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NPA 27 -  Eure

Dans l'Eure, la chasse de la CPAM aux arrêts maladie "injustifiés" a commencé...

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Dans l'Eure, la chasse de la CPAM aux arrêts maladie "injustifiés" a commencé...

Choisi comme département pilote, l'Eure va subir un dispositif de chasse aux arrêts dits "injustifiés". Le but : faire des économies sur le dos des assurés et de leur santé comme le veut le gouvernement avec sa loi sur le "financement de la sécu". Désormais les patrons  participent au dispositif de chasse avec le contrôle diligenté à la demande de l'employeur. Résultat : suspension des indemnités journalières sans convoquer l'intéressé! Si les arrêts maladie sont si nombreux dans l'Eure c'est qu'il est particulièrement frappé par le chômage, les licenciements et  les plans de restructuration depuis 10 ans: autant de pressions insupportables qui pèsent sur la santé des travailleurs... Les dépressions sont nombreuses avec des tentatives de suicides...

Ci-dessous un article paru dans "Paris Normandie"

S'arrêter, ça devient dur !

A partir de mercredi, et pour une durée de six mois, la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Eure expérimente un nouveau dispositif de contrôle des arrêts de travail. Pourquoi l'Eure, choisi avec cinq autres départements ? « Parce que, depuis mi-2007, l'évolution du poste de dépenses d'indemnités journalières évolue sur des bases supérieures à la moyenne nationale », répond son directeur Victor Pérez. De janvier à juillet 2008, par rapport à la même période de l'an dernier, le nombre de jours remboursés a augmenté de 3 % (2,6% en France), avec un pic pour les arrêts supérieurs à trois mois (8,3 % contre 2,2 % en France). Et les montants aussi : 5,1% (contre 4,5 % en France), avec un pic pour les arrêts inférieurs à trois mois (7,8 % dans l'Eure, 2,9 % en France).

La Sécu a tout passé au crible : l'activité économique, la géographie, les pathologies cliniques particulières dans l'Eure. Il n'y a pas une mais plusieurs explications. Et puis aussi, à la suite de contrôles dans une zone ciblée ou pour un prescripteur, « le nombre d'arrêts de travail non justifiés sur la longueur, voire même sur la validité, a pu atteindre 10 % », révèle Victor Pérez.

 Voilà bien l'enjeu du dispositif mis en place dès après-demain. La chasse aux arrêts injustifiés.

Aux outils de contrôle déjà en place, s'ajoute dans l'Eure l'application d'une loi de juin dernier sur le financement de la Sécu : le contrôle diligenté à la demande de l'employeur lorsqu'il a des doutes sur le bien-fondé médical d'un arrêt de travail.

Si, après examen, le médecin contrôleur estime que l'arrêt n'est pas justifié, il en avisera l'entreprise et le médecin conseil de la CPAM. Si ce dernier partage le même avis, la Sécu suspendra alors le paiement des indemnités journalières sans avoir à convoquer systématiquement l'assuré, comme c'est le cas aujourd'hui. Sous réserve d'une contestation toujours possible, l'assuré aura alors tout intérêt à reprendre le travail… Et les médecins « fautifs » ? Aucune conséquence nouvelle dans le dispositif. « Depuis trois ans, nous avons mis en place une procédure de mise sous accord préalable des prescriptions d'arrêt de travail », explique Victor Pérez.

En clair, et pour une durée maximum de six mois, toute demande d'arrêt de travail doit être validée par le service médical de la CPAM. Aujourd'hui, comme l'an dernier d'ailleurs, seuls quatre médecins généralistes sont ainsi sous contrôle dans l'Eure pour « leur atypisme en matière de volumes d'indemnités journalières remboursées », de trois à six fois supérieurs à la moyenne régionale. S'ils récidivent plus tard, ils risqueront alors une sanction financière qui peut atteindre 5 000,00 €. Mais la plupart du temps, observe Victor Pérez, « ces médecins considèrent la procédure comme une aide pour améliorer leur prescription ». Voire sans doute aussi pour échapper à la pression de quelques patients… L'employeur peut mandater un médecin

 DIDIER BUREAU le 29 septembre 2008

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Cinq millions de Français sans mutuelle : Enquête...

