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NPA 27 -  Eure

Maintien du collège Pabo Neruda pour l'année scolaire: restons vigilants

31 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Le collège pablo Neruda ne sera pas fermé: restons vigilants.

Cette décision fait suite à la mobilisation des personnels et des parents d'élèves fin septembre et début octobre derniers: réunions, rassemblement, manifestation devant le Conseil général.
 La pétition contre la fermeture a réuni plus de 2 100 signatures dont 330 collectées lors du meeting du NPA et de la LCR-27 le 10 octobre au Zénith à Evreux.
Le président du Conseil général qui avait envisagé la fermeture du collège a reculé face a cette mobilisation.
Mais le communiqué du maire d'Evreux précise: "
Toutefois il est maintenant nécessaire de tirer partie de la décision du Conseil général de l’Eure d’attendre la rentrée scolaire prochaine pour envisager toutes les solutions. "
Cela signifie qu'à la rentrée 2009 la question de la fermeture peut être reposée!

Le président du Conseil général explique la chute des effectifs uniquement par la suppression de la carte scolaire: il oublie la raison essentielle, la restructuration du quartier par l'ORU puis par l'ANRU qui a permi de fermer 900 logements sociaux à la Madeleine et d'en détruire déjà 500! Celà sans constructions nouvelles...Cela représente un déficit de 2 à 3000 habitants sur la Madeleine. Destructions opérées avec l'accord du Conseil général qui finance l'ANRU et l'accord du maire d'Evreux, Michel Champredon, président d'Eure-habitat de 2001 à 2008...

Tout cela montre bien que seule la mobilisation paie et qu'il faudra rester vigilant, particulièrement à la rentrée prochaine.

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Solidarité avec les salariés des NMPP: communiqué de la LCR du 29-10-2008

30 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Solidarité avec les salariés des NMPP.

 

Communiqué de la LCR.

Olivier Besancenot et la LCR expriment leur solidarité avec les salariés des NMPP en lutte contre la suppression de 350 emplois qui seraient remplacés par du travail sous-traité à du personnel précaire et hors statut. Une délégation de 150 salariés s’est présentée ce matin devant le siège des NMPP dans le 12 e arrondissement de Paris.

La police, présente sur place, a réagi avec beaucoup de brutalité et a procédé à l’interpellation d’un salarié.

La LCR demande sa libération immédiate et sans condition et l’abandon par la direction des NMPP des 350 licenciements prévus. En tout état de cause, des négociations sérieuses sur la situation industrielle et sociale de l’entreprise doivent s’ouvrir avec les représentants des organisations syndicales.

Le 29 octobre 2008.

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Moyen-Orient : arrêt des opérations militaires et retrait des troupes d’occupation. Communiqué de la LCR

29 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #International

Moyen-Orient : arrêt des opérations militaires et retrait des troupes d’occupation.

 

Communiqué de la LCR.

La LCR dénonce et condamne le bombardement par l’aviation US, dimanche 26 octobre, du village syrien d’Al-Soukkariya. Cette opération, revendiquée comme un « succès » par des responsables de l’armée états-unienne, s’est soldé par un bain de sang puisque ce sont huit civils qui ont péri sous les bombes, dont un père et ses quatre enfants. A une semaine es élections aux Etats-Unis, cette provocation à l’encontre de la Syrie ne peut être comprise que comme une tentative de déstabiliser un peu plus le Moyen-Orient afin de justifier les guerres à venir.

Le triste bilan de cet acte de guerre s’ajoute à la longue liste des massacres quotidiens commis par les Etats-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient. En Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et maintenant en Syrie, des centaines de civils meurent chaque jour au nom de la « lutte contre le terrorisme », rideau de fumée derrière lequel se dissimule mal la volonté de contrôler le Moyen-Orient et ses ressources énergétiques.

La LCR réaffirme son exigence du retrait immédiat et inconditionnel de l’ensemble des troupes d’occupation de la région et sa solidarité avec l’ensemble des peuples du Moyen-Orient dans leur résistance face aux projets impérialistes.

