Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Attention, train d'enfer ! Transport de déchets le plus radioactif de l'histoire

31 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 876 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

Communiqué de presse du 29 octobre 2010

Attention, train d'enfer !
Les horaires du transport de déchets le plus radioactif de l'histoire


Les 5 et 6 novembre prochains, un train convoyant des déchets nucléaires vitrifiés allemands va traverser la France d’ouerezologosmini.gifst en est, puis une partie de l’Allemagne. Onze conteneurs, également appelés CASTOR, transporteront des déchets de très haute activité « retraités » à l'usine Areva de la Hague. Acheminés en camion de la Hague à Valognes depuis le 25 octobre, ils quitteront la Manche vendredi 5 novembre pour être transportés, en train, jusqu'en Basse-Saxe. À l'arrivée, ils seront à nouveau chargés sur des camions, pour rejoindre le site de Gorleben où ils seront entreposés, en attente d'un stockage définitif. Ce « train d'enfer » constituera le transport le plus radioactif connu à ce jour dans le monde. En réaction, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une mobilisation la plus large possible et publie les horaires de ce train (téléchargez les horaires par le lien internet en bas de ce communiqué).

Ce transport comporte des risques, il est pourtant tenu secret

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d’irradiation des cheminots et des riverains. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi présente également des risques en terme de sûreté et de sécurité. Et pourtant, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transport. Elles taisent également sa dangerosité pour les riverains, la population et les salariés impliqués.

Retraiter les déchets : une fausse bonne idée !

Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", « dans l'usine de retraitement de la Hague, en « recyclant » les déchets, Areva, en réalité, ne fait qu'augmenter la contamination environnementale, les risques de prolifération de l'arme atomique, et le volume de déchets radioactifs. Pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits. Retraiter les déchets nucléaires n’est donc pas une solution. C’est un choix politique qui a été fait pour laisser croire que l’on savait quoi faire de ces déchets ingérables... ».

Ni à la Hague, ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas davantage. Ces déchets nucléaires allemands doivent retourner sur leur lieu de production. Le nucléaire est un choix dont les conséquences morales, financières et environnementales doivent être supportées par les entreprises concernées. Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur : les entreprises allemandes EON, RWE, Vattenfall et EnBW. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il n'existe "aucune solution pour les déchets nucléaires : il ne faut surtout pas les enfouir, et il faut arrêter d'en produire ! La sortie du nucléaire est possible rapidement, par les économies d'énergie, la sobriété énergétique et le recours aux énergies renouvelables ».

Le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise et publie les horaires du train

Afin de faire toute la lumière sur ce type de transport, et de dénoncer l'impasse que constitue le recours à l'électricité d'origine nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise. Nous appelons à des mobilisations tout au long du trajet. En partenariat avec Greenpeace, nous organisons des rassemblements dans six grandes villes : Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy et Strasbourg. Nous publions également conjointement les horaires du transport.

Pour en savoir plus :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/


Contacts presse :
Nadine Schneider : 06 85 50 82 77
Laura Hameaux : 06 85 23 05 11

Ligne presse permanente : 06 40 28 32 12

Secrétariat national : 04 78 28 29 22

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 876 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

Lire la suite

Blocage du Pont de Tancarville le 29 octobre par les collectifs interprofessionnels

31 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

 L’Assemblée générale interprofessionnel de grévistes du Havre 
avait décidé de bloquer le Pont de Tancarville ce matin, à partir de 6h. Une délégation
de l'Eure était présente, essentiellement des membres du collectif interprofessionnel
de Pont-Audemer. Plusieurs dizaines de personnes de Rouen y ont participé.
Le blocage a réuni environ 200 personnes. Bonne ambiance, musique, discussions.
A 9h les Havrais se sont préparés à partir en opération escargot jusqu'à la préfecture
du Havre (à peu près 25/30 kms).

