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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Gisors: quand le PCF s'englue dans la gestion municipale.

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

Gisors: quand le PCF s'englue dans la gestion municipale.

Le dernier conseil municipal a été marqué par un cafouillage certain sur  l'armement de la police municipale, et plus encore par l'événement que  constitue la reconduction du contrat avec Véolia et le refus d'une régie municipale...
 Fait notable et nouveau à Gisors,  une opposition sans  concession s'est fait entendre, conduite par le comité Attac (voir  article de l'Impartial du 26 juin). On notera que le maire a obtenu le  soutien unanime des élus, PCF, PS et UMP, tandis que les manifestants  brandissaient un numéro de "l'Humanité" et des pancartes en faveur de la  reprise en régie...
Une fois de plus, dans sa pratique d'élu, le maire de Gisors va à  l'encontre des principes qu'il prône. Pour ne rappeler qu'un fait  marquant, en juillet 2006, il avait en tant qu'homme fort de la  commission des finances du conseil général PS-PCF de l'Eure fait adopter  une taxe supplémentaire de 4% sur les factures des usagers de  l'électricité.
Son parti avait même lancé une pétition  qui affirmait  "quand on est de gauche, on ne fait pas ça". Cela n'avait pas empêché la  fédération de l'Eure de repartir bras dessus-bras dessous pour les  dernières élections, et sans doute les prochaines !
Faire du neuf, construire une gauche de combat, cela passe par une  rupture franche avec ces combines.

LCR-27

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Au conseil municipal de Louviers: notre conseiller LCR défend la laïcité.

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #NOTRE ELU NPA A LOUVIERS

Au conseil municipal de Louviers: notre conseiller LCR défend la laïcité.

Au conseil municipal de Louviers du vendredi 27 juin, notre conseiller  municipal Gérard Prévost a défendu comme chaque année le refus de  financer l'école privée Notre-Dame (voir le texte ci-dessous). Avant de
passer au vote, l'adjointe aux écoles et conseillère régionale PRG  Ch.Fillâtre a affirmé, et c'est une première, qu'elle était entièrement  d'accord avec le texte, mais que comme elle était républicaine, elle ne
pouvait le voter". Etrange conception du débat démocratique ! Le maire  F.Martin a bien essayé d'attaquer, mais cela manquait de force de  conviction. Quant à la droite, elle a été fidèle à elle même et à sa
clientèle.
Le vote final a donné 2 contre ( la conseillère du PCF), une abstention  dans le camp du maire ( qui a confirmés son attitude de l'an passé), et  le reste pour, dont les deux conseillers du PS. L'un d'entre eux est
l'ancien adjoint aux écoles, aujourd'hui dans l'(opposition, qui a eu  ces mots: "c'est moi qui présentai cette délibération avant , je ne peux  pas voter contre aujourd'hui". Là encore, comment peut-on faire pendant
des années le contraire de ce qu'on pense au nom de la solidarité d'une  majorité de gestion ? Faire ce que l'on dit, dire ce que l'on fait, ce  sera l'un des principes de base du nouveau parti qui que nous nous
attachons à construire

Déclaration de Gérard Prévost,
conseilller municipal de la LCR

sur le financement de l’école privée Notre Dame. 

Je voudrai ici réexpliquer ma position concernant le financement de  l’école privée ND.

D’abord parce qu’il y a de nouvelles personnes dans ce conseil et pour  les choses soient claires.

L’éducation nationale qui a obligation d’ accueillir tous les enfants,  voit ses charges et responsabilités augmenter d’années en années : je  fais référence ici aux difficultés sociales de certaines familles qui
entraînent évidemment des difficultés scolaires chez les enfants. Je  fais référence à l’obligation de scolariser et d’intégrer des enfants  handicapés. Je fais référence à la lutte engagée pour combattre  l’illettrisme.....

Or, l’Education Nationale doit faire face à tous ces défis avec moins de  moyens. Encore 11 200 suppressions de postes à la rentrée prochaine.

Qu’on ne me dise pas ici, que cela s’explique par une baisse  démographique. Combien avons nous encore de classes de lycées à 35  élèves ? de maternelle à 30 élèves ? De cours multiples en élémentaire à  28 ?

