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NPA 27 -  Eure

Non à la privatisation de La Poste ! Par le NPA

30 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué du NPA
 Non à la privatisation de La Poste !

mercredi 29 juillet 2009

Pour son dernier conseil des ministres, le gouvernement Fillon a choisi de s'attaquer au service public postal en fixant à l'automne le débat parlementaire sur la privatisation de La Poste par le biais d'un changement de statut et de l'ouverture du capital.

Les déclarations d'intention sur l'ouverture à des capitaux 100% publics ainsi que les promesses sur le respect des missions actuelles de La Poste ne tromperont personne. Les différents gouvernements qui ont précédé celui actuellement en place ont tous utilisé cet argument avant d'engager la privatisation du service public.

Le changement de statut, l'ouverture du capital permet justement aux capitaux privés de s'engouffrer dans la brèche et de faire tomber dans leur escarcelle une entreprise publique. Qu'on se rappelle Air France, France Télécom, GDF et EDF, par exemple.

Quant aux promesses de Sarkozy, chacun se rappelle celle qu'il avait faite à propos de GDF (participation de l'état à hauteur de 70%) avant de piétiner allègrement ses déclarations antérieures (35% depuis la fusion avec Suez).

La privatisation de La Poste et de ses missions s'inscrit en droite ligne dans la politique libérale de la Commission européenne qui vise à introduire à promouvoir privatisation et concurrence en lieu et place du service public.

Pour lutter contre une privatisation synonyme de suppression d'emplois , de fermetures de bureaux, de dégradation supplémentaire pour le public, une mobilisation sur la durée des salariés de La Poste avec leurs organisations syndicales, des associations, des partis politiques et des usagers est indispensable.

D'ores et déjà, des rendez-vous de mobilisation sont prévues avec une journée de grève et de manifestation en septembre et un référendum dans les localités, le 3 octobre, par le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont le NPA est partie prenante.

Le 29 juillet 2009.

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Licenciements : pourquoi les travailleurs de SKF commencent à se radicaliser

30 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Licenciements : pourquoi les SKF commencent à se radicaliser
LEMONDE.FR | 23.07.09 | 10h59  •  Mis à jour le 23.07.09 | 14h22


n a été très très gentils, mais maintenant, y'en a marre d'être pris pour des moutons", lâche Franck, l'un des 380 salariés de l'usine SKF de Fontenay-le-Comte, en Vendée, dont le groupe suédois, leader mondial du roulement à billes, a annoncé la fermeture pour octobre. L'intersyndicale réunissait, ce jeudi 23 juillet matin, les salariés pour décider des suites à donner à leur mouvement. Mais comme "la direction ne lâche rien", Franck ne cachait pas être tenté par une radicalisation de la lutte, à l'exemple des New Fabris qui ont menacé de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de gaz, ou d'autres salariés ayant séquestré leurs dirigeants.

"On ne pensait pas être obligés d'en arriver là, explique au téléphone Frédéric, un autre SKF. C'était pas une mauvaise boîte, les conditions de travail étaient plutôt intéressantes, on avait la possibilité de faire remonter ce qui n'allait pas". Selon lui,  "on se doutait bien que l'usine fermerait un jour, mais on pensait que ce serait pas avant un an". Et il craint de ne pas trouver d'autre emploi à Fontenay :  "Ceux qui sont partis de SKF avec le plan social de 2006 ont mis du temps, alors que la situation était meilleure. Depuis, Thoinard a fermé et l'autre grosse boîte, Samro, va très mal", souligne-t-il, pour justifier qu'"on a besoin de bonnes indemnités pour tenir un peu derrière".

D'autant que "SKF a les moyens pour que tout se passe bien" : le groupe a engrangé des "bénéfices record" en 2008, selon les termes de son PDG, plus de trente millions d'euros de bénéfices au premier trimestre 2009 et presque autant au second.

BLOCAGES ET MACHINES BRÛLÉES

L'intersyndicale CGT-CFDT-CGC et les élus locaux se sont d'abord battus contre la délocalisation. Mais même le très actif président du conseil général, le souverainiste Philippe de Villiers, a jeté l'éponge, vendredi. L'intersyndicale a calqué ses revendications sur celles des salariés de Continental, qui avaient obtenu 50 000 euros de prime de licenciement supra-légale. Des grèves ont eu lieu, plusieurs livraisons ont été bloquées, ainsi que jeudi dernier, l'usine de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, où se trouve le siège social de SKF France.

