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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Provocation policière dans un foyer de travailleurs immigrés

30 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué du NPA

Provocation policière dans un foyer de travailleurs immigrés

revolution_logo.pngMardi 29 juin, une armada de la Police Nationale a bouclé l'accès au foyer Sonacotra de la rue Chevaleret dans le 13ème arrondissement de Paris.
Après avoir enfoncé les portes du foyer et celles des chambres des habitants, elle s'est permise de bloquer les accès de 18h jusqu’à minuit à toutes les personnes y résidant.
L'objet officiel de cette intervention musclée ? Un flagrant délit de vente de Tours Eiffel sur le Champ de Mars !
16 arrestations ont eu lieu et les identités de toutes les personnes sans-papiers présentes ont été relevées. Des affaires personnelles des habitants ont été saisies.
Grâce au rassemblement des habitants et militants du quartier, le siège a été levé à minuit. Des échauffourées ont ensuite éclaté devant les provocations policières.
Une nouvelle fois, cette intervention et ces arrestations témoignent des actes et des politiques racistes de notre gouvernement et de sa police. C'est avec violence qu'ils ont détruit une partie des biens des habitants du foyer, insulté les personnes sur place et les ont empêchées de rentrer chez elles après leur journée de travail.
Le NPA réclame à nouveau la régularisation de tous les sans-papiers et appelle à la vigilance et à la mobilisation dans les jours et semaines qui viennent pour toutes les personnes arrêtées et pour celles dont l'identité à été relevée.

Le 30 juin 2010.

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Communiqué de l'intersyndicale du 29 juin : Grève interpro le 7 septembre

29 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Communiqué de l’intersyndicale du 29 juin

 

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes.


Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité.
Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.
Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.


Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.

29 juin 2010

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Après le carton rouge du 24 juin, ne pas laisser retomber la pression !

29 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

--> Tract de la semaine

Après le carton rouge du 24 juin, ne pas laisser retomber la pression !

revolution_logo.pngLa  journée de grève et de manifestation du 24 juin contre le projet de loi sur les retraites  marque un tournant dans la mobilisation.  Le nombre de grévistes dans le secteur privé, comme dans le public, les deux millions de manifestants dans tout le pays, tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Malgré la date tardive, les cortèges ont été partout beaucoup plus importants que le 27 mai, de deux à trois fois plus nombreux. L'ensemble des manifestants avait un seul mot d'ordre : “ Retrait du projet de loi ”. Il est clair que le projet de loi présenté par le gouvernement a provoqué un choc, un sursaut. 

Le 24 juin  a redonné confiance et  indique que tout est encore possible.


Ce gouvernement est illégitime


Le gouvernement misait sur la coupe du Monde de Football et  l’approche de la période estivale  pour “ endormir ” la majorité de la population : il en est pour ses frais ! Face à cette mobilisation d'ampleur, le gouvernement reste droit dans ses bottes. Selon Fillon et Woerth, “ aucune mobilisation ne réglera le problème démographique que pose la question des retraites ” affirmant ainsi que la mobilisation “ ne change évidemment rien à la volonté du gouvernement ” d'augmenter l'âge légal du départ à la retraite.
Et pourtant, on le voit : ce gouvernement est de jour en jour plus illégitime. Après avoir été sanctionné dans les urnes, il est rattrapé par les affaires comme le montre l'affaire de fraude fiscale Bettencourt - Woerth, symbole des liens privilégiés entre ce gouvernement de droite et les classes dirigeantes capitalistes.


Construire une riposte d'ensemble vers la grève générale


Pour faire échouer ce gouvernement, il faut taper encore plus fort. Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays comme le proposent les collectifs unitaires Attac-Copernic avec les rassemblements des “ lundis au Soleil ”. Mais aussi autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi.
Les manifestants du 24 juin n’étaient pas dans la rue pour un baroud d’honneur, un petit tour et puis s’en vont. Cette journée n’est qu’un début.  Une idée gagne du terrain : il est possible de se battre et, pourquoi pas, de faire reculer ce gouvernement, imposer le retrait du projet de loi ! Mais, pour cela, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale, un affrontement avec ce gouvernement. C’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder. Dans ce sens, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devons construire une mobilisation encore plus forte pour faire échouer ce gouvernement qui, à l’inverse de Robin des Bois, vole les pauvres pour donner aux riches.