Moins d’élèves dans les classes ça ne peut que profiter aux plus faibles.

Donc, l’Education nationale souffre d’une pénurie de moyens. Tous les  acteurs, syndicats, associations de parents d’élèves, enseignants, le  déplorent .

Voilà pourquoi je m’oppose au financement de l’école privée par les  deniers publics. Les parents ont le choix de l’école. Très bien. Qu’ils  assument leurs choix !

Si l’école publique laïque et gratuite avait les moyens de fonctionner  correctement, beaucoup de familles ne se tourneraient pas vers le privé.

L’argent public doit aller à l’école publique !

Il ne s’agit pas de rallumer la guerre scolaire, il s’agit de ne pas  oublier l’histoire et le contexte historique qui a vu naître l’école  privée. L’acte de naissance était très politique : les familles riches,  soucieuses de préserver l’éducation morale, religieuse, et politique de  leurs enfants ont combattu l’école publique, l’école pour tous, l’école  laïque qui refusait la tutelle des pouvoirs politiques et religieux.

Aujourd’hui, l’école publique a besoin de financement à la hauteur des  ses missions.

Si malheureusement la loi oblige les municipalités à financer les écoles  privées, vous pourriez au moins formuler un vœu, montrer votre  désapprobation de la situation qui nous est faite. Je voterai contre  cette délibération.
 

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Bataille à distance entre le PS et la LCR d'Olivier Besancenot (AFP)

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Bataille à distance entre le PS et la LCR d'Olivier Besancenot

PARIS (AFP) — Le PS, en pleine préparation de son congrès, et la LCR, qui dénonce l'acceptation du "capitalisme" par les socialistes et espère capter la "gauche de la gauche", se livrent à distance une bataille pour représenter "le meilleur opposant" au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Fort de sondages de popularité au beau fixe, Olivier Besancenot cherche à transformer l'essai un peu plus d'un an après le premier tour de la présidentielle qui l'avait vu arriver en deuxième position des candidats de gauche.

Le moment de ce "changement d'échelle" lui semble propice, les débats -notamment sur la dimension "libérale"- et luttes de personnes en cours au PS brouillant le message du principal parti d'opposition, alors que le PCF n'est toujours pas remis de la "claque" qui l'a renvoyé sous les 2% à la présidentielle.

Le "jeune postier" et la Ligue communiste révolutionnaire ont ainsi entamé la transformation du mouvement trotskiste en un "nouveau parti anticapitaliste", dont la première réunion nationale de préparation s'est tenue samedi. Objectif: capter les mouvements de la "gauche de la gauche", politiques ou issus des "luttes" sociales.

"Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice" du gouvernement, jugeait samedi Alain Krivine, leader historique de la "Ligue". Et Olivier Besancenot d'enfoncer le clou, ne ratant jamais une occasion de fustiger l'acceptation par le PS de l'économie de marché.

Conscients du problème, les ténors socialistes s'attachent à muscler le discours contre le pouvoir, en premier lieu, Ségolène Royal. Comme une réplique du tac au tac à la réunion des délégués du NPA, l'ex-candidate à l'Elysée a tout fait pour transformer la présentation samedi de sa "contribution" pour le congrès du PS en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy, dont elle a violemment dénoncé l'action.

A droite, on observe de près le problème de positionnement du PS. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin jugeait ainsi dimanche au "Forum" de Radio J qu'il était "clair aujourd'hui que le PS créé lui-même en permanence l'ambiguïté. Quelle est sa stratégie? Cap à gauche ou cap au centre?"

Et si M. Raffarin assure que l'UMP n'a pas pour "objectif" d'instrumentaliser M. Besancenot, des médias ont rapporté que les principaux dirigeants de la majorité, Nicolas Sarkozy en tête, se sont réjouis devant le patron du PS, François Hollande, de la montée en puissance du "jeune postier", comparant la situation à celle de la droite avec le Front national dans les années 1980 et 90.

