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NPA 27 -  Eure

Communiqué LCR du 27-10-2006: MONSTRUEUX !

30 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #COMMUNIQUES

Monstrueux !

Nous venons d’apprendre que la semaine dernière, une mère de famille congolaise, Nicole Masese, a été arrêtée aux urgences du CHU de Nantes et expulsée avec son enfant âgé de 6 ans en direction des Pays-Bas, sans égard pour la situation de détresse dans laquelle se trouvait cette personne réfugiée en France pour échapper à un réseau de prostitution. La préfecture, totalement étrangère à tout souci humanitaire, et la direction du CHU de Nantes sont totalement mouillées dans cette arrestation et cette expulsion. C’est un méfait de plus du ministère de l’intérieur qui avait autorisé dans la circulaire du 21 février 2006, les arrestations de sans-papiers dans les halls d’accueil, les salles d’attente des hôpitaux. La LCR, révoltée par cette expulsion, condamne la traque des sans-papiers par le ministre de l’intérieur. Une vraie alternative à gauche devra régulariser tous les sans-papiers et leur accorder l’égalité des droits dans tous les domaines.

Le 27 octobre 2006.

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Politiques sécuritaires: ça suffit!

30 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #EDITOS

Politiques sécuritaires : on en a assez !

Le drame de Marseille - une jeune femme brûlée à 70% dans un bus en feu - est insupportable. Nous condamnons ses auteurs. Aucune cause ne peut justifier de tels actes odieux.

Nous savons, aussi, les effets qu’ils peuvent déclencher : faire l’amalgame entre tous les comportements, notamment des jeunes, dresser les habitants les uns contre les autres. Ceux qui ont encore un emploi contre ceux qui galèrent dans la misère. Ceux qui recherchent des boucs émissaires contre ceux qui ont des noms à consonance étrangère. Ceux qui vivent dans des immeubles corrects contre ceux qui survivent dans des tours délabrées.

Le vrai provocateur, c’est Sarkozy !

Mais le drame de Marseille peut, également, renforcer le délire des vrais provocateurs que sont les Sarkozy et Le Pen. En semant la violence par leurs paroles (« racailles  ») et leurs actes, ils ont aussi semé la mort, le 27 octobre 2005, des deux jeunes de Clichy sous Bois. Ils ont déchaîné la colère et des révoltes compréhensibles. Les discours quasi « militaires » rabâchés depuis 2002, sur le maintien de l’ordre par le déploiement policier et pour des lois de plus en plus répressives, n’ont fait qu’aggraver la situation de crise, en versant de l’essence sur des braises allumées. Pour Sarkozy, toutes les couches populaires peuvent, à chaque moment, être soupçonnées de troubles à l’ordre public. Il entretient un climat permanent de conflit larvé contre les quartiers et leurs habitants. C’est pourquoi, il veut faire voter une loi de « prévention de la délinquance », où les éducateurs devront travailler avec la police, et signaler tous les comportements « à risque », au lieu de prévenir les drames sociaux.

Le sarkozisme, on n’en veut plus !

La politique de Sarkozy est une faillite totale. C’est pourquoi, il est incompréhensible et faux, comme le font les dirigeants du PS, de reprocher à Sarkozy d’être un « ministre à temps partiel ». Ou, encore pire, comme l’a fait Ségolène Royal, de demander un encadrement militaire des délinquants ou, comme le fait Villepin, de mettre des flics, toujours des flics, dans les trains, ou le long des parcours de bus. Sarkozy, on n’en veut plus ! Comme le demandaient les jeunes en révolte de novembre 2005, il doit partir le plus vite possible, et sa politique de pompier pyromane doit être mise à l’arrêt définitivement.