Le 28 juin 2010





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27e rencontre internationale de jeunes....24 au 30 juillet, Peruggia, Italie

29 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

27e rencontre internationale de jeunes....24 au 30 juillet, Peruggia, Italie

Image 27e rencontre internationale de jeunes....24 au 30 juillet, Peruggia, Italie

 

Les Rencontres internationales de jeunes sont un camp de jeunes, organisé par la IVe Internationale (regroupement international d’organisations révolutionnaires, présent dans plus de 40 pays). C’est une semaine de rencontre entre militants, sympathisants et curieux de toute l’Europe et au-delà (Palestine, Mali, Venezuela, Mexique, Etats-Unis, Phillipines...). Des débats, des meetings, des formations, des fêtes ont lieu tous les jours.

C’est aussi une semaine où l’on tente de pratiquer nos idées : lutte contre les préjugés sexistes, racistes, homophobes..., partage des richesses (une monnaie interne permet de combattre les inégalités entre pays), autogestion (ce sont tous les participants qui prennent en charge collectivement le nettoyage, la bouffe, l’organisation, le bar...).

Trois questions sur les RIJ à Olivier Besancenot

Que penses-tu de la situation du monde aujourd’hui ?

C’est à croire qu’on ne vit pas dans le même monde que les gouvernements ! Ces derniers temps on entend beaucoup parler de la reprise économique, du fait que le plus gros de la crise serai derrière nous. Mais, partout à travers le monde, les effets de la crise du capitalisme se font toujours sentir. Les licenciments continuent de pleuvoir, la précarité et la misère se dévellopent, le réchauffement climatique s’aggrave... Ces catastrophes sociales et écologiques ne sont pas que le simple résultat de la crise. C’est aussi la politique menée par les gouvernements qui sont bien décidés à faire payer la crise aux jeunes et aux travailleurs. Et pour éviter toutes contestations ils cherchent à nous diviser en menant une offensive raciste. Cela leur sert aussi à justifier leurs politiques impérialistes qui mettent le monde dans un état de guerre permanente. Obama a décidé d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Et ses alliés ont fait de même. En Palestine, l’offensive de l’Etat d’Israël se poursuit avec le soutien complice de toutes les grandes puissances. Ces attaques ne tombent par du ciel ! Partout à travers le monde, nous sommes tous victimes d’un même système : le capitalisme.

Face à toutes les attaques que tu décris, il y a malgré tout des résistances nombreuses...

Effectivement ! Les résistances émergent à l’échelle internationale et commencent à remettre en question ces politiques. En Amérique Latine des explosions sociales se produisent. Au Moyen-Orient, la résistance contre l’occupation militaire est toujours présente. Et en Europe où les jeunes se sont révoltés et ont lutté, des étudiants en Grèce aux lycéens en France, contre une société qui n’offre aucun avenir. C’est une nouvelle génération militante qui exprime sa rage et son ras-le-bol d’un système qui marche sur la tête au profit d’une infime minorité !

Que représentent les RIJ selon toi ?

Les capitalistes, eux, sont organisés et nous attaquent à l’échelle internationale. C’est à ce niveau que nous devons donc construire la riposte et préparer la construction d’une autre société ! Aux Philippines, en Europe, en Amérique Latine ou en Palestine, partout nous avons des expériences de luttes a échanger pour nous renforcer dans notre combat. Les Rencontres Internationales de Jeunes sont un moment qui permet de rencontrer et de discuter avec des militants anticapitalistes et révolutionnaires du monde entier. Il y a aujourd’hui mille raisons de se révolter. Les RIJ sont une semaine pour passer de ces révoltes à la révolution !

