Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Transformation de la Poste en société anonyme : Olivier Besancenot dénonce une "privatisation" programmée

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Transformation de la Poste en société anonyme : Olivier Besancenot dénonce une "privatisation" programmée.

 

AP | 29.08.2008 | 21:04.

Le changement de statut programmé de La Poste, annoncé la veille par son président, va faire perdre à l’entreprise son caractère public avec "l’ouverture du capital en perspective, c’est-à-dire la privatisation", a dénoncé vendredi le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot.

"Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de libéralisation et d’application de la directive européenne de mise en concurrence totale des activités de marché postal", déplore-t-il dans un entretien publié vendredi sur le site Internet du "Point".

"Les bénéfices dégagés par La Poste ces dernières années ne seront pas investis sous forme de salaires ni en qualité de services, mais au profit de quelques actionnaires", estime M. Besancenot, lui-même salarié de La Poste.

"On sait maintenant que dans les pays où les libéralisations et privatisations ont été enclenchées, ça a un coût social énorme", note-t-il. "Des dizaines de milliers de suppressions d’emploi ont eu lieu à l’échelle européenne. Ça entraîne aussi une augmentation des tarifs", souligne l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

"On milite sur le terrain pour qu’un mouvement populaire voie le jour, car celle des salariés de La Poste ne suffira pas", selon M. Besancenot. La "bonne solution", est de "combiner un mouvement qui rassemble les salariés, les usagers et les élus", estime-t-il. AP


Interview d’Olivier Besancenot au Point.fr

Lepoint.fr : Le gouvernement réaffirme qu’il ne veut pas toucher au caractère public de La Poste. Cette mise au point vous rassure-t-elle ?

Olivier Besancenot : Bien sûr que non ! Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de libéralisation et d’application de la directive européenne de mise en concurrence totale des activités de marché postales. C’est l’ouverture du capital en perspective, c’est-à-dire la privatisation. Concrètement, les bénéfices dégagés par La Poste ces dernières années ne seront pas investis sous forme de salaires ni en qualité de services, mais au profit de quelques actionnaires qui vont aller jouer tout cela au "casino de la bourse" pour éventuellement gagner de l’argent - voire en perdre, dans le contexte de crise financière internationale.

Lepoint.fr : Le gouvernement peut-il faire autrement que de permettre à La Poste de changer de statut et d’ouvrir son capital afin de faire face à l’ouverture totale à la concurrence du marché en 2011 prévue par cette directive européenne ?

O. B. : Une directive européenne ne vient pas dans le dos des gouvernements ! Elle a été adoptée sur la base d’un mandat donné par une réunion du Conseil des ministres européen. C’est donc bien les gouvernements nationaux, y compris le nôtre, de gauche soi-disant, qui ont, à l’époque, mandaté la Commission pour libéraliser La Poste. Ce qu’un gouvernement demande de faire, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas revenir dessus ensuite. On ne sortirait pas de l’Europe pour autant, d’autant plus qu’il y a une alternative pour un service public européen : on pourrait imaginer une coopération immédiate de tous les opérateurs publics pour faire un premier pas vers un service public postal européen.

Lepoint.fr : Justement, un contrat de service public strict a été signé par La Poste et le gouvernement pour la période 2008-2012...

O. B. : Le cahier des charges strict signé avec La Poste, on le connaît trop bien, ça n’empêche pas des centaines de bureaux de fermer, que ce soit dans les zones rurales ou les quartiers populaires. De nombreuses prestations assurées par les bureaux de poste ne le seront pas par un petit commerçant ! Le cahier des charges signé par le gouvernement, c’est une grande déclaration de principes qui n’a strictement rien à voir avec ce qu’on vit tous les jours. Des études d’impact ont été commandées par le Parlement européen à plusieurs reprises : on sait maintenant que dans les pays où les libéralisations et privatisations ont été enclenchées, ça a un coût social énorme. Des dizaines de milliers de suppressions d’emploi ont eu lieu à l’échelle européenne. Ça entraîne aussi une augmentation des tarifs. En Suède, la libéralisation s’est conclue par 25 % d’effectifs en moins et 70 % d’augmentation des tarifs. Même les plus libéraux sont en train de revenir sur leur jugement, car le prix de l’action de la poste allemande est en train de s’effondrer.

