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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Tract du comité d'Evreux du NPA - 28 et 29 novembre 2009

30 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Tract distribué sur les marchés d'Evreux les 28 et 29 novembre 2009
Pour lire le tract complet au format PDF, cliquer sur le titre en rouge

Rêver d'un autre Monde!

 

                Tract du 28 et 29 Novembre                

Comité d'Evreux du Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour nous contacter : npa-27@hotmail.fr ou par Tél : 06.88.16.08.6


Au NPA, nous sommes devant un immense chantier. Nous avons l'ambition de rassembler, petit à petit, tous ceux qui s'opposent au fonctionnement actuel de l'Economie et du Monde.

A nos yeux, tout doit être remis à plat. Il n'y a pas de sujet tabou et,en particulier, nous n'aurons de cesse de crier que toutes les règles du jeu régissant l'Economie peuvent êtres changées par le Pouvoir Politique.

A défaut d'être facile, la Direction que nous proposons est claire :

Rompre avec le Système économique Capitaliste pour construire un Socialisme

du 21 ème siècle.


Nos emplois...

pas leurs profits !

REUNION

PUBLIQUE

Lundi 14 décembre

20H 30

salle Jules Janin

EVREUX

NPA

Nouveau

Parti

Anticapitaliste

 

St Nicolas 6 décembre

à Evreux


Le dimanche 6 décembre, le NPA tient un stand à la foire de la St Nicolas

Place Armand Mandle ( devant l'ex magasin Printemps )

Nous t'invitons à y passer.

A partir de 12H l'apéro est offert ; matin et après-midi café et thé offerts

A votre disposition : tracts et brochures.

Nous y ferons signer la pétition : «  Patrons-voyous, rendez l'argent public ! »


 

Lisez l'Hebdo du NPA :

TOUT est à Nous

( en vente auprès des militants au prix de 1, 20 euros)

 

 

Appel à Dons

Notre parti vit des cotisations de ses adhérents et des dons qu'il reçoit. Assurer notre indépendance financière est pour nous un impératif. Souscrire, ce n'est pas adhérer au NPA, mais c'est nous aider en contribuant financièrement à l'existence d'un parti qui refuse de se soumettre à l'ordre existant

Nous comptons sur votre Solidarité

Chèques à l'ordre de «  NPA – Souscriptions «  Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôts égale à 66% de leur montant. Association de financement «  NPA souscription » - 2 rue Richard Lenoir 93100 Montreuil – Agrément de la CCFP 06 avril 2009 – Dons destinés au NPA


 

Vers le sommet de Copenhague : Notre avis sur la question du Climat

Tous les rapports ( Met Office au Royaume Uni ; GIEC Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution des Climats ) convergent vers la même certitude : l'activité de l'Homme est en train de bouleverser tous les écosystèmes sur la planète. Le Rapport du Met Office conclut que le réchauffement climatique pourrait atteindre 4°C entre 2060 et 2070. La stabilisation du climat requiert au minimum une réduction de 85% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050.

Toutes les mesures politiques depuis Kyoto pour réduire nos émissions de Carbone ont échoué. Une mesure comme la Taxe Carbone est à nos yeux socialement injuste et écologiquement inefficace. En effet, cette taxe touche surtout les simples citoyens qui n'ont pas de réel choix dans leurs modes de transport et dans leurs choix de résidence.

Nous voulons une Politique qui concilie le Social et l'Ecologie

  • Développement et gratuité des transports en commun de proximité

  • Tout faire pour rapprocher le lieu de travail et le lieu de vie ( cela signifie l'interdiction du travail précaire par exemple )

  • Interdiction à terme du transport routier longue distance en favorisant le fret et le ferroutage

  • Plan d'urgence de réquisition des logements vides, habilitation et isolation de l'habitat ancien

  • Promotion d'une agriculture Biologique et paysanne dxce proximité avec un contrôle public de la distribution

  • Création d'un Service Public Unifié de l'énergie avec appropriation collective des profits avec pour objectif un développement massif des énergies renouvelables et de la recherche en ce domaine

Pour Nous, un changement radical de politique à l'égard de l'Environnement supposera à terme de ne plus soumettre les choix de société au critère de la rentabilité capitaliste.


 

Les Aides Publiques aux entreprises Privées :

65 milliards d'Euros par an ( Selon le rapport d'Etat sur les aides publiques aux entreprises de Janvier 2007 ).Depuis des dizaines d'années,  que se soit sous des gouvernements de gauche ou de droite, le patronat a été copieusement arrosé de subventions sans aucun retour de garantie ni contre partie

Ce total de 65 milliards d’€ représente un peu plus que le total du budget de l’Education nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières, plus de trois fois le budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est aussi un chiffre supérieur au déficit public.

 

Glaxo- Smith-Kline Evreux : Un Scandale avec nos impôts !

Aides publiques reçues par GSK en 1999 : 914.000 euros ( Conseil Général ) - Un Million d'euros ( Conseil Régional ) - 304.000 euros ( Municipalité d'Evreux ) + un terrain de 6.000 m2 pour la somme de 2.500 euros

Bénéfice net de l'entreprise : 1, 5 milliard au 3ème trimestre 2009 ( en hausse de 30% )

Et : Licenciement de 600 personnels en intérim ou CDD + 700 salariés en CDI et cela continue !!!

Une pétition, à l'initiative du NPA, exige la restitution de ces aides.

Elle peut être signée à l'adresse suivante :

http://5465.lapetition.be/


 

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Consultation des militants du NPA sur les élection régionales

30 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Consultation des militants du NPA sur les élections régionales...

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Le Conseil Politique National du NPA a lancé, comme nous nous y étions engagés, une procédure de consultation démocratique de l’ensemble des membres concernant l’orientation du NPA pour les élections régionales de mars prochain. Vous trouverez ci dessous les 3 positions nationales en présence qui seront soumises à un votre contradictoire dans les réunions de militants d'ici le 6 décembre.

Position A

Sur la politique du NPA pour les élections régionales des 13 et 20 mars 2010

Texte présenté par : Myriam Duboz, Catherine Faivre d'Arcier, Anne Leclerc, Yvan Lemaître, Galia, Trépère, Ingrid Hayes, Fredéric Borras, Sandra Demarcq, Olivier Besancenot, Basile Pot, Myriam Martin, Béatrice Walylo, Coralie Wawrzyniak , Gérard Nicol, Alain Castan, Alain Pojolat, Pierre Baton, Christine Poupin, Guillaume Liegard, Vanina Giudicelli, Pierre-François Grond.  Texte présenté à partir de la position 1 exprimée au CPN de novembre et par les camarades qui ont présenté la position 5.

1/La démarche unitaire que nous avons engagée pour les élections régionales de mars 2010 est fondée sur la nécessité d'offrir des perspectives politiques d'ensemble, sur le terrain des luttes comme des élections, dans un contexte marqué par la brutalité de la crise du capitalisme et de l'offensive, des attaques de la droite et du patronat. Cette démarche se décline en trois exigences : unité, radicalité, indépendance. Unité en recherchant sincèrement un rassemblement autour de mesures d'urgence et pas sur l'intégralité de notre programme et de notre stratégie, radicalité autour d'une plateforme programmatique, indépendance par rapport au social-libéralisme, à la gauche de gestion, d'adaptation qu'incarnent principalement le Parti socialiste et Europe Ecologie. Et cela dans l'objectif de porter avec plus de force les exigences des classes populaires face à la crise pour aider à la convergence des luttes et la préparation d'une riposte du monde du travail. Nous revendiquons la continuité de la déclaration unitaire que nous avons signée le 28 septembre.