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Bettencourt : pourquoi Woerth ne dit pas la vérité (Mediapart)

28 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

 

Bettencourt: pourquoi Eric Woerth ne dit pas la vérité

28 Juin 2010

Six nouveaux enregistrements sonores 

Les démentis d'Eric Woerth n'y font rien. Le ministre du travail peine à convaincre que Liliane Bettencourt n'a pas bénéficié d'un traitement de faveur du fisc lorsqu'il était ministre du budget. Mediapart publie de nouveaux extraits sonores des enregistrements pirates réalisés chez la milliardaire. Et reprend en détail la chronologie. Extrait ci-dessus: Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, l'informe d'un compte en Suisse de 65 millions et de sa visite chez un notaire baptisé «Maître Schtroumpf». Extrait ci-dessous en date du 29 octobre 2009: Patrice de Maistre et ses relations avec Eric Woerth:

 

 

 

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Forum social Européen à Istanbul : un RDV important

28 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Forum social Européen à Istanbul: un rendez-vous important

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La sixième édition du Forum Social Européen aura lieu à Istanbul du 1er au 4 Juillet 2010 au campus universitaire de Macka, proche du quartier animé de Taksim. Il rassemblera au moins 10 000 participant-es venu-es principalement de Turquie mais aussi de toute l'Europe, engagé-es dans des mouvements sociaux et citoyens : écologistes, féministes, syndicalistes, dans des mouvements de défense des précaires, des mouvements paysans , en défense des droits civils et politiques.....

Ce FSE se tient deux ans après l'éclatement de la crise, en pleine offensive des gouvernements européens pour imposer des politiques d'austérité et de régression sociale qui accroissent la pauvreté de larges secteurs de la population, le chômage et renforcent les inégalités. Tandis que les marchés financiers applaudissent à ces politiques, socialement injustes et économiquement inefficaces, les mouvements sociaux, les peuples s'y opposent. Cette résistance des mouvements sociaux et citoyens européens sera au centre des débats de ce prochain FSE et un des enjeux.


Le FSE sera un carrefour entre Orient et Occident et les très forts mouvements sociaux turcs seront au centre des débats. Et que ce soit sur le terrain du droit des peuples-et notamment des kurdes- ou des mobilisations sociales, la Turquie d'aujourd'hui est riche de mobilisations, de mouvements.


Istanbul sera également l'étape régionale de la Marche mondiale des femmes avec un forum et une manifestation le 30 juin.

La crise climatique, le déclin de la démocratie et les droits civils, les conflits dans le monde, avec une attention particulière à l'occupation et au blocus israélien de la Palestine, les discriminations, les alternatives féministes à la crise, etc., font partie des sujets qui seront aussi discutés et analysés sur les quatre jours du forum.
C'est à l'issue de la manifestation de la Marche mondiale des femmes, le 30 juin que s'ouvrira le Forum , à Taksim avec une intervention d'un syndicaliste de Tekel ( Turquie), d'un militant grec, d'une organisatrice de la Marche mondiale des femmes, et de militants du Forum social de Mésopotamie, suivi d'un concert.

Le programme de ces 4 jours de Forum : séminaires, espaces auto-gérés, assemblées thématiques est accessible sur le site :
http://esfistanbul.org/

Le Forum se conclura par une Assemblée sur le thème : "C'est à ceux qui sont responsables de la crise de la payer!"


Plus que jamais, le contexte de la crise met à l'ordre du jour la nécessité de coordonner les efforts et travailler ensemble pour fournir une issue à la crise basée sur la justice sociale, l'égalité entre hommes-femmes et le respect de l'environnement.

Le FSE, en tant que lieu de rencontre pour les mouvements sociaux européens, est une plate-forme importante pour débattre, prendre des initiatives, coordonner des actions
et développer des alternatives. Ce sera le sens de la participation des nombreux acteurs sociaux, organnisations, mouvements, réseaux réunis en France dans le CIFS ( comité d'initiative pour les forums sociaux) .

Communiqué du CIFS.

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Nouvelle hausse du gaz : + 15 % depuis le début de l'année!

28 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

 

Nouvelle haussse du gaz au 1er juillet 2010.

Bilan : + 15 % depuis le début de l'année.


Le prix du gaz est indexé sur le cours du pétrole. Ce qui expliquerait les hausses... Aberrant car les réserves de gaz sont colossales! En réalité depuis la privatisation, il faut satisfaire les actionnaires !

 

Nouvelle augmentation des prix du gaz au 1er juillet

Les prix du gaz naturel vont de nouveau augmenter au 1er juillet, de 2% à 4,7%, après une première hausse en avril, retrouvant ainsi leur plus haut niveau historique, alors que les coupures de gaz pour impayés se multiplient en France.

Les tarifs vont progresser de 0,228 centime d'euro par kilowattheure (kWh), selon la Commission de régulation de l'Energie (CRE), qui n'était pas en mesure de fournir une hausse moyenne des prix.