Là, la CGT a muré la porte d'entrée, chacun pouvait y poser sa pierre et des affiches
ont été collées un peu partout sur la façade du bâtiment, des sacs de poubelles ont
été glissés entre la porte et le mur, la rue a été bloquée par les voitures des grévistes
stationnées dans tous les sens.Ils ont donné rendez-vous pour une nouvelle action
lundi matin.
Ils organisent des collectes au profit des grévistes et ça marche très bien.
Il faut informer sur ces multiples actions interpro dont personne ne parle dans les
médias aux ordres.Qui a su tout ce que les grévistes du Havre ont fait, en terme
de blocages ? Qui sait que 80 bateaux attendent toujours de pouvoir rentrer dans
le port du Havre ? Qui sait que, même si les grévistes de Total ont repris aujourd'hui,
il faudra une bonne semaine pour remettre en marche les machines ?
Et les grévistes d'Amiens avec les Good Year ?
Ca fait du bien, c'est sympa, et ça montre bien que la force est de notre côté,
si seulement on arrivait à s'en servir tous en même temps !
Grève! Grève! Grève Générale!

Correspondante de l'Eure

Tancarville-29-10-10-a.JPGTancarvillle-28-10-10-b.JPG
Tancarvillle-28-10-10-c.JPG
Lire la suite

Appel à une rencontre interprofessionnelle nationale à Tours le 6 novembre

31 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

L'Assemblée Générale Interprofessionnelle 37 s'est tenue, fac des Tanneurs, à Tours.

Elle a réuni 240 personnes (salariés, Chômeurs, précaires, retraités, étudiants, lycéens).

Elle a, entre autre, pris deux décisions :
- Elle appelle à une manifestation, samedi 30 octobre 2010, à 15H, place Jean Jaurès, à Tours. 
- Elle appelle à une rencontre nationale à Tours (voir ci dessous).

Appel à une rencontre interprofessionnelle nationale à Tours 

La lutte contre la réforme des retraites arrive à un moment décisif. Alors que le gouvernement et les médias nous annoncent la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarité sont menées dans tout le pays, dans un cadre interprofessionnel, souvent organisées à partir d’Assemblées Générales interpros. Cependant, au-delà de cette structuration au niveau local, il n’y a pas ou très peu de communication entre les AGs Interprofessionnelles, de façon à se coordonner à une échelle plus large.Or, si nous voulons donner un coup d’arrêt à la politique gouvernementale, il faudra se structurer d’avantage et coordonner nos actions. Il s’agit pour les travailleurs, chômeurs, jeunes et retraités mobilisés de se doter d’un outil pour organiser  leur propre lutte au-delà de l’échelle locale.C’est pourquoi l’Assemblée générale de Tours, réunie le 28 octobre 2010, se propose d’organiser et d’accueillir une rencontre interprofessionnelle de mandatés des Assemblées Générales qui se tiennent dans tout le pays.

Cette rencontre aurait lieu à Tours le samedi 6 novembre, journée de mobilisation nationale.

Les modalités précises seront communiquées ultérieurement.

Lire la suite

Bulletin de la mobilisation de l'Agglo du Havre n° 15

30 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Bulletin de la mobilisation de l'agglo du Havre n° 15

expression de l'AG interpro des grévistes.

--> Cliquer  ICI pour lire au format PDF

 

leHavredegreven-15.jpg

Lire la suite

Grande Bretagne : grave attaque contre les services publics

30 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Grande-Bretagne.

Attaque historique contre les services publics et les emplois

DSC_1377.JPG

Avec sa « revue d’ensemble des réductions budgétaires », présentée le 19 octobre, le gouvernement de coalition dirigé par les conservateurs a lancé l’attaque la plus dévastatrice sur les services publics jamais opérée depuis les années 1920.

