. Ils dénoncent l'absence de consultation citoyenne.

Ils ont écrit une lettre ouverte au Maire d'Evreux Michel Champredon.

Le NPA soutien l'action des habitants du quartier de Navarre.

Lire ci-dessous l'article publié dans La Dépêche

 

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Grève générale en Grèce : 100 000 manifestants à Athènes

24 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Succès de la grève générale en grèce ce mercredi 23 février

- 100 000 manifestants à Athènes,

- la plus importante manifestation depuis les émeutes de décembre 2008

-  Grève très suivie dans les transports, la santé les écoles,...

Notre solidarité est totale avec les travailleurs, étudiants et retraités de Grèce contre les plans de privatisations de l'Union Européenne et du FMI. Cela après les baisses de salaires et des pensions, les hausses des impôts et la destruction des services publics.


Sur les exigences du FMI lire notre article :

  Le FMI à la Grèce : il va falloir massivement privatiser d'ici 2015 !


Affrontements sur fond de grève générale en Grèce

D'après Reuters le 23/02/2011

Des heurts ont opposé mercredi la police grecque à des manifestants alors qu'environ 100.000 travailleurs, étudiants et retraités défilaient à Athènes en direction du Parlement hellénique dans le cadre d'une grève nationale contre la politique de rigueur du gouvernement.

 

Environ 100.000 personnes ont traversé la capitale en scandant "Nous ne paierons pas" et "Pas de sacrifice pour la ploutocratie". Selon des sources policières et des témoins, ce défilé est le plus important observé dans le pays depuis les émeutes de décembre 2008, qui durèrent plusieurs semaines.

Ce débrayage de 24 heures, observé par les employés du public et du privé, a paralysé les transports publics et aériens et entraîné la fermeture des écoles. Un service minimum était assuré dans les hôpitaux. Il s'agissait de la première grève nationale de l'année contre la réduction des dépenses publiques.

  "Ça suffit ! Toutes ces hausses d'impôts tuent nos entreprises et nous devons licencier", a dit un patron de bar, Costas Loras, 42 ans.

Colère des manifestants et violence policière

Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes à plusieurs endroits pour disperser des manifestants qui leur lançaient aussi des pierres et des bouteilles de plastique. Les boutiques avaient baissé leurs rideaux et les hôtels du centre d'Athènes verrouillé leurs portes. 

 

La police anti-émeute a fait usage de gaz lacrymogènes et de bombes éclairantes contre des manifestants qui lançaient des cocktails Molotov, enfumant la place Syntagma d'Athènes où des grévistes couraient se mettre à l'abri.

Quinze policiers et dix civils ont été blessés, dont un journaliste touché sans gravité par un cocktail Molotov, ont indiqué des responsables de police. Vingt-six manifestants au moins ont été arrêtés.

Des contestataires ont arraché des plaques de marbre pour s'en servir de projectiles contre les forces de l'ordre. D'autres ont mis le feu à des poubelles, endommagé des arrêts de bus. Sur une banderole noire déployée devant le Parlement, on lisait "Nous sommes en train de mourir".

La politique antisociale du gouvernement socialiste 

L'an dernier, le gouvernement socialiste a dû baisser les salaires et le montant des retraites et augmenter les impôts, dans le cadre du plan de réduction des dépenses et des déficits publics engagé avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), en échange d'un prêt de 110 milliards d'euros qui a sauvé la Grèce de la faillite.

L'UE et le FMI veulent plus de privatisations  

L'UE et le FMI ont donné leur feu vert début février au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 15 milliards d'euros qui viennent s'ajouter aux 38 milliards déjà reçus par la Grèce. Mais ils ont réclamé d'autres réformes structurelles.

"Ce traitement est pire que la maladie, cela enrichit les riches et appauvrit les pauvres", affirme Yannis Panagopoulos, président du syndicat GSEE, le plus important du pays. "Nous continuons le combat, nous n'arrêterons pas."

Selon les analystes, le mouvement de grève ne devrait pas inciter le gouvernement à infléchir sa politique.