L'autorité de régulation a donné son aval à une demande soumise par le groupe GDF Suez, anciennement Gaz de France.

La hausse de la facture sera de 2 euros sur l'année pour les 1,4 million de foyers qui n'utilisent le gaz que pour faire la cuisine.

Pour ceux qui s'en servent aussi pour leur eau chaude (1,2 million de clients), la facture augmentera de 8 euros par an.

Les 6,3 millions de consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuisine, l'eau chaude et le chauffage verront leur facture gonfler de 45 euros sur l'année.

Enfin, pour les industriels et les chaufferies de résidences collectives, la hausse des tarifs sera comprise entre 5,5% et 7,4%.

Les prix du gaz avaient déjà augmenté de 9,7% le 1er avril, soit une hausse des factures annuelles allant de 12 à 85 euros pour les ménages, la première depuis août 2008 et la plus forte depuis novembre 2005.

Les prix du gaz auront donc bondi de 15% environ depuis le début de l'année, sur fond de remontée des cours du pétrole et de baisse de l'euro.

La flambée des prix intervient alors que le nombre de coupures de gaz naturel pour impayés a augmenté fortement ces dernières années.

Le nombre de coupures est ainsi passé d'environ 6.000 en 2008 à 60.000 pour les cinq premiers mois de 2010, selon le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel GrDF.

L'Association Force Ouvrière des Consommateurs (AFOC) a ainsi réclamé jeudi "un moratoire sur les impayés de factures d'énergie", en imputant la multiplication des coupures à la privatisation de Gaz de France et à l'ouverture des marchés à la concurrence.

GDF Suez met pour sa part en avant un changement de système informatique qui avait entraîné une sous-estimation des coupures en 2008 pour éviter que les clients ne pâtissent d'éventuelles erreurs de facturations.

"Maintenant, le système est rôdé et on est revenu à une gestion normale", affirme un porte-parole, qui évoque "22.000 consommateurs coupés" soit "0,2% de nos clients".

"Les personnes en difficultés sociales ne sont jamais coupées", souligne-t-il. En outre "ceux qui sont coupés le sont au bout de trois avertissements et sont rétablis dès que leur chèque de réglement arrive".

Le son de cloche est différent à la CGT, principal syndicat chez les agents de GDF Suez. "Les fournisseurs de gaz naturel (GDF Suez, EDF, Altergaz, Poweo, etc...) sont en train de faire du tri dans leurs fichiers: ils ne veulent plus que des bons clients", dénonce Laurent Langlard, de la fédération Mines-Energie.

"Aujourd'hui, les fournisseurs lancent des avis d'impayés pour 100 euros, là où avant ils attendaient 300 euros", explique-t-il. "Les retards de réglements représentent un enjeu énorme pour le groupe en terme de trésorerie", souligne le syndicaliste.

En outre, le contexte de l'hiver 2010 aurait favorisé une hausse des coupures: "L'hiver a été particulièrement long et froid. Si on ajoute à ça, la hausse du prix du gaz et la précarité montante", remarque-t-il.

Pour tenir compte de la forte augmentation du nombre de demandes de coupures, GrDF a décidé d'augmenter leur tarif en le faisant passer de 51 euros à 88 euros (+72%).

"C'est donc le consommateur qui va devoir payer pour se faire couper le gaz", dénonce l'AFOC.

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Interview d'Olivier Besancenot (Libération du 26 juin)

27 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

«J’ai envie de prendre une place nouvelle»

(Libération du 26 juin)

 

Interview d' Olivier Besancenot, leader du NPA par Lilain Alemagna :

Le NPA s’interroge. Concurrencé par le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste a vu son score tomber à 2, 07% aux élections régionales. Son porte-parole, Olivier Besancenot, envisage sans état d’âme de s’éloigner un peu du devant de la scène.

La journée d’action sur les retraites a été un succès. La gauche peut-elle faire reculer le gouvernement ?