Mais à la différence du FN, qui a toujours renvoyé droite et gauche dos à dos, Olivier Besancenot avait clairement appelé à "battre Nicolas Sarkozy " en 2007, relèvent des observateurs.

Le PS, en tout cas, ne manque pas une occasion de le renvoyer à ses "responsabilités", en critiquant son refus d'assumer le pouvoir et dénonçant le risque qu'il ne fasse le jeu de la droite.

"Certains, notamment à droite, auraient bien envie de l'instrumentaliser (M. Besancenot) pour créer l'idée qu'il y aurait désormais deux gauches, avec, à la clé, une compétition permanente désastreuse", avertissait ainsi dans le Journal du Dimanche le député PS Julien Dray, lui-même ancien de la LCR.

Signe d'une certaine inquiétude, les socialistes ont créé un groupe spécial, composé notamment d'anciens trotskistes passés au PS, chargé de suivre la création du "NPA".

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Vidéo: la Coordination nationale des comités NPA des 28 et 29-06-2008

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

La Coordination nationale des comités d'initiative pour le Nouveau Parti Anticapitaliste
Paris -St Denis - Les 28 et 29 juin 2008






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Besancenot : le processus "irréversible" du Nouveau parti anticapitaliste est lancé.

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Besancenot : le processus "irréversible" du Nouveau parti anticapitaliste est lancé.

 

LA PLAINE-SAINT-DENIS (SEINE-SAINT-DENIS), 29 juin 2008 (AFP) - La première réunion nationale des comités pour un "Nouveau parti anticapitaliste", qui doit succéder à la LCR, s’est achevée dimanche, lançant le processus "irréversible" de sa fondation, selon Olivier Besancenot. "Le contrat est rempli, le processus est irréversible : en 2009 il faut compter avec une nouvelle formation", a affirmé Olivier Besancenot, lors d’un point de presse à l’issue de la réunion des 800 délégués des comités pour ce "NPA" qui s’est tenue pendant deux jours à la Plaine-Saint-Denis, en région parisienne. Le nom du nouveau parti sera choisi lors du congrès de fondation en janvier 2009, par un vote des militants, sur la base des propositions des comités, a souligné M. Besancenot. L’organisation de la future formation n’a pas encore été décidée mais d’ores et déjà M. Besancenot a souligné qu’"il n’y aura pas de président, ni de secrétaire général -ce n’est pas le genre de la maison- il y aura une direction collégiale avec des porte-parole". Les délégués ont adopté une déclaration qui appelle à construire "une gauche qui ne renonce pas", une "gauche de combat anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations". "Nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploités", ajoute le texte qui entend "élaborer une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21e siècle". Un collectif d’animation de 60 personnes -dont 20 membres LCR et 40 non LCR- a été mis en place pour piloter le passage au nouveau parti, alors que jusqu’à présent la tâche incombait à la seule direction de la LCR. Une nouvelle rencontre des comités est prévue en octobre.

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Quand "le Journal du Dimanche " fait dans l'ironie: Olivier Besancenot : à nous deux le PS...

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Quand "le Journal du Dimanche " fait dans l'ironie:
 Olivier Besancenot : à nous deux le PS...

 

Par Virginie LE GUAY. Le Journal du Dimanche du 29 juin 2008.

Le facteur faisait encore sa tournée à Neuilly-sur-Seine, vendredi, comme si de rien n’était. Il est arrivé tard et n’a surtout pas cherché à se mettre en avant, assistant aux débats depuis la salle. En fin de journée, après cinq heures de débat général, Olivier Besancenot a pris la parole. Se présentant comme "Olivier, 92", il s’est adressé à une une salle convaincue d’avance...

"La transformation révolutionnaire de la société, c’est une démarche politique. Il n’y a aucune raison que quiconque à gauche se sente menacé par cette initiative. Nous ne nous trompons pas de cible." Beaucoup de monde (800 à 900 personnes) hier à la Plaine-Saint-Denis pour la première réunion nationale du Nouveau Parti Anti-capitaliste, le futur parti politique qu’Olivier Besancenot espère créer lors d’un congrès fondateur d’ici janvier. L’ancien candidat à la présidentielle (1,5 millions de voix) s’est situé "à la gauche de la gauche institutionnelle", en particulier « du PS et de ses alliances ». Pour autant , Besancenot s’est refusé à faire du neuf avec du vieux. "Il n’est pas question de faire un conglomérat avec les morceaux de la gauche actuelle." NPA ne se situera pas contre le PS et le PC. "NPA ne doit pas être le vote de la colère ou de la frustration. Il a vocation a être plus joyeux que l’ultime espoir. Au lieu de pleurnicher et d’attendre que les réponses viennent d’ailleurs, prenons notre destin en main."