Mais la direction refuse d'aller plus loin qu'une enveloppe globale minimale de 30 000 euros, indemnités légales comprises, qui augmentera en fonction de l'ancienneté. "Cela fait environ 17 000 euros de prime", a calculé Frédéric. Il est surtout très en colère parce que mardi, la direction a revu à la baisse ses propositions de congé de reclassement. "Trois heures après, on est partis à une centaine rebloquer les livraisons de l'usine de Saint-Cyr", explique-t-il depuis là-bas. Pendant ce temps, cinq machines de Fontenay ont été incendiées par les salariés. "Ce n'est plus vraiment notre outil de travail", dit-il tristement, tandis que Claude Migné (CGT), porte-parole de l'intersyndicale, précise qu'il s'agissait "de vieilles machines qui n'étaient plus utilisées".

"PÉTALES DE ROSE"

De nouvelles négociations, mercredi, n'ont rien donné. "Le PDG de SKF en Suède dit qu'il a donné les pleins pouvoirs de négociations au PDG France, qui les a confiés aux dirigeants du site de Fontenay, mais eux disent qu'ils ne peuvent pas décider. C'est le chat qui se mord la queue, on se fout de nous", accuse Franck, resté à Fontenay. Non syndiqué, comme Frédéric, il est cependant "de tous les combats depuis 2006". Il dénonce la direction "qui essaie de nous diviser en maintenant le plan de départs volontaires, qui permettra à certains de partir à des conditions plus avantageuses que les licenciés". Et qui "a obtenu, en disant que ça faciliterait les discussions, qu'on continue de produire à 40 % et de livrer, malgré nos grèves".  Du coup, regrette-t-il, "elle gagne du temps, alors qu'on aurait pu bloquer toutes les livraisons pour se constituer un stock en monnaie d'échange et conclure avant les vacances, qui débutent demain".

Franck salue la "solidarité des SKF de Saint-Cyr", qui prévoyaient une grève ce jeudi. "Eux aussi sont menacés, ça fait plaisir qu'ils commencent à se bouger, alors que nous, on a toujours eu un train de retard". Lui dit que "quand tu es en colère, tu ne peux pas demander avec des pétales de rose". Et se demande même "si la direction ne veut pas qu'on fasse sauter l'usine, ça lui coûterait moins cher que les 80 millions d'euros de remise en état des lieux après la fermeture".

 

Claire Ané
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Privatisation de la Poste à la rentrée (AFP)

29 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

AFP - mercredi 29 juillet 2009

Le changement de statut de La Poste avance, malgré les protestations

Manifestation d'employés de La Poste devant le ministère des Finances à Paris, le 28 juillet 2009

 

Après un an de controverses, le Conseil des ministres a examiné mercredi le projet de transformationde La Poste en société anonyme à capitaux publics début 2010, avant son passage devant le Sénat en octobre, mais les protestations des syndicats et de l'opposition restent vives.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est voulue rassurante: le gouvernement "n'est pas en train de liquider" La Poste, a-t-elle souligné.

Il veut "garantir à 100% la poursuite (de son) caractère public", a renchéri son collègue de l'Industrie Christian Estrosi, qui a promis d'être "personnellement particulièrement attentif" au statut des fonctionnaires et au régime de retraite des salariés de droit privé.

Ces déclarations n'ont pas suffi à apaiser les syndicats, qui multiplient les manifestations depuis un an car ils craignent une privatisation.

"Ce projet est une faute en soi", a martelé FO dans un communiqué, tandis que la CGT a appelé à un référendum constitutionnel et à une journée de manifestations en septembre.

Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant partis, associations et syndicats, en a profité pour lancer sa campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, invitant les Français à donner leur avis.

"Le peuple s'exprimera librement par ses parlementaires" qui examineront le texte cet automne "et sera beaucoup plus largement représenté que par le nombre de gens qui répondront à la consultation", a commenté M. Estrosi, lors d'un entretien avec l'AFP.

L'opposition a réitéré son refus d'un nouveau statut: le "maintien d'un haut niveau de service public" est "à nos yeux remis en cause" par cette réforme, a déclaré le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon.

A ces contestations s'est ajoutée mercredi une controverse sur la nécessité ou non de changer ce statut.

Ce projet "émane d'une décision européenne de 1997, validée par le gouvernement socialiste de l'époque, qui ouvre (le secteur) à la concurrence à partir de 2011", a déclaré en début de matinée M. Estrosi sur France Info. "Donc, c'est une obligation pour le gouvernement de s'y conformer".

Un argument réfuté par Benoît Hamon: "Faux! Absolument faux! Et c'est un mensonge!", a-t-il lancé sur Europe 1."La directive européenne prévoit la mise en concurrence, elle ne prévoit absolument pas le fait que l'on doive privatiser la Poste. Il n'y a aucun article de la directive européenne qui concerne le statut de la Poste au sens où il faudrait la faire passer de statut public à une société anonyme".

Même position chez FO: "déchoir la Poste de son statut d'établissement public ne correspond ni à une obligation européenne, ni à une nécessité économique et encore moins à impératif social".