Le retrait de la réforme Woerth est possible. La crise du capitalisme suscite des remous politiques et des dissensions au sein des classes dominantes et à droite. La campagne unitaire menée par Attac et la fondation Copernic commence à porter ses fruits. Les équipes militantes ressortent de ces meetings gonflées à bloc. Toute la gauche est d’accord pour dire «on ne touche pas à la retraite à 60 ans». Alors frappons sur le même clou pour montrer que quelque chose est en train de se passer, comme lors de la lutte contre le CPE. Ce 24 juin n’est qu’un apéritif. Le plat principal sera servi à la rentrée, dès début septembre avec de nouvelles manifestations; puis avec la grève générale européenne prévue le 29 septembre. Le partage des richesses et du temps de travail permettrait de sauver nos retraites, de revenir aux 37, 5 annuités, et même de laisser partir avant 60 ans les travailleurs des métiers les plus pénibles. Si les salariés travaillaient moins longtemps dans les entreprises, tout le monde pourrait enfin se procurer un travail. Et s’il n’y avait pas 5 millions de chômeurs, les caisses de retraite seraient pleines.

Cette bataille sur les retraites marque votre retour au premier plan depuis les régionales. Pourquoi cette absence dans l’intervalle ?

Sur le terrain quotidien, il n’y a pas eu d’absence. J’ai continué à militer contre les licenciements, la destruction des services publics, à la Poste, pour les sans-papiers, la Palestine… Je n’ai pas pensé une seule seconde arrêter la politique. En revanche, j’ai sciemment assumé une discrétion médiatique. D’abord parce que nous avons pris une belle gamelle électorale. Ensuite pour que la base du parti puisse s’approprier des débats compliqués.

Quelle leçon tirez-vous des élections régionales de mars ?

Le reflux des luttes sociales ne nous a pas aidés. De plus, nous sommes passés à côté. Notre stratégie a été illisible. A la fois dans nos alliances à géométrie variable, mais aussi sur nos propositions, difficilement identifiées. Jusqu’à présent, nous arrivions à faire la synthèse entre une orientation à la fois unitaire et radicale. Cette fois nous avons perdu sur les deux tableaux.

Vous allez devoir choisir ?

Non. Nous devons réussir cette synthèse d’une orientation à la fois unitaire et radicale. Je reste persuadé que le projet du NPA - donner une nouvelle représentation politique aux militants du mouvement social qui ne se sentent représentés par aucun parti - reste d’actualité.

Le NPA est coupé entre ces deux orientations. Comment éviter le clash au congrès de novembre ?

En définissant une orientation politique qui ne soit pas exclusivement tournée vers les élections. Si nous voulons éviter un nouveau mandat de Sarkozy, nous devons l’affaiblir dès aujourd’hui. Puis, hors compétition électorale, nous devrons montrer que sur le terrain, entre anticapitalistes, marxistes et écosocialistes, des convergences sont possibles.

Votre handicap n’est-il pas que votre espace politique est aujourd’hui occupé par un Front de gauche qui paraît plus crédible ?

Lorsque nous avons fondé le NPA, le Front de gauche se créait et n’occupait pas sa place actuelle, à la gauche de la gauche. Alors comment pèse-t-on sur le cours des choses ? De l’intérieur, par un jeu d’alliances contre-nature avec le PS ? Ou de l’extérieur ? On achoppe sur cette question à chaque échéance électorale.

Un autre problème pour le NPA est la personnalisation autour de vous…

Nous en avons trop joué. Les solutions intermédiaires, homéopathiques pour montrer les autres visages du parti, ne marchent pas. Il faut se faire violence et accepter d’avoir un certain temps moins de représentation médiatique pour faire émerger un nouveau ou une nouvelle porte-parole, voire plusieurs. C’est à l’ordre du jour du congrès de novembre.

Cela signifie que vous ne serez plus porte-parole du NPA ?

On va discuter de tout ça collectivement. J’ai envie de prendre une place nouvelle dans la direction du NPA. Continuer à être présent dans les campagnes politiques et sociales. Etre sur le terrain de la réflexion politique et des idées. Travailler sur la perspective du regroupement européen des forces anticapitalistes. Ça fait dix ans que je suis porte-parole de la LCR, puis du NPA. J’en ai fait le tour et j’en suis heureux. Mais la rupture doit se faire. Le NPA va rebondir et ce rebond-là, il faut l’incarner. Le changement qualitatif et quantitatif entre la LCR et le NPA ne s’est pas traduit dans la représentation grand public.

Donc, pour 2012, pas de nouvelle candidature Besancenot ?