2/ Quatre mois de discussion nationale, dans un cadre initié par le NPA, n'ont pas permis d'obtenir un accord national. Les conditions politiques imposées par le Front de Gauche, dans lequel le PCF a joué un rôle décisif, sont incompatibles avec l'orientation du NPA. Car elles visent à constituer des listes qui se situent d'emblée dans une perspective de gestion des régions avec le PS, et Europe Ecologie, de constitution de majorité régionale de toute la gauche. Or, l'antilibéralisme et le libéralisme, sur chacun des choix concrets à opérer, ne peuvent pas se marier. De ce point de vue, le PCF est cohérent: il se situe, malgré une généralisation de listes autonomes, dans la continuité de la politique menée depuis au moins 2004 puisqu'il participe aux exécutifs régionaux dans 16 régions et qu'il vote en ce moment, comme depuis six ans, les budgets régionaux pour 2010. Les dirigeants du PCF ont multiplié les déclarations hostiles au NPA, les gestes visant à l'écarter du cadre unitaire. Soutenus par les dirigeants du PG, ils ont tourné le dos à un accord malgré les concessions politiques que nous avons faites afin d'en réunir les conditions.

3/ Le NPA ne renonce ni à sa politique, ni à son engagement unitaire. Sans s'en satisfaire, il prend acte de l'exclusive du Front de gauche qui refuse de discuter nos amendements les considérant comme l'expression d'un désaccord stratégique. Tout en continuant à militer pour l'unité la plus large sur le terrain des luttes et des mobilisations, le NPA poursuit désormais sa politique de rassemblement dans les régions, dans la continuité de nos propositions nationales, en direction des forces de l'arc unitaire, des groupes locaux, des militants attachés aux axes suivants :

- la défense d'un programme de rupture anticapitaliste et écologique. Les régionales auront un double enjeu, local et national. Il s'agira de battre la droite, de contrer son offensive politique réactionnaire. Mais il faut aussi que les politiques de droite et patronale soient battues et que, en lien avec les mobilisations populaires, des mesures d'urgence sociales, démocratiques et écologiques radicales inédites soient mises en oeuvre. Nous ne voulons pas d'une alternance sans changement, nous ne voulons pas gérer le système en nous contentant de le tempérer sur le plan social et écologique. Nous voulons changer les rapports de force, donner confiance aux travailleurs, en leur force, légitimer leur refus de payer les frais de la crise dont seules les classes capitalistes sont responsables. Nous voulons défendre un programme radical permettant de donner des réponses à celles et ceux qui souffrent des conséquences de la crise économique, celles et ceux qui sont inquiets de l'avenir de l'humanité confrontée à une crise écologique d'une gravité exceptionnelle. Nous voulons la rupture, pour en finir avec le chômage et les licenciements, contre les privatisations, pour la mise en place d'un grand service public bancaire, pour la défense du pouvoir d'achat, la réduction du temps de travail, le droit à la sécurité sociale et à la retraite, pour la reconversion écologique, la mise en place d'un grand service public de l'énergie, pour le droit à l'éducation pour tous, contre toutes les formes de discrimination et d'oppression.

- des mesures régionales incarnant à cette échelle cette politique de rupture. Nous proposons quelques mesures, sur lesquelles nous ferons campagne et que nous voulons porter dans les conseils régionauxen nous appuyant sur la population :

. les transports gratuits et 100 % publics,

. le refus des subventions au patronat et la récupération des aides versées aux entreprises qui licencient,

. un service public de la formation professionnelle et l'arrêt du financement de la formation contrôlée par le MEDEF,

. l'arrêt des fonds publics pour les lycées privés,

. le refus de la précarité pour les personnels des régions…

- un positionnement contre la droite UMP qui cherche à récupérer de nouvelles régions comme levier pour mener une politique encore plus réactionnaire. La réforme territoriale engagée par Sarkozy n'a d'autre objectif que de renforcer le contrôle de l'Etat sur les régions tout en les mettant en concurrence pour mieux attaquer les droits des salariés pour le compte du patronat. Nous défendons la mise en place d'une réelle démocratie directe permettant à la population d'exercer son contrôle à tous les niveaux de la vie économique et sociale.

- l'indépendance de nos listes qui présentent une alternative globale aux politiques menées, qui tourne le dos aux politiques gestionnaires qui ont été menées par les majorités régionales sortantes ce qui implique de refuser toute majorité de gestion avec le PS et Europe Ecologie. Dans les réunions nationales unitaires, le NPA a fait des propositions de compromis concernant les exécutifs: «tout dépend des rapports de force politiques et sociaux, mais nous considérons que ces rapports de force ne permettent pas de participer à des gouvernements régionaux dont la politique est dominée par le PS et Europe Ecologie».

- la possibilité de représenter, le cas échéant, nos électeurs et nos électrices dans le cadre de fusions démocratiques avec les forces de gauche et écologiste sur une seule base : le rejet de la droite et sans accord de gestion. De telles fusions démocratiques, que permet la loi dans le cas où nos listes dépasseraient les 5%, ne pourraient se concevoir qu'avec des listes de gauche sans accord avec le MODEM.

4/ Le NPA souhaite être présent à ces élections régionales dans les 21 régions métropolitaines, si possible dans des cadres unitaires. Il se situera en solidarité avec les listes anticapitalistes qui pourraient se présenter en Corse et dans les collectivités d'outre-mer, fidèle à son principe d'autodétermination.

La présence du NPA se matérialisera sous la forme de listes unitaires régionales constituées sur les bases mentionnées ci-dessus, ou de listes NPA ouvertes à celles et ceux en accord avec notre orientation.

 

Position B

Texte présenté par Alex (CPN, 76), Annie (CPN, 85), Armelle (CPN, 92), Audrey (CPN, 21), Caroline (CE, 92N), Dimitri (CPN, 92N), Dominique (CE, 25), Françoise (CPN, 68), Fréderic (CPN, 78), Gaël (CPN, 92N), Jacques (CE, 68), Jean-François (CPN, 93), Jean Noël (CPN, 55), Joaquin (CPN, 68), Jules (CPN, 44), Mahmoud (CPN, 37), Mathilde (CE, 92N), Pauline (CPN, 31), Sébastien (CPN, 74), Siar (CPN, 67), Simone (CPN, 17), Sophie (CPN, 54), Vincent (CPN, 68), Virginie (CPN, 75), soutenue par les représentants de la Fraction l'Etincelle de Lutte ouvrière au CPN (Bernard 92, Flores 75, Jihane 75, Marie-Hélène 76).

 Dans les luttes comme dans les élections: une politique de rupture avec le capitalisme

La politique initiée par le NPA en vue d'un accord pour les régionales est désormais caduque. Quatre mois de discussion nationale dans laquelle s'est investi pleinement le NPA et à son initiative n'ont pas permis d'obtenir un accord national. Les conditions politiques imposées par le Front de gauche sont incompatibles avec l'orientation du NPA. Cela crée naturellement beaucoup de débats entre nous, mais le plus important désormais est de redonner à l'ensemble de l'organisation un cadre et des objectifs qui nous mobilisent réellement dans la période qui vient. C'est le sens de cette résolution que nous soumettons au vote de l'ensemble des camarades du NPA.  

La politique unitaire menée depuis le CPN de juin est arrivée à son terme, tirons un bilan et passons à notre campagne

On ne peut que le constater : les conditions pour un accord avec le PCF et le PG ne sont pas réunies car leur choix de participer à des exécutifs avec le PS reste à l'évidence un élément incontournable et durable de leur politique. En même temps, et c'est lié, ces deux partis ne cherchent même pas à discuter et à envisager la possibilité d'un affrontement global contre la politique du patronat et du gouvernement ne serait-ce que sous la simple forme d'un soutien sérieux aux luttes en cours et encore moins à leur convergence.

Cela ne veut pas dire qu'il ne fallait pas s'adresser à ses militants comme à ceux du PG. Bien au contraire. Mais s'adresser à la base populaire du PCF et du PG, cela voulait dire discuter du programme, des luttes nécessaires pour l'imposer, s' appuyer sur les angoisses et les colères sociales engendrées par la crise qui persistent toujours très largement aujourd'hui même si elles trouvent moins le chemin des luttes, parler un langage accessible à tous reflétant les détresses et les rages des jeunes, des quartiers et des usines, et non pas rester confinés dans des négociations au sommet, loin des quartiers et des entreprises.