Lors de son entretien avec l'AFP, M. Estrosi a ensuite modéré ses propos: "ce n'est pas une obligation, c'est une conséquence": "s'il n'y avait pas de concurrence, il n'y aurait pas besoin de s'adapter" et, dans ces conditions, changer le statut est "le choix le plus performant".

Le projet de loi comporte deux volets: l'un transposant cette directive européenne, l'autre définissant le nouveau cadre de société anonyme à capitaux publics.

Ce deuxième volet n'est pas une obligation légale, mais le président de La Poste Jean-Paul Bailly a souvent répété que pour affronter ses futurs concurrents, La Poste avait besoin de nouveaux capitaux et que cela passait par un changement de statut.

Cette réforme permettra en effet une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, souscrite à hauteur de 1,2 milliard par l'Etat et de 1,5 par la Caisse des dépôts (CDC).

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Luttes ouvrières contre les licenciements (fin juillet 2009)

28 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Quatre entreprises dans lesquelles les patrons décident de licencier : Nodié-Emag dans l'Aube, Avelana dans l'Ariège, Rioglass en Seine et Marne, Chrono-Poste à Chilly-Mazarin dans l'Essonne. Quatre exemples de luttes ouvrières contre les licenciements parmi bien d'autres en France cet été.
Plus que jamais engageons la bataille pour l'interdiction des licenciements!


mardi 28 juillet 2009

La travailleurs Nodier Emag (La Guerche- Aube) en grève contre les licenciements

La société Nodier Emag, qui construit des machines-outils, va licencier trente-deux de ses cinquante-cinq salariés. L'entreprise est menacée...

Des salariés de l’entreprise guerchoise Nodier Emag ont entamé une grève hier matin. Ils bloquent un camion qui devait livrer un client.

Filiale du groupe allemand Emag et implantée à La Guerche-sur-l’Aubois, la société Nodier Emag, qui construit des machines-outils, va licencier trente-deux de ses cinquante-cinq salariés.

Hier, l’appel à la mobilisation a été entendu par vingt-cinq salariés qui ont décidé de faire grève, puis refusé de reprendre le travail, comme le leur demandait leur PDG Jean-Paul Nodier.

« La direction veut établir un rapport de force et ne veut aucunement discuter l’amélioration du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, destiné à limiter le nombre de licenciement et/ou à améliorer le reclassement des licenciés, ndlr) », regrette le délégué syndical Cyril De Almeida.

Les grévistes ont décidé de bloquer un camion dont le chargement avait été effectué par quatre cadres de l’entreprise et devait être livré chez un client.

En début d’après-midi hier, la direction, accompagnée d’une délégation du comité d’entreprise, s’est rendue à l’inspection départementale du travail, à Bourges, afin de tenter de trouver des solutions aux revendications des salariés.

Interrogé, le PDG Jean Paul Nodier évoque des difficultés économiques pour expliquer les licenciements : « Des mesures s’imposent. Mais je mets tout en oeuvre pour aider au reclassement. »

Les salariés grévistes n’ayant pas obtenu satisfaction hier, la grève devrait se poursuivre aujourd’hui. « Certains d’entre nous passeront la nuit sur place », confiait hier Cyril De Almeida. Le but est évidemment d’éviter le départ du camion bloqué. « Mais nous avons raccompagné le chauffeur chez lui, à Bourges, ajoute le délégué syndical. Nous ne sommes pas des sauvages. Nous voulons juste faire valoir nos droits. »

Chantal Gonzalez

 

Pas d’avancée chez Avelana (Ariège) : 59 licenciements!
(L’Humanité)

TEXTILE . Après la levée du blocage, l’usine ariégeoise est toujours en grève, un comité d’entreprise doit se tenir ce matin.

La bataille, devant l’usine comme devant la justice, continue chez Avelana à Villeneuve-d’Olmes (Ariège). Les salariés sont en grève contre un plan de 59 licenciements sur 155 emplois, dans le cadre d’un redressement judiciaire annoncé le 25 mai. Vendredi, la direction a refusé de siéger à une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui devait se prononcer sur les conditions de travail des salariés restant dans l’entreprise. « Puisqu’il y a eu un refus de siéger, nous allons introduire une procédure pour délit d’entrave auprès du tribunal, sur l’absence de consultation des instances représentatives des employés », explique Alain Fournès, délégué syndical CGT.

Après le blocage de l’usine, mercredi dernier, la direction a engagé une action en référé avec assignation de 32 employés. La justice a tranché vendredi, obtenant la levée du piquet de grève, alors que les salariés affirmaient qu’il n’entravait pas la libre circulation sur le site. La grève s’est néanmoins poursuivie ce week-end, dans l’attente du comité d’entreprise qui doit avoir lieu ce matin et d’une médiation de la direction départementale du travail.