Des réductions de dépenses publiques de 92 milliards d’euros vont être réalisées dans les cinq prochaines années et 500 000 emplois du secteur public doivent disparaître.
La crise qui était au départ celle des banques et du secteur privé est devenue pour le gouvernement celle des services publics. Nous serions tous dans le même bateau et devrions prendre part au paiement de la dette publique pour l’empêcher de couler.
Si certains secteurs comme l’éducation et la santé sont épargnés par les réductions, ils sont touchés par la privatisation, avec l’autorisation donnée aux écoles d’être indépendantes et la casse du service national de santé. Les autres services publics doivent réduire leurs dépenses de 19 % en moyenne, les secteurs les plus attaqués étant l’aide sociale et le logement.
Une économie de 1, 12 milliard d’euros par an sera réalisée par la suppression des allocations familiales aux revenus moyens. Les personnes malades ou handicapées vont cesser de recevoir des indemnités au bout de douze mois et les personnes en maison de retraite verront leurs allocations réduites de 2 800 euros par an. Le budget des enseignants à l’université est réduit de 40 %, les droits d’inscription aux universités passent de 3 627 euros à au moins 7 900 euros par an.
Les dépenses sociales de logement seront réduites de 27 % sur quatre ans. Les nouveaux locataires de HLM devront payer au minimum 80 % du prix du marché pour leur logement. Les loyers vont grimper de 380 euros à 1 124 euros par mois en moyenne, ce qui se combinera avec l’introduction d’une limitation des allocations. Il est prévu que 82 000 familles, 200 000 personnes, seront contraintes de quitter Londres.
Alors que l’État providence est taillé à la hache, les députés conservateurs se réjouissent au Parlement et, à la City, les banquiers débouchent le champagne en constatant que leur contribution ne sera que de 2, 8 milliards d’euros par an. Les banquiers ont touché 8 milliards de bonus cette année, presque autant qu’avant la crise.
Ces sacrifices ont été préparés par le ministre des Finances, George Osborne, baronnet1 qui siège dans un cabinet composé de 18 millionnaires sur 27. Les réductions budgétaires sont beaucoup plus brutales pour les pauvres que les riches, en particulier pour les familles avec enfants, c’est-à-dire celles qui ont le plus besoin des services publics.

La mobilisation s’organise
La mobilisation contre ces attaques ne fait que commencer. Le TUC, centrale syndicale unique, a organisé un rassemblement de 2 000 personnes la veille de l’annonce des réductions. Le soir, une manifestation appelée par des syndicats londoniens a réuni 5 000 personnes et s’est terminée par un rassemblement près du Parlement organisé par la Coalition de la Résistance, où Jesse Jackson, Tony Benn et d’autres ont pris la parole. D’autres protestations ont été organisées le samedi dans toute la Grande-Bretagne, avec 20 000 personnes à une manifestation organisée par le TUC écossais, à Édimbourg.
Le syndicat des pompiers de Londres a fait grève samedi pour s’opposer au rallongement à douze heures des brigades et à la fermeture de casernes la nuit. Le syndicat du rail RMT continue de faire grève dans le métro de Londres contre des suppressions d’emplois qui mettent en jeu la sécurité du transport.
L’accroissement du nombre de manifestations et de grèves est encourageant. Mais le mouvement ouvrier et la gauche ne sont qu’au début du chemin qui mène à une situation où des millions de personnes sont dans la rue et font grève. Seule une action de masse à cette échelle est susceptible de faire reculer le gouvernement.
L’organisation d’une campagne de masse sera discutée à la conférence de la Coalition de la Résistance, le 27 novembre. Il existe d’autres campagnes comme Gardons notre système de santé public ou la Campagne pour le Droit au travail, chacune avec ses caractéristiques mais aussi des thèmes qui se recouvrent. Avec la hauteur des attaques, il est essentiel qu’il y ait collaboration étroite entre toutes ces campagnes. De cette façon, un front unique pourra être construit et donner confiance aux millions de salariés pour qu’ils rentrent dans l’action.
Fred Leplat

Lire la suite

Molex : les pratiques de voyou profitent aux actionnaires

29 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Molex : augmentation de 15% des dividendes !

Publié dans npa-auto-critique.

 

Voilà ce que démontre Molex en affichant des bénéfices supérieurs à ceux d'avant la récession et une augmenation de 15% des dividendes fournis aux actionnaires.

 

Lire la dépêche AFP

 

L'équipementier automobile américain Molex a fait état mercredi de bénéfices "record" au troisième trimestre, ce qui l'a conduit à augmenter de 14,8% le dividende versé à ses actionnaires.


Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 897,7 millions de dollars, en hausse de 33% sur un an et un bénéfice net de 75,1 millions de dollars, contre une perte de 15,1 millions un an plus tôt.


"Les revenus et le bénéfice par action ont atteint un record absolu en septembre", les recettes étant même supérieures à ce qu'elles étaient avant la récession, a commenté le PDG Martin Slark, cité dans un communiqué.


"Compte tenu de ces revenus et profits record, couplés à une organisation plus efficace qui résulte de la restructuration, nous augmentons le dividende de 14,8%, avec date d'effet au moment de son paiement en janvier".


Molex a annoncé récemment, qu'en réponse aux plaintes déposées aux prud'hommes par des salariés, il allait cesser de financer le plan social de son usine de Haute-Garonne, fermée en 2009 après 11 mois de lutte des salariés, et s'en remettre à la collectivité pour le faire.

Lire la suite

Ségolène Royal déclare avant les manifs du 28 : c'est une défaite, votez PS en 2012

29 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

A la veille de la  journée nationale de grèves et de manifestations du 28 octobre, Ségolène Royal a déclaré à « l’université participative » du PS à Décines :

"C’est une défaite pour les acquis sociaux, la première depuis la fin de la guerre" pour Royal, qui voit dans cette loi la volonté "de mettre à bas une des réformes symbolique de la gauche."

Mais elle l’assure, cette défaite n’est pas définitive, malgré le vote mercredi par l’assemblée nationale du texte. "Nous rendrons aux Français la possibilité de partir à la retraite à 60 ans, et d’avoir leur taux plein à 65 ans." 

Voilà le message qu’elle envoie à tous ceux qui se battent contre la loi Sarkozy sur les retraites depuis des mois : inutile de manifester le 28 et après, rentrez chez vous, c’est une défaite. Restez bien sages, attendez 2012 et votez PS, nous rendrons la retraite à 60 ans !

Ségolène Royal ment : lors du premier vote à l’assemblée le 10 septembre, le PS s'est abstenu sur les amendements communistes s'opposant à l'allongement automatique de la durée de cotisations. «L'allongement de la durée des cotisations a été la solution trouvée en 2003. Nous avons mis du temps à nous y rallier. Nous sommes prêts à l'accepter aujourd'hui», a expliqué Gaëtan Gorce au nom du PS.

Lire la suite

Bulletin de la mobilisation de l'Agglo du Havre n° 14

29 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Bulletin de la mobilisation de l'agglo du Havre n° 14

expressionde l'AG interpro des grévistes.

--> Cliquer ICI pour lire au format PDF

 

Le-Havre-de-greve-14.jpg

Lire la suite

Provocations policières : quatre témoignages dans 4 villes

29 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Voici quatre témoignages sur les provocations policières lors des manifestations contre la loi Sarkozy sur les retraites, dans quatre villes, Lyon, Chambéry, Rennes, St Denis. Ces témoignages illustrent bien les méthodes d'un régime profondément en crise, un régime aux abois. Méthodes illégales nécessitant enquête indépendante et sanctions. (Méthodes relevant du banditisme quand il s'agit du vol de 3 ordinateurs contenant les données de 3 journalistes indépendants ayant enquêté sur l'affaire d'état Bettencourt-Woerth.)

Ces méthodes, dignes d'un régime policier, n'ont pour résultat que de faire grandir l'indignation et la révolte dans le pays.

 

Les flics "remettent de l'ordre"...

Article paru dans Tout est à nous (TEAN) hebdo du NPA

Lyon.

"Je voulais vous signaler un incident qui nous a été rapporté par notre secrétaire de syndicat. Il était sur la place Bellecour avant le début de la manif du 19 octobre avec ses collègues pompiers et des groupes de jeunes, quand ils ont assisté à une agression verbale et physique de la part d'individus qui portaient des badges CGT, vis-à-vis d'un groupe de jeunes. Les pompiers se sontinterposés et ont réussi à ceinturer les agresseurs (ce sont des pompiers et ils sont costauds!. Tant et si bien qu'ils ont eu la surprise de voir ces individus sortir leur carte de police pour se défendre car c'était des flics de la BAC!"