En pratique, l'orientation s'est déplacée petit à petit sous la pression du PCF et surtout du PG qui est devenu à l'évidence la cible prioritaire de cette politique en semant bien des confusions.

Au CPN de juin 2009, nous portions « une proposition de rassemblement autour d'un programme anticapitaliste portant les exigences des travailleurs et des classes populaires face à la crise, en particulier l'interdiction des licenciements». En septembre, il n'était plus question que d'un «front durable anticapitaliste et antilibéral» actant la disparition pure et simple de l'interdiction des licenciements. En novembre, dans l'amendement à la déclaration du Fdg, le "grand service public bancaire" n'y était plus sous contrôle de ses salariés et de la population. La formule vague de "défense du pouvoir d'achat" remplace les 300 euros nets d'augmentation ainsi que le minimum de 1500 euros nets. La "réduction du temps de travail" se fait sans le partage du travail entre tous. Le "droit à la retraite" ne spécifie ni le nombre d'annuités, ni l'âge, ni le taux. On y réclame le droit à l'éducation ou le droit à la sécurité sociale, à la reconversion écologique...etc., comme pourrait le faire le PS.

C'est ainsi qu'au fil des «déclarations unitaires», le cadre de nos raisonnements est devenu exclusivement celui des régions puis des institutions elles mêmes, avec un programme adapté en conséquence, destiné à être «mis en œuvre» dans les conseils régionaux, tout en maintenant une ambiguïté de plus en plus inquiétante sur les possibilités de participer aux exécutifs: Dans la résolution adoptée au CPN de novembre, la possibilité d'y participer n'était écartée que dans le cas où ces exécutifs «seraient dominés par le PS tel qu'il est». Dans les propositions faites par le CE pour la réunion unitaire du 16 novembre, on explique que cela dépend des «rapports de forces politiques et sociaux» et de «la volonté d'appliquer les points essentiels de notre programme». Lesquels au nombre de quatre ne constituent nullement le début d'une véritable rupture avec la logique capitaliste.

Cette orientation finit inévitablement par créer de nombreuses illusions sur le rôle des élections, l'intérêt d'avoir des élus, le programme que nous devrions défendre et sa mise en œuvre dans le cadre des régions et des institutions. Maintenant la majorité du CE nous propose de continuer au niveau régional cette politique qui a déjà fait la démonstration de son échec au niveau national. Ça ne pourrait que continuer et augmenter la même confusion localement et peut-être en pire par endroit.

Mais quel que soit le bilan et l'appréciation que l'on peut avoir sur la politique menée jusqu'ici par le NPA, il s'agit désormais d'en sortir ensemble en faisant l'effort de remobiliser toute l'organisation autour d'objectifs qui sont à notre portée :

- Prendre acte de l'impossibilité de continuer à négocier un accord unitaire avec le PCF et le PG au niveau national comme régional

- Préparer les conditions d'une campagne électorale réussie du NPA en lien avec nos objectifs essentiels sur le terrain des luttes et des courants de colère populaires

- Donner le plus rapidement possible une impulsion réelle à notre campagne pour le droit à l'emploi et l'interdiction des licenciements  

La situation politique et sociale exige une politique de rupture avec le capitalisme.

Dans le contexte de crise du système capitaliste, le patronat et le gouvernement tentent de poursuivre leur entreprise de destruction des acquis des travailleurs. Face à la crise dont les conséquences sur le plan social sont chaque jour plus graves, notre priorité est de proposer aux exploités et aux opprimés une politique qui leur donne les moyens de changer réellement le rapport de force afin de faire payer aux seuls capitaliste les frais de la crise. Pour œuvrer à un tel changement, l'unité du monde du travail et des classes populaires est un enjeu majeur, mais elle doit s'accompagner d'une orientation claire qui s'appuie sur les courants d'opinions populaires pour interdire les licenciements, augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux, embaucher dans les services publics, en finir avec les interventions militaires de notre propre impérialisme et commencer à lutter réellement contre le réchauffement climatique. Cela passe par la mise en cause du droit des capitalistes à diriger la société et la défense d'un programme pour les luttes dont on sait que pour déboucher elle ne peuvent rester dans un cadre local ni même régional.

La priorité de notre parti est de tout faire pour donner une expression sociale et politique à la volonté des classes populaires de ne pas payer la crise. Même si aujourd'hui le niveau des luttes n'est pas le même qu'au printemps, même si la rage du monde du travail s'exprime moins visiblement, elle est toujours là et bien là. C'est pourquoi notre politique de construction d'un mouvement d'ensemble que nous continuons bien entendu à proposer aux autres forces syndicales et politiques, mais aussi et surtout aux militants et aux différents milieux que ces forces continuent d'influencer, est toujours compréhensible par tous. Cela passe par une prise en charge réellement prioritaire de la campagne: «Nos emplois, pas leurs profits» en lien avec les luttes existantes contre les licenciements, à La Poste, chez les travailleurs sans-papiers, dans l'éducation…

Cette campagne est politique car l'emploi est au centre de la grande majorité des relations sociales, les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les divisions, oppressions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, français et immigrés et permettent de poser les questions de l'ordre social capitaliste et d'une autre société. En même temps le centre de gravité des mobilisations de tous ces derniers mois a tourné autour de l'emploi ou de la défense du service public et c'est là que peuvent se construire les rapports de force sociaux et politiques. C'est pourquoi c'est autour de cette campagne et de ses multiples déclinaisons, public/privé, femmes, immigrés, jeunes... que nous pouvons construire l'unité dans la lutte comme bâtir les éléments qui nous permettront d'aller vers la campagne électorale proprement dite.  

Un programme anticapitaliste pour les élections régionales.

Nous proposons de mener une campagne qui découle de cette campagne emploi sur le mot d'ordre général «Face à la crise sociale et écologique imposons des mesures d'urgence anticapitalistes».

Ce programme se fera notamment sur les bases des points suivants :

- Interdiction des licenciements et répartition du travail entre toutes et tous, en finir avec la précarité, transformation en CDI des contrats précaires,

- Augmentation des revenus et salaires de 300 euros nets avec un minimum de 1500 euros nets en prenant sur les profits,

- Défense et redéploiement des services publics, nationalisation de l'ensemble du secteur financier et création d'un service public bancaire unique sous le contrôle des travailleurs et de la population

- Régularisation de tous les sans papiers, droit de vote à toutes les élections,

- Egalité hommes/femmes,

- Droits pour la jeunesse, pré-salaire d'autonomie,

- Arrêt des politiques sécuritaires et de la répression policière

- Lutte contre le réchauffement climatique,

- Arrêt des interventions militaires de la France en Afghanistan et en Afrique

La campagne combinera des mots d'ordre d'ampleur nationale, en opposition à la politique de Sarkozy et du patronat, avec des mots d'ordre adaptés au cadre des régions: arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises et aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée par le patronat; récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié; développement des services publics et du logement social...

Tout ce qui ira dans le sens des intérêts des travailleurs sera soutenu par nous, mais sans cacher non plus que certaines de nos propositions ne pourront guère être mises en œuvre dans le cadre des prérogatives des régions. Il faudra non seulement s'opposer à l'Etat et à sa légalité, mais imposer un réel contrôle des travailleurs pour commencer à en voir le début de leur réalisation. Ainsi nos élus n'agiront pas uniquement dans le cadre restrictif de la gestion régionale mais dans le cadre de la construction d'un rapport de force général entre patronat et monde du travail.