Lepoint.fr : Comment comptez-vous vous opposer à ce que vous appelez la "privatisation" de La Poste ?

O. B. : Une journée de grève se profile. Tout cela va être discuté par les organisations syndicales. Nous, on milite sur le terrain pour qu’un mouvement populaire voie le jour, car celle des salariés de La Poste ne suffira pas. La bonne solution, c’est de combiner un mouvement qui rassemble les salariés, les usagers et les élus.

Lire la suite

Le Revenu de solidarité active (RSA) : une réforme qui ne combat pas la précarité

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

Le Revenu de solidarité active (RSA) : une réforme qui ne combat pas la précarité

 

Le gouvernement financera donc le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1,1 % sur les revenus du capital. Le pire semble ainsi évité, puisque, à l’origine, le RSA devait être financé par une baisse de la prime pour l’emploi, les pauvres finançant ainsi les plus pauvres.Contrairement à ce que nous entendons, cette réforme est loin de taxer le capital mais surtout ne combat en rien la précarité .

Concernant le financement, le prélèvement envisagé va toucher de la même manière les gros épargnants et les petits.Concrètement, l’essentiel sera supporté par les « classes moyennes » et touchera peu les grosses fortunes. Si le gouvernement voulait vraiment taxer le capital, il aurait pu s’en prendre, par exemple, aux 100 milliards de profits dégagés en 2007 par les entreprises du Cac 40.

Au-delà du financement, la logique du RSA revient à entériner la précarité comme une fatalité à accompagner socialement et non à combattre. Le choix du RSA, c’est le choix d’une société où se développe le travail précaire et dans laquelle le nombre de travailleurs pauvres augmente.

Pour la LCR, une autre logique est possible : celle du travailler moins pour travailler tous et toutes, l’ augmentation pour tous de 300 euros net et aucun revenu ni minimas sociaux en- dessous de 1500 euros nets par mois mais aussi de refaire du contrat à durée indéterminée à temps plein la norme de l’emploi.

Lire la suite

Avec les travailleurs sans papiers de Romainville - Communiqué de la LCR du 28-08-2008

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #SANS-PAPIERS

Avec les travailleurs sans papiers de Romainville en lutte.

 

Communiqué de la LCR.

Depuis le 19 août, dix-huit salariés sans papiers occupent le centre du SYCTOM de Romainville (160 salariés). Le SYCTOM est le syndicat intercommunal chargé du tri sélectif des déchets pour 83 communes d’Ile de France. Ce conflit est emblématique : cette activité de service public a été concédée à des multinationales - VEOLIA puis URBASER – tirent profit de la gestion des déchets ménagers que leur confient des collectivités publiques, mais se préoccupent fort peu des conditions de travail souvent dangereuses des salariés, du respect du code du travail ou des règles écologiques. Ainsi, le site a été arrêté une semaine en juin dernier, le temps de renvoyer en fin de mission des salariés en intérim. Parmi eux, plusieurs étaient sans papiers. Mais, à travers une succession de contrats d’intérim, certains travaillaient de fait depuis des années sur le site.

Pour manifester son soutien aux salariés en lutte, Olivier Besancenot se rendra à Romainville lundi 1er Septembre à 13h.

Montreuil, le 29 août 2008

Lire la suite

Contre EDVIGE....

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #RESISTANCE

Contre EDVIGE....

 

Communiqué de presse. Paris le 29 août 2008.