Allons-y étape par étape dans les annonces. Dans un premier temps, le problème pour le NPA est d’avoir un ou plusieurs nouveau(x) porte-parole et de discuter à son congrès de son orientation. Nous déciderons ensuite, en juin 2011, du choix du candidat.

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Marche des Fiertés : 800 000 personnes à Paris selon l'Inter LGTB

27 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Marche des Fiertés : 800.000 personnes selon les organisateurs, 34.000 selon la police

A partir de AFP et TETU

Ils étaient 800 000 selon les organisateurs, mais à peine 100 000 selon la police(sic) . La Gay Pride parisienne a été largement suivie, dans une ambiance bon enfant, avec le mariage et l'adoption pour les homosexuels en tête des revendications politiques.

Comment, mais comment la préfecture de police peut-elle sans rougir annoncer que 100 000 personnes seulement participaient à la Marche des fiertés, aujourd'hui à Paris? Pire: comment, mais comment peut-elle prétendre dans son décompte qu'il n'y avait que 34 000  personnes sur les boulevards, et 65 000 badauds sur les trottoirs?

Ceux qui ont vu défiler pendant plus de deux heures la foule compacte des participants, n'en croiront pas leurs oreilles. L'Inter-LGBTI (
Lesbienne, Gay, Bi, Trans’, Intersexe.) non plus, qui annonce de son côté près de 800 000 personnes. L'association organisatrice de la Marche dénonce d'ailleurs les chiffres «scandaleusement minorés» fournis par la préfecture de Police. Tous ceux qui regardaient passer le cortège étaient pourtant d'accord: la foule semblait plus dense cette année que l'an passé, alors qu'en 2009 la préfecture de police avait bien voulu voir 200 000 personnes entre Montparnasse et Bastille. Le mystère de la comptabilité de la préfecture reste entier.

Incident diplomatique en tête de cortège
Quoiqu'il en soit, la Marche a été ouverte comme chaque année par une vingtaine de motards du gay moto club (GMC) brandissant des drapeaux arc-en-ciel. Suivaient les élus, avec notamment le numéro 2 du PS Harlem Désir et le  président PS du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, qui a affirmé : «C'est la neuvième marche à laquelle je participe et je viens redire ici que nous sommes favorables au mariage entre personnes du même sexe et à l'adoption pour les homosexuels». «Sur ces sujets, la France est en retard par rapport aux autres pays européens», a ajouté la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, présente aussi dans le carré de tête.

Petit incident diplomatique en tête de cortège: un conseiller de Paris UMP, Thierry Coudert, a été écarté du groupe des élus par le service d'ordre. Il a dénoncé «une attitude incompréhensible, car je suis dans mon parti favorable au mariage et à l'adoption pour les gays». Vincent Loiseau, le porte-parole de l'Inter LGBTI, qui réunit 60 associations et organise la Marche, a justifié cette exclusion en rappelant «que n'étaient accueillis dans la tête du cortège que les représentants des partis défendant les revendications de l'Inter LGBTI».

«Selon les sondages, 65% des Français sont favorables au mariage gay et 57% favorables à l'adoption, l'ensemble des forces de gauche est favorable au mariage et l'adoption, il y a donc un blocage d'une partie de la droite, qui bloque toute avancée des droits», a t-il rappelé.

Chars des partis politiques
Parmi les quelque 70 chars décorés avec sono et danseurs, tous les partis de gauche et écologistes étaient représentés, ainsi que les UMP de GayLib, les syndicat CGT et CFDT, les homos chrétiens de David et Jonathan, les homos juifs de Beit Haverim.

Char de la police

Dans le char de la police, avec l'affiche «uniformes que dans la tenue», des policiers arrosaient la foule avec des pistolets à eau et distribuaient des préservatifs. Dommage qu'ils ne le fassent pas lors des interventions musclées habituelles de la police.

Publicité et commerce

Des entreprises diverses ont profité de cette Marche pour des actions commerciale, comme Renault, qui présentait sa nouvelle décapotable en partenariat avec TÊTU, et Daihatsu qui présentait un nouveau modèle avec la mention «le droit à la différence» sur un char qui bougeait bien, en toute fin de Marche. En fin de cortège, on a pu voir également  une immense pièce montée qui faisait la pub de la nouvelle pièce produite au théâtre Mogador, Mamma mia.