C'est pourquoi, en lien avec les mobilisations, la campagne continuera d'expliquer que pour imposer ces mesures d'urgences, il faut un mouvement d'ensemble capable de chasser Sarkozy et le gouvernement. Notre rôle est de préparer les conditions pour une grève générale qui déboucherait sur un affrontement global avec le pouvoir. Nous devons chercher à développer systématiquement les formes d'auto-organisation parmi les travailleurs et la population en lutte, comme les comités de grève.

La question du 2ème tour

La consigne de vote du deuxième tour n'est pas la discussion prioritaire. C'est une question tactique qui dépend de la politique défendue par les autres courants pendant la campagne et de la perception qu'en ont les travailleurs. Elle dépend en partie des résultats du premier tour.

Notre position, qui ne placera pas sur le même plan la gauche et la droite même si nous condamnons toutes les politiques de droite, sera choisie le soir du premier tour.

Fusions «techniques» ou «démocratiques»

Dans la situation actuelle, nous nous opposons à des «fusions techniques» ou «démocratiques» au deuxième tour. Aucune fusion n'est simplement «technique» ou «démocratique», puisqu'il ne viendrait à l'idée à personne de les proposer à la droite.

Quel que soit l'intérêt que nous pourrions porter à cette démarche, il apparaît aujourd'hui avec évidence qu'elle ne saurait être comprise à l'échelle de masse. On pourra toujours prendre toutes les précautions pour expliquer qu'il ne s'agit pas d'un accord politique, c'est cet aspect qui risque de prendre le dessus. Un accord avec le PS nuirait donc à l'explication de notre politique d'indépendance vis-à-vis de ce dernier au premier tour et de rupture avec le système.

Lorsque nos listes pourront se maintenir au second tour, elles le feront pour permettre aux électeurs de confirmer leur vote.

Remobiliser l'organisation autour de ses axes fondateurs, voilà notre priorité

L'important aujourd'hui est de donner une nouvelle impulsion à toute notre organisation. C'est pourquoi nous avons proposé au dernier CE d'établir un texte commun de remobilisation de toutes nos forces pour être prêts ensemble pour les prochaines échéances électorales. La résolution que nous soumettons au vote reflète l'esprit de cette démarche.

 

Position C

Pour des listes unitaires des forces antilibérales et anticapitalistes

Texte proposé par Aguirre (CPN 75), Anne (CPN 93), Anthony (CPN 51), Christian (CPN 23), Danièle (CE, 93), Edouard (CPN 75), Fanny (CPN 75), Flavia (CPN 75), France (CPN 75),Jeremy (CPN 57), Karel (CPN 59), Leila (CE, 75), Maël (CPN 75), Mireille (CPN 26), Monique (CPN 92), Morand (CPN 54), Olivier (CPN 63/93), Philippe (CPN 75), Régis (CPN 44), Robert (CPN 34), Roxane (CPN 75), Stéphanie (CPN 94), Yannick (CPN 75), Yann (CE 92).

Le NPA réaffirme sa volonté d'aboutir à des listes unitaires de la gauche antilibérale et anticapitaliste lors des élections régionales de mars 2010, à l'échelle nationale comme à l'échelle régionale.

Il existe aujourd'hui, dans la population, une volonté forte d'infliger une défaite politique à Sarkozy et à son gouvernement, mais sans pour autant cautionner la politique du Parti socialiste et d'Europe Ecologie. Cette dernière se résume en effet à vouloir limiter les excès du libéralisme plutôt que de proposer une réelle politique alternative basée sur la satisfaction des besoins sociaux et écologiques de la majorité de la population et une autre répartition des richesses. Une division des forces à la gauche du PS, dont la population attend qu'elles répondent à cette aspiration, serait incompréhensible, d'autant que dans plusieurs régions et départements, souvent en lien avec la participation commune à des mobilisations unitaires comme celle contre la privatisation de la Poste, les rencontres unitaires ont abouti à des déclarations communes et au constat que des bases politiques existent pour un accord. Les discussions qui se mènent depuis plusieurs mois entre le Front de gauche, les Alternatifs, la Fédération, le FSQP, le PCOF, le MPEP et le NPAont fait grandir l'espoir d'aboutir à l'unité. Les diverses déclarations de la direction du PCF prétendant construire des listes sans le NPA ne doivent pas nous amener à abandonner la perspective de listes unitaires avec lui et toutes les forces de la gauche antilibérale et de la gauche anticapitaliste.

Le NPA s'adresse à l'ensemble de ces forces politiques pour reprendre les discussions et lever les derniers obstacles à la constitution de listes unitaires. Des points d'accord significatifs ont d'ores et déjà été enregistrés :

- sur la nécessité de défendre des revendications qui répondent aux exigences portées par les mobilisations et aux aspirations du plus grand nombre;

- sur la constitution de listes indépendantes du Parti socialiste et d'Europe Ecologieau premier tour;

- sur la fusion démocratique des listes au second tour permettant de battre la droite et de représenter nos listes à la proportionnelle;

- sur le refus de toute liste commune au second tour en cas de présence du Modem ou d'un autre parti de droite.

La question de la participation à des exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe Ecologie a constitué jusqu'alors un point de blocage. Il a cependant été possible de s'accorder sur le fait qu'une participation à des exécutifs régionaux dépendrait des rapports de force politiques et sociaux; qu'il était en tout état de cause exclu de le faire avec le Modem; et que la participation n'était pas envisageable si ces exécutifs décidaient de mener des politiques d'accompagnement du libéralisme contradictoires avec les exigences défendues pendant la campagne et sur la base desquelles nos candidat-e-s auront été élu-e-s.

L'objectif qui guide la constitution de listes unitaires est de tout mettre en œuvre, dans les mobilisations comme dans les institutions, pour que les travailleur-se-s et les classes populaires puissent imposer leurs exigences. Des appréciations différentes peuvent exister quant à la façon de peser sur la politique menée dans les régions. Cela implique de garantir la liberté de vote et de parole de chacune des composantes de la liste unitaire au sein des conseils. Aucun des partenaires ne peut ainsi exiger que le NPA participe à des exécutifs contre sa volonté, et de son côté le NPA ne fait pas d'une éventuelle participation conditionnée de certains de ses partenaires à des exécutifs où le PS et Europe Ecologie seraient majoritaires un motif de rupture. Les élu-e-s du NPA conserveront leur indépendance et leur complète liberté de vote dans les conseils régionaux, sans participer aux exécutifs dominés par le PS ou Europe Ecologie.

Les militant-e-s du NPA mandatent la direction nationale, en lien avec les directions régionales, pour reprendre ou poursuivre les discussions à l'échelle nationale et dans le maximum de régions avec l'ensemble des forces politiques se situant en indépendance et à gauche du Parti socialiste pour aboutir à un accord.

a) Sur quelques mesures que devrait mettre en œuvre un conseil régional pour rompre réellement avec la politique libérale de remise en cause de l'ensemble des acquis sociaux et des droits démocratiques, mesures que porteraient nos listes unitaires, illustrant une claire alternative aux listes du Parti socialiste et d'Europe Ecologie.

Tourner la page des politiques de renoncement qui dilapide l'argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

Mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d'un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique.

b) Acter qu'une participation à des exécutifs,qui ne peut être envisagée avec le Modem ou si les dits exécutifs envisagent une politique contradictoire à l'orientation défendue par les listes unitaires au premier tour, sera discutée au soir du deuxième tour. Chacune des composantes estimera alors si les conditions sont réunies pour participer ou non à un exécutif avec le Parti socialiste et Europe Ecologie (mais cette question ne pourra constituer un préalable pour aucun des partenaires). Et dans tous les cas, l'indépendance des élu-e-s du NPA et leur totale liberté de vote doivent être garanties.

c) Sur la répartition des têtes de liste et sur un protocole d'accord technique garantissant à chacune des composantes d'être représentées dans les conseils régionaux en fonction de sa réalité en cas de fusion avec la liste du Parti socialiste, ou d'Europe Ecologie, arrivée en tête au premier tour.