700 organisations et 90 000 personnes à ce jour dénoncent EDVIGE, un fichier liberticide et annoncent une conférence de presse le 9 septembre

12 associations et organisations syndicales (AIDES, la CFDT ; la CGT ; le Collectif contre l’Homophobie et pour l’égalitédes droits, la Fédération nationale de l’Autre Cercle , la FSU ; l’Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l’Union Syndicale Solidaires) déposent ce jour un recours au Conseil d’Etat contre le décret du 27 juin 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE ».

Elles entendent ainsi dénoncer un fichier qui, loin de n’être que la réactualisation du décret du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux, aggrave considérablement l’atteintes aux libertés en permettant le fichage des individus dès 13 ans, la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines « raciales » ou ethniques ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle des personnes. De manière plus générale, le fichier EDVIGE confond les missions des renseignements généraux et celles des services de police en amalgamant des finalités fort différentes.

Réunies en Collectif « Non à EDVIGE », près de 700 organisations et associations et près de 90 000 personnes ont signé la pétition en ligne « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE » http://www.nonaedvige.ras.eu.org et, pour certaines d’entre-elles, se sont engagées dans des actions de signatures de la pétition par les citoyens sur la voie publique.

Après la réunion du Collectif le 28 août, il a été décidé d’organiser une conférence de presse publique le 9 septembre prochain à 11 heures à la Bourse du travail salle Croizat. Y sera développé le point de vue des associations de défense des droits humains et des libertés, des associations LGBT, des organisations de défense des droits des mineurs, des associations de défense des malades, des organisations syndicales et des citoyens mobilisés contre un tel projet.

Les différentes actions envisagées contre ce fichier liberticide seront dévoilées à cette occasion.

Contact presse : contact@nonaedvige.ras.eu.org

Lire la suite

Venezuela : Solidarité avec Stalin Pérez Borges et les travailleurs de Fundimeca !

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #International

Venezuela : Solidarité avec Stalin Pérez Borges et les travailleurs de Fundimeca !

 

Stalin Perez - photo de Yannick Lacoste

Les évènements des dernières semaines à Valencia (Etat de Carabobo) confirment la nécessité de soutenir avec force le mouvement ouvrier et révolutionnaire venezuelien. C’est ce que démontre la répression des travailleurs de l’entreprise Fundimeca, qui sont mobilisés afin de faire respecter les lois démocratiques de la constitution bolivarienne. Alors que le patron de cette entreprise d’assemblage d’électrodomestique s’est opposé à l’application des mesures (fixées par l’inspection du travail) de réintégration d’ouvriers licenciés et qu’une dirigeante syndicale de l’entreprise a été bléssée par balles devant les portes de l’usine, ce sont les ouvriers et les syndicalistes, venus soutenir ces salariés, qui sont poursuivis par la justice et menacés d’emprisonnement comme s’ils étaient des délinquants ! Parmi eux se trouvent Stalin Pérez Borges, dirigeant national de l’Union nationale des travailleurs (UNT) et membre de l’organisation Marea socialista, ainsi que deux coordinateurs régionaux de l’UNT et 18 ouvriers et ouvriéres.

La LCR se joint à la campagne de solidarité internationale initiée par Marea Socialista et la UNT afin de dénoncer cette contre-offensive patronale, relayée par un appareil judiciaire réactionnaire qui reste à transformer radicalement. Nous dénonçons avec force cette criminalisation des luttes ouvrières destinée à faire taire ceux qui luttent pour l’approfondissement des conquêtes du processus bolivarien et pour le respect des droits des travailleurs au Venezuela.

Paris, 28 août 2008.

Lire la suite

La CAMIF: 4 ème plan de liquidation de l'emploi avec 509 salariés licenciés...

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

A la CAMIF, les fonds de pension dictent leur loi...

Niort : 4ème plan social à la CAMIF
par France 3fr
-Limousin-Poitou-Charentes

CAMIF Particuliers va subir un nouveau plan social qui concernera 509 personnes sur 1369, CAMIF SA est également touchée

 Résignation chez les salariés de la CAMIF Particuliers de Niort auxquels on a annoncé jeudi 28 août, la mise en place d'un nouveau plan social, le 4ème en 8 ans ! Conséquence, la maison mère, CAMIF SA va être également touchée

Réunis en assemblée générale le 27 août, les salariés de CAMIF Particuliers ne savaient plus comment faire pour résister à ce qu'ils considèrent maintenant comme une "statégie à long terme"

CAMIF SA aussi...