Il y a une violence cachee : la misère sociale

 La violence répressive filmée par les télévisions ne fait que cacher une violence jusqu’ici invisible mais permanente. Celle du chômage massif, à 20% dans les quartiers populaires, le double de la moyenne nationale, avec des taux de 30 à 40% pour les jeunes sortis du système scolaire. Celle des discriminations et tracasseries quotidiennes des jeunes jugés sur leur faciès, celle des menaces d’expulsions des sans-papiers et de leurs enfants, celle d’une école qui ne peut assurer d’avenir quand l’emploi est détruit, délocalisé, ou tellement précarisé que le licenciement peut surgir à tout moment (intérimaires renvoyés, contrats CNE rompus sans motif). La crise des quartiers populaires révèle celle de toute une société. Aucun gouvernement, à gauche comme à droite, n’a pris les mesures politiques qui s’imposent : arrêter les bas salaires, éradiquer le chômage, développer l’école en accueillant vraiment tous les enfants avec les moyens nécessaires, assurer partout des transports en commun de qualité, et construire des logements neufs, à loyers modérés, où les familles ne vivent plus entassées. Il est temps de mettre l’emploi, la sécurité sociale, les services publics, au premier plan des priorités, au lieu de faire miroiter une société de concurrence de tous contre tous. Avec les habitants des quartiers, les syndicats, les associations, les élus locaux, faisons remonter toutes les doléances populaires, construisons des liens de solidarité et de luttes communes !

Le 30/10/06

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Bulletin de la section de Bernay - octobre- 2006

26 Octobre 2006 , Rédigé par LCR- section de Bernay Publié dans #Comité NPA de BERNAY

Chirac et le dialogue social :

derrière les sourires, les mauvais coups!

BULLETIN ÉDITÉ PAR LA SECTION LCR DE BERNAY – octobre 2006 – N° 90

Il

 

 y a quelques jours, Chirac présentait devant le Conseil économique et social son projet de loi sur « la modernisation du dialogue social  ». Il prétend vouloir en finir avec ce qu’il appelle « la culture du conflit  » pour mieux faire accepter les réformes, c’est-à-dire la remise en cause des acquis et des droits des salariés. Quel boniment au moment où Peugeot vient d’annoncer 10 000 licenciements, Airbus un plan d’économies c’est-à-dire des milliers de licenciements dans les 4 ans à venir, où l’Etat lui-même prévoit dans son budget la liquidation de 15 000 postes de fonctionnaires...

A l’approche des élections, Chirac et Villepin, obsédés par l’idée de contrer Sarkozy, jouent les hommes de dialogue. Belle hypocrisie dont les travailleurs et les chômeurs ne seront pas dupes.

« Concilier l’inconciliable »

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est félicitée de ce discours « novateur et fondateur  » de Chirac ! On la comprend, elle qui faisait sa rentrée politique en proclamant sa volonté de « concilier l’inconciliable  », c’est-à-dire de faire accepter par les salariés ou leurs syndicats de sacrifier leurs propres intérêts à ceux du patronat au nom de la défense de l’entreprise et du pays. Les conditions de travail et de vie ne cessent de se dégrader et ces privilégiés qui ne savent pas quoi faire de leur fric voudraient que les salariés, les jeunes, les chômeurs, les précaires acceptent de nouveaux reculs, plient devant de nouvelles attaques. Ce serait accepter une véritable régression sociale pour la grande majorité de la population.

 

Au service du Medef

Si Chirac et Villepin essayent de faire oublier le CPE et le CNE, la privatisation de GDF et tous leurs mauvais coups, leur politique, tout comme celle de Sarkozy, ne vise qu’à satisfaire les exigences du patronat. Pour eux, « il faut plus de contrat et moins de loi ». Moins de loi, c’est moins de droits. Plus de contrat, c’est plus de pouvoir pour les patrons, des entreprises «  libérées de contraintes inutiles  » selon les mots de Chirac. En clair, cela veut dire que l’Etat doit leur permettre d’avoir à leur disposition une main d’œuvre flexible et précaire. Engagé dans une folle course à la concurrence et au profit, le patronat n’a qu’une obsession, « diminuer les coûts  ». Il impose sa politique et ses objectifs au gouvernement qui est là pour les appliquer et les faire accepter par les classes populaires.