"Les gens ont démontré une fois encore leur opposition aux mesures d'austérité. Mais quelle que soit la taille de ces manifestations, elles ne peuvent pas modifier la politique gouvernementale", note Costas Panagopoulos, chef de l'institut de sondage Alco. "Mais la majorité des Grecs estiment que la charge n'est pas répartie équitablement et c'est un problème".

Les syndicats GSEE (secteur privé) et Adedy (public), qui représentent environ 2,5 millions de salariés, soit la moitié des travailleurs grecs, estiment que les mesures d'austérité nuisent à l'économie.

Le chômage a atteint un taux record de 13,9% en novembre et le PIB grec s'est contracté de 4,5% en 2010.

Marine Pennetier, Clément Guillou et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

Par Reuters

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Hausse du gaz : + 20% en un an ? INACCEPTABLE !

23 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Alors que l'INSEE ose affirmer que "l'inflation a baissé en janvier", les familles elles voient leur factures monter.  GDF-Suez prévoit une hausse de 5 % du gaz au 1er avril, non ce n'est pas une farce - soit 20% en un an, c'est inacceptable!  Et ce n'est pas fini, la révolte des peuples du Maghreb et du Moyen-Orient devient prétexte à une spéculation sur le pétrole dont les foyers paieront la note en essence et en électricité au profit des actionnaires de GDF-Suez ou de Total. Sans oublier les hausses dans l'alimentation dont sont d'abord victimes les familles les plus pauvres.

Ceux d'en haut devraient bien se méfier : quand ça devient trop inacceptable, on passe à la révolte...

Vers une hausse de 5% de la facture du gaz au 1er avril, 20% sur un an

Dans le sillage de l'envolée des cours du pétrole, les prix du gaz vendu au public devraient augmenter d'environ 5% au 1er avril, soit 45 euros en moyenne par foyer, selon des sources concordantes, un nouveau "coup de massue injustifié" aux yeux de l'UFC Que Choisir.

AFP - 22/02/2011 à 18:05

 

Dévoilée par Le Figaro mardi, une telle hausse porterait l'augmentation à quelque 20% sur un an, et à 51 % depuis juillet 2005, pour près de 90% des 10,8 millions de foyers raccordés au gaz naturel qui sont soumis aux tarifs réglementés, essentiellement proposés par GDF Suez.

Le gouvernement se refuse pour l'heure à confirmer une décision très impopulaire à un an de la présidentielle.

"Je ne confirme pas, c’est quelque chose qui est à l’étude et qui sera annoncé dans les semaines qui viennent", a déclaré sur RTL le ministre de l'Energie, Eric Besson.

"Les chiffres de l'augmentation des prix du gaz au 1er avril ne seront connus que le 1er mars. Les estimations publiées aujourd'hui dans la presse sont prématurées", a précisé son entourage.

Interrogé par l'AFP, GDF Suez n'a souhaité faire "aucun commentaire, la période de référence de calculs n'étant pas terminée".

Selon Le Figaro, le tarif réglementé du gaz, réévalué tous les trois mois, devrait augmenter dans une fourchette de 4,8% à 5,2% au 1er avril, en vertu d'une nouvelle formule de calcul qui détermine son évolution chaque trimestre.

"C'est ça. C'est l'ordre de grandeur, aux environs de 5%", confirme une source proche du dossier. "Avec l'ancienne formule, la hausse aurait été supérieure", précise cette source.

Selon la réglementation, GDF Suez devrait soumettre ses propositions de nouveaux tarifs à la Commission de régulation de l'Energie (CRE) autour du 10 ou 11 mars.

Les prix du gaz découlent directement des cours du pétrole, poussés à la hausse par les révoltes au Moyen-Orient et en Afrique du nord et installés depuis plusieurs semaines au-dessus de la barre des 100 dollars.

Ils sont déterminés par une nouvelle formule mathématique depuis fin 2010 qui intègre désormais pour 10% le prix des contrats d'approvisionnement de gaz à court terme, moins onéreux que les contrats à long terme.