Vendredi 29 août 2008
: le plan social qui va de nouveau toucher CAMIF Particuliers aura des répercussions sur CAMIF SA qui est prestataire de service de CAMIF Particuliers. De 100 à 144 emplois pourraient ainsi disparaître. Pour "sauver les meubles", il faut aujourd'hui aller à la recherche d'une nouvelle clientèle et de nouveaux produits, plus proches du commerce équitable et du développement durable. Le nouveau catalogue va dans ce sens, il a 4 mois pour faire ses preuves.

Comment revenir au mouvement coopératif ?

Jeudi 28 août 2008 : jusqu'à présent, les représentants syndicaux de la CAMIF avaient mis leurs déboires sur le compte d'une mauvaise gestion de la part de dirigeants qu'ils pensaient "incompétents". Aujourd'hui, il ont une autre opinion : ils pensent qu'il s'agit d'une stratégie délibérée, prévue pour le long terme, adoptée par le fonds de pension américain qui a pris les choses en mains il y a quelques mois. Ils sont convaincus que les spéculateurs ne veulent plus du modèle coopératif, mais ne savent pas comment faire pour contrecarrer le nouveau plan. Entre la mobilisation par des actions de masse et l'appel au soutien des élus locaux, ils pensent néanmoins qu'il y aurait aussi la place pour un retour aux "fondamentaux" du mouvement coopératif, c'est-à-dire pour une prise de contrôle de la CAMIF par les salariés et des dirigeants mutualistes. En attendant, le nouveau plan social a été confirmé dans la journée de jeudi au cours d'un CCE extraordinaire et entre décembre 2008 et mars 2009, ce sont dans un premier temps 300 personnes qui devraient perdre leur emploi.

Lire la suite

Accident nucléaire en Belgique: alerte en retard, la population trinque !

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Accident nucléaire en Belgique: alerte en retard, la population trinque! 
Par Philippe BROUSSE (Réseau Sortir du nucléaire)


29-08-2008 - Interdiction aujourd’hui de consommer des légumes et du lait à Fleurus en Belgique !

La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, est loin d'être le seul pays d'Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales de grande ampleur font même la UNE actuellement dans certains pays.

En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...

En Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt de lourdes sanctions.

En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été stockés. La mine était présentée comme "stable depuis 70 millions d'années" et "quasi-imperméable", mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.

En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un accident grave n'a pas eu lieu.

En Ukraine, une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine) le 10 juin.

En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence) avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne sache vraiment ce qui s'était passé.

La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Le Réseau "Sortir du nucléaire " appelle l'opinion publique internationale à prendre conscience de la gravité des contaminations déjà occasionnées par l'industrie nucléaire, et de la possible imminence d'une véritable catastrophe nucléaire dont les conséquences seraient incommensurables. Il ne faut pas faire confiance aux diverses "autorités de sûreté", qui contribuent à cacher la vérité, et il faut fermer les installations nucléaires avant que le pire ne se produise.

Philippe BROUSSE,
président,
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
http://www.sortirdunucleaire.org/
Lire la suite

Non à la fermeture de Media Motion à Val de Reuil !

28 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure

 

Mercredi 17 août, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation juridique de Média Motion – ex Digital Valley - entraînant la fermeture de l’usine de Val-de-Reuil – parc d’affaires les Portes – 87 travailleurs. L’usine fait partie d’un groupe Néerlandais comptant 5 usines en Europe. La raison invoquée pour fermer est un soit disant déficit de 6 millions d’euros.

Réaction de l' intersyndicale CGT et CFDT avec les salariés: ci-dessous tract distribué auprès de la population.