Le progrès, c’est la démocratie et les droits sociaux

Et c’est avec un cynisme sans borne que tout ce que cette société compte de privilégiés, petits et grands, répète inlassa-blement le discours officiel sur la modernisation et le progrès social qui passerait par le marché, la concurrence, la remise en cause des acquis des salariés. Loin de se plier à ce discours les travailleurs et leurs organisations doivent le dénoncer, le combattre tant par la propagande que par les luttes. Au lieu de cela, les dirigeants des grandes confédérations syndicales se sont réjouis des propos de Chirac. C’est tout l’opposé dont les travailleurs ont besoin. Face à un patronat qui impose ses volontés, il est nécessaire que nous nous donnions les moyens de faire pression, de faire réellement peur aux capitalistes, par les mobilisations et les luttes.

La société est malade de cette course effrénée à la rentabilité financière, inhumaine, qui broie les individus et les rejette. Le progrès a toujours été l’œuvre des classes populaires, de leurs luttes pour plus de droits, démocratiques et sociaux. Moins de droits, c’est la régression sociale. Il y a urgence à y mettre fin.


 

 

Pouvoir d’achat :  assez de blabla, augmentez les salaires !

Le ministre de l’Economie, Thierry Breton prétend, sans craindre le ridicule, que « l’inflation a tendance à baisser », et que le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter de 2,4 % en 2006... Mais chacun sait ce qu’il en est réellement : le pouvoir d’achat des salariés est en chute libre. Alors que les salaires sont bloqués, les prix s’envolent : + 17 % sur un an pour les fruits et légumes, + 24 % pour les carburants sur les deux dernières années, + 5,4 % sur le gaz cette année, après trois hausses consécutives l’année dernière ! 

 

 

C’est la raison pour laquelle il se sent obligé de lancer des contre-feux pour tenter de parer le mécontentement croissant : chèque transport (facultatif et financé pour moitié par le contribuable), augmentation de la prime pour l’emploi (un dispositif par lequel l’Etat augmente les revenus des salariés les plus mal payés en dispensant les patrons d’augmenter les salaires), création d’une allocation étudiante de 300 euros... destinée à une toute petite minorité des étudiants... Ces mesurettes sont autant de mauvaises plaisanteries pour tous ceux qui subissent au quotidien une dégradation continue des conditions de travail et de vie pendant que les profits des actionnaires atteignent des records. Pour mettre fin à la spirale infernale de l’appauvrissement, il faut une augmentation des salaires de 300 euros pour tous et pas de revenu ou de salaire inférieur à un SMIC revalorisé à 1 500 euros net.

Les directions syndicales réclament des négociations salariales ; encore faut-il imposer un rapport de force. Cela passe par un vrai plan d’action, des journées de grève interprofessionnelles, comme celles des 10 mars et 4 octobre 2005 (qui ont rassemblé chacune plus d’un million de manifestants) mais pour cette fois-ci pousser les luttes jusqu’à satisfaction de nos revendications ! 

 


 

ISF : les riches toujours plus riches et plus nombreux

 

Après avoir progressé de 13,3 % en 2004, de 16,8 % en 2005, la somme des recettes de l’impôt sur la fortune (ISF) grimpe de 18,8 % en 2006. En 2002, 285 000 contribuables avaient déclaré l’impôt de solidarité sur la fortune. Ils étaient 400 000 en 2005 et devraient dépasser les 450 000 cette année, un record. 

Ceci expliquant cela, le nombre de smicards et de rmistes, lui aussi, ne cesse de monter. Il serait plus que temps de s’y mettre, tous ensemble, pour de vraies augmentations, 300 euros nets pour tous !


La Poste : précarité condamnée

La Poste du Tarn a été condamnée à verser 60 000 euros à une salariée et à requalifier en CDI les 574 contrats en CDD qu’elle avait accumulés en 19 ans. Cette situation scandaleuse n’est malheureusement pas un cas isolé : plusieurs dossiers semblables ont déjà débouché sur des condamnations. Ce qui n’empêche pas la direction de La Poste de limiter le nombre de CDD... pour recourir à l’intérim !

Assez de précarité, titularisation de tous les précaires et des embauches à la hauteur des besoins du service public ! 


 

Des profits sur le dos des chômeurs !