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Cinq millions
de Français sans mutuelle...


Enquête sur les cinq millions de Français sans mutuelle

29.09.08 | Le Monde

 

Il y a quelques jours, il a envoyé un courrier à sa mutuelle pour résilier son contrat. Les 27 euros de cotisation par mois réclamés par la complémentaire santé étaient trop lourds pour son budget, qui oscille entre 800 et 1 000 euros, selon les mois. Professeur de guitare, célibataire avec une petite fille à charge, Eric Taillandier connaît le prix de la santé quand on ne peut pas se payer une mutuelle : "Pendant cinq ans, je m'en suis passé car je n'arrivais pas à joindre les deux bouts, témoigne-t-il. Mais l'année dernière, j'ai fait une pneumonie et je me suis retrouvé avec 170 euros de facture d'hôpital, que je n'ai toujours pas payés. C'est pour ça que j'ai fait l'effort de reprendre une mutuelle en début d'année. Mais j'ai finalement renoncé : je ne mange déjà pas à ma faim tous les jours..."

En France, 8 % de la population, soit 5 millions de personnes, sont dans la situation d'Eric, renonçant à s'offrir une couverture complémentaire santé (mutuelles, assurances privées ou institutions de prévoyance), majoritairement pour raisons financières. Si on excepte la frange la plus aisée de la population (4 % des ménages gagnant plus de 4 600 euros par mois se passent de complémentaire), ils sont 15 % des personnes vivant avec moins de 840 euros par mois à être "sans mutuelles", selon l'enquête Santé protection sociale 2006 de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Vivant avec de très faibles revenus, ces personnes ne sont pas éligibles à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) qui rembourse intégralement les frais médicaux : la CMU-C est réservée aux assurés gagnant moins de 606 euros !

En pleine crise du pouvoir d'achat, la couverture complémentaire pèse lourd dans le budget des ménages : le taux d'effort pour acquérir une mutuelle est de 10,3 % pour les ménages les plus pauvres contre 3 % pour les plus riches. "Les individus faisant face à des taux d'effort trop élevés au regard de ce qu'ils sont prêts à assumer décident de ne pas se couvrir", relève l'Irdes. Or, posséder ou non une mutuelle est de plus en plus déterminant pour un bon accès aux soins. Si 14 % des Français ont renoncé à se soigner pour raisons financières au cours des douze derniers mois, c'est le cas de 27 % des personnes qui sont sans couverture complémentaire. Sans surprise, les soins sacrifiés concernent prioritairement les dents, les lunettes et les consultations chez le spécialiste, peu remboursées par l'assurance-maladie.

Les patients sans complémentaire s'exposent également à de mauvaises surprises en cas d'hospitalisation avec le forfait hospitalier (16 euros par jour), qui reste à leur charge. Au Secours populaire français (SPF), les bénévoles observent que de plus en plus de gens viennent avec leur facture d'hôpital à payer, comme ils le faisaient jusqu'ici avec leur facture de gaz ou d'EDF. L'association constate que se soigner est de moins en moins une évidence. "Avec des tout petits budgets, les gens font des arbitrages en permanence, explique Christophe Auxerre, secrétaire national de SPF. Les assurances et les mutuelles sont sacrifiées. Les déremboursements des médicaments et les franchises médicales ont induit l'idée que la santé coûte cher. Elle est de plus en plus perçue comme la dernière roue de la charrette."

A 61 ans, Yolanda B., jeune retraitée, a dû renoncer elle aussi à sa mutuelle. Elle touchait la CMU-C jusqu'à l'année dernière, mais a perdu ses droits en mars, parce qu'elle dépassait "de 36 euros le plafond". Souffrant d'une grave dépression, elle ne peut plus prendre certains anxiolytiques et antalgiques, qui ne sont pas totalement remboursés. Même situation pour Patrick Dufraigne, 55 ans, en invalidité pour un problème de hanche, et qui perçoit une pension de 630 euros par mois : "Si vous retirez le loyer, l'électricité, c'est tout simplement impossible de se payer une mutuelle, explique-t-il. Du coup, je ne me soigne qu'en cas d'extrême urgence. J'ai annulé un rendez-vous en cardiologie à l'hôpital, car je ne peux pas me permettre d'être hospitalisé."