"En théorie, c'est la CRE qui tranche et son avis est contraignant. Mais en pratique, le gouvernement peut demander de surseoir à une augmentation comme l'a déjà fait la ministre de l'Economie Christine Lagarde", relève une autre source proche du dossier.

En janvier, Mme Lagarde avait annoncé que les tarifs du gaz réglementés restaient inchangés, après avoir demandé six mois auparavant "une pause" dans les tarifs jusqu'au 1er janvier 2011.

L'une des principales associations de consommateurs, UFC Que Choisir, s'est immédiatement insurgée mardi contre "un nouveau coup de massue injustifié", appelant "l'Etat à prendre ses responsabilités" et à s'opposer à cette hausse.

"L?UFC-Que Choisir rappelle que c'est toujours l?Etat qui fixe les barèmes des tarifs réglementés, même s?il essaie de s?abriter derrière" la CRE. "Le cours du gaz sur les marchés de gros a chuté ces dernières années (- 30% entre novembre 2008 et septembre 2010)", a souligné l'association.

"GDF-Suez s'approvisionne en partie sur ces marchés et a renégocié ses contrats d'approvisionnement pour qu'ils ne soient plus entièrement indexés sur les produits pétroliers. Mais le consommateur continue de payer son gaz au prix fort, selon une formule (qui) ne tient pas suffisamment compte de cette nouvelle donne", a-t-elle estimé.

Selon l'UFC Que Choisir, cette augmentation "inacceptable" se traduirait par "50 euros supplémentaires" venant s'ajouter à une facture alourdie de 150 euros en moyenne l'an dernier.

 

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Bourgtheroulde : les Anticapitalistes unis en campagne (PCF-NPA)

23 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA de PONT-AUDEMER

La campagne unitaire anticapitaliste dans le canton de Bourgtheroulde avec Henri ROGE candidat (PCF) et Sylvie FAVIER suppléante (NPA)  sur une base clairement anticapitaliste et en indépendance totale avec la gestion social-libérale du Conseil général (PS et ses alliés, PRG et PCF-27). Le PG et la GU ont par la suite rejoint cette candidature unitaire anticapitaliste. 

Pour lire l'article au format PDF, cliquer ICI

 

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Non, le NPA n'est pas mort ! (Médiapart)

23 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Une tribune sur le NPA dans Médiapart‏

Non, le NPA n'est pas mort !

18 Février 2011

Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue).

 

Le « microcosme » bruisse d'une folle rumeur : le Nouveau Parti Anticapitaliste serait mort...alors qu'il réunissait seulement son premier congrès (11-13 février 2011, Montreuil). Certains murmurent : « enfin ! ». De jeunes gens pressés, éblouis par les caméras, confondent, dans leur enthousiasme neuf pour le Front de Gauche, ouverture politique et promesses de postes.

 

Certes, le NPA n'a pas tout à fait répondu aux ambitions de son congrès fondateur de février 2009. De nombreux adhérents sont partis, mais 6000 sont encore là (nettement plus que le Parti de Gauche). La très grande majorité des partants n'a d'ailleurs pas manifesté par là son désaccord avec une stratégie électorale. Plus prosaïquement, trouver sa place dans une organisation politique n'est pas si simple. Ce qui interroge les modalités prises par la forme « parti », les contraintes du militantisme, ce en quoi il peut être utile pour nourrir la dignité des opprimés et améliorer leur condition. Le NPA est un lieu contradictoire, avec des faiblesses et des atouts. De multiples débats le traversent, le déstabilisent, l'enrichissent, à l'image de nos vies ordinaires. Bref, c'est un lieu vivant, bien vivant ! 

Il faut être asservi au culte de l'immédiat pour diagnostiquer la fin irrémédiable d'un parti qui n'a que deux ans d'âge. Sur le marché politico-médiatique, les produits semblent se périmer aussi vite qu'ils naissent. Contre cette absorption dans l'immédiateté, le regretté Daniel Bensaïd appelait à trouver un « point de suture entre passé et futur » (dans Une radicalité joyeusement mélancolique, Textuel, 2010), en puisant dans la mémoire critique comme dans les ouvertures inédites de l'à venir. Pas pour fuir le présent, dans la nostalgie ou le rêve, mais pour s'y confronter : « le présent, et lui seul, commande le faisceau des "peut-être" », ajoutait-il. 