La casse de l’ANPE se poursuit grâce au plan Borloo. Le suivi et le placement de 46 000 chômeurs (100 000 sur les 2 ans à venir) viennent d’être confiés à 17 cabinets privés de recrutement. C'est ainsi que l'UNEDIC, financé par l'argent des contribuables, organise la concurrence entre l'ANPE et des agences privés dont les profits sont assurés dès la prise en charge du chômeur et de nouveau si ce dernier trouve un CDD de 6 mois. Coût moyen du suivi d’un chômeur : 3 500 euros (contre 650 euros lorsque c’est l’ANPE qui prend en charge). Et on nous bassine avec la compétitivité du privé !


Le couperet tombe pour les sans-papiers

Après avoir encouragé les demandes de régularisation, Sarkozy fait tomber le couperet : sur les 30 000 demandes déposées, seules 6924 conduiront à la régularisation de parents sans-papiers d’enfants scolarisés. Les 23 000 personnes restantes doivent être expulsées. Cette injustice criante appelle à la révolte pour la défense de la dignité humaine. Lutter contre l’immigration par des méthodes policières est non seulement inhumain, mais aussi absurde. Cela n’empêchera pas des centaines de milliers de travailleurs des pays pauvres de tenter, souvent au péril de leur vie, l’émigration en Europe, ne serait-ce que pour nourrir leur famille. Derrière la question de l’immigration se cache celle de la mondialisation capitaliste, et de la misère qu’elle répand.

Travailleurs français et immigrés, face à nos exploiteurs, nous sommes une seule et même classe ouvrière. Contre la division, une seule réponse, la solidarité internationale : des papiers pour tous ! 

Pour nous contacter ou recevoir

ce bulletin par mail : lcr27@wanadoo.fr

 

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Assez de l’enfer pour les femmes ! Nous exigeons l’avortement légal !

25 Octobre 2006 , Rédigé par A.N.C.I.C., C.A.D.A.C., M.F.P.F. Publié dans #COMMUNIQUES

« Assez de l’enfer pour les femmes ! Nous exigeons l’avortement légal ! »

Communiqué de presse

Le 4 novembre prochain, un collectif d’organisations polonaises organise une manifestation à Varsovie, dont le mot d’ordre sera « Assez de l’enfer pour les femmes ! Nous exigeons l’avortement légal ! ».

Cette marche en faveur du droit à l’avortement est la conséquence de la plus récente tentative de remise en question de ce droit par la Ligue des Familles Polonaise, qui vient de déposer une proposition de modification de la Constitution, visant à voir reconnaître la « protection de la vie humaine dès sa conception » dans un contexte d’enjeux politiques préélectoraux.

En clair, l’objectif est de rendre l’avortement illégal dans presque tous les cas, y compris les plus dramatiques.

Les femmes polonaises ont déjà subi par le passé une restriction drastique ,de leur droit à l’avortement. La loi actuelle n’autorise, en effet, l’interruption de grossesse que dans trois cas : lorsque la vie ou la santé de la femme est menacée, en cas de malformation grave ou de maladie inguérissable du fœtus et lorsque la grossesse est le résultat d’un délit(viol ou inceste). Dans les faits, ces conditions ne sont même pas respectées car un nombre grandissant de femmes qui répondent à ces critères se voient malgré tout refuser l’accès à un avortement dans les hôpitaux publics.

Non seulement l’interdiction de l’avortement est une violation des droits fondamentaux des femmes, mais elle est de fait inefficace. Les données officielles indiquent qu’il y aurait environ 150 avortements par an en Pologne, alors que les centres indépendants estiment le nombre d’avortements illégaux, pratiqués dans des cliniques privées, entre 80 000 et 200 000 par an.

La situation est devenue telle que le Comité des droits humains de l’ONU a soulevé le problème dans ses observations et ses recommandations pour la Pologne en octobre 2004. Cela a aussi été évoqué dans le rapport de l’Union européenne sur les droits humains au sein de l’UE préparé par Network Experts en 2004 et 2005.