Pour pallier aux difficultés des tout petits revenus à s'offrir une couverture complémentaire, les pouvoirs publics ont créé, en 2005, une aide à la complémentaire santé appelée "chèque santé". Ouvert aux personnes dont les revenus sont compris entre 606 et 727,25 euros par mois, le chèque santé peine à trouver son public : seuls 330 000 assurés sociaux en bénéficiaient fin 2007 contre une cible potentielle de 2,5 millions de personnes. Ainsi, ni Yolanda ni Patrick ne se sont vu proposer ce dispositif, mal connu des services sociaux. L'aide, entre 100 et 400 euros par an, n'est de toute façon pas toujours suffisante. "Beaucoup de personnes estiment que ce n'est pas assez pour se payer une couverture santé, explique Stéphane Gobel, directeur de la ligne Santé info droits (0 810 00 43 33). C'est notamment le cas des personnes âgées confrontées à des primes importantes."

 

Conscient de ces blocages, le gouvernement a relancé, en janvier, une campagne d'information pour faire connaître le chèque santé. Mais est-ce suffisant ? La taxation des complémentaires à hauteur d'un milliard d'euros, inscrite dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2009, ne pourra, à terme, qu'augmenter le prix des cotisations. Les inégalités dans l'accès à la couverture complémentaire risquent encore de se creuser. "Si les primes augmentent, le nombre de personnes sans couverture devrait augmenter dans les années à venir, analyse Marc Perronnin, maître de conférences à l'Irdes. Toute la question est de savoir à partir de quel moment ce ne sera plus supportable pour la majorité des ménages modestes."

 

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LE CAPITALISME A FAIT FAILLITE !

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

LE CAPITALISME A FAIT FAILLITE !

Pendant des décennies ils n'ont cessé de vanter les mérites de l'économie libérale. Ils fallait réduire les décicits publics, baisser les dépenses publiques, moins d'Etat, privatiser à tout va... Ils ont tout fait pour empêcher d'augmenter les salaires. Ils ont contraint les salariés à prendre des crédits pour s'en sortir....

Et voilà que cette économie libérale s'effondre: crise des subprimes, faillite de banques et d'assurances. Ils ont spéculé sur la misère de la population salariée et maintenant il faudrait se sacrifier pour eux ? Plusieurs milliers de milliards d'argent public sont dépensés pour sauver leur système et leurs banques pendant que des centaines de millions de salariés sombrent dans la pauvreté.
C'est la population qu'il faut sauver, c'est l'emploi, l'école, la santé.
Interdisons les licenciements boursiers, imposons le contrôle des salariés sur les entreprises qui détruisent l'emploi, contrôlons les banques. Stoppons les privatisations, renationalisons les entreprises privatisés. Finançons l'école, la santé, les retraites des salariés.  Voilà à quoi doit servir l'argent public et non à renflouer le système bancaire et ses actionnaires qui ont fait faillite...
80¨% de la population sont des salariés avec ou sans d'emploi.
Nous représentons la majorité , nous sommes le peuple, à nous enfin de décider!

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Quand Sarkozy défendait les subprimes...

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Quand Sarkozy défendait les subprimes...

 

Trouvé sur le site de l’UMP, dans la rubrique "l’abécédaire du candidat Nicolas Sarkozy", à la lettre "C" comme "Crédit" :

Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

Ce type nous prend vraiment pour des abrutis...

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Le capitalisme fait faillite et Sarkozy se paye notre tête - Edito des tracts NPA de la semaine

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA : Le capitalisme a fait faillite et Sarkozy se paye notre tête

 


" Je veux le dire aux Français : l’anticapitalisme n’offre aucune solution à la crise actuelle (…) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une base éthique "

N. Sarkozy à Toulon, le 25 septembre


Sarkozy se paie notre tête!