 

De ce point de vue, l'inédit historique ne se confond pas avec la mode, comme nous le montrent encore une fois les processus révolutionnaires en Tunisie et en Egypte. Nous avancerons alors plus prudemment que le NPA est encore à naître. Car le NPA n'est pas un parti « clé en main » : c'est un processus en cours. Une aventure originale a été lancée : celle de l'émergence d'un paradoxal parti libertaire, qui combine et met en tension les nécessités de l'organisation et celles de la non-professionnalisation politique. 

 

Une telle initiative questionne les évidences de la politique officielle : une politique anticapitaliste et non-professionnelle est-elle possible ? Pour qui rêve d'être ministre, député ou conseiller général, certes non ! La carrière politique et le capitalisme sont des conditions de leur activité, aussi invisibles et nécessaires que l'air qu'ils respirent. Pour qui croit que la politique est, avant tout, affaire d'engagement citoyen et d'activité populaire, oui ! Après les déconvenues du XXe siècle du point de vue des logiques de monopolisation des pouvoirs, des formes soft de la représentation politique professionnalisée aux barbaries bureaucratiques, comment envisager une autre politique qui ne s'adosserait pas à un autre rapport à la politique ? 

 

Car même nos démocraties représentatives, réglées par la concurrence entre professionnels de la politique, sont bien peu démocratiques. Le TCE fut ratifié  à Versailles et la loi sur les retraites votée contre la mobilisation de millions de citoyens. La gauche de l'avenir ne peut reproduire ces formes politiques traditionnelles. Il faut inventer une manière radicalement différente de pratiquer la politique à l'école des mouvements sociaux. 

 

C'est dans cette perspective que le NPA, avec des erreurs, des tâtonnements et des doutes, a commencé à ouvrir un chemin. Olivier Besancenot a su incarner cette timide possibilité d'une gauche de la rue qui ne déserte pas pour autant le terrain des élections. Mais en faisant de l'auto-organisation populaire le roc, et non la passive délégation aux divers hommes providentiels dont les médias abusent et qu'ils usent tout aussi rapidement. Pour que « la politique autrement » ne soit pas seulement un slogan marketing de plus pour des aspirants à la carrière politique en mal de « créneaux porteurs ». 

 

Faire de la politique en refusant les codes étriqués de la politique instituée : il y a peu d'endroits où une telle expérience fut tentée. C'est pourquoi, malgré le flot des bavardages funéraires, le NPA n'a pas dit son dernier mot.

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Evreux : le conseil d'agglo taxe les ménages !

22 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Conseil d'agglomération d'Evreux : on taxe les ménages !

 

Vote, sans opposition, d'une taxe sur les ménages de 4 millions d'euros.

Chaque famille devra payer 120 euros en moyenne.

Les élus communistes de l'agglo avaient refusé de voter cette taxe il ya un an.

Ce qui était inadmissible il y a  un an, ne l'est-il plus aujourd'hui ?

Pour nous, le NPA, faire reporter le poids du déficit sur les ménages et les plus démunis est toujours inadmissible!

 

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Egypte : Les travailleurs, la classe moyenne, la junte militaire et la révolution permanente

22 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Les travailleurs, la classe moyenne, la junte militaire et la révolution permanente

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Depuis hier, et même avant, des militants de classe moyenne exhortent les Egyptiens à suspendre les manifestations et à reprendre le travail, au nom du patriotisme, en chantant quelques unes des berceuses les plus ridicules du style « construisons une nouvelle Egypte », « travaillons encore plus dur qu’avant », etc… Au cas où vous ne le sauriez pas, les égyptiens sont en fait parmi les peuples les plus travailleurs de la planète déjà… [1]