 

Chambéry.

"Le 19 octobre à 18 heures avenue De Boigne, des jeunes encagoulés jettent des pierres sur un cordon de robocops (CRS ou gendarmes mobiles). Ça dure un bon moment...

Puis trois des ces jeunes, l'instant d'avant les plus hardis à jeter des pierres, remontent un brassard orange [police] sur leur manche droite, foncent sur l'un d'entre eux et l'immobilisent. Remarquable coordination car immédiatement surgissent une dizaine de robocops qui protègent le groupe. Et devant les commerçants médusés on voit trois jeunes encagoulés embarquer un de leurs potes sous la protection des robocops."

 

Rennes.

"Le 20 octobre à 4 heures, environ soixante étudiants de l'IUT Carrières sociales ont bloqué l'entrée du dépôt de bus. 300 conducteurs attendaient. Vers 9h30, les CRS sont arrivés. Après de rapides sommations d'usage, ils ont avancé sur les barrières et les étudiants ont reculé dans le calme et se sont réfugiés vers le bâtiment, encouragés par les conducteurs voulant les protéger. Un fort mouvement de foule s'est alors produit. Les barrières dépassées, les CRS ont continué à avancer. Des CRS ont coincé et matraqué les conducteurs qui n'avaient pas réussi à s'échapper, trois ont pris des coups de matraque. Ils ont gazé tous ceux qui n'avaient pu entrer se mettre à l'abri, beaucoup plus de conducteurs que d'étudiants. Les CRS ont aussi dirigé leurs gaz sur ceux réfugiés derrière la grille d'enceinte. Après des pourparlers entre les instances présentes, et tandis que l'infirmière de la Star prodiguait les premiers soins, les étudiants ont évacué les lieux. Les conducteurs les ont encadrés protégés et applaudis pour qu'ils puissent sortir des lieux sans encombres.

Les conducteurs révoltés par les violences des CRS, se sont réunis en AG. Une grève intégrale a été votée pour la journée, à 95% des votants."

 

Saint-Denis.

"Le 22 octobre, alors que je sortais du travail, j'ai aperçu un groupe de policiers en civil qui contrôlait des jeunes. J'ai vu le policier le plus proche de moi insulter un jeune et lui mettre une claque. J'ai demandé au policier de se calmer. Tout à coup, plusieurs policiers ont surgi derrière mon dos et m'ont plaqué violemment contre le mur:  « Qu'est-ce que t'as? T'es avec eux ? » Jeleur ai répondu que je sortais du lycée où je travaille et leur ai répété qu'ils n'avaient pas le droit de se comporter ainsi. Un des policiers m'a dit alors: «  Tu fermes ta gueule », puis il m'a mis une claque pour que je me taise et a continué de m'insulter. Comme je leur ai répété que j'allai témoigner contre leur attitude, l'un des policiers m'a pris par le col et m'a dit: "Maintenant tu dégages et tu fermes ta gueule". J'ai retrouvé les trois jeunes contrôlés sur le quai du métro qui m'ont dit qu'ils venaient à peine d'arriver de Gennevilliers pour aller chez le coiffeur à Saint-Denis quand ils ont été violemment contrôlés par les policiers."

Lire la suite

Article sur la Mobilisation du 28 octobre dans "Mediapart"

29 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Retraites: la mobilisation marque le pas, la colère reste forte

28 Octobre 2010 Par Mathieu Magnaudeix

Médiapart

 

Place de la République, au départ de la manifestation parisienne. Il est 16 heures, ce jeudi. Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, attend avec ses troupes de démarrer. Pour la première fois depuis début septembre, elle n'est pas dans le carré de tête, avec Thibault, Chérèque et consorts. «On a été puni», dit-elle en riant. De fait, son organisation, la plus contestataire de l'intersyndicale, n'a pas signé le dernier communiqué commun, un peu trop frileux à son goût.