Le 29 octobre 2008.

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Sarkozy relance...les attaques contre les travailleurs et la population. Edito des tracts NPA du 27-10-2008

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #EDITOS

Pour lire le tract au format PDF, cliquer sur le titre en rouge.

Sarkozy relance... les attaques contre les travailleurs et la population


Plus d'État au service des riches et du capitalisme 
 

Christine Lagarde avait déjà accordé 10,5 milliards aux principales banques françaises soi-disant pour favoriser la relance du crédit. On a vu comment la Caisse d'épargne comprend cette relance en perdant 695 millions en Bourse.

Sarkozy rajoute 275 milliards aux entreprises en même temps qu'il annonce la mort programmée de la taxe professionnelle. Avec les cadeaux précédents on atteint le chiffre faramineux de 659 milliards.

Champagne au château !

Outre 175 milliards d'investissements directs de l'État, Sarkozy a décidé de créditer les groupes stratégiques de 100 milliards pour mieux les armer dans la concurrence internationale acharnée qui s'annonce. Sa politique industrielle, ce n'est pas plus d'État pour mieux redistribuer les richesses, mais pour mieux mener la guerre économique.  

Moins d'État pour la population, la protection sociale et les services publics

Le candidat du pouvoir d'achat des milliardaires a déclaré qu'il était hors de question d'augmenter les salaires, les pensions ou les minimas sociaux. En même temps, il essaie de nous convaincre que ses milliards aux patrons ne nous coûteront rien. En fait, le Medef et lui-même nous en adressent la facture.

D'abord le patronat, par une vague de fermetures d'entreprises, de licenciements, de chômage technique et de baisse de salaires.

Le gouvernement ensuite qui, dans le prolongement  de l'assouplissement des 35 h et du travail des séniors, prévoit  plus de  mobilité, le travail le dimanche et continue à réduire les effectifs de la fonction publique. Plus de 8 millions de Français vivent déjà avec moins de 700 euros par mois mais le gouvernement n'envisage que 60 000 contrats aidés supplémentaires pour un coût de 150 millions, une distribution d'actions qui dégringolent et une participation aux bénéfices déclarés qui n'existeront plus. On ne peut pas mieux se payer notre tête !

De plus, le petit soldat du Medef a annoncé la mort programmée de la taxe professionnelle payée par les patrons, soit 50% du revenu des communes. Cela veut dire la dégradation des services communaux. Les communes déjà en difficulté à cause d'emprunts douteux augmenteront les impôts locaux comme Paris vient de le décider.

Enfin le gouvernement a autorisé les patrons à reporter le paiement de leurs cotisations aux caisses de  la Sécu,  retraites, chômage. Ce provisoire qui risque de se prolonger alimentera les trous de ces caisses  pendant que les salariés financeront les entreprises par leurs cotisations qui, elles, sont maintenues.

Préparer la riposte tous ensemble ! 

Sarkozy  laisse toutefois percer sa crainte : « nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes. » Eh oui ! Il y aura toujours une mesure de trop qui mettra le feu aux poudres. Et le vaste plan d'attaques contre les salariés de l'automobile pourrait bien  y contribuer comme leur mobilisation commence à le montrer. 

C'est en tout cas cela qu'il faut préparer et construire : une riposte générale tous ensemble.

 

Le 27 octobre 2008

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Plan emploi de Sarkozy : "du flan et de la provocation", selon Olivier Besancenot (LCR)

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Plan emploi de Sarkozy : "du flan et de la provocation", selon Olivier Besancenot (LCR)