Mediamotion Digital Valley Industrie en liquidation

26/08/2008
Spécialisée dans la fabrication de CD et DVD à Val-de-Reuil (Eure), Mediamotion Digital Valley Industrie a été placée le 21 août en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Evreux. L'usine fermera ses portes dans un mois environ, après qu'un plan social ait été mis en place pour les 87 salariés de cette filiale du groupe néerlandais Mediamotion.

La décision du tribunal fait suite au dépôt de bilan présenté par la direction de l'établissement. Selon les représentants du personnel, si cette dernière indique avoir jeté l'éponge face à la concurrence du MP3 et du piratage musical qui représenteraient une perte de 25% de chiffre d'affaires pour l'entreprise, la raison de la fermeture se trouve ailleurs. « L'entreprise perd de l'argent parce que le groupe a choisi de fabriquer à Val-de-Reuil des produits à faible valeur ajoutée, privilégiant les volumes plutôt que la qualité », résume une déléguée CFDT, « résultat : nous avons un carnet de commandes rempli pour des produits qui ne rapportent pas assez d'argent ».

De leur côté, les salariés, abasourdis et qui n'ont été avertis de la décision du groupe que deux jours avant la réunion du tribunal, indiquent qu'ils vont mener différentes actions pour faire respecter leurs droits sociaux.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois


 Rédaction L'Usine Nouvelle

Lire la suite

Entre bains de mer et formations trotskystes, le NPA se prépare à décoller (Par Stéphane Alliès de Mediapart)

28 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Entre bains de mer et formations trotskystes, le NPA se prépare à décoller

 

Article publié sur http://www.mediapart.f par Stéphane Alliès.

Elle a la voix toute chevrotante, Monique. Mégaphone en main, cette institutrice de 57 ans a les genoux qui tremblent, mais l’envie d’agir chevillée au corps. Elle se lance à l’heure de l’apéro, devant le bar du "village-vacances" des Carrats. Face aux nombreux militants de la LCR et/ou du nouveau parti anticapitaliste réunis en université d’été à Port-Leucate (Aude), elle prend la parole pour les inviter à signer une pétition qui lui tient à cœur, en solidarité avec deux vendeurs de tissus du marché Saint-Pierre (Paris, 18e) injustement licenciés. À l’issue de son intervention, elle sera applaudie et une table sera dressée à côté du bar, où viendront signer de nombreux « copains » (on ne dit pas « camarade » à la Ligue).

Quelques heures auparavant, elle avait répété son texte à l’atelier « prise de parole en public et construction de tracts ». Et avait cherché à « vaincre sa trouille ». « Dites-moi si ce n’est pas bien, car je veux vraiment le faire, je leur ai promis »... Monique fait partie « de ces gens qui vont de réunion en réunion et qui s’écrasent, alors j’essaie d’apprendre le courage », mais elle ne sait pas encore si elle rejoindra le parti lancé par Olivier Besancenot.

L’animateur de l’atelier, Joël Le Jeannic, est un vieux de la vieille de la LCR, « ancien de la CGT Air France et entré à 15 ans à la Ligue, en 68 ». Il n’anime cet atelier que pour la deuxième année, mais il a déjà conscience des enjeux pour son organisation. « On sent une volonté de prises de parole, mais il faut l’accompagner et l’encourager. Cela peut servir à casser les mythes et dépasser la seule fascination des discours de Besancenot. Mais pour aider les couches populaires à prendre la parole, et donc le pouvoir, il faudrait aussi qu’on convoque tous les "anciens" et les vieux politisés à faire des stages de remise en cause... »

En attendant de s’effacer, peut-être, "les anciens" et leurs fondamentaux ont été à l’honneur, au programme de cette dernière université d’été de l’histoire de la Ligue communiste révolutionnaire...