 

Un peu à l'écart du cortège, la syndicaliste livre ses impressions. «C'est un mouvement très étonnant, qui se construit par le haut avec des journées d'action, mais aussi par le bas, des mobilisations un peu partout, des rendez-vous quotidiens, et beaucoup de solidarité.» La semaine dernière, dit-elle, 19.000 euros sont arrivés en deux jours au siège national de Solidaires (Paris XIXe) pour soutenir les grévistes. Du jamais vu. «Pour les sociologues, ce conflit risque d'être aussi intéressant que celui de décembre 1995», prédit-elle.

La mobilisation anti-retraites ne ressemble pourtant guère au conflit de l'hiver 1995, quand la réforme Juppé de la Sécurité sociale avait poussé le gouvernement d'alors à abandonner ses plans.

A l'Assemblée nationale, la loi sur les retraites a été adoptée mercredi. Mais même le scénario CPE (une loi retirée sous la pression de la rue) ne convainc pas vraiment les états-majors. Ce jeudi, pour la 7e journée de mobilisation depuis début septembre, la mobilisation a de toute évidence connu une décrue, un tiers peut-être moitié moins de manifestants. «La participation est inférieure, et on s'y attendait un peu», admet Bernard Thibault (CGT).

La faute aux vacances de la Toussaint, les lycéens étant cette fois quasiment absents des cortèges. Mais aussi à une forme de découragement. Dans les raffineries en grève, le mouvement marque clairement le pas, malgré le grand élan de solidarité ces dix derniers jours. Vendredi, Feyzin (Rhônes) et Donges (Loire-Atlantique), deux installations de Total en grève, pourraient voter la reprise. «Je crains que la séquence qui aurait permis de généraliser le conflit ne soit passée, regrette Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots. Nous avons donné le départ, la chimie et le port de Marseille ont embrayé, mais il aurait fallu que d'autres secteurs s'engagent, au-delà d'une heure ou deux de grève.» La grève par procuration a bel et bien trouvé ses limites.

En même temps, la motivation des manifestants reste forte. Ce jeudi, 270 cortèges ont été organisés en région. Beaucoup de ceux qui ne manifestent pas soutiennent le mouvement, explique Vincent Cordellier, délégué CGT de la banque privée Palatine. «Il y a peu de grévistes chez nous, mais les gens sont en colère: on leur demande de faire toujours plus avec moins, ils ne veulent pas partir au-delà de 60 ans.» «Le mouvement suscite une grande sympathie», confirme Laurence Lecorvic, éducatrice pour enfants à l'hôpital de Saint-Denis.

Pour beaucoup, l'intransigeance du gouvernement est un encouragement: «Il nous répète que malgré les manifestations, il ne changera rien, dit Marine Girot, salariée d'une boîte de production. Or quand le peuple manifeste il faut l'écouter, c'est aussi simple que ça.»

Sur le bord du cortège parisien, l'ensemble de la gauche est d'accord: «La mobilisation est très importante, c'est un formidable mouvement», selon Martine Aubry (PS) (source: LCI). «Le mouvement ne s'essouffle pas, il reprend son souffle avant la rentrée», explique Olivier Besancenot (NPA), en distribuant des billets de 500 euros à l'effigie du chef de l'Etat. Yves Contassot (Verts/Europe Ecologie) donne un cours d'histoire. «Ça me rappelle le Mai rampant en Italie»: quand au contraire de la France, l'Italie n'avait pas connu «d'explosion sociale», mais un long mouvement exprimant le «ras-le-bol» entre 1967 et 1969.

·Rancœurs dans l'intersyndicale

 «Je suis émerveillé par la mobilisation, encore une fois on leur a damé le pion», se réjouit Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche). On lui demande si c'est désormais aux partis d'offrir un débouché politique à un mouvement qui, faute de relais, risque de s'éteindre peu à peu. «En ce moment, il y a trois règles à suivre, répond-il: suivre les syndicats, suivre les syndicats, suivre les syndicats...»