Une direction collégiale de quinze membres

Dénonçant la "frustration et la colère des couches populaires et des classes moyennes assommées par un an de politique sarkoziste", Olivier Besancenot a mis en avant les résultats obtenus par la LCR lors des dernières élections municipales. "Dans trente villes, nous avons récolté plus de 10% des voix. La gauche radicale n’est pas condamnée à vivre dans une réserve d’Indiens. Nous sommes debout. Face à une société qui nous sort par les trous de nez. Avant cette journée je ne pouvais pas penser à quel point la mayonnaise allait prendre." Présent à cette réunion en "curieux", sans prendre la parole, Alain Krivine se frottait les mains en entendant les propos de son protégé. "On a fait plein de tentatives par le passé. Toutes ont échoué. La moitié des gens qui sont là pour ce baptême ne sont pas à la LCR. C’est aujourd’hui ou jamais."

Une autre réunion en octobre devrait déboucher sur la création d’une coordination nationale des collectifs de NPA. Alain Krivine a laissé entendre que NPA devrait changer de nom ("Anti-capitaliste a une connotation négative"). De nombreuses questions restent posées. Les délégués des collectifs de NPA s’en sont fait longuement l’écho. Comment faire de NPA un large rassemblement des forces de gauche et non une simple LCR (Ligue communiste révolutionnaire) "relookée" ou "ripolinée" pour reprendre des expressions utilisées ? Quel sera le positionnement de NPA vis-à-vis du parti socialiste et du PC ? Et du pouvoir en général ? Pour Clémentine Autain, venue au nom des collectifs anti-libéraux : "NPA n’a de chance d’exister durablement que s’il agrège les collectifs anti-libéraux, une partie des communistes, la gauche des Verts et les militants socialistes qui ne se reconnaissent pas dans la ligne actuelle du parti." Et pour l’apparentée communiste, "NPA ne doit pas se contenter d’être un fan-club d’Olivier Besancenot". Olivier Besancenot a assuré qu’il n’entendait pas devenir le numéro un de NPA. Une direction collégiale d’une cinquantaine de membres sera mise sur pied. Comme si de rien n’était.

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Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste.

29 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

 

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

En avant !

St Denis, le dimanche 29 juin 2008.

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500 à 700 000 participants à la 7ème Marche des Fiertés à Paris.

28 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #RESISTANCE

Participants de la Gay Pride à Paris, samedi (AP)

7 ème Marche des Fiertés , samedi à Paris
(AP)

500 à 700.000 participants à la Gay Pride à Paris

La 7ème Marche des fiertés s'est tenue samedi avec pour mot d'ordre la lutte contre les discriminations à l'école. Politiques, associations et religions étaient largement représentés.

O
uverte par des dizaines de motards du Gai moto-club, la longue chenille musicale et colorée de la Marche des fiertés (ex-Gay Pride) a parcouru samedi 28 juin après-midi les rues de Paris, avec pour mot d'ordre la lutte contre toutes les formes de discriminations dont sont victimes les jeunes dans les établissements scolaires, qu'elles soient "racistes, sexistes, xénophobes, lesbophobes, transphobes ou homophobes".
En tête de cortège, organisateurs et personnalités se prêtaient au jeu des questions-réponses avec la presse, venue nombreuse couvrir la plus importante manifestation revendicative en France de par le nombre de ses participants, estimés à plusieurs centaines de milliers de personnes. Selon les organisateurs, elle a attiré 700.000 personnes, alors que la préfecture de police faisait état de 500.000 personnes, dont la moitié de badauds.