Cycle de conférences

Pour la dernière conférence de son cycle « Le parti dans l’histoire du mouvement ouvrier », Daniel Bensaïd, figure intellectuelle de la Ligue, cause « Centrisme, entrisme et parti ouvrier de masse » à plus d’une centaine de militants réunis sous un chapiteau écrasé par la chaleur audoise. Ambiance Les bronzés font du Trotsky. Distribution de plans détaillés, pédagogie autour des sigles (« Alors, le Poum, c’est... »), citations et explications de texte...

L’assistance est plutôt jeune et très studieuse, intéressée par les parallèles historiques incessants du philosophe. Après coup, il explique : « Il y a une demande qui fait sens chez les jeunes, une volonté de se construire une perspective politique. Encore faut-il ne pas leur faire peur. Il faut mettre les lectures à l’épreuve du temps présent. C’est le choix que nous avons fait pour ces formations : donner une grande place au retour critique sur des grands classiques. Ensuite, tout dépend comment on en parle. Par exemple, je raconte le Capital de Marx comme un roman policier... »

Au cours de son intervention sur l’entrisme, Bensaïd lancera comme un aveu : « On va le connaître dans le NPA. Plus notre parti sera charnu, plus la tentation de la tique qui s’accroche sera grande. Et on va être emmerdé, car cela peut entraîner le départ de nouveaux militants. »

François Sabado, autre intellectuel organique de la bientôt défunte LCR, ne veut pas y penser et se félicite « de la "poussée marxiste", même si c’est un grand mot, ressentie dans les allées de Port-Leucate. Il y avait une affluence dingue lors de mon cycle sur la IVe Internationale, avec des gens très intéressés. En même temps, cela fait déjà trois ans qu’on a réfléchi et fait évoluer notre rhétorique. C’est bien, car au moment où on s’ouvre enfin, c’est tout de même utile de rappeler d’où l’on vient et qui l’on est ».

Alain Krivine, ex-leader devenu vieux matou matois, ne pense lui qu’à l’avenir. Et estime que « la formation n’est plus un dogme qu’on apprendrait. Désormais, on actualise juste les bases essentielles. Franchement, les mots, je m’en tape complètement. Le trotskysme, c’est un moment précis et un certain nombre de valeurs. Disons qu’on en conserve quelques-unes mais qu’on en abandonne beaucoup ».

Interpellé par des gens ayant fait la campagne de José Bové à la dernière présidentielle, il s’emporte même un peu : « Ils n’arrêtent pas de nous dire : "Ouvrez ! Ouvrez ! Et maintenant qu’on ouvre, ils hésitent à venir. » Pourtant, certains rapprochements sont à l’œuvre...

"L’afflux d’anciens du PC"

À l’origine, le processus de construction du NPA était basé sur un « recrutement par en bas », éloigné des discussions d’appareils antilibéraux qui s’étaient fracassées sur une candidature commune insoluble, lors de la dernière présidentielle. Cette dynamique impulsée (la LCR annonce autour de 10.000 adhérents potentiels, soit entre deux et trois fois son effectif actuel, et le village vacances est pour la première fois complet – soit 1350 inscrits), il ne semble pas interdit de reprendre quelques discussions.

D’abord avec des individus, qui devraient sauter le pas, comme l’apparentée communiste Clémentine Autain, l’intellectuel altermondialiste Raoul-Marc Jennar ou le sociologue Luc Boltanski. « Mais ce qui me frappe le plus, c’est l’afflux d’anciens militants du PC, note Krivine. Jamais en groupe, toujours solitaires. Ils ont été une quinzaine à raconter leurs histoires personnelles lors de "l’atelier communisme", c’était assez touchant. Sincèrement, je ne pensais pas en voir si tôt chez nous... »

La minorité de Lutte ouvrière, en cours d’exclusion à LO, devrait aussi rejoindre le mouvement. Et Denis Sieffert, directeur de l’hebdomadaire Politis qui a lancé un appel à l’union des antilibéraux, a lancé lors d’un débat avec Bensaïd : « Le NPA est nécessaire et nous souhaitons que vous réussissiez. »

On ne se cache pas non plus d’espérer une arrivée future des militants altermondialistes déçus par le récent ralliement de José Bové à une liste commune avec Daniel Cohn-Bendit et des proches de Nicolas Hulot, en vue des futures élections européennes. Dans la même veine, Bensaïd reconnaît que « l’année 2009 sera sans doute intéressante en termes de recomposition militante, après les congrès du PS, du PC et des Verts ».