Facile à dire. Car en vérité, dans ce contexte assez déroutant, les syndicats ne savent pas très bien où ils vont. A la recherche d'une porte de sortie, ils savent juste qu'ils se reverront le 4 novembre pour discuter des suites, avant un nouveau samedi de manifestations le 6 novembre.

La der des ders? Pas sûr, car ils réfléchissent déjà à marquer le coup le jour de la promulgation du texte, sans doute autour du 15 novembre. Entre-temps, ils ne cesseront d'exiger la non-promulgation... «On se bagarrera jusqu'au bout», explique Bernadette Groison. «On a toujours un droit démocratique de contester une loi, revendique François Chérèque. Les 35 heures, c'est voté depuis treize ans, et plein de gens continuent à la contester!» Le leader de la CFDT admet pourtant qu'il y a «très peu» de chances que la promulgation n'ait pas lieu. «Moi aussi je demande la non-promulgation, mais faut quand même pas se leurrer», confirme Alain Olive (Unsa).

Au soir du 6 novembre, la situation pourrait s'éclaircir un peu. Mardi 4 novembre, l'UNL appelle à de nouvelles AG dans les lycées. «Les lycéens sont déterminés à recommencer», explique sa trésorière Juliane Charton, présente dans le carré de tête avec Jean-Baptiste Prévost, le chef de file de l'Unef (étudiants). D'ici là, il y aura d'autres blocages, actions coups de poing, rassemblements, etc., un peu partout en France.

Samedi prochain, si les manifestations font le plein, les syndicats auront définitivement fait la preuve de la popularité du mouvement. Ils auraient alors le droit de revendiquer une victoire symbolique, voire appeler à un grande manifestation nationale à Paris (un scénario que la CGT a jusqu'ici toujours refusé). Dans le cas contraire, il leur faudra très vite sonner la retraite, faute de donner le sentiment de porter à bout de bras un mouvement moribond.

Officiellement, l'intersyndicale reste unie: alors que le dénouement n'a jamais semblé aussi proche, celui qui sort est mort, et euthanasie automatiquement l'ensemble du mouvement. «Il n'y aura pas de traître», rigole Chérèque. Pourtant, dans l'intersyndicale, le deal passé lundi soir entre le leader de la CFDT et Laurence Parisot, la présidente du Medef (en direct dans l'émission «Mots croisés») est assez mal passé.

Alors que Chérèque évoquait l'emploi des jeunes et des seniors sur le plateau de France 2, la patronne des patrons lui a dit «banco» en direct pour en discuter... «Chérèque s'est empressé de tirer la couverture à lui, alors que ces thèmes étaient portés par toute l'intersyndicale, grince un responsable (anonyme). C'est un coup de canif, clairement.»

Face à cette proposition, Bernard Thibault (CGT), qui doit gérer la fin du conflit avec une partie très remuante de sa base, redit sa circonspection: «Toutes les tentatives d'amener le débat sur un autre terrain sont vouées à l'échec, dit-il. D'ailleurs, Laurence Parisot a proposé une délibération sociale, pas une négociation.» «Ça ne faisait quand même pas très spontané tout ça, ironise Annick Coupé. Dès le lendemain, Lagarde et Fillon se sont d'ailleurs félicités de cette reprise du dialogue social...»

François Chérèque, lui, jure ses grands dieux que rien n'était prémédité: «Si j'avais voulu faire un coup, franchement, je ne l'aurais pas fait à 11 heures et quart le soir D'ailleurs, c'est Laurence Parisot qui a théatralisé la scène, pas moi...» Micro coupé, un responsable syndical décrypte l'embarras général: «Chérèque a été maladroit. Il fout tout le monde dans la merde, car on dirait qu'il cherche à précipiter la fin du mouvement alors que la mobilisation reste forte.»

Dans les jours qui viennent, chacune des organisations va donc jauger l'état de ses troupes, et mesurer leur détermination avant de se prononcer sur la suite. Une prudence nécessaire avant d'entamer la dernière séquence de ce marathon social engagé avant l'été. Mais même après la promulgation de la loi, tous mettent en garde: la «colère» (dixit Alain Olive, de l'Unsa) pourrait resurgir très vite. 

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>