STRASBOURG, 28 oct 2008 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a estimé mardi à Strasbourg que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy à Rethel (Ardennes), pour amortir les effets de la crise financière sur l’emploi, étaient "du flan et de la provocation". Le leader trotskiste participait aux côtés de la porte-parole de LO, Arlette Laguiller, à une manifestation de 200 (police) à 500 (CGT) salariés venus majoritairement de l’usine General Motors à Strasbourg et de l’usine Peugeot de Mulhouse. Les mesures annoncées, "c’est du flan et de la provocation : Sarkozy dit qu’il va soi-disant créer 100.000 emplois aidés mais il y a quinze jours, il a annoncé des milliers de suppressions d’emplois dans la fonction publique pour soi-disant sortir de la crise économique", s’est étonné le leader trotskiste. A propos des contrats de transition professionnelle (CTP), il a pris l’exemple de Sandouville Renault au Havre : "Mille salariés vont rester sur le carreau et on veut nous faire croire que ces salariés, que Renault ne pourrait pas garder en raison de la crise, seraient repris en CTP par les PME et PMI du bassin d’emploi du Havre qui est déjà complètement sinistré". Interrogé sur les propos du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault qui a évoqué mardi la possibilité d’une "mobilisation commune", il a déclaré : "Tout ce qui ira dans ce sens, on le soutiendra, il n’y a pas de place pour les querelles de chapelles alors que l’on est dans une catastrophe sociale". La classe ouvrière qu’on croyait invisible n’a pas disparu, elle se mobilise contre les licenciements, a-t-il ajouté. Dans les tracts et les prises de parole, la CGT métallurgie a dénoncé une dégradation "sans précédent" de l’emploi dans le secteur automobile en Alsace, estimant que "16.000 salariés (sous-traitants et fournisseurs inclus) sont ainsi victimes de l’appétit des actionnaires". Le syndicat a dénoncé mardi les journées chômées, les prises de congés et les RTT obligatoires ainsi que des baisses de salaires de l’ordre de 300 à 500 euros par mois. "Les patrons ont des primes et toi, on t’élimine" affirmait une banderole, alors que le cortège se rendait sans incident de la place de Bourse à la Préfecture.

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Au nom de la crise, dérégulation accentuée. Communiqué du 28-10-2008

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #COMMUNIQUES

 Au nom de la crise, dérégulation accentuée.

 Communiqué de la LCR.
 Autant les milliards d’euros coulent à flots pour les établissements financiers et les spéculateurs, autant c’est la portion congrue pour les salariés. La troisième étape du « plan anti-crise » de N. Sarkozy n’est qu’un pétard mouillé qui souligne la volonté du gouvernement de faire payer la crise au monde du travail. Au-delà du discours racoleur, ce qui marque surtout c’est l’indigence des propositions et la relance de la dérégulation du marché du travail. Rien sur les licenciements collectifs et les plans sociaux qui tombent dans le secteur de l’automobile, de la vente par correspondance, du bâtiment, par exemple ; aucune remise en cause des 30 000 suppressions d’emplois dans la Fonction publique en 2009. Par contre, main dans la main, N. Sarkozy et le MEDEF mettent à profit la crise économique pour transférer sur le budget de l’état le coût des emplois supprimés par le MEDEF, en relançant une mesure autrefois décriée, les contrats aidés. Priorité marquée pour les CDD et pour une loi autorisant le travail le dimanche : avec beaucoup de cynisme, N. Sarkozy met à profit la dégradation de l’emploi, la baisse du pouvoir d’achat de millions de personnes, la hausse du chômage pour détruire un peu plus les garanties collectives et les droits sociaux. Interdiction des licenciements, 300 euros net d’augmentation pour tous, pas de revenus inférieur à 1500 euros net, c’est l’urgence sociale pour laquelle il faut se mobiliser dans l’unité.
 Le 28 octobre 2008.

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"Cette crise exprime les limites historiques du capitalisme" par François Chesnais

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Cette crise exprime les limites historiques du capitalisme par François Chesnais


Tribune parue dans l’Humanité Dimanche du 19 octobre.

Les résultats du sondage sont importants. Au vu de ce qui s’est passé depuis dix jours, le pourcentage de réponses traduisant une défiance envers le capitalisme ou la volonté d’en sortir, serait peut-être plus élevé encore. Il y entre sans doute plusieurs éléments : une grande indignation quant à la facilité avec lequel les gouvernements trouvent des sommes immenses pour venir en aide aux banques, un grand souci pour les mois à venir au vu des licenciements qui se poursuivent et le recommencement d’une réflexion sur la nature du capitalisme et la nécessité de ne pas accepter que ce système soit « l’horizon indépassable de l’humanité ».