Pierre-François Grond, membre de la direction de la LCR, tempère lui l’enthousiasme : « L’espace politique nous est de plus en plus ouvert et tous ces glissements droitiers pourraient être un boulevard. Mais c’est aussi révélateur d’une faiblesse de la gauche dont on risque de payer le prix socialement. »

De son côté, François Sabado note « un changement d’état d’esprit » chez les siens : « Avant, quand on était condamné à être minoritaire, on faisait de la politique par procuration en s’adressant aux partenaires et en essayant d’infléchir leurs lignes. Désormais, on agit et on est maître de notre initiative. »

Alors, sans attendre, la direction provisoire du NPA (une soixantaine de personnes, équitablement divisée entre "Ligue" et "non-Ligue") prépare sa rentrée sociale et les quatre mois qui arrivent avant la création officielle du nouveau parti, lors d’un congrès de fondation, prévu le troisième week-end de janvier.

Un nom, un programme...

Mine de rien, le NPA entre dans la dernière ligne droite de sa création, et l’agenda s’affine. Mise en place d’une carte de membre fondateur (au prorata des revenus, sept niveaux de cotisations entre 10 et 100 euros, adhésions arrêtées au 31 décembre en vue du congrès), rencontres nationales de salariés et de chômeurs (27 et 28 septembre), réunions de travail sous forme d’assises (6 et 7 novembre), dissolution de la Ligue (par un vote, prévu une quinzaine de jours avant la création du NPA)...

Quant au nom, les premières propositions n’ont apparemment pas été satisfaisantes. Et certains commencent à se dire que NPA n’est pas si mal que cela. « Toute la presse lui fait de la pub depuis six mois, c’est en train de rentrer dans les têtes. Perso, je ne suis pas très pour se définir comme anti, mais il y en a beaucoup pour qui justement c’est un point positif », explique Krivine.

Les premiers textes programmatiques commencent à se dessiner. Dès septembre, « des navettes de discussions vont se mettre en place, en tenant vraiment compte des amendements, explique Frédéric Boras, l’un des dirigeants de la LCR. On dégagera les désaccords s’il y en a, et on les tranchera par vote au moment du congrès ». Selon lui, il y a encore un peu de méfiance à l’égard de la Ligue.

Il précise : « Certains ont encore peur du "centralisme bureaucratique", sans savoir que nous l’avons abandonné depuis longtemps. Mais on ne veut pas non plus d’un truc anarchoïde. Les gens ont envie d’unité, mais veulent aussi contrôler le processus. On ne va pas repartir d’entrée avec des tendances, mais celles-ci s’exprimeront dans les amendements proposés. » Et de rêver à un « centralisme fédéraliste »...

À la tribune de l’atelier sur « l’actualité du projet socialiste », Olivier Besancenot a délivré quelques pistes de réflexion programmatique « afin que, si on faisait cette foutue révolution, celle-ci ne soit pas volée comme les autres par la bourgeoisie ou le totalitarisme ». Et d’évoquer « une démocratie socialiste ne reposant pas sur l’étatisation, mais sur des assemblées locales révocables, des communes libres, des AG souveraines d’entreprises ». Besancenot a également appelé « à se reposer la question de la planification, comme garantie de l’égalité sociale et comme outil de croissance socialement et écologiquement utile ».

Au fait, et "L’Internationale" ?