 Minutes de silence
Et comme chaque année, trois minutes de silence ont été observées à 16h30 en hommage aux victimes du sida


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Affaire Bettencour-Banier et Woerth : une affaire d'Etat ?

27 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

AFP, Mise a jour : samedi 26 juin 2010

Zones d'ombre persistantes sur la situation fiscale de Bettencourt et Banier

 

Des zones d'ombres persistent sur la situation fiscale de la femme la plus riche de France, Liliane Bettencourt, et de son ami François-Marie Banier, suscitant de nouvelles questions adressées notamment au ministre Eric Woerth, qui a été défendu par le chef de l'Etat.

 

Depuis le G8 au Canada, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il maintenait "complètement et totalement" sa confiance en son ministre du Travail Eric Woerth.

Sur la sellette depuis la découverte d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de Mme Bettencourt, l'ex-ministre du Budget s'était défendu vendredi d'avoir donné une quelconque instruction pour éviter un contrôle fiscal à l'héritière de L'Oréal. Mais il a révélé avoir autorisé en 2009 un contrôle fiscal de M. Banier.

Un redressement a été notifié à l'artiste qui l'a réglé, a indiqué à l'AFP son avocat Me Hervé Témime, affirmant qu'il concernait des dons "à des amis proches", sans lien "avec des avoirs à l'étranger ou avec la procédure en cours" pour abus de faiblesse engagée par la fille de la milliardaire.

Le photographe doit être jugé dans ce dossier à partir de jeudi à Nanterre pour des centaines de millions d'euros de dons que lui a consentis la milliardaire, procès qui risque fort d'être ajourné.

C'est en lien avec cette enquête que le parquet des Hauts-de-Seine a saisi le fisc le 9 janvier 2009 "de la procédure suivie à l’encontre de François-Marie Banier et tous autres", lui transmettant "l’intégralité des éléments de la procédure et des scellés", selon le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

"Une chose est ce dossier (le dossier fiscal de M. Banier, ndlr), une autre est le comportement fiscal de Mme Bettencourt", notait-on à l'Elysée, en soulignant que "jamais aucun procureur n'avait saisi (l'administration fiscale) du dossier de Mme Bettencourt".

L'ex-numéro un du PS, François Hollande, a demandé à M. Woerth de dire "s'il avait ou non engagé" un contrôle fiscal contre Mme Bettencourt. Le président du Modem François Bayrou a dénoncé des méthodes d'évasion fiscale "inacceptables".

Depuis la révélation des enregistrements piratés, M. Woerth est visé par des accusations de conflit d'intérêt qu'il conteste. Ces écoutes mettent au jour des opérations pour échapper au fisc, des immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire et des liens troubles entre la milliardaire et le couple Woerth.

Salariée depuis 2007 de la société Clymène qui gère la fortune Bettencourt, l'épouse du ministre du Travail, Florence Woerth, a annoncé qu'elle allait en démissionner. Le site Mediapart s'interrogeait samedi sur les pertes enregistrées à cinq reprises depuis sa création en 2000 par Clymène, chargée de valoriser les dividendes versés par L'Oréal à Mme Bettencourt.

Au coeur des suspicions figurent deux comptes en Suisse de Mme Bettencourt et le statut de l'île seychelloise d'Arros, non déclarés au fisc français. Mme Bettencourt a annoncé qu'elle allait régulariser ses fonds situés à l'étranger.

Son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre indique dans le Figaro que 78 millions d'euros étaient placés sur ces comptes en Suisse. "S'il y a eu des négligences, ce n'était pas volontaire de sa part", dit-il.

Dans un enregistrement publié par Mediapart, il déclarait : "Il faut qu'on arrange les choses avec vos comptes en Suisse. Il ne faut pas que l'on se fasse prendre avant Noël".

A propos d'Arros, il explique au Figaro que l'île a été "achetée en 1997 avant que je ne sois là", dit tout ignorer de "la structure de la société qui la détient", précisant que Mme Bettencourt n'en est "que locataire".

Dans un autre enregistrement diffusé par Mediapart, il évoquait Arros : "Je n'ai pas du tout envie que l'on dise que Mme Bettencourt a une île par le biais d'une société au Liechtenstein et d'une fondation".

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