Constatant une remontée en puissance de l’ordre moral et religieux et des extrémismes dans le monde avec des conséquences dramatiques pour les droits des femmes, nous tenons à exprimer notre solidarité avec les associations pro-avortement de Pologne qui luttent contre cette régression dramatique pour les femmes. Nous ne pouvons que saluer leur courage vu le climat délétère qui règne actuellement en Pologne avec l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

Nous appelons les mouvements de femmes, les syndicats, les partis politiques et plus largement la société civile à se mobiliser pour relayer en France la marche des organisations polonaises et pour dénoncer toutes tentatives, y compris en France, de remise en question des droits des femmes.

Rassemblons-nous, le samedi 4 novembre 2006 à 15H00, aux abords de l’Ambassade de Pologne, Esplanade des Invalides, Métro : Varenne ou Invalides.

A.N.C.I.C., C.A.D.A.C., M.F.P.F.

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Communiqué de la LCR du 24-10-2006 - L'UMP, BEQUILLE DU MEDEF

25 Octobre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

L’UMP béquille du MEDEF


 Devant le lobbying des patrons de la branche Hôtels-Cafés-Restaurants et dans le souci de ne pas perdre de futurs électeurs en vue de 2007 l’UMP vient de déposer un amendement pour rétablir une durée légale du travail à 39 heures applicable aux salariés de la branche. Ainsi, l’UMP s’assoit sans vergogne sur la décision du Conseil d’Etat en date du 17 octobre qui avait fait droit à la requête des syndicats, reconnaissant que les salariés de ce secteur avaient droit eux aussi, aux 35 heures comme durée légale. La conséquence de l’arrêt du Conseil d’Etat entraînait l’obligation de payer les heures supplémentaires de fait effectuées par les salariés depuis des années. Impossible paraît-il pour les patrons des cafés-hôtels-restaurants qui bénéficient pourtant de quelques milliards d’aides ou d’exonérations sociales. L’UMP a choisi son camp : celui du MEDEF et de l’exploitation éhontée des travailleurs de cette branche. Quant à la LCR, elle se range résolument aux côtés des salariés des cafés-hôtels-restaurants qui sont victimes des bas salaires, de la précarité, et d’une charge de travail exorbitante. Le combat continue pour la reconnaissance de leurs droits.

Le 24 octobre 2006

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Dans les luttes comme dans les urnes, défendre les travailleurs! EDITO du 23-10-2006

24 Octobre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

Dans les luttes, comme dans les urnes, défendre les intérêts des travailleurs !

La campagne pour l’élection présidentielle de 2007 accapare les états-majors politiques et les médias alors que les débats qui opposent les différents prétendants laissent indifférente la grande majorité de la population. La droite se divise entre la continuité et la rupture, les chiraquiens et Sarkozy. Celui-ci multiplie les provocations pour s’attirer les faveurs des électeurs d’extrême-droite. Les trois prétendants du Parti socialiste débattent entre eux, bataille de petites phrases entre ceux qui disent vouloir battre la droite mais sont incapables de s’opposer aux patrons et aux gros actionnaires. Ce sont pourtant eux qui, par leur poids et leur influence sur l’économie du pays, dictent leur volonté au gouvernement.


Battre la droite, c’est battre sa politique

Oui, il faut battre la droite. Fidèle servante des intérêts patronaux, elle continue de démanteler les services publics. Après la privatisation de GDF, elle prépare celle de la Poste... Malgré son échec sur le CPE, elle envisage de poursuivre la remise en cause du contrat à durée indéterminée pour généraliser la précarité. Elle amplifie les inégalités sociales, laisse faire les licenciements et le chômage s’aggraver. Elle criminalise les classes populaires. Au lieu de répondre aux drames sociaux provoqués par le patronat, elle développe une politique répressive et sécuritaire. Sur ces questions essentielles les candidats socialistes n’ont, sur le fond, pas d’autre programme. Ils entendent appliquer « la stratégie de Lisbonne », la politique d’ouverture des services publics, énergies, transports, postes... à la concurrence décidée dans le cadre de l’Europe, en 2000, à l’époque où Jospin était Premier ministre. Eux aussi veulent ouvrir des discussions entre les partenaires sociaux pour mettre en place la flexi-sécurité et imposer aux salariés d’accepter plus de précarité, de flexibilité en échange de quelques garanties illusoires.