Nombreuses personnalités politiques

Dans le "carré de tête", autour de Christophe Lefevre, président de l'Inter-LGBT, et de son porte-parole Alain Piriou, figuraient entre autres le maire de Paris Bertrand Delanoë, sa première adjointe Anne Hidalgo, le président PS de la Région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Jean-Luc Roméro ou encore l'ancien ministre de la Culture et député PS du Pas-de-Calais, Jack Lang, qui a confié à l'Associated Press n'avoir "jamais raté une marche en 17 ans".
Toutes ces personnalités ont été "autorisées" par les organisateurs à tenir devant caméras, micros et photographes la banderole portant le mot d'ordre de cette édition: "Pour une école sans aucune discrimination!" parce qu'ils "soutiennent sans condition les termes de cette revendication".
Derrière la banderole, en bon ordre de marche, défilaient les quelque 74 chars, semi-remorques ou simples véhicules décorés aux couleurs des associations, toutes fédérées par l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et transgenre (Inter-LGBT). Le mot d'ordre de la manifestation était décliné sous toutes les formes visuelles, mais aussi sous tous les airs de musique, de la chorale au disco, en passant par l'électro ou l'accordéon.

Multiples associations

Une Marche des fiertés plus politique que jamais, avec cette année une sur-représentation des partis politiques avec le PCF (qui assurait de surcroît le service d'ordre), le PS, le Mouvement de jeunes socialistes (MJS) et, venus en force et juchés sur des chars, les jeunes militants de l'UMP (POPulaires) ou du MoDem. Très présents également, les syndicats, dont la CGT, la CFDT Ile-de-France, mais aussi la FSU et toutes ses composantes.
La lutte contre les discriminations étant également un combat mené au sein des entreprises par l'Inter-LGBT, plusieurs d'entre elles avaient dépêché leurs militants associatifs. Il en était ainsi avec Personn'Ailes (Air France), Homobus (RATP), Gare! (SNCF), Rainbopital (AP-HP), Energay (EDF et Gaz de France), mais aussi Flag! qui représente les policier(ères) homosexuel(les) en tenue.
"L'homophobie est particulièrement virulente dans le sport et le football en particulier", dénonçait-on sur la char du Paris Foot Gay, dont le parrain n'est autre que l'ancien joueur du PSG, marié et père de famille, Vikash Dhorasoo, et la marraine, la styliste de renom Agnès b.

Les religions aussi

La manifestation a également pris cette année un tournant plus communautaire. Les jeunes juifs homosexuels du Beit Haverim (la maison des amis en hébreu, NDRL) précédaient le Long Yang Club, qui réunit les Asiatiques gays et leurs amis, suivis par Helem (rêve en arabe, NDLR), association qui tisse des liens entre homosexuels de la diaspora libanaise de par le monde, alors que les chrétiens gays étaient représentés par l'association David & Jonathan. Quant aux militants du char de l'association Tjenbé Rèd, ils dénonçaient de leur côté "la diabolisation de l'homosexualité, particulièrement mal acceptée dans les Antilles françaises".
Marcher et danser donnant immanquablement soif, c'est le char Eau de Paris, un immense camion citerne de 20 tonnes qui avait en charge de désaltérer dans des gobelets de carton 100% recyclables les plus assoiffés des manifestants de la parade.
Le cortège, qui a quitté la place Denfert-Rochereau vers 14h, a rejoint en fin d'après-midi la place de la Bastille, où étaient attendus plus de 400.000 personnes pour un dance-floor géant prévu jusqu'à 21h, heure à laquelle la manifestation s'est officiellement dispersé. (avec AP)
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Nouveau parti: Olivier Besancenot veut que la gauche radicale "change d'échelle" (AFP)

28 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Nouveau parti: Besancenot veut que la gauche radicale "change d'échelle"

LA PLAINE-SAINT-DENIS (AFP) — Un millier de délégués des comités pour un "Nouveau parti anticapitaliste" ont tenu samedi leur première réunion nationale, un "acte fondateur fort" qui doit permettre à la gauche radicale de "changer d'échelle", selon Olivier Besancenot.