Comment y répondre ? Il faut commencer par la dernière dimension. Toute très grande crise, et nous sommes entrés dans une crise de cet ordre, exprime « les limites historiques du capitalisme ». C’est cela dont les salariés, dont la majorité n’ont pas lu Marx, prennent conscience. Les limites sont logées dans les relations sociales de production fondées sur la propriété privée des moyens de production et la valorisation de l’argent-capital. Du fait de ces relations, le mouvement de mise en valeur du capital et sa reproduction sans fin, sont le moteur et la finalité de la production. Dans le système capitaliste, rappelle Marx, « la production est une production pour le capital » et non pour la majorité de la société, car « la conservation et la mise en valeur de la valeur-capital reposent sur l’expropriation et l’appauvrissement des producteurs ». La surproduction de marchandises, alors que des millions de gens sont dans la pauvreté ou le gène même dans les pays les plus riches, est contenue dans ce fait, qui s’est accentué encore dans le cadre de la libéralisation et la mondialisation du capital mises en œuvre depuis quarante ans. La chute de l’investissement, ainsi que la baisse du taux, mais aussi de la masse des profits en dépit de la surexploitation des salariés, vont de pair avec l’insuffisance de pouvoir d’achat populaire. C’est de là que sont venues les crises qui ont jalonné l’histoire du capitalisme. Celle qui a commencé en août 2007 et qui connaît depuis la mi-septembre une phase d’aggravation aigüe, va être d’autant plus forte qu’elle éclate après que des capacités de production immenses, inconsidérés, ont été crées en Asie, (la Corée déjà ne peut plus faire fonctionner à taux plein les siennes) et après que les Etats-Unis ont recouru à la création, sur une échelle qui se prouve avoir été démentielle, de moyens de crédit pour étendre artificiellement la demande, au moyen des cartes de crédit et de l’extension du crédit hypothécaire que le capital aurait voulu, comme les guerres de G.W. Bush, « sans limites ».

La prise de conscience de la gravité des questions écologiques est aussi l’une des causes de ce renouveau de la réflexion critique sur la nature du capitalisme. Lancé dans un processus de valorisation sans fin, de production pour la production, le capital est dévoreur de ressources non ou très lentement renouvelables, destructeur de l’environnement, et pris comme un tout, parfaitement incapable de mettre en œuvre les mesures nécessaires au ralentissement du réchauffement climatique. Les salariés et les jeunes sentent bien qu’ils vivent une crise systémique, dont la crise financière est simplement le premier épisode et certainement pas l’aspect le plus important. Comment faudrait-il y répondre ? En faisant en sorte, pour suivre Marx de nouveau, que les moyens de production deviennent « des moyens pour donner forme au processus de la vie au bénéfice de la société des producteurs ». Cela suppose un changement dans la propriété des moyens de production, mais surtout quelque de bien plus important, à savoir que les salariés deviennent de façon organisée et en pleine conscience, des « producteurs associés ». Ils le sont déjà en raison de la division du travail entre industries et au sein même de chaque site de production, mais ils ne le sont pas pour eux-mêmes, ils le sont pour le capital, qui prend sans cesse des décisions qui les affectent (voir les licenciements à Sandouville). En devenant des « producteurs associés » au sens plein du terme, les travailleurs dit Marx, pourraient établir « rationnellement et contrôler leurs échanges de matière avec la nature » ; ils pourraient organiser l’économie et toute la vie sociale « dans les conditions les plus dignes et les plus conformes à la nature humaine ».