Cette couche militante-là veut que nous nous fiions aux généraux de Moubarak [2] pour mener à bien la transition à la démocratie – la même junte qui a constitué la colonne vertébrale de cette dictature durant les trente dernières années. Et alors que je crois que le Conseil Suprême des Forces Armées, lequel reçoit 1, 3 milliards de dollars par an des Etats-Unis, orchestrera éventuellement la transition à un gouvernement « civil », je n’ai aucun doute qu’il s’agira d’un gouvernement qui garantira la continuité d’un système qui ne touchera jamais aux privilèges de l’armée, maintiendra les forces armées comme l’institution qui aura le dernier mot à dire en politique (comme en Turquie par exemple), s’assurera que l’Egypte continuera à suivre la politique étrangère étasunienne qu’il s’agisse de la paix dont personne ne veut avec l’état d’apartheid d’Israël, le passage sans risque pour la marine militaire étasunienne à travers le canal de Suez, la continuation du siège de Gaza et les exportations de gaz naturel à Israël à prix subventionné. Un gouvernement « civil » n’a rien à voir avec des ministres qui ne portent pas d’uniforme militaire. Un gouvernement civil signifie un gouvernement qui respecte entièrement les souhaits du peuple égyptien sans intervention par les chefs militaires. Et je crois que ça, ce sera difficile que ce soit mis en place ou permis par la junte.

L’armée est l’institution dirigeante dans ce pays depuis 1952. Ses dirigeants font partie de l’establishment. Et alors que les jeunes officiers et les soldats sont nos alliés, nous ne pouvons pour une seule seconde faire confiance aux généraux. Par ailleurs, on doit enquêter sur ces chefs militaires. Je veux savoir plus sur leur participation dans le domaine des affaires.

Toutes les classes sociales en Egypte ont pris part au soulèvement. A la place Tahrir on pouvait voir des fils et des filles de l’élite égyptienne, ensemble avec des travailleurs, des citoyens issus des classes moyennes, et les pauvres vivant dans les villes. Moubarak a réussi à aliéner toutes les classes sociales de la société y compris une bonne partie de la bourgeoisie. Mais rappelez-vous que ce n’est que lorsque les grèves de masse ont démarré il y a trois jours que le régime a commencé à vaciller et l’armée a dû obliger Moubarak à démissionner parce que le système était sur le point de s’écrouler.

Certains ont été surpris de voir les travailleurs se mettre en grève. Je ne sais vraiment quoi dire. C’est complètement idiot. Les travailleurs ont organisé la vague la plus longue et la plus soutenue de grèves dans l’histoire de l’Egypte depuis 1946, partie de la grève à Mahalla en décembre 2006. Ce n’est pas la faute aux travailleurs si vous n’y avez pas fait attention. Chaque jour durant les trois dernières années il y a eu une grève dans une usine, qu’elle soit au Caire ou en province [3]. Ces grèves n’étaient pas seulement économiques, elles étaient aussi de nature politique [4].

Depuis le premier jour de notre soulèvement, la classe ouvrière a participé aux manifestations. Qu’étaient selon vous les manifestants à Mahalla, à Suez et à Kafr el-Dawwar par exemple ? Cependant, les travailleurs y participaient en tant que « manifestants » et non nécessairement en tant que « travailleurs » - ce qui veut dire qu’ils n’étaient pas impliqués de façon indépendante. C’était le gouvernement, et non les manifestants, qui avait arrêté l’économie par le couvre-feu, par la fermeture des banques et des entreprises. C’était une grève capitaliste dont l’objectif était de terroriser les égyptiens. Ce n’est que quand le gouvernement a tenté de ramener le pays à la « normale » dimanche dernier que les travailleurs sont retournés à leurs usines, ont discuté de la situation et commencé à s’organiser massivement et à bouger comme un seul bloc.

Les grèves menées par les travailleurs cette semaine englobaient aussi bien des revendications économiques que politiques. A certains endroits les travailleurs n’ont pas inclus la chute du régime parmi leurs revendications, mais ils ont utilisé les mêmes slogans que ceux utilisés par les manifestants à Tahrir et dans de nombreux cas, au moins ceux dont j’ai pu être mis au courant et je suis sûr qu’il y en a d’autres, les travailleurs ont mis en avant une liste de revendications politiques en solidarité avec la révolution [5].