Qui aurait imaginé que le président bling-bling s’en irait un jour dénoncer les " excès " du capitalisme " financier " ?

Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d’une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L’accumulation sans fin des capitaux n’est pas une dérive du capitalisme mais le cœur de son fonctionnement.

Dans son discours de Toulon, Sarkozy a reconnu qu’il y a eu de grosses erreurs, des dérives. Mais, a-t-il prétendu, ce n’était pas le vrai capitalisme car celui-ci serait " moral ", " éthique ", " productif ". Cause toujours… Il reste que sa seule proposition face à la crise, c’est de poursuivre et aggraver les agressions antisociales qu’il mène déjà sur tous les terrains.


Recul du pouvoir d'achat, explosion des licenciements
Il a ainsi annoncé, pêle-mêle : un nouveau recul du pouvoir d’achat et l’explosion des licenciements ; le maintien du plan de saccage de l’hôpital public ; l’accélération de la contre-réforme de l’Etat avec, il s’en est vanté, " dès l’an prochain un total sans précédent de 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique " ; un gros paquet de nouvelles aides, exonérations de charges et d’impôts pour les patrons.

Enfin, Sarkozy s’est engagé à ce que l’Etat vienne au secours des banques, assurances et sociétés de crédit, si ces dernières se retrouvaient en défaut de paiement. Comme aux Etats-Unis, on " nationaliserait " donc leurs pertes en les faisant financer par nos impôts. Déjà victimes des bas salaires, de la précarité et de la hausse des prix, les travailleurs subiraient ainsi une véritable " double peine ".

Dans le même temps, la privatisation de tout ce qui peut faire du profit, elle, continue de plus belle. Exemple : la Poste, dont le gouvernement vient d’annoncer " l’ouverture du capital " et l’entrée en Bourse (une décision prise en plein milieu de la tourmente des marchés...).


Aux riches de payer leur crise

Tous les gouvernements sont inquiets pour l’avenir du système et parlent désormais du besoin de " nouvelles régulations ", d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d’accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires.

A nous de ne pas l’accepter et de reprendre aux financiers, aux patrons et aux actionnaires tout ce qu’ils nous ont volé.

Les luttes de résistance foisonnent, mais elles restent dispersées et trop souvent isolées. Aidons à les coordonner, à les unifier.

Parmi d’autres mobilisations dans le privé et le public, la grève de la Poste du mardi 23 septembre a été un succès. Un large front syndical, politique et associatif, s’est formé au niveau national. La bataille qui commence contre la privatisation de la Poste peut être l’occasion de mettre un coup d’arrêt aux attaques et de changer le rapport de forces.

Sarkozy a clairement identifié son ennemi : l’anticapitalisme. Là au moins, les choses sont claires. Ni éthique, ni moral, ni réformable, ce système de sauvages doit être combattu et renversé. Venez avec nous construire le NPA !


 

- tract NPA
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Crise économique, ils tombent...par Isaac Johsua

30 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Crise économique, ils tombent...

Un article de Rouge n° 2267 - hebdomadaire de la LCR.


La crise économique connaît de nouveaux rebondissements, de nouvelles faillites ayant eu lieu. Utilisant l’argent du contribuable pour combler les pertes, le Trésor américain annonce un plan de 700 milliards de dollars. Mais la crise n’est pas finie.

Crise financière et crise réelle continuent à cheminer côte à côte, mais de plus en plus étroitement imbriquées. Une fois c’est l’une, une fois c’est l’autre qui prend la vedette. Il y a quinze jours, c’était la crise réelle qui tenait le devant de la scène, avec un monde développé en récession. Désormais, c’est la crise financière qui passe au premier plan. Elle progresse suivant toujours le même axe : l’effet domino, où chaque pièce qui tombe en entraîne une autre à sa suite. Après Fannie et Freddie, les deux géants du refinancement hypothécaire américain, la banque d’affaires Lehman Brothers ; après Lehman, la compagnie d’assurance AIG (qui était, il n’y a pas si longtemps, numéro un mondial) ; après AIG, la banque anglaise HBOS, rachetée en catastrophe par la Lloyds TSB.