Selon la direction, « depuis janvier 2009, la situation s’est aggravée puisque le carnet de commandes et la prise d’ordres accusent sur les cinq premiers mois de l’année un déficit de 30 % ». Le président de l’entreprise, Roland Poulet, et l’administrateur judiciaire en charge du redressement, Luc Fourquié, ont cependant souligné leur « volonté de maintenir de l’activité sur le site ». Mais les syndicats sont sceptiques. « Pour nous, ce plan social, c’est l’estocade, estime Alain Fournès. Sur 59 licenciements, il y en a 58 à la production. Il ne restera donc que 35 personnes en fabrication (41 en comptant les différents responsables). Cela signifie qu’à terme, ils ne garderont que la branche commerciale, conformément aux objectifs de notre propriétaire, le groupe Chargeurs. » Les syndicats FO et CGT appellent les salariés à se réunir devant l’usine ce matin à 8 h 30, pendant la tenue du comité d’entreprise.

Mehdi Fikri

95 licenciements chez Rioglass : intervention auprès du Préfet de Seine et Marne et du Conseil général

lundi 27 juillet 2009

Cidefil  27-07-2009

Lundi 20 juillet, Michel Billout et Daniel Brunel, Vice Président du Conseil Régional d’Ile-de-France Chargé de l’emploi, du développement économique,et de la formation professionnelle sont intervenus sur le dossier RIOGLAS auprès du Prefet de Seine et Marne afin de lui demander un moratoire sur les 95 licenciements annoncés. Il ont par ailleurs envoyé copie de ce courrier au président du Conseil général de Seine-et-Marne pour lui demander d’appuyer cette demande et de les informer des initiatives prises par cette assemblée pour préserver l’emploi sur le site, conformément aux intérêts des salariés, des populations et du territoire.

Monsieur le préfet,

Les salariés de Rioglass, à Bagneaux sur Loing sont en lutte contre un plan de 95 licenciements car ils craignent pour l’avenir même de leur entreprise.

Nous partageons totalement leur colère et leur inquiétude. Dans ce secteur du sud Seine-et-Marne, déjà durement frappé par les fermetures d’entreprises et les suppressions d’emplois, ces licenciements ne sont pas acceptables, au plan économique comme au plan social et humain. Ils porteraient un nouveau et rude coup au potentiel industriel du département et plongerait de nombreuses familles dans le chômage.

Ils sont d’autant plus inacceptables s’agissant de Rioglass en fonction même de l’histoire de cette entreprise. Comme vous le savez lorsque Thomson s’est désengagé du site de Bagneaux l’Etat, comme les collectivités locales se sont mobilisés pour défendre l’emploi et garantir la pérennité du site.

Face à ces nouvelles et sérieuses menaces pour l’emploi et l’avenir même du site de Bagneaux, nous vous demandons un examen urgent de la situation de Rioglass.

Nous demandons que soient étudiées toutes les solutions industrielles permettant de préserver l’emploi sur le site : que ce soit dans le cadre du plan et de la charte automobile, du pôle de compétitivité MOVEO, ou encore dans le cadre d’une possible diversification vers l’activité solaire, en mobilisant les moyens du Grenelle de l’environnement.

En attendant la recherche et l’étude de ces solutions industrielles, nous demandons un moratoire suspensif des licenciements. Nous demandons enfin la tenue d’une table ronde avec l’ensemble des parties concernées (direction, syndicats, Etat, collectivités locales) pour contribuer à faire émerger une solution conforme aux intérêts des salariés, des populations et du territoire.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous assurons, Monsieur le Préfet, de notre haute considération.

Michel BILLOUT Daniel BRUNEL

 


CHILLY MAZARIN : CHEZ CHRONOPOST SOUS LA PRESSION DES TRAVAILLEURS LA DIRECTION QUI VOULAIT LICENCIER 54 SALARIES POUR UNE HEURE DE GREVE CAPITULE !

Derichebourg . À Chilly-Mazarin (Essonne), 54 employés de ce sous-traitant de Chronopost ont été menacés de licenciement après un débrayage, le 7 juillet. Sous la pression, la direction a reculé.

 

La direction a fait machine arrière. Hier, 54 salariés de Derichebourg, employés en sous-traitance dans le centre de tri Chronopost de Chilly-Mazarin (Essonne), ont obtenu, après une nuit d'occupation du siège du groupe dans le 12e arrondissement de Paris, la levée des menaces de licenciement qui pesaient sur eux depuis plus de deux semaines. Épilogue heureux d'une tentative d'intimidation de leur direction, en réponse à la montée des revendications et au déclenchement d'une grève, début juillet.