Ne pas refaire l’union de la gauche

Pour battre cette politique de droite, on ne peut accorder aucune confiance au Parti socialiste qui depuis 25 ans, en alternance avec la droite, a participé à sa mise en oeuvre. C’est, aussi, pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec Marie-George Buffet qui prétend réunifier toute la gauche sur une politique antilibérale. Il n’est pas possible de porter les aspirations et les exigences du Non au référendum du 29 mai sur la constitution européenne, le non à la concurrence capitaliste, et de ménager la possibilité d’alliance avec le PS pour aller, une nouvelle fois, comme en 1997, dans un nouveau gouvernement de gauche plurielle qui ne rompra pas avec la politique libérale capitaliste.


Porte-voix des classes populaires

C’est pourquoi la LCR a décidé de commencer sa propre campagne autour de son porte-parole, Olivier Besancenot. Nous souhaitions que se réalise une candidature unitaire des anticapitalistes et des anti-libéraux, mais cela ne peut se faire qu’à condition de définir une politique indépendante de celle du Parti socialiste, refusant tout accord parlementaire ou gouvernemental avec sa direction. Cela n’a pas été possible. Nous le regrettons mais nous pensons aussi qu’il est indispensable que dans ces élections les exigences du monde du travail soit défendues : pas de salaires inférieurs à 1500 euros net, 300 euros net pour tous, défense et élargissement des services publics, retour au 37,5 annuités, interdiction des licenciements, un revenu et un travail pour chacun. Cela veut dire prendre sur les profits et imposer aux grands groupes industriels et financiers le contrôle des travailleurs. Ces exigences nous les défendrons dans les mobilisation comme dans les élections, aujourd’hui et demain quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes.


Le 23/10/06

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La Commission européenne veut enterrer le service public postal : Communiqué LCR du 23-10-2006

23 Octobre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

La Commission européenne veut enterrer le service public postal.

 Depuis, 1997, par paliers, la Commission européenne libéralise les services postaux. Le dernier coup devrait être porté en 2009. La directive européenne du 18 octobre fixe cette échéance pour ouvrir à la concurrence la distribution du courrier de moins de 50 grammes. La parole est maintenant au Parlement européen avant que cette directive soit transposée dans les législations nationales. Toutes les privatisations déjà engagées des services postaux, par exemple en Allemagne, se sont soldées par des suppressions d’emplois massives, une baisse du service rendu aux usagers et la mainmise par le privé sur les activités rentables. En France, l’ouverture à la concurrence, l’industrialisation du tri, la réorganisation des tournées c’est la suppression de 60 000 suppressions d’emplois, moins de tournées dans les secteurs non rentables, une réduction des heures d’ouverture des bureaux de poste. La destruction méthodique des services publics par l’Europe libérale avec la complicité des gouvernements nationaux est intolérable. Elle ouvre la voie à des entreprises privées comme Adrexo, qui s’est installée dans les Hauts-de-Seine depuis peu. La LCR appelle à désobéir à la directive de la Commission européenne et à réquisitionner les entreprises privées. Ensemble, postiers et usagers, mobilisation unitaire contre la libéralisation des services postaux.

Le 23 octobre 2006.

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On n'en a pas fini avec MAI 68!

22 Octobre 2006 , Rédigé par LCR- section de Louviers Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

ART ET POLITIQUE : ON N’EN A PAS FINI AVEC MAI 68 !

 

A PROPOS DE LA SOIREE AU MOULIN DE LOUVIERS AVEC GERARD FROMANGER, SERGE JULY ET MICHEL ONFRAY

Disons-le clairement, à lire « Paris Normandie » vendredi, ça s’annonçait comme une soirée de plus où F.Martin allait se mettre en scène :

 