L’enjeu de la crise qui n’en est qu’à ses débuts, n’est autre que la maîtrise sur les moyens qui servent à produire les richesses, donc sur les décisions portant sur quoi doit être produit, pour qui et comment. Il existe des revendications et des formes d’action susceptibles d’ouvrir la voie vers une issue sociale positive. Les gouvernements viennent au secours des banques en mettant à leur disposition des fonds gagés sur les impôts futurs. Dans un nombre croissant de cas, ils sont obligés de les recapitaliser en acquérant une partie de leur capital. Le terme « nationalisation » a été employé. Il est totalement abusif. Les gouvernements se portent au secours du capital financier dans un jeu où la socialisation des pertes fait suite à une phase sans précédent de privatisation des profits. La première revendication immédiate d’ensemble est celle de la nationalisation intégrale du système bancaire. Le contrôle du financement de l’investissement permettrait aux salariés d’Europe de donner une réponse à la fois à l’emploi et aux besoins sociaux, par des programmes paneuropéens de développement des services publics, des énergies renouvelables, des nouveaux matériaux de construction. Les salariés peuvent se battre pour ces objectifs en France et encourager ceux d’autres pays en Europe d’en faire de même.

Au-delà des discours politiques lénifiants, tous les commissaires européens, tous les grands banquiers ont été parfaitement clairs. Il s’agit de permettre au système de continuer tel qu’il est. Le noyau dur du néolibéralisme (la libre circulation des capitaux, la mise en concurrence généralisée des travailleurs moyennant la délocalisation de la production et la sous-traitance, la privatisation et la marchandisation des services collectifs) ne doit pas être entamé. C’est le sens du message du patron de Renault. Une autre revendication d’ensemble est donc celle de l’interdiction des licenciements et de l’arrêt complet de toutes les mesures en cours, de démantèlement de la santé, de destruction de la Poste menée jour après jour en deçà de la privatisation proprement dite, etc., etc. Ici les revendications peuvent être appuyées par des actions d’autodéfense des salariés et des citoyens, sur les sites de travail comme dans les localités, sur les hôpitaux, les transports, les écoles et les collèges. Derrière les beaux discours des responsables politiques, l’objectif est de faire supporter le poids de la crise aux salariés, par le chômage comme par l’impôt. Il n’y a que la lutte des travailleurs qui puisse y porter un coup d’arrêt et commencer à concrétiser l’idée que le « capitalisme n’a pas gagné », qu’il peut être combattu comme tel.

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"Il faut prendre en tenailles les revenus financiers " par Michel HUSSON.

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

"Il faut prendre en tenailles les revenus financiers "


Une interview de Michel Husson, membre du conseil scientifique d’Attac (Rouge n°2270
).


● Comment sortir du dilemme entre laisser plonger les banques, au risque d’aggraver la crise au détriment des salariés, et les sauver, en faisant payer le coût de ce sauvetage par ces mêmes salariés ?

Michel Husson – Le seul moyen d’éviter ce dilemme serait une nationalisation intégrale des banques et des assurances. Il ne s’agit pas de surenchère, mais d’une réponse cohérente. Des « nationalisations », ils en font, mais elles se limitent à des prises de participation partielles et elles sont conçues comme provisoires. Ces injections d’argent public ne serviront qu’à accélérer les restructurations et, en fin de compte, à rétablir le profit des banques sur le dos des contribuables. Pour vraiment « ouvrir les livres de comptes », consolider les créances croisées, faire le tri, ne pas se faire refourguer des titres pourris, empêcher les fuites, il faut placer l’ensemble des banques sous contrôle public. Les repentis de la libéralisation n’ont plus que le mot « régulation » à la bouche. Mais les règles seront contournées, comme elles l’ont toujours été, si elles ne sont pas imposées directement. Il faut évidemment soutenir des mesures comme l’interdiction des paradis fiscaux, mais on ne peut pas faire confiance aux autorités monétaires internationales pour réguler durablement la finance. Cette nationalisation devrait déboucher sur la création d’un pôle financier public, parce que le crédit et l’assurance relèvent du service public. La crise a démontré que la finance privée conduit à la catastrophe sociale. Reste à réhabiliter l’idée d’un crédit public, ce qui suppose d’instaurer une gestion démocratique mettant le crédit au service des priorités sociales.