« les chefs nous harcelaient»

L'affaire remonte à mars, voire janvier, voire octobre 2007. Octobre 2007, c'est la date à laquelle Chronopost, filiale à 100 % de La Poste, ouvre à Chilly-Mazarin une plate-forme ultramoderne destinée à devenir le « nouveau coeur du réseau », où transiteront 60 % des colis. Mais la vraie innovation est sociale, puisque la quasi-totalité du travail du site est sous-traitée à la société Derichebourg, multinationale française spécialisée dans les services. Celle-ci embauche alors 130 salariés pour décharger et charger les colis des camions, assurer la logistique et le tri des colis qui ne passent pas dans les machines automatiques. « La sous-traitance avait pour objectif d'éviter les grèves dans ce centre névralgique », dénonce Richard Giraud, délégué syndical central CGT chez Chronopost. « Le contrat prévoyait qu'en cas de grève chez Chronopost, Derichebourg palliait, et vice versa ». De fait, pendant un an et demi, rien ne bouge. Les salariés, la plupart d'origine africaine, travaillent tête baissée. « On était terrorisés, les chefs nous harcelaient pour travailler plus vite », raconte un salarié. Le centre est surchauffé l'été, sans chauffage l'hiver, le bruit infernal, le travail très rude, avec parfois des camions pleins de pneus à décharger à une personne en 45 minutes, expliquent les salariés, qui subissent aussi des horaires décalés : 16 heures-23 heures ou 23 heures-6 heures du matin, pour respectivement 1 200 et 1 400 euros net.

Mais en janvier dernier, le climat change avec les premières élections professionnelles, où la liste CGT emporte plus de 90 % des voix. « On a commencé à revendiquer nos droits », témoigne un employé. En mars, les délégués CGT communiquent à la direction une liste de revendications, essentiellement salariales : changements de coefficients, majoration à 50 % des heures de nuit (contre 20 %), 13e mois... « Au fil des négociations, la direction a fini par accepter certains points, notamment une prime de 300 euros, raconte Ali Abdoulkarim, délégué CGT. Mais, début juillet, elle nous a présenté un protocole où elle revenait sur certains points. » Le 6 juillet, les délégués appellent donc à un débrayage d'une heure, suivi par 57 personnes. Le lendemain, le directeur régional, Jean-Pierre Medico, notifie aux 57 leur mise à pied conservatoire en vue d'une sanction, pour « absence inopinée».

« Le directeur s'est senti coincé»

Depuis, il laissait planer la menace de licenciements, envers et contre tout puisque le Code du travail interdit formellement les sanctions pour grève. « L'inspection du travail a rappelé à la direction que l'exercice du droit de grève ne peut en aucun cas justifier la rupture du contrat de travail », explique Jean-Louis Betoux, de l'union départementale CGT, qui avait préparé une saisine des prud'hommes « au cas où ». « Le directeur s'est senti coincé, donc il a essayé de dire qu'il ne s'agissait pas d'une grève mais d'une réunion syndicale spontanée qui posait des problèmes de sécurité. Ça ne tient pas la route. » Hier soir, les discussions entre CGT et direction se poursuivaient, celle-ci tenant à maintenir une sanction, même faible, sur les grévistes. « Chronopost et La Poste ont dû intervenir pour sortir du conflit, par peur d'être éclaboussées, car elles sont complices de ce qui se passe »,

estime Richard Giraud, de la CGT Chronopost.
Source : http://lacgtarrive.over-blog.com/

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Appel du COLLECTIF DE RESISTANCE OUVRIERE

27 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Appel du
COLLECTIF DE RESISTANCE OUVRIERE

 

Meuse et Haute-Marne

Face à la gravité de la situation sociale et aux  licenciements, face au culot et au mépris du gouvernement et de la classe politique,   il faut une réaction puissante et massive.

Ce n’est pas avec quelques manifestations ponctuelles que nous aurons une chance de les faire fléchir, mais bien en recherchant le blocage général.

C’est pourquoi il faut nous rassembler et ne plus rester chacun dans son usine ou dans sa ville :

Ce n’est qu’en nous fédérant et en organisant nous-mêmes la riposte que nous pouvons espérer gagner ! 

 

NOUS, salariés d’entreprises qui licencient ou vont le faire, chômeurs ou en passe de l’être, révoltés par l’injustice qui nous est faite et par  l’absence de morale de nos patrons comme de nos dirigeants politiques , avons décidé de nous rassembler pour AGIR.

 

Nous lançons donc un  collectif de résistance, qui vise à rassembler tous ceux qui veulent lutter :

  • ouvriers d’usines qui ferment, restructurent ou délocalisent
  • salariés du public et du privé qui subissent leur prétendue crise
  • exclus, précaires, chômeurs et exploités de toutes sortes

Notre but : organiser des actions fortes et visibles qui redonnent confiance aux travailleurs de ce pays, et leur donnent envie de rejoindre le mouvement, de l’amplifier et de le généraliser.