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10 000 manifestants à Paris contre l'immigration jetable le 29-11-2009

29 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #SANS-PAPIERS

Marche dans Paris pour dire "non à l'immigration jetable"

PARIS — Plusieurs milliers de personnes ont participé dimanche à une marche dans Paris à l'appel du collectif Ucij (Unis contre l'immigration jetable), soutenu par 55 organisations, pour dire "non à l'immigration jetable";

Les manifestants, 10.000 selon les organisateurs, ont marché en cortège dans la partie rive gauche de Paris, scandant leurs slogans habituels, notamment "So So Solidarité avec les sans papiers" et "régularisation de tous les travailleurs".

"Nous demandons au gouvernement de réouvrir les négociations. Plus de 5.500 camarades sont toujours en grève, et cela va se renforcer", a indiqué Raymond Chauveau, délégué CGT et coordinateur du mouvement des salariés sans papiers.

Le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, marchait à l'avant du cortège et faisait état de "pratiques politiques xénophobes": "il y a une nécessité globale de régularisation de tous les sans-papiers, de liberté de circulation".

Derrière la même banderole, le fondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon, a souligné la "politique de fantasmes" du gouvernement, dont les membres "ne savent pas combien ils (les sans-papiers) sont, ne savent que les brutaliser".

Sur les pancartes du cortège, on pouvait lire "Nos amours plus forts que vos haines", "Un charter pour Besson", ou encore "Nous travaillons, nous voulons être déclarés, nous voulons cotiser, régularisation des travailleurs au noir".

"La politique du gouvernement est frappée de l'arbitraire et du discrétionnaire. La circulaire ne rompt pas avec ce tri et ne règle aucun des problèmes que le gouvernement a créés", a estimé Sandrine Mazetier, secrétaire nationale du PS chargée de l'immigration et députée de Paris (12e arr.).

Mercredi, le ministre de l'Immigration Eric Besson avait affirmé que la circulaire qui fait suite au mouvement de grève entamé il y a plus de six semaines par des salariés sans papiers, et indique aux préfets les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers, pourrait déboucher sur la régularisation de 1.000 étrangers.

Une déclaration commune à onze organisations, dont la CGT, la CFDT, FSU, Solidaire, la LDH, parle d'une "circulaire vide et floue".

L'organisation Femmes Egalité regrette qu'Eric Besson ne pense pas "à toutes ces femmes qui travaillent dans l'aide à la personne ou font des ménages. Elles sont isolées, car elles n'ont pas de syndicats", a souligné Danièle Jilet, membre de cette organisation.

"Je suis Algérienne, arrivée en France en 2001 avec ma soeur. Aujourd'hui, je n'ai pas de vie, j'ai toujours peur, suis obligée d'accepter n'importe quel travail, je ne peux pas partir, n'ai pas de retraite", a raconté Zinemb, 45 ans, qui tient à conserver l'anonymat.

Vers 16H30 les organisateurs ont appelé à la dispersion de la manifestation qui s'est déroulée sans incident.

Le NPA, les Verts, le PCF, RESF, le Mrap, la CGT, la Ligue des droits de l'Homme font partie des 55 organisations qui soutiennent le collectif Ucij.

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25 000 manifestants avec le LKP en Guadeloupe, à Pointe à Pitre, le 25 novembre 2009

27 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Intervention d'Elie Domota à la fin de la manifestion du 25 novembre

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Byen bonjou, byen bonjou pèp Gwadloup,

Nous profitons pour souhaiter au préfet FABRE la bienvenue au pays LKP.[1]

Malgré toutes les abominations déversées sur notre compte, malgré les mille et une choses dites à notre encontre, aujourd’hui, nous étions plus de 25 000 manifestants dans les rues!

Le camarade NOMERTIN a déjà salué toutes les camarades handicapés présents à la manifestation. Et nous tenons également à saluer toutes les femmes présentes, car la base du LKP ce sont les femmes. Et parce qu’aujourd’hui c’est aussi la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Et nous les hommes présents, il faut aussi que nous cessions, car il y en a qui le font. En paroles, en pensée, avec leurs mains, leurs pieds et tout ce qu’ils trouvent… Que dans ce pays, nous respections les femmes!

Jodila , après l’organisation de leurs états généraux, après avoir raconté qu’ils avaient apporté des réponses aux revendications, (il y a à la télé une bande annonce affirmant que les réponses ont été apportées; dans le quotidien France Antilles, il y a aussi une pleine page sur leurs prétendues réponses)… nous voyons bien qu’ils ne cherchent qu’à nous couillonner!

Hier, au Sénat, les élus UMP ont voté un amendement gouvernemental assurant que le RSTA est un complément de salaire: c’est une première victoire! Mais nous ne devons pas nous y arrêter!
Et dans la foulée, le spécialiste du communiqué [NDR: Victorin LUREL, président PS du Conseil régional de Guadeloupe], en a pondu un autre assurant que c’est grâce à son action que cette victoire a été obtenue…
Nous nous lui disons que si ceci a été reconnu, c’’est bien parce que nous sommes débout dans les rues à manifester! Et nous ne devons pas nous arrêter! Car la clause de convertibilité, les problèmes de la jeunesse, les questions du prix des carburants et du prix des marchandises… ne sont pas réglées! Les problèmes du chlordécone, de l’éducation… ne sont pas réglés! Nous n’avons pas le droit de nous arrêter!

Bien évidemment que cela est difficile, nous savons que ça l’est. Mais c’est parce que c’est difficile que nous sommes debout dans les rues, et que nous ne devons pas reculer! C’est pour cela qu’il nous faut continuer!
Alors d’ores et déjà, nous prenons vendredi soir un nouveau rendez-vous de bilan, là où chaque camarade pourra s’exprimer! Et comme l’a dit le camarade NOMERTIN, nous n’avons pas à faire marche arrière: dès l’instant où nous entendrons qu’ils ont décidé d’augmenter le prix de l’essence, nous serons en grève dès le lendemain matin pour manifester dans tous les coins de Guadeloupe!

Nous prenons cet engagement aujourd’hui, car nous ne pouvons laisser MmePENCHARD venir en Guadeloupe pour nous couillonner! Et nous avons bien compris que si SARKOZY fait donner raison à Victorin LUREL au Sénat - alors que tous ses amendements ont été refusés à l’Assemblée nationale - c’est bien là un désaveu pour MmePENCHARD. Un désaveu, car lors de ses venues en Guadeloupe, elle n’a pas cessé de raconter qu’il s’agissait d’une allocation. Aujourd’hui, son propre gouvernement doit reconnaitre que le RSTA n’est pas une allocation mais bien un complément de salaire! Dorénavant le candidat de SARKOZY en Guadeloupe c’est LUREL et non la ministre PENCHARD.

C’est pourquoi beaucoup de politiciens se taisent sur ces questions et préfèrent tirer à boulets rouges sur le mouvement social. Car la seule chose qui les intéresse, ce sont les fauteuils… Nous nous ne sommes pas là pour occuper des fauteuils, mais pour défendre une plateforme de revendications et un accord qu’ils ont signé!

Hier, nous avons fait le choix de refuser l’affrontement car ils étaient venus [NDR: référence aux milliers de force de répression arrivés en Guadeloupe dans les semaines précédentes] pour livrer nous livrer bataille, faire en sorte que les choses dégénèrent et arrêter les dirigeants du LKP, afin de démanteler le Liyannaj Kont Pwofitasyon. Et nous emmener ce matin en comparution immédiate [NDR: 4 nouveaux substituts du procureur sont en place; pas des juges d’instruction, mais bien des substituts].

Donc, volontairement nous leur avons laissé les supermarchés, les magasins d’HAYOT, les stations-services... Et aujourd’hui nous pouvons nous applaudir pour leur avoir démontré que nous avons la capacité de descendre dans les rues par dizaines de milliers. Parce que nous an balan é an konsyans. Parce que nous n’avons mis ni une feuille de tôle ni une roue ni une palette dans les rues.