Mais l’effet domino a élargi son cercle et concerne de nouveaux acteurs, qui ne sont plus directement liés au marché hypothécaire américain. La chute de Fannie et Freddie s’explique évidemment par l’effondrement de ce marché. Tel est encore le cas de Lehman, fortement impliqué dans le crédit immobilier aux États-Unis. Les choses changent déjà avec la banque anglaise HBOS, tombée parce qu’elle est le plus gros prêteur immobilier, non pas aux États-Unis, mais en Grande-Bretagne. Le glissement est encore plus net avec AIG, dont le lien au marché hypothécaire n’est qu’indirect.

Nous en sommes même arrivés à un effet domino qui anticipe son propre mouvement. Une fois un domino tombé, les acteurs de la finance cherchent quel sera le prochain, persuadés qu’il y en aura un. Chaque fois qu’une victime est désignée, la meute de loups l’entoure, l’isole, fixant sur elle des yeux de braise, attendant qu’elle tombe pour la dépecer, tout en se lamentant sur la crise effroyable. La logique de la crise financière est désormais auto-entretenue.

Le plus grave, c’est qu’à côté de l’effet domino, il y a un effet ping-pong, où sphère financière et économie réelle se renvoient la balle. Tel commence à être le cas de l’économie réelle à la sphère financière, parce que la dégradation de l’activité économique rend insolvables des emprunteurs, même en dehors du marché hypothécaire. Mais tel est surtout le cas de la sphère financière à l’économie réelle. La cascade d’effondrements financiers ne peut qu’accentuer la restriction du crédit bancaire, déjà bien entamée. Et les retombées négatives de ces effondrements vont bien au-delà de ce seul volet. Ainsi, la chute de Lehman a un impact psychologique désastreux, mais elle va également frapper les autres établissements qui lui ont prêté de l’argent, qui ne peuvent plus rentrer dans leurs fonds et seront, de ce fait, soupçonnés à leur tour ; enfin, la liquidation des actifs de Lehman, jetés sur les marchés pour sauver quelques sous, va contribuer à dégrader encore un peu plus les cours.

Plan d’urgence

Il ne fait pas de doutes que ce jeu de ping-pong va aggraver la crise réelle commençante. En une dizaine de jours, la probabilité d’une crise mondiale s’est nettement accrue. Mais une autre possibilité est maintenant ouverte : celle d’un effondrement en cascade de l’ensemble du système financier mondial. Jusqu’à présent guère concevable, cette hypothèse a gagné en crédibilité avec les événements récents, tout en n’étant toujours pas la plus probable. La déflagration sera sans doute évitée, mais il est désormais clair que la crise proprement financière est installée pour longtemps.

Confrontées à la violence du tremblement de terre, les boussoles s’affolent. Et les autorités publiques s’empressent de voler au secours du capital, comme elles l’ont fait avec Fannie et Freddie, puis à nouveau avec AIG. On nous a longuement et doctement expliqué que les marchés s’équilibraient eux-mêmes, et qu’il ne fallait surtout pas intervenir, ni perturber leur fonctionnement. Mais, dès que le système de profit est menacé, les beaux discours sont jetés aux orties, littéralement piétinés, et il ne reste plus que la réalité toute crue de la défense du fric. Et certains de se réjouir de cet interventionnisme, contradiction en actes du libéralisme ambiant. Est-ce là toute la leçon que l’on peut tirer de la catastrophe imminente ? Le système capitaliste lui-même n’a-t-il pas démontré sa nocivité, l’effroyable capacité qu’il a d’entraîner avec lui toute l’humanité aux abîmes ? L’appel à l’État pour couvrir les pertes d’aujourd’hui et garantir les profits de demain change-t-il quoi que ce soit ?