 

Le pire c’est ne rien faire et c’est malheureusement ce que nous proposent aujourd’hui nos directions syndicales, engluées dans leurs discussions, bilans et négociations à la même table que le gouvernement et le patronat alors qu’on sait très bien que ce sont nos adversaires et qu’ils ne comprennent qu’un seul langage : celui du rapport de force !

 

Notre collectif, nous le voulons donc indépendant afin de décider nous mêmes de nos actions et de la façon de les mener.

Même si nous accepterons bien entendu tous les soutiens, qu’ils émanent des unions syndicales locales, des syndicats isolés, ou des partis politiques qui sont pour que la lutte se construise et s’organise au plus vite, sans attendre les échéances électorales.

 

Que ce soit à titre individuel, en tant que groupes de salariés ou en tant que sections syndicales de boîtes, REJOIGNEZ NOUS !

 

Prochaine action : le 17 septembre 2009 à la Bourse du travail à Paris avec les Good Year

 

Prochaine réunion d’information :

 le vendredi 4 septembre 2009 à Saint-Dizier maison des Syndicats

 

Contact au 03.29.78.84.90 ou au 06.22.05.09.24

 

D’ores et déjà nous ont rejoint des salariés de

SODETAL Tronville en Barrois (55)

MC CORMICK (52)

ELLAT (55)

EBREX (55)

ROCAMAT (55)

 

Né en Meuse Hte Marne, notre collectif a vocation à s’étendre régionalement et nationalement.

Nous sommes notamment en contact avec les PSA de Mulhouse, les Conti de Compiègne, les Good Year d’Amiens , les TTBM d’Epernay et les Michelin de Clermont

Nous avons déjà participé à des manifestations communes et étudions les moyens d’amplifier et de faire converger nos luttes.

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Evreux-MSL: Communiqué de la section CFDT-MSL

27 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

MSL-Evreux: 50 suppressions d'empois prévues par la direction

La CFDT de Mécanic Services Logistiques (MSL) dénonce la politique de pression et d'extinction de la masse salariale à venir dans les prochains mois , effectivement la Société se trouve en procédure de sauvegarde  depuis le 8 janvier 2009, période renouvelée jusqu'a janvier 2010.

MSL cumule des pertes énormes suite à des difficultés de dialogue et de confiance de la part de leur client principal les éditions ATLAS et la POSTE, La direction à travers son actionnaire principal doit remettre son plan de sauvegarde au tribunal de commerce d'Evreux dans les mois à venir comportant des mesures de suppressions de postes à hauteur minimum de 50 personnes (effectif actuel 189 personnes) selon les dires de la direction interrogée sur ce sujet à travers diverses réunions sociales dans l'entreprise.

 

Aujourd'hui, nous devons faire face à : 

1.                 du chômage partiel non validé par l'administration et selon les paroles de Mr Gilles THOREZ, directeur du site dans un procès-verbal du Comité d'entreprise approuvé, "nous avons un accord de principe".

2.                 des conditions de travail dégradées dans l'entreprise.

3.                 une désorganisation de l'entreprise.

 

 La section CFDT de MSL est indignée par la politique sociale faite par les dirigeants de Mecanic Services Logistiques et la dénonce publiquement.

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Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

27 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Appel du Collectif Liberté, Égalité, Justice (CLEJ) :
 Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

Mercredi 8 juillet, alors que des militants et des habitants solidaires d’un quartier montreuillois manifestaient contre l’expulsion d’un squat, la police a fait usage à plusieurs reprises de tirs de flash-ball, blessant cinq personnes, dont un jeune homme qui a perdu un œil, venues soutenir pacifiquement les squatteurs.

Depuis 2005, ce sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un œil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009. Des syndicats et associations avaient dénoncé en novembre 2007 ces pratiques, alors qu’un lycéen nantais avait été visé à la tête par la police lors d’une manifestation et y avait perdu son œil droit.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a plusieurs fois dénoncé l’usage inapproprié de cette arme par la police et la note de service adressée en mai dernier par la Direction centrale de la sécurité publique à ses directeurs départementaux quant à ses règles d’utilisation semble très largement ignorée, voire bafouée.

Il est urgent de rétablir un fonctionnement de nos institutions policières conforme aux engagements internationaux de la France en matière de droits et libertés. Cela suppose de rompre avec un discours des pouvoirs publics qui non seulement incrimine les militants comme des délinquants ou des coupables potentiels, les exposant fréquemment aux coups de matraque et aux grenades lacrymogènes, mais encore avec des pratiques qui aboutissent à couvrir les dérives ou les brutalités policières, y compris lorsqu’il s’agit des dommages irréversibles causés par l’utilisation de ces armes dites « à létalité atténuée ».