Ces travailleurs ne vont pas rentrer chez eux de sitôt. Ils ont fait démarrer des grèves parce qu’ils ne pouvaient plus nourrir leurs familles. Ils ont été enhardis par le renversement de Moubarak et ne peuvent retourner à leurs enfants pour leur dire que l’armée a promis de leur apporter de la nourriture et leurs droits dans je ne sais combien de mois. Beaucoup de grévistes ont déjà commencé à mettre en avant des revendications supplémentaires pour la création de syndicats libres en dehors de la fédération syndicale égyptienne, corrompue et soutenue par l’état.

Aujourd’hui, j’ai déjà commencé à recevoir l’information que des milliers des travailleurs dans les transports publics sont en train de protester à el-Gabal el-Ahmar. Les travailleurs intérimaires à Helwan Steel Mills en font de même. Les techniciens du rail continuent à arrêter les trains [6]. Des milliers de travailleurs à el-Hawamdiya Sugar Factory sont en train de protester et les travailleurs du pétrole vont faire démarrer une grève demain [7] avec des revendications économiques et aussi pour demander l’inculpation du ministre Sameh Fahmy et pour arrêter les exportations de gaz à Israël. Et d’autres informations encore arrivent d’autres centres industriels [8].

Au moment où nous sommes, l’occupation de la Place Tahrir va probablement être levée. Mais nous devons porter Tahrir aux usines maintenant. A mesure qu’avance la révolution une polarisation de classe va inévitablement se produire. Nous devons rester vigilants. Nous ne devrions pas nous arrêter là… Nous détenons les clés de la libération de la région entière, pas seulement de l’Egypte… En avant avec une révolution permanente [9] qui donnera le pouvoir au peuple de ce pays au moyen d’une démocratie directe par en bas!

Hossam El-Hamalawy, (Centre d'Etudes Socialistes, Le Caire). Traduit par Christakis Georgiou.

[1] http://www.almasryalyoum.com/en/news/who-you-callin%E2%80%99-lazy

[2] http://www.guardian.co.uk/world/2011/feb/09/egypt-army-detentions-torture-accused

[3] http://groups.diigo.com/group/egyptianworkers

[4] http://www.arabawy.org/2010/06/04/politicization_workers/

[5] http://www.arabawy.org/2011/02/09/jan25-public-transportation-workers-call-for-overthrowing-mubarak/

[6] http://www.youm7.com/News.asp?NewsID=350453

[7]http://ayman1970.wordpress.com

[8] http://tadamonmasr.wordpress.com/2011/02/12/strikes/

[9] http://pubs.socialistreviewindex.org.uk/isj83/rees.htm (traduction française ici:

http://quefaire.lautre.net/ancien/archive/reesimperialismeresistance5.html )

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Halte au massacre en Libye ! Vive la révolution !

22 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Communiqué du NPA

Halte au massacre en Libye ! Vive la révolution !

logo-NPA-1Du Caire à Tunis, d'Alger à Casablanca, de Saana à Amman, les pays arabes se mobilisent pour en finir avec les dictatures. Ben Ali et Moubarak sont tombés ouvrant un immense espoir pour tous les peuples du Maghreb et du Moyen Orient. Mais les vieilles momies accrochées à leurs privilèges ne désarment pas. Le colonel Khadafi, reçu l'an passé en grandes pompes par l'Etat français, organise depuis 48 heures un véritable massacre de masse à Benghazi. Plus de 300 morts sont déjà à déplorer selon les observateurs.

Le NPA exprime son profond dégoût devant le crime d'Etat perpétré en Libye. Il apporte son soutien total aux insurgés dans leur lutte pour la démocratie et la chute de la dictature. L'espoir est dans le camp des révoltés qui se sont d'ores et déjà rendu maitres de plusieurs villes et qui ont provoqué des fissures au sommet du pouvoir, matérialisées par la démission d'un ministre proche de Kadhafi.

Il est de la responsabilité des progressistes et des anticapitalistes d'organiser partout au plus vite des rassemblements de solidarité avec la révolution libyenne.

Khadafi, assassin, dégage !

Paris le 21 février 2011.

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