Manifestement non, c’est une façon de sauver ce qui peut l’être du néolibéralisme. Il n’est pas question de nous contenter d’un tel discours. En réalité, le contraste est saisissant entre la rapidité avec laquelle la crise progresse et le ronron de la gauche « de gouvernement » où, s’il arrive que l’on parle, on parle en tous les cas de tout autre chose. Un sursaut s’impose, la contre-offensive doit s’organiser. Il nous faut un nouveau plan d’urgence, un plan d’urgence face à la crise.

Isaac Johsua

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Vidéo de la Rencontre nationale des salarié(e) et privé(e)s d'emploi (NPA)

29 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Vidéo de la Rencontre nationale des salarié(e) et  privé(e)s d'emploi.

Organisée par les Comités d'initiative pour le Nouveau Parti Anticapitaliste
Elle s’est tenue les 27 et 28 septembre à St.Denis (93).



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Le PCF manifeste à Paris mais peine à mobiliser sur les salaires

28 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Publié le 27/09/2008 à 17:04 Reuters

Le PCF manifeste à Paris mais peine à mobiliser sur les salaires

Aux cris de "la Bourse plonge, le peuple éponge", plusieurs milliers de personnes ont participé ce samedi à Paris à une marche du siège du Medef à l'Elysée pour réclamer une augmentation des salaires. Une dizaine de manifestants poussant des caddies contenant au total 100.000 pétitions ont ouvert le défilé organisé par le Parti communiste, qui cherche à se poser en aiguillon de la gauche pour contrer Olivier Besancenot.

Les manifestants étaient 2.600 selon la police et au moins le double d'après les organisateurs."Face au discours de Nicolas Sarkozy sur la crise financière, nous allons prononcer un mot que personne ne prononce, le mot salaires", a déclaré aux journalistes la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet. "Redistribuer la valeur ajoutée vers les salaires au lieu de la laisser partir vers la spéculation", a-t-elle ajouté.

Contrairement aux espoirs du PCF, peu de militants d'autres organisations de gauche se sont joints au cortège et le parti peine, pour l'instant, à mobiliser sur le thème des salaires. Mais Pierre Laurent, autre membre de la direction, a expliqué que cette manifestation était un premier "signal" invitant les Français à "repartir à l'offensive". "La crise montre qu'il y a des liquidités énormes sur les marchés. Et qu'est-ce que dit Sarkozy ? Qu'on va mettre de l'argent public pour soutenir les banques", a-t-il expliqué.

Le PCF, comme les principales organisations syndicales, estime que face à la crise, l'argent doit au contraire "revenir vers les salaires, les pensions et le développement durable," ce dernier thème étant nouveau dans le discours communiste. Pour Marie-George Buffet, le président de la République dit "un peu n'importe quoi" lorsqu'il s'engage à garantir les placements des Français car "les règles existent déjà et les choses sont déjà en place."

En réponse au Premier ministre François Fillon, qui a appelé à l'unité nationale et à supporter la crise, la dirigeante communiste répond au contraire qu'il faut "relever la tête."

Dans le cortège, les slogans visaient tour à tour le patronat - "Medef, crache tes bénefs" - et Nicolas Sarkozy - "travailler plus pour gagner plus, mon oeil". "Parisot, Sarko, augmentez nos salaires", criaient des manifestants. "Pendant sa campagne électorale, le président de la République nous a promis la lune", expliquait un retraité venu du Pas-de-Calais. Des ballons rouges frappés du sigle PCF et du mot "salaires!" ont été lancés. A l'issue de la marche, une délégation devait remettre à la présidence de la République les 100.000 pétitions recueillies par le PCF et présentant ses "solutions" à la crise.

Gérard Bon, édité par Véronique Tison

 

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Crise financière : le capitalisme ruine la société.

28 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Crise financière : le capitalisme ruine la société

 Publié dans « Carton  Rouge » - septembre 2008  

 

3 600 milliards de dollars évaporés en quelques jours ; c’est le résultat de la chute des marchés boursiers emportés par la pire crise financière depuis 1929.