Les organisations soussignées exigent qu’une enquête présentant des garanties d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics soit menée sur ces derniers incidents à Montreuil, comme pour l’ensemble des affaires impliquant l’usage abusif et inconsidéré des tirs de flash-ball. En l’espèce, elles demandent l’ouverture d’une information judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette scandaleuse affaire. Elles demandent également que des poursuites soient engagées lorsque les responsabilités des agents et de leurs autorités donneuses d’ordre ont été établies. Elles exigent que l’usage des armes de type flash-ball ou taser soit soumis sans délai à un moratoire.

Les signataires s’insurgent contre une dérive continue et permanente des pratiques policières en matière de sécurité publique. Ces dérives sont constatées et dénoncées tant par la Cour Européenne des Droits de l’Homme que par des organisations internationales ou nationales : ¨ contrôles ou interpellations au faciès, ¨ délit d’outrage, ¨ gardes à vue abusives, ¨ usage humiliant des fouilles à nu (assorties d’une « inspection anale »), ¨ menottage abusif, méthode d’immobilisation dite de « décubitus ventral », ¨ abus de la perquisition, ¨ atteintes au libre exercice des journalistes.

Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d’assurer la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de ses pratiques, comme une menace.

Ces dérives policières tendent à s’inscrire dans un contexte particulièrement inquiétant d’intimidation de l’expression sociale et militante : multiplication des poursuites pour outrage et rébellion, instrumentalisation de la Justice aux fins de répression de la contestation, sentiment d’impunité concernant les brutalités policières...

Les organisations soussignées appellent à s’opposer à cette alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés. À cet effet, elles invitent les organisations qui s’y reconnaissent à s’associer au présent appel en transmettant leur signature à l’une des organisations mentionnées ci-dessous.

Le 21 juillet 2009.

Organisations signataires :

- associations :

Association Française des Juristes Démocrates (AFJD)
ATTAC France
Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
« Souriez-Vous-Etes-Filmé-es ! » (SVEF)

- mouvements et partis politiques :

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti Communiste Français (PCF)
Les Verts

- syndicats :

Confédération Française Démocratique du Travail – Finances de la Gironde (CFDT-_ Finances de la Gironde)
Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ)
Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP)
Fédération SUD Education
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux)
Syndicat des Avocats de France (SAF)
Syndicat de la Magistrature (SM)
Syndicat National de l’Ensemble des Personnels de l’Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU)
Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU)
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU)
Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU)
Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l’Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU)
Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC (SNUIPP/FSU)
Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Union syndicale Solidaires

- autres structures :

Agir ensemble contre le Chômage ! (AC !)
Appel des appels (AdA)
Appel des 39 – La Nuit Sécuritaire
Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)
Collectif « Nous refusons la politique de la peur »
Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB Saint-Nazaire)
Comité Européen Droit, Ethique et Psychiatrie (CEDEP)
Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP)
Réseau féministe « Ruptures »
Réseau Stop Précarité Témoignage Chrétien

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Chine : la colère de 30 000 ouvriers révoltés

27 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Chine : la colère de 30 000 ouvriers révoltés
La lutte de classe se développe en Chine: les affrontements entre des salariés mécontents et la police anti-émeute se multiplient malgré la répression.

Un patron d'usine molesté à mort par des ouvriers


Publié par RFI le 26/07/2009 

Ce sont plus de 30 000 ouvriers qui se sont rassemblés pour protester à Tonghua, une ville du nord-est du pays, contre le rachat de leur entreprise de sidérurgie. Des affrontements ont eu lieu avec la police qui ont fait un mort et 100 blessés. La personne décédée n'est autre que le patron de l'usine...

 

 

Avec notre correspondant à Pékin, Joris Zylberman

C’est un niveau de violence rarement atteint en Chine. Plus de 30 000 ouvriers en colère dont quelques-uns battent leur patron, puis empêchent l’ambulance d’arriver, en sorte qu’il meurt de ses blessures.

Les employés du producteur d’acier Tonghua reprochaient à leur dirigeant son salaire mensuel de 300 000 euros alors qu'eux touchent à peine 20 euros par mois. Plus encore, ils n’acceptaient pas la reprise de leur usine par le concurrent Jianlong qui l’avait déjà gérée avant de s’en débarrasser à cause de la baisse des prix de l’acier.

Mais avec la hausse récente des cours, Jianlong est revenu à la charge. Le secteur chinois de l’acier, très fragmenté, est en pleine concentration pour créer des champions internationaux. Cette tendance, inscrite dans la réforme des entreprises d’Etat, engendre depuis des années des licenciements massifs d’ouvriers fort mal indemnisés qui manifestent par milliers avant d’être réprimés par la police.