Et encore une fois nous disons au préfet FABRE: bienvenu au pays LKP!

Ansanm nou ka lité,
Ansanm nou ké gannyé!

Elie DOMOTA,
Meeting LKP
Pointe à Pitre le mercredi 25 novembre 2009

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Tract des comités de l'Eure du NPA, distribué à Evreux le 24 novembre 2009

25 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract distribué à la manifestation d'Evreux du 24 novembre 2009

--> Pour lire le tract entier au format PDF, cliquer sur le titre ci-dessous:


24 NOVEMBRE : EDUCATION, POSTE...

TOUS ET TOUTES DANS LA RUE !

POUR NOS SERVICES PUBLICS !

CONTRE SARKOZY !

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - 24 novembre 2009

Nous savons tous que nous devons faire front tous ensemble dans tous les secteurs et toutes les catégories. Chaque semaine, des milliers d'entre nous sont licenciés ou subissent la précarité. Les conditions de travail régressent. Pour une majorité de la population, les salaires ne permettent pas de vivre décemment.

Les services publics qui se dégradent sont bradés au privé et la survie de la planète est menacée par la soif des profits. Dans l'Education Nationale, 11500 suppressions de postes ont eu lieu en 2009 et 16000 sont programmés pour 2010, dans le cadre d’un « budget de rigueur ».

Il n'y a aucune raison d'accepter cette injustice dans une société qui regorge de richesses mais les réserve aux plus riches, aux actionnaires, aux banquiers et aux patrons. Pour eux, la Bourse reprend son essor : les bonus, les dividendes et les profits s'envolent. Et les aides de l'État finissent dans leurs poches…

Pour ne pas payer la crise du capitalisme, faisons front commun

Nous avons été plusieurs millions dans la rue ce printemps pour dire haut et fort que nous ne voulons pas payer la crise. Nous avons encore été deux millions d'usagers cet automne à refuser la privatisation de la Poste lors de la votation citoyenne du 3 octobre. Et, tous les jours, nous sommes des milliers et des milliers à nous battre pour de multiples raisons.

Le 24 novembre, soyons nombreux à refuser la casse du service public d'Education.

Ce jour-là, ce sont aussi les salariés de la Poste qui feront grève et descendront dans la rue. Le 28 novembre, les postiers et les usagers seront à nouveau appelés à manifester

dans toute la France. Le 29 novembre, nous serons aux côtés des travailleurs sans papiers en lutte aujourd'hui pour obtenir leur régularisation et plus généralement celle de toutes et tous les sans-papiers. Et le 8 décembre, ce sont les cheminots qui descendront dans la rue pour exiger le maintien d'un véritable service public de transport.

La réussite de ces grèves et de ces manifestations peut redonner confiance en nos forces et être un tremplin vers une mobilisation d'ensemble pour riposter à la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat.

Car ils ne sont forts que de nos faiblesses. Tous ensemble, nous avons le pouvoir d’imposer nos propres choix, ceux d’une société au service du plus grand nombre, contre la dictature du fric qui ruine la planète et tout le genre humain.



GSK-Evreux : des millions d’aides publiques...

pour licencier !

Après les 850 licenciements en février dernier sur le site de GSK Evreux, le groupe vient d’en annoncer 502 de plus en France, dont plusieurs dizaines à Evreux.

Pourtant la municipalité d’Evreux, le Conseil général et le Conseil régional continuent à voter des subventions à GSK au prétexte d’”aider l’emploi” !

Une pétition, à l’initiative du NPA, exige la restitution de toutes ces aides. Elle peut être signée en ligne à l’adresse suivante : http://5465.lapetition.be/

En voici quelques extraits :

Pour la seule année 1999 :

- 914.000 euros ont été versés par le Conseil Général

- Un million d'euros versé par le Conseil Régional

- 304.000 euros versés par la municipalité d'Evreux

Au moment de l’annonce des licenciements, la municipalité d'Evreux a vendu à Glaxo en 2009, un terrain de 6.000 m2 pour la somme de 2.500 .

Jamais aucune contrepartie en échange de ces aides n'a été demandée à cette multinationale. Durant cette même période, on ne peut pas dire que GSK soit en grande difficulté : 5,2 milliards d'euros de bénéfices en 2008 ; bénéfice net de 1,5 milliard au 3ème trimestre 2009, soit une hausse de 30% !

- Nous exigeons que GSK rembourse toutes les aides accordées au nom de l’emploi.

- Nous demandons au maire d’Evreux, au président du Conseil général, au président du Conseil régional qu’ils rendent public la totalité des aides accordées à GSK depuis 40 ans.

- Nous demandons à tous ces élus qu’ils prennent leurs responsabilités pour exiger de la direction de GSK la restitution de tout cet argent public accordé abusivement (y compris s’il le faut par voie judiciaire).


Souscription 2009 Objectif : 200 000 euros

Le NPA s’apprête à souffler sa première bougie. Nous voulons continuer à diffuser nos idées par le biais d’une presse libre et indépendante, continuer à imprimer des tracts, des affiches et assurer notre présence dans toutes les mobilisations.

Notre parti vit principalement des cotisations de ses adhérents et des dons qu’il reçoit. Assurer notre indépendance financière est pour nous un impératif. Souscrire, ce n’est pas adhérer au NPA, c’est aider, participer, contribuer financièrement à l’existence d’un parti qui refuse de se soumettre à l’ordre existant, au capitalisme. C’est également permettre le pluralisme dans le paysage politique.

Pour se faire entendre encore plus fort, le NPA a besoin de votre solidarité. L’objectif est de récolter 200 000 euros d’ici le 31 décembre 2009.

Nous comptons sur vous !

Chèques à l’ordre de « NPA-souscription. » Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôts égale à 66 % de leur montant. Association de financement « NPA souscription » - 2 rue Richard Lenoir 93100

Montreuil. Agrément de la CCFP 06 avril  2009 – Dons destinés au NPA

 

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Tract du NPA distribué à l'entreprise M-REAL

24 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Tract du NPA distribué à l'entreprise M-REAL près de Louviers

UN COLLECTIF UNITAIRE PROMETTEUR !

Personne ne s'attendait pas à ça : près de 100 un matin en semaine pour la conférence de presse de lancement du
« collectif pour le maintien et le développement de l'emploi chez M-Real », avec 70 collègues venus sur leurs repos !
Les médias ne s’y sont pas trompés, l’affaire est sérieuse : à l’initiative de la CGT, la CGC s’associant, tous les partis de
gauche et les élus des environs sont partie prenante. C’est parti pour le bras de fer !
La pétition sur laquelle tout le monde s’est mis d’accord repose sur trois piliers indissociables :
- redémarrage immédiat de l’usine de pâte
- maintien de tous les emplois tant pour les embauchés que pour les sous-traitants
- de nouveaux investissements rapides sur le site (station de désencrage, chaudière Biomass, fabrication de granulés de
chauffage …)
C’est ça qu’il faut obtenir, et ça ne pourra se faire que si on se remue, tous autant qu’on est ! Signer la pétition c’est
bien (il n’y a que 3 ou 4 hauts cadres qui se sont refusés à le faire, c’est dire), la faire signer autour de soi, c’est mieux, participer aux collectages de signatures sur les marchés et devant les supermarchés, c’est encore mieux, mais une chose est certaine : le « collectif unitaire pour le maintien et le développement de l’emploi » ne pourra pas remplacer la mobilisation consciente et dynamique des travailleurs du site.
Alors que certains signataires misent manifestement sur les rencontres avec les pouvoirs publics pour les convaincre
que la raison et le bon sens écologique sont de notre côté, nous sommes persuadés que ceux d’en face, gouvernement,
préfecture et groupe M-Real, ne reculeront que devant un mouvement suffisamment fort pour leur faire peur. L’enjeu est donc que nous devenions massivement acteurs de notre avenir. Si nous voulons continuer à toucher un salaire et
pas nous contenter de primes de licenciements, aussi importantes soient-elles, il faut nous en donner les moyens : cela passe par un comité de mobilisation des travailleurs de la boîte, en complément du collectif extérieur à l’entreprise qui se réunit désormais tous les lundis à 17h30 à la mairie.
Le NPA fera lui tout son possible pour faire vivre la mobilisation, à la fois dans la boîte et à l’extérieur. Dans cette région touchée de plein fouet par les licenciements, cette mobilisation peut peut-être aider à coordonner les actions de résistance.