● Peux-tu détailler ta proposition de « bouclier social » ?

M. Husson – Les travailleurs ne sont pas responsables de cette crise, qui a été au contraire rendue possible par le détournement de richesse au bénéfice des rentiers. Il serait intolérable qu’ils paient les pots cassés, uniquement pour que les entreprises puissent continuer à verser des dividendes. L’idée de « bouclier social » est un moyen d’affirmer cette exigence. Elle consiste à geler les dividendes à leur niveau actuel et à les transférer à un fonds de mutualisation. Ces sommes pourraient être utilisées, dans des proportions à discuter démocratiquement, au maintien du revenu des chômeurs et au financement de la Sécurité sociale, des budgets sociaux et des services publics : l’interdiction des dividendes financerait ainsi l’interdiction des licenciements, comme cela avait été proposé dans le livre Supprimer les licenciements. Les sommes potentiellement concernées sont de 90 milliards d’euros : c’est 5 % du PIB, exactement la même proportion que les 700 milliards de dollars prévus par le plan Paulson aux États-Unis.

● Comment articuler ces propositions avec une bataille à plus long terme sur les salaires ?

M. Husson – Il faut prendre en tenailles les revenus financiers en les ponctionnant directement d’un côté, et en augmentant les salaires de l’autre. Dans l’immédiat, il faut mettre en avant l’idée de l’échelle mobile des salaires, autrement dit, leur indexation sur les prix, de manière à défendre le pouvoir d’achat. C’est une mesure d’urgence minimale. On pourrait la préciser en proposant que l’on retire les aides publiques aux entreprises qui ne s’y conformeraient pas. Certes, ces aides publiques devraient être supprimées à terme, mais ce dispositif aurait l’avantage de permettre un contrôle des salariés, auxquels reviendrait la fonction d’évaluer la progression du pouvoir d’achat. La période qui s’ouvre avec la crise doit conduire à radicaliser les alternatives autour de la notion de contrôle sur la manière dont on éponge les effets de la crise. Il faut s’appuyer sur le sentiment d’injustice par rapport à des mesures qui n’ont d’autre but que de sauver la mise des responsables du désastre. Nationalisation et contrôle répondent à cette inquiétude et représentent, en même temps, des incursions dans la propriété privée qui peuvent donner un contenu anticapitaliste à la défense immédiate contre les effets de la crise.

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Plans de licenciements massifs sur l'autel du profit.

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Les Echos 28 octobre 2008
Les plus gros plans de réductions d'effectifs annoncés en France depuis le début de l'année : 

- PSA : 1.090 emplois. Le groupe automobile français annonce le 15 janvier un plan de "départs volontaires" concernant 1.090 salariés répartis sur cinq sites.

- Caisse d'Epargne : 4.500 postes non remplacés. Le groupe indique le 10 mai qu'il va supprimer 4.500 postes d'ici 2012 en utilisant uniquement la "gestion des départs naturels". Les effectifs totaux s'élèvent à 52.000.

- Natixis : 850 emplois. La banque d'affaires française annonce le 29 mai la suppression de 850 emplois sur 22.000, auxquels s'ajouteront selon un syndicat 800 autres suppressions d'emplois chez les prestataires extérieurs. Le calendrier n'est pas précisé.

- Imperial Tobacco : 1.060 emplois. Le fabricant britannique de cigarettes annonce le 19 juin la suppression d'environ 2.440 emplois, dont 1.060 en France (sur 4.700), après l'acquisition de son concurrent franco-espagnol Altadis (ex-Seita). Cela devrait entraîner en France la fermeture des usines de Metz et Strasbourg.

- Doux : 647 emplois. Le groupe volailler annonce le 10 juillet la fermeture de deux sites à Locminé (Morbihan) et Châtelet (Cher) et la réduction de l'activité de Pleucadeuc (Morbihan), entraînant, selon les syndicats, la suppression de 647 postes au total.