Ces explosions de rage sociale restent encore une multitude d’incendies isolés. Car, pour l’instant, Pékin empêche toute coordination nationale du mouvement ouvrier chinois.

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Loiret: une usine bloquée par les salariés

25 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Loiret: une usine bloquée par les salariés
pour lutter contre la fermeture de leur entreprise 

AFP
24/07/2009

Les salariés de l'usine de Semoy (Loiret) du groupe américain Rohm and Hass, un des leaders mondiaux de l’industrie chimique, ont entamé aujourd'hui la seconde semaine de blocage de leur site, pour protester contre sa fermeture, a-t-on appris de source syndicale.

L'usine emploie 97 personnes. Spécialisée dans la fabrication d’adhésifs spéciaux pour l’automobile et l’emballage, sa fermeture est prévue fin 2010.
"Nous bloquons l'usine car nous n'avons toujours pas les explications demandées sur les raisons de la fermeture ni de chiffres pour les licenciements", a indiqué à l'AFP Martine Filippini, secrétaire du comité d'entreprise. "On se relaie sur le terrain. Des gens vont rester en place ce week-end. Tant que la situation n'aura pas avancé", a-t-elle ajouté.

Le groupe américain a annoncé mi-juillet la fermeture de son site de Semoy dans le cadre d'une restructuration de ses activités en France. Une dizaine de personnes, attachées à des postes administratifs, se verront proposer un reclassement sur Paris. Le reste des licenciements sera effectif.

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Licenciements d'Aubade: une victoire juridique des salariées

25 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Licenciements d’Aubade : une victoire juridique

On a le moral dans les chaussettes mais nous sommes toutes contentes de montrer à la direction que nous ne sommes pas des idiotes?!
Les élues du comité central d’entreprise Aubade à Saint-Savin savourent une victoire juridique qui repousse d’autant la mise en œuvre des 104 licenciements annoncés par la direction. Le juge des référés auprès du tribunal de grande instance de Poitiers, saisi par leur avocat Me Emmanuel Giroire-Revalier, vient de rendre hier une ordonnance suspendant sous astreinte « la mise en œuvre du projet de réorganisation de l’entreprise Aubade et des licenciements pour motif économique qui en résulteraient tant que le rapport d’expertise demandé dans le cadre du droit d’alerte ne serait pas remis et discuté et fixant des délais ultérieurs pour reprendre le projet de licenciement collectif ». Les juges ont en effet constaté « que l’employeur s’efforce de museler les représentants des salariés » et a relevé que la direction usait « de manœuvres réductrices des droits des représentants des salariés dans le cadre du projet de licenciement de groupe ». Cette décision « met un coup d’arrêt temporaire aux 104 licenciements annoncés et permettra à terme de discuter la légalité de ce licenciement boursier dénoncé devant l’Assemblée nationale le premier juillet dernier », estime l’avocat des élues.

Le plan social d'Aubade suspendu par la justice  (AFP)

La justice a donné, vendredi, un répit aux salariés d'Aubade. Le tribunal de grande instance de Poitiers a suspendu par une ordonnance de référé le plan social de l'entreprise de lingerie fine, à Saint-Sabin (Vienne), alors que ce plan prévoyait la suppression de 104 emplois sur 132.

Le tribunal a constaté que «l'employeur s'efforce de museler les représentants des salariés en les privant de l'élaboration conjointe de l'ordre du jour des réunions d'information sur l'avenir de l'entreprise».

Le projet de réorganisation d'Aubade «et les licenciements économiques qui en résulteraient» sont donc suspendus tant que le rapport d'expertise demandé dans le cadre du droit d'alerte ne sera pas remis et discuté, sous peine d'astreinte. 

 

140 emplois déjà supprimés en 2007

Calida (sous-vêtements et pyjamas), propriétaire suisse d'Aubade, justifie le plan social par la crise économique et la baisse des ventes. Aubade, qui comptait encore 472 salariés en France au moment de son rachat par Calida en 2005, a déjà perdu 140 emplois lors d'un premier plan social, en 2007, conséquence de la délocalisation de la production en Tunisie. Ce plan avait entraîné la fermeture d'une des deux usines de la marque dans la Vienne.

Pour l'avocat des salariés, Me Emmanuel Giroire Revalier, la décision du tribunal de Poitiers met «un coup d'arrêt temporaire aux 104 licenciements annoncés», «permettant à terme de discuter de la légalité de ce licenciement boursier (...) en réalisant un audit comptable complet de l'entreprise Aubade intégré dans la holding Calida Holding AG».

Plus que jamais, il faut une loi qui interdise les licenciemnts boursiers!

Coordonnons toutes les entreprises victimes des plans de licenciements.
Organisons une manifestation nationale à Paris pour l'interdiction des licenciements !
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