Enfin, les mobilisations pourraient prendre d’autres formes que les manifestations et autres diffusions de tract. Leïla Chabi, membre du collectif Jeudi noir pour le logement, et entrée en juin au comité de pilotage du NPA, y tient particulièrement. « Notre parti doit s’imprégner des nouvelles formes de mobilisation. Une campagne, ce n’est pas que des affiches. Il faut savoir être plus réactif et imaginatif face à l’actualité. » Elle cite en exemple des actions type "courses gratuites dans les supermarchés" et annonce que le parti « devra être présent sur le texte de loi de Christine Boutin sur le logement ».

Si elle en rajoute sur son « rien à foutre de Trotsky » et son rejet « des débats de terminologie marxiste-léniniste », elle concède s’être « régalée » en suivant le cycle de conférences de Daniel Bensaïd. « Il y a encore trois mois, je n’aurais pas imaginé me rendre à Port-Leucate. J’étais la première à dire : "On s’en fout de tout ça". En fait, je n’y connaissais rien en histoire politique et j’en profite pour me cultiver... »

Lors du meeting d’ouverture de l’université d’été, elle était au côté de Besancenot à la tribune, comptant parmi les trois intervenants. Et elle raconte sa gêne lors de sa conclusion, au moment de chanter l’Internationale. « Je ne voulais pas faire du mimétisme et lever le poing alors que c’est plutôt quelque chose que je chante quand j’ai trop bu. »

La chantera-t-on toujours, une fois le NPA officiellement créé ? Elle n’y est pas hostile. « Il faudra qu’on en discute avant, qu’on nous l’explique et, si on nous convainc, pourquoi pas... »

Lire la suite

LCR : Congrès de fondation du NPA prévu le 3ème week-end de janvier 2009 (AFP)

27 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

LCR : Congrès de fondation du NPA prévu le 3ème week-end de janvier 2009

 

PARIS, 26 août 2008 (AFP) - Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui va succéder à la LCR, verra le jour le 3ème week-end de janvier 2009, a annoncé à l’AFP Pierre-François Grond, membre de la direction de la LCR, à l’issue de l’université d’été du parti à Port-Leucate (Aude). "La débats sur la construction de la nouvelle organisation ont eu lieu lundi et mardi à l’université d’été et le collectif d’animation nationale (direction provisoire du nouveau parti, constituée à 60% de non membres LCR) a décidé de la date du Congrès fondateur du NPA : le 3ème week-end de janvier 2009" (17-18 janvier), a-t-il affirmé. Le Congrès devrait "durer trois ou quatre jours", et décidera notamment du nom du parti, l’un des sujets les plus attendus. "300 noms circulent sur le net !", a dit M. Grond, "parmi les propositions il y a ceux qui veulent marier révolution et démocratie, d’autres socialisme et 21e siècle, d’autres les mots gauche et révolutionnaire, enfin certains proposent de préserver NPA" qui commence à s’imposer. "Mais on veut éviter un concours Lépine : une équipe va déterminer la procédure du choix du nom" et regrouper les propositions des 300 comités locaux NPA, qui rassemblent près de 10.000 personnes, selon la LCR. Une "carte de membre du NPA" sera proposée jusqu’au 31 décembre - au prix de 10 à 100 euros au prorata des revenus - les détenteurs ayant droit de vote au Congrès. Une innovation puisqu’il n’y a jamais eu de carte à la LCR. Le Nouveau parti anticapitaliste va lancer à la rentrée sa première campagne politique axée sur le pouvoir d’achat. Les principaux mots d’ordre seront "300 euros pour tous, pas de revenu inférieur à 1.500 euros net, pas de licenciements", ou encore "transports publics de proximité" qui marie "l’anticapitalisme social et l’écologie", souligne M. Grond. Une nouvelle réunion nationale des délégués des comités est prévue le premier week-end de novembre, après une première en juin. Par ailleurs, des délégations NPA-LCR vont rencontrer des forces politiques dont le PCF - pour discuter d’actions unitaires- et de petites formations comme les Alternatifs ou les comités antilibéraux pour évoquer le processus de la constitution du nouveau parti.

Lire la suite
1 2 3 > >>