"Cette première réunion n'est pas un mini-congrès mais c'est un acte fondateur fort", a lancé l'ex-candidat de la LCR à la présidentielle, devant les délégués, en majorité non membres du parti trotskiste, réunis dans une salle austère de la Plaine-Saint-Denis.

"On a une responsabilité particulière : la gauche radicale anticapitaliste peut changer d'échelle", assure le jeune postier, qui prend la parole quelques minutes, comme les autres délégués.

Son intervention dynamique enthousiasme la salle: "On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble c'est une démarche de refondation politique", affirme l'ex-candidat à la présidentielle, dont la popularité va crescendo, selon des derniers sondages.

Constitués depuis plusieurs mois sous la houlette de la LCR, les comités regroupent désormais, selon la Ligue, quelque 10.000 personnes et se donnent pour objectif de fonder en janvier 2009 le nouveau parti, dont le nom reste à déterminer.

Alain Krivine, fondateur de la LCR en 1968, est ravi: "C'est un gros succès, on est au début du processus et on est déjà 10.000", trois fois plus que les effectifs de la LCR. "Ce sera un grand parti", pronostique-t-il.

Le succès, concède M. Krivine, n'est pas sans rapport avec l'espace libéré par le PS: "Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice" du gouvernement, notamment sur la question "des retraites".

A l'ouverture de la rencontre, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, donne le ton: "Il y a urgence que, face à une gauche en état de sinistrose, une nouvelle force soit constituée".

"Nous n'avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d'être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche.

A l'issue de la rencontre dimanche, une structure doit être mise en place - intégrant des militants non LCR - pour rédiger d'ici à l'automne un programme et définir des statuts de la nouvelle formation.

"Le plus grand défi est d'associer les non membres de la LCR à tous les chantiers", alors que "la moitié d'entre eux n'ont aucune expérience politique", estime M. Grond.

La parisienne Leila, du comité "l'Appel à la pioche" qui défend la cause des précaires, pose déjà une condition : "Que nos formes d'action soient prises en compte". "Nous sommes là pour enterrer la faucille et le marteau!"

Tout le monde n'est pas de cet avis "le Nouveau parti anticapitaliste doit dire clairement dans son programme et dans son sigle qu'il est révolutionnaire et de classe", souligne un militant de la tendance minoritaire de Lutte ouvrière, l'une des rares formations politiques à être présente.

Clémentine Autain, ex-candidate à la candidature antilibérale en 2007, reconnaît que "la LCR est la seule à faire une proposition politique" alors que "le PCF, la gauche du PS ou des Verts n'ont rien fait". Mais pour réussir, elle doit notamment s'adresser aux autres sensibilités" pour ne pas devenir "une LCR un peu plus grande".

Mais, cette critique d'une "LCR-bis est désormais derrière nous", estime Rosie, venue des Bouches-du-Rhône.

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Olivier Besancenot : une popularité qui commence à inquiéter le reste de la gauche (Le Monde)

28 Juin 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Olivier Besancenot : une popularité qui commence à inquiéter le reste de la gauche.


LE MONDE | 27.06.08 | 14h23 •

Olivier Besancenot est désormais passé en tête : selon le sondage OpinionWay-Le Figaro du 19 juin (réalisé auprès d’un échantillon de 1 006 personnes selon la méthode des quotas), le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) serait devenu le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. Quelques jours plus tôt, L’Express remarquait aussi son ascension : M. Besancenot est la troisième personne parmi celles dont les Français "aimeraient qu’elles aient plus d’influence sur la vie politique française" (étude BVA réalisée du 12 au 14 juin auprès de 955 personnes selon la méthode des quotas). Avec son discours de "superdélégué syndical", le jeune porte-parole de la LCR surfe sur les conflits sociaux.

Cette consécration sondagière - il oscille entre 45 % et 60 % d’opinions favorables selon les instituts - vaut-elle ancrage durable ?, s’interrogent désormais ses adversaires comme ses anciens challengers à gauche. Le Parti socialiste s’en inquiète, tandis que les leaders du PCF comme ses anciens alliés de la gauche antilibérale s’en agacent. Nicolas Sarkozy, lui, en joue, ne manquant pas une occasion de souligner que Besancenot "est très bon" et qu’il peut avoir, à gauche, un pouvoir de nuisance équivalent à celui de Jean-Marie Le Pen pour la droite, avant 2002.