- SFR/Cegetel : 776 emplois. L'opérateur de télécoms SFR-Neuf Cegetel confirme le 1er juillet la suppression de 776 postes et la création de 326 autres, soit un solde de 450 postes (5% des effectifs), dans le cadre d'un plan de départs volontaires lié à la fusion des deux groupes.

- Tyco Electronics : 620 emplois. Le groupe électronique annonce le 4 septembre qu'il va fermer trois usines en France et en Espagne d'ici 15 mois, dans le cadre d'une restructuration de ses activités européennes. En France, quelque 620 emplois devraient être supprimés suite à la fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et de Val-de-Reuil (Eure), qui produisent des composants électroniques pour l'industrie automobile, ainsi que du regroupement des activités administratives du site de Cergy-Saint-Christophe avec celles de Pontoise (Val-d'Oise).

- Renault : 4.900 emplois. Le groupe automobile français indique le 9 septembre qu'il prévoit d'ici avril 2009 un plan de 4.000 "départs volontaires en France", dont 1.000 à Sandouville (Seine-Maritime). Le 25 septembre, il annonce en outre la suppression de 2.000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France.

- Crédit Agricole/Calyon : 500 emplois. La banque française annonce le 10 septembre un "plan de réduction des coûts" visant à réaliser 300 millions d'euros d'économies d'ici fin 2009. Il se traduit par la suppression de 500 emplois dans le monde, dont 250 en France, au sein de sa filiale de banque d'affaires Calyon.

- Sanofi-Aventis : 927 emplois. La direction de la filiale commerciale du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis en France annonce le 2 octobre un "projet de réorganisation" entraînant "la suppression de 927 postes" dans l'Hexagone, principalement des visiteurs médicaux.

- Hewlett-Packard : 580 emplois. Le groupe d'informatique annonce le 9 octobre que son vaste plan de suppressions d'emplois en Europe (9.330 emplois) annoncé le 25 septembre concernera en France 580 postes au total en France, dont 500 au sein de sa nouvelle filiale EDS.

- Adecco : 600 emplois. Le groupe de travail temporaire Adecco annonce le 16 octobre la suppression de 600 emplois en France d'ici le mois de juin 2009, en "privilégiant les départs volontaires", en raison d'un "retournement de conjoncture".

- La Redoute : 672 emplois. La Redoute (Redcats, PPR), spécialiste de la vente à distance, annonce le 21 octobre la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans, en fermant notamment ses 81 points de contacts en France, en raison du "déclin de la vente par correspondance traditionnelle".

- Camif : 780 emplois. La société Camif Particuliers, 780 salariés, filiale du numéro trois français de la vente à distance Camif SA, est placée le 27 octobre en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Niort. L'incertitude pèse également sur le sort des 140 salariés de Camif SA, placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. (source AFP)

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Les salariés de la CAMIF victimes d’un fonds d’investissements.

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Les salariés de la CAMIF victimes d’un fonds d’investissements.

 


Communiqué de la LCR.


Le tribunal de commerce de Niort a mis, le lundi 27 octobre, la société de vente par correspondance CAMIF particuliers en liquidation judiciaire et la société mère, CAMIF SA, en observation pendant plusieurs mois. Après la Redoute, c’est la deuxième société historique de vente par correspondance qui tombe. Avec cette décision de justice, c’est un bon millier de salariés qui se retrouvent jeter à la rue, victime de la gestion d’un fonds d’investissements américain, devenu actionnaire majoritaire, et qui n’a pas levé la petit doigt pour que l’entreprise échappe à cette décision de justice. La LCR partage l’indignation et la colère des salariés et de leurs familles sacrifiés sur l’autel de la spéculation, et affirme sa solidarité et son soutien aux actions menées par les salariés. Plus que jamais, une mobilisation unitaire et interprofessionnelle pour une loi d’interdiction des licenciements, est d’actualité. A l’heure où des dizaines de milliards d’euros sont déversés dans les poches des spéculateurs, la LCR exige que l’état débloque les sommes nécessaires pour maintenir tous les emplois actuels de la CAMIF.

Le 28 octobre 2008.
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