NOUS SOMMES TOUS DANS LA MEME GALERE !


Répétons-le une fois de plus : la force du site, c’est d’être une unité de production intégrée. Depuis des mois, la MAP tourne avec de la pâte recyclée amenée d'Angleterre par 30 camions par jour (ou même de Suède pour la pâte vierge).
Evidemment, même sans parler de l’aberration environnementale, ça ne peut pas durer. Le site n’a pas plus de 2 ans devant lui sans redémarrage de l’usine de pâte.
 Ainsi, si la combustion des liqueurs ne fournit plus l’énorme quantité d’énergie nécessaire à la marche des deux unités de production, il faut comme en ce moment l’acheter à EDF au prix fort. Tout le monde est bien dans la même galère !


GLAXO-EVREUX : DES MILLIONS d'EUROS d'AIDES PUBLIQUES ... POUR LICENCIER !

Depuis plus de 40 ans, les aides publiques n'ont jamais cessées d'être accordées aux dirigeants de GSK-Evreux au
nom de l’emploi.
Pour la seule année 1999 *
--> 914.000 euros ont été versés par le Conseil Général à majorité PS-PCF-PRG.
--> Un million d'euros versé par le Conseil Régional à majorité PS-PCF-PRG-Verts.
--> 304.000 euros versés par la municipalité d'Evreux à majorité PS-PCF.
* Ces chiffes proviennent du film « Argent public : prends l’oseille et tire-toi ! » qui est passé sur Canal +.
Jamais aucune contrepartie en échange de ces aides n'a été demandée à cette multinationale. On ne peut pas dire que
GSK soit en grande difficulté : bénéfice net de 1,5 milliard, en hausse de 30 %, pendant les licenciements.
Les seuls en difficulté (avec les contribuables ) c’est nous, les salariés qui travaillons ou qui avons travaillé dans
l'entreprise : après avoir licencié 600 personnels en contrat d'intérim ou en CDD, les patrons de GSK ont décidé de
jeter à la rue plus de 700 salariés en CDI. Plus de 50 nouveaux licenciements sont annoncés sur le site d’Evreux.

Patrons-voyous, rendez l'argent public !

Nous exigeons que GSK rembourse toutes les aides accordées au nom de l’emploi.
Nous demandons au Maire d’Evreux, aux Présidents du Conseil général et du Conseil régional qu’ils rendent public
la totalité des aides à GSK.
Nous demandons à tous ces élus qu’ils exigent de la direction de GSK la restitution de tout cet argent public
accordé abusivement.
http://www.lapetition.be/en-ligne/gsk-evreux-des-millionsd- daides-publiques-pour-licencier--5465.html

SOUSCRIPTION 2009 - OBJECTIF: 200 000 EUROS
 Le NPA s’apprête à souffler sa première bougie. Nous voulons continuer à diffuser nos idées par le biais d’une
presse libre et indépendante, continuer à imprimer des tracts, des affiches et assurer notre présence dans toutes les mobilisations. Pour se faire entendre encore plus fort, le NPA a besoin de votre solidarité.
L’objectif est de récolter 200 000 euros d’ici le 31 décembre 2009. Nous comptons sur vous !
Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôts égale à 66 % de leur montant. Chèque à l’ordre de « NPA souscription ». Adressé à l’adresse ci-dessous:
NPA 27, G. Prévost - 43, rue Saint - Jean 27400 Louviers
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M-real : UN COLLECTIF UNITAIRE PROMETTEUR

21 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

M-real : UN COLLECTIF UNITAIRE PROMETTEUR

 

Personne ne s'y attendait : 90  un matin en semaine pour lancer le « collectif pour le maintien et le développement de l'emploi », dont  70 collègues venus sur leurs repos ! Les médias ne s’y sont pas trompés, c’est parti pour le bras de fer: à l’initiative de la CGT, la CGC s’associant, MRC,NPA, PCF, PRG, PS, Verts sont là, ainsi que  les élus des environs.  

A Alizay (entre Louviers.et Rouen), il y a encore 10 mois, on était 415 à sortir de cette énorme structure fumante  environ 300 000 tonnes de pâte et autant  de papier  par an, grâce à 5 équipes qui travaillent en continu (soit un week-end  libre par mois). Mais après l’arrêt technique normal de février, avec 30 000 tonnes d’avance dans les magasins, la production de pâte n’a pas redémarré. Les ouvriers ont  été occupés à des travaux de maintenance ou mis en formation, alors ça n’a pas vraiment inquiété. Mais mois après mois, le  redémarrage a été repoussé, pour aboutir en septembre au chômage partiel de 60 personnes. Du fait  de la pression syndicale, et plus encore de la volonté du groupe finlandais de ne pas faire de vagues tandis qu’il tentait de vendre le site, la perte de revenu est restée limitée à 10% du brut, et l’arrêt prolongé jusqu’au 31 décembre. Or le redémarrage suppose de lancer pour 3 millions d’euros de travaux, et rien ne vient. Alors, les étrennes pourraient avoir une gueule de plan dit « social ».

 

« Pourtant nous avons hésité à prendre cette initiative», explique notre camarade Thierry Philippot, le secrétaire du CE, « mais il est plus que temps si on veut enrayer la machine infernale !»

 

En effet, depuis des mois, on marche sur la tête : alors que la force du site, c’est d’être une unité de production intégrée, la machine à papier tourne avec de la pâte recyclée amenée d'Angleterre par 30 camions/ jour. Mais la MAP a continué à tourner, et il a été difficile de convaincre les opérateurs qu’ils sont concernés par ce qui se passe en face. Pourtant, si la combustion des résidus de bois ne fournit plus l’énorme quantité d’énergie nécessaire à la marche des deux unités de production, il faut comme en ce moment l’acheter à EDF. Donc, si la pâte ne redémarre pas, ce sera la fin du site d’ici deux ans. Tout le monde est bien dans le même bateau, et pas seulement les 150 emplois directement concernés (production, maintenance et administratifs). Avec les emplois indirects, en particulier chez les forestiers, ça fait au moins 3 fois plus.

 

Mais comme le relevait le bulletin d’entreprise du NPA le mois dernier, les hauts responsables ont une marge de manœuvre que les simples travailleurs n’ont pas : ainsi la DRH s’est reconvertie en responsable régionale à… Pôle emploi ! D’autres partent  avec le parachute de la GPEC (contrat suspendu pendant 18 mois « d’essai »), empochent les aides en spéculant sur un PSE pour en palper davantage encore.

 

« C’est clair, nous n’avons pas les mêmes intérêts que ces cadres-là : pas les mêmes augmentations, moins de jours de congés, et surtout pas les mêmes chances de retrouver un boulot. Pour nous, il n’y a vraiment qu’une carte à jouer : la lutte collective, solidaire, pour garder notre emploi d’abord et en priorité, et si ça tourne vraiment mal, pour vendre notre peau le plus chèrement possible. »

 

Pour le collectif unitaire, les objectifs sont clairement définis dans une pétition à vocation de masse: «redémarrage immédiat de l’usine de pâte, maintien de tous les emplois tant pour les embauchés que pour les sous-traitants, de nouveaux investissements rapides sur le site (station de désencrage, chaudière Biomass, fabrication de granulés de chauffage …). Des illusions existent sur le résultat des rencontres avec les pouvoirs publics.  Le NPA fera lui tout son possible pour faire vivre la mobilisation, à la fois dans la boîte et à l’extérieur. Dans une région touchée de plein fouet par les licenciements, cette mobilisation peut peut-être aider à coordonner les actions de résistance. 