Indubitablement, la popularité de M. Besancenot s’est installée. Comme l’a montré une étude de l’IFOP (du 30 mai), cette poussée d’audience s’est opérée en trois étapes : lors du référendum sur la Constitution européenne en mai 2005, puis avec le conflit sur le contrat première embauche (CPE) au printemps 2006, et enfin à la présidentielle de 2007. Elle semble aujourd’hui se cristalliser un peu plus avec un "noyau dur" qui se renforce, la part d’"excellentes opinions" passant de 10 % en avril 2007 à 13 % en juin 2008, explique Jérome Fourquet, directeur de l’institut. "Il se passe vraiment quelque chose. Ce n’est pas seulement une bulle de savon médiatique", insiste-t-il.

Mais, pour les politologues, pas plus que les sondages ne font le vote, la popularité ne veut dire que l’espace politique s’est consolidé. "Pour l’instant, on peut remarquer une focalisation d’image, pas encore de cristallisation. Olivier Besancenot reste un médium à travers qui on fait passer des messages à la gauche", note Stéphane Rozès, directeur de CSA-Opinions. Alors que le Parti socialiste demeure englué dans ses discussions de congrès et de leadership, il est devenu le porte-parole des colères populaires contre les attaques sociales du gouvernement, sans que cela présage d’un ancrage électoral durable.

Les élections municipales n’ont pas démenti ce constat. Les candidats de la LCR y ont réalisé des scores remarqués - plus de la moitié des listes présentées ont atteint 5 % - sur les terres de gauche, anciennement terres d’élection du PCF comme dans le Nord ou du PS dans le Grand Ouest. Mais la démonstration que la LCR capte, seule, l’électorat de la gauche radicale n’a pas été faite. La moitié des listes présentées étaient des listes d’union avec d’autres courants de la gauche radicale.

Quant au souhait de M. Sarkozy de faire jouer à M. Besancenot, à gauche, le même rôle handicapant que celui de M. Le Pen à droite, elle ne résiste pas à l’analyse des reports de voix. "Dans les années 2000, il y avait une vraie scission entre les deux électorats, celui du RPR et celui du FN. Les électeurs de Besancenot et du PS sont plus fluides et forment un camp, avec des différences d’intensité mais sans coupure : les voix obtenues par M. Besancenot au premier tour se sont reportées sur Mme Royal au second", note Vincent Tiberj, chercheur au Centre d’études de la vie politique française (Cevipof).

La LCR n’en doute pourtant pas : la popularité de son leader va faire croître ses effectifs. Elle a lancé un appel à la construction d’un Nouveau Parti anticapitaliste et assure que les premiers pas de cette démarche sont prometteurs. Trois cents collectifs, regroupant 7 000 à 8 000 personnes, doivent se réunir les samedi 28 et dimanche 29 juin à Saint-Denis. "La mayonnaise prend et ça dépasse tous nos pronostics", assure Alain Krivine, porte-parole. Le congrès de fondation est prévu en janvier 2009.

Cette "capitalisation" de la popularité du jeune leader d’extrême gauche pour le nouveau parti ne semble pourtant pas acquise. Une étude de M. Tiberj, publiée lundi 23 juin sur le site Mouvements.fr, montre que seuls 2 % de ses électeurs se disent proches de la LCR. "Les gens votent pour Olivier Besancenot, mais ne connaissent pas la LCR. La gauche mouvementiste, radicale, vote pour lui, car il a une cohérence et une pureté que le PS a perdues", souligne M. Tiberj. Du coup, la réussite de l’ancrage tant électoral que partisan du postier révolutionnaire ne dépend pas de lui ni de son nouveau parti, mais de l’évolution du PS. "Si le PS maintient sa ligne "libérale" sans complexe et continue à chercher du côté du centre gauche, alors Besancenot aura un réel espace", pronostique M. Tiberj.

Sylvia Zappi

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