Mais, à la différence de 1929, les banquiers ne se jettent plus par les fenêtres.

Deux piliers de Wall Street, Freddie Mac et Fanny Mae, deux mastodontes spécialisés dans le crédit immobilier aux États-Unis, sont au bord de la faillite ? L’Etat américain les rachète pour 200 milliards de dollars.

AIG, une des plus grandes sociétés d'assurances du monde, vacille ? La Fed lui accorde un prêt de 85 milliards de dollars.

Les bourses mondiales s’effondrent ? Les banques centrales injectent des centaines de milliards de dollars.

Le système financier mondial est gangréné de créances douteuses ?

Le gouvernement américain décide de les racheter pour un coût estimé à 1 000 milliards de dollars !

Au jeu du casino géant qu’est devenu la finance mondiale, quand on gagne, on encaisse et quand on perd, c’est désormais l’Etat - avec l’argent des contribuables - qui rembourse les dettes.

Les sommes engagées - plusieurs milliers de milliards de dollars - donnent le tournis.

 

Un système pourri...

Cette crise résume tout ce qu’il y a de pourri dans le système capitaliste, un système qui ne tourne que pour le profit de quelques uns et qui fait payer la facture de sa gabegie aux plus pauvres.

Car ces centaines de milliards de dollars investis pour sauver un système à bout de souffle seront financés par l’argent public qui n’ira pas satisfaire les besoins sociaux.

Selon la FAO (Organisme de l'ONU luttant contre la faim dans le monde), 925 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde en 2007, contre 850 millions un an auparavant. Et cela à cause des hausses de prix des produits alimentaires consécutives à la spéculation boursière. En 2006 ces prix ont augmenté de 12%, en 2007 de 24% et sur les seuls premiers mois de l'année 2008, de 50%.

En trois ans cela représente une hausse de plus de 108%!

Toujours selon la FAO, il suffirait d’investir 30 milliards de dollars pour doubler la production alimentaire mondiale et éradiquer le fléau de la faim, c’est-à-dire une fraction de l’argent investi par les gouvernements pour garantir les profits de la finance mondiale. 30 milliards de dollars, alors qu’en 2006, plus de 36 millions de personnes sont mortes de faim ou de maladies dues aux carences alimentaires, soit un décès chaque seconde, et près de 100000 par jour !

 

...qu’il faut renverser !

Gaspillages et surproduction d'un côté, famines, licenciements et chômage de masse de l'autre, voilà le bilan du capitalisme. Il faut y ajouter la crise écologique, avec en particulier l'incapacité des mécanismes du marché à enrayer le réchauffement dramatique de la planète. Plus que jamais, le renversement de cet ordre mondial irrationnel, barbare et injuste est à l’ordre du jour.

Bâtir une société nouvelle où la loi du fric n’existera plus, une société qui satisfera les besoins de toute l’humanité, une société libérée de toute forme d’exploitation et d’oppression, c’est le combat auquel nous voulons contribuer.

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Non à la répression au Pays Basque. Communiqué de la LCR du 26-09-2008

26 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Non à la répression au Pays Basque.

 


Communiqué de la LCR.

La « LCR Pays Basque » soutient les militants de Batasuna en but à une répression féroce et simultanée des deux gouvernements, français et espagnol.

Batasuna remplit un rôle politique significatif pour une partie de la population du Pays Basque et la LCR lui reconnaît une légitimité qui lui vient, entre autre, des urnes.

Du côté du PSOE, désormais allié au Parti populaire espagnol, l’objectif est de régler la question basque par l’unique voie de la répression vis à vis du nationalisme radical basque.

Museler une représentation politique démocratique est inadmissible dans un Etat de droit.

Pour la LCR, aucune sortie durable ce ce conflit ne pourra être réglé tant par la voie de la répression des Etats que par la violence armée d’ETA que nous avons toujours condamné.

La vraie question est celle de la reconnaissance du droit du peuple basque à décider librement de son destin et elle ne peut être réglée que politiquement avec l’ensemble des parties concernées.

Le 26 septembre 2008.

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