Correspondants

Cet article paraîtra dans TEAN, hebdo du NPA
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Privatisation de la poste : vers une épreuve de force décisive ?

20 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Privatisation de la poste : vers une épreuve de force décisive ? 

Par le NPA
Article publié dans "Tout est à nous", hebdo du NPA
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Retrait de la loi et le refus de la privatisation  !


Après un passage au Sénat qui s’est achevé lundi, le projet de loi sur le changement de statut de La Poste devrait arriver fin novembre à l’Assemblée nationale. La résistance s’amplifie désormais, avec des appels clairs à la mobilisation.

Au Sénat, la guérilla des parlementaires a fait long feu. Une vingtaine de voix manquaient pour que la gauche dépose une motion référendaire, mais aucune n’a fait défaut à la droite pour la refuser malgré diverses pressions sur les élus et… leur possible réélection.

Les Sénateurs, comme le gouvernement lui-même, ont cependant pris la mesure du changement qui a commencé à s’exprimer avec la votation citoyenne. Le ministre Estrosi s’est même fendu d’un néologisme: «imprivatisable». Mais quelle que soit la formule juridique, elle laisse entièrement la possibilité à l’État d’ouvrir son capital et de privatiser à plus ou moins brève échéance, à partir du moment où le statut de l’entreprise devient celui d’une société anonyme.

Petite concession: le régime de retraite de 100000 postiers ayant encore le statut de fonctionnaire devrait être garanti. Mais ce ne sera pas le cas pour les nouveaux embauchés après le 1er janvier 2010.

L’énorme mobilisation qui avait vu le jour lors de la votation citoyenne a eu incontestablement beaucoup de mal à rebondir depuis. L’envoi de cartes postales au président de la République lui demandant le retrait du projet de loi et la tenue d’un référendum ont certes permis de poursuivre les discussions avec un large public. Mais il est aussi évident qu’à un moment ou un autre, il est indispensable d’augmenter d’un cran la mobilisation, avec l’ensemble de la population et avec les travailleurs de La Poste.

Le 24 novembre grève reconductible des postiers
Il y a quelques semaines encore, la perspective d’une grève reconductible pouvait encore prêter à sourires chez beaucoup de militants. Elle est aujourd’hui en train de prendre forme. C’est le résultat conjugué à la fois d’une initiative, celles de l’intersyndicale parisienne SUD, FO, CFTC qui a pris position dès la fin octobre, et d’un climat particulier de mobilisation dans le secteur colis. Cela s’est traduit le 5 novembre par une déclaration de l’intersyndicale SUD, FO, CFTC, CGT et CFDT appelant «nationalement les postiers à la grève le 24 novembre et à débattre dès maintenant des poursuites du lendemain, de l’action, de ses formes pour gagner». 

Pour une manifestation nationale à Paris à la mi-décembre

En même temps, le comité national contre la privatisation de la poste a confirmé sa décision d’organiser une manifestation décentralisée dans toutes les régions ou départements, le samedi 28 novembre. Cette échéance est d’une importance cruciale: elle interviendra au moment où les postiers seront eux-mêmes dans la grève si le mouvement démarré le 24 novembre commence à prendre réellement. Ce sera également une étape décisive pour aller vers une montée nationale à Paris en décembre, à quelques jours du vote de la loi à l’Assemblée nationale, afin d’exiger tous ensemble le retrait de la loi et le refus de la privatisation.

Nous devons par conséquent mettre toute nos forces pour que la journée du 28 soit une réussite et un tremplin pour aller plus loin dans la mobilisation.

Jean-François Cabral

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LE 24 NOVEMBRE : TOUS ET TOUTES DANS LA RUE

20 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Edito des tracts du NPA de la semaine

LE 24 NOVEMBRE : TOUS  ET TOUTES DANS LA RUE

 

Nous savons tous que nous devons faire front tous ensemble dans tous les secteurs et toutes les catégories.

Chaque semaine, des milliers d'entre nous sont licenciés ou subissent la précarité. Les conditions de travail régressent. Pour une majorité de la population, les  salaires ne permettent pas de vivre décemment.

 

Les services publics qui se dégradent sont bradés au privé et la survie de la planète est menacée par la soif des profits. Dans l'Education Nationale, 11500 suppressions de postes ont eu lieu en 2009 et 16000 sont programmés pour 2010, dans le cadre d’un « budget de rigueur ».

 

Il n'y a aucune raison d'accepter cette injustice dans une société qui regorge de richesses, mais les réserve aux plus riches, aux actionnaires, aux banquiers et aux patrons.  Pour eux, la Bourse reprend son essor : les bonus, les dividendes et les profits s'envolent. Et les aides de l'État finissent dans leurs poches…

 

Pour ne pas payer la crise du capitalisme, faisons front commun

 

Nous avons été plusieurs millions dans la rue ce printemps pour dire haut et fort que nous ne voulons pas payer la crise. Nous avons encore été deux millions d'usagers cet automne à refuser la privatisation de la Poste lors de la votation citoyenne du 3 octobre. Et, tous les jours, nous sommes des milliers et des milliers à nous battre pour de multiples raisons.

 

Tous ensemble le 24 novembre

 

Le 24 novembre, soyons nombreux à refuser la casse du service public d'Education. Ce jour-là, ce sont aussi les salariés de la Poste qui feront grève et descendront dans la rue. Le 28 novembre, les postiers et les

usagers seront à nouveau appelés à manifester dans toute la France.

Le 29 novembre, nous serons aux côtés des travailleurs sans papiers en lutte aujourd'hui pour obtenir leur régularisation et plus généralement celle de toutes et tous les sans-papiers.

Et le 8 décembre, ce sont les cheminots qui

descendront dans la rue pour exiger le maintien d'un véritable service public de transport.

 

La réussite de ces grèves et de ces manifestations pourrait être un tremplin vers une mobilisation d'ensemble pour riposter à la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat.

 

Site départemental NPA-27: http://bulletindestravailleurs.over-blog.com

Site national : http://npa2009.org   

 

 

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Le NPA soutient François Cluzet, poursuivi pour sa défense de Salah Hamouri.

20 Novembre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

 

Communiqué du NPA.
Le NPA soutient François Cluzet, poursuivi pour sa défense de Salah Hamouri.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a déposé une plainte auprès du CSA contre le comédien François Cluzet, accusé de "désinformation" et d’"incitation à la haine".

Cette officine qui pourchasse toute prise de position contre la politique mortifère d’Israël tente d’imposer le black-out sur le scandale de l’emprisonnement de Salah Hamouri par l’occupant israélien demandant, entre autre, au ministre de l’intérieur de déchoir de sa nationalité française Salah Hamouri!

François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste et étouffée, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom. Il a dénoncé sur France 2 à une heure de grande écoute, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement de Salah Hamouri citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés. Et surtout il a dénoncé le silence des media, et l’abandon du gouvernement français.

Le CSA saisi par ces apôtres de la négation des droits palestiniens peut et doit rejeter cette saisine liberticide. La télévision française n’est pas aux ordres d’un Etat «voyou» n’en déplaise au BNVCA.

Ce sont ces mêmes officines qui insulte le juge Goldstone et nient, si ce n’est justifient, les massacres de Gaza ou au Liban en 2006.

Le NPA poursuivra ses actions, avec l’ensemble du mouvement de solidarité pour la libération de Salah Hamouri. Tout comme nous assurons François Cluzet de notre entière solidarité.

Le 19 novembre 2009.

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