« La ville de Louviers a réussi la prouesse de faire venir trois grosses pointures, ensemble, pour une conférence-débat ce samedi 14 octobre, au Moulin, à 19 h : le peintre Gérard Fromanger, qui fait l'objet d'une rétrospective actuellement au musée, le philosophe normand Michel Onfray qui a créé l'Université populaire à Caen et le journaliste Serge July, ancien rédacteur en chef de Libération.
Le film « Un pas de côté » de Bruno Picot  sera d'abord projeté. Il s'articule autour d'un entretien filmé entre Gérard Fromanger, et Michel Onfray. Puis, les trois hommes devraient offrir une conférence-débat d'une exceptionnelle qualité. «
Tous les trois se connaissent, s'apprécient et ont un bout de parcours commun puisqu'ils ont été à la pointe de la pensée soixante-huitarde » rappelle Franck Martin.
Associés aux combats de la Gauche Prolétarienne pendant les événements de mai 68
(moins pour Michel Onfray qui n'avait que 9 ans à l'époque), ayant pour point commun une estime pour Jean-Paul Sartre, ils ont refusé de «poser des bombes» comme l'auraient fait d'autres révolutionnaires mais ont préféré s'exprimer à travers la peinture, la philosophie et le journalisme. Ils représentent en tout cas l'histoire intellectuelle d'une génération »

 

Il y avait 350 personnes, dont la majorité était manifestement venue pour le thème annoncé : «  le peintre et le philosophe », et ne s’attendait pas à ce que la soirée tourne autour de 68 et de son héritage. Un bon indice, c’est que le tract LCR pour Krivine le 25 à Vernon a été boudé par une bonne moitié des arrivants. Un autre : Onfray a commencé par saluer (en gros) « le camarade de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui distribuait à l’entrée, car si le film évoquait les débats avec la Gauche Prolétarienne, c’est toujours présent aujourd’hui » ; un cinquième de l’assemblée environ s’est mépris sur le sens de ses paroles  et a cru qu’il s’agissait d’une charge contre l’extrême gauche (Fromanger venait d’expliquer dans le film sa rupture avec les maos « crottes de chiens » en 71, lors de leur campagne infâme contre le notaire de Bruay en Artois*). Onfray a enfoncé le clou juste après en soulignant les « trahisons » de Mitterrand et la nécessité d’une vraie gauche. S.July, dans une longue péroraison, a expliqué que mai 68 n’était rien par rapport à l’effervescence des années 60 aux USA en particulier sur le plan musical ; « la rupture, c’est Dylan et les Stones, puis plus tard les réseaux informatiques qui permettent de communiquer horizontalement ; la vraie révolution est culturelle ». Auteur d’un livre sur Fromanger, il était là pour en parler et a clairement manifesté son agacement devant la tentative de captation de F.Martin, qui a  tenté d’orienter le débat vers le journalisme, et bien sûr SON expérience à « Rouen Libération »…  Le dit Martin, dès que la parole a été donnée au public, n’a rien trouvé de plus pressé que de l’accaparer pour « dire à monsieur Onfray que les années Mitterrand n’ont certainement pas été celles de la trahison… ». Le public qui attendait que l’on parle de la place de l’œuvre d’art dans la société se demandait ce qu’il était venu faire dans cette galère. La qualité des échanges qui ont suivi entre Fromanger et Onfray lui a cependant donné satisfaction, comme une suite au magnifique film du début. Et tous ceux qui l’ignoraient, tous ceux qui avaient voulu l’oublier, n’ont pu ce soir là faire autrement que de percevoir à quel point le souffle de la création peut être intimement lié à des moments historiques d’une intensité extraordinaire. Comme le dit avec fougue Gérard Fromanger,  « quand le peuple prend la parole, c’est comme un tremblement de terre, tout est devenu possible en 68«. On a bien compris que pour lui, la grève générale, ce n’est pas le spectre maléfique qu’elle est devenue pour bien des anciens combattants qui encensent son œuvre - à voir au musée de Louviers – avant de la ranger dans la naphtaline marchande.

 

 

* accusé d’être le violeur et l’assassin d’une fille d’ouvriers mineurs au nom de la « justice populaire ». Il se trouve que nous avions évoqué cet épisode en mai dernier dans notre texte « FRANK MARTIN, DU COL MAO AU COSTARD CRAVATE » au mois de mai : « Après 68, le fils du maire de la « ville de l’autogestion », comme on disait alors, aurait pu être attiré par les courants anti-autoritaires, marxistes ou libertaires, par exemple. Non, dès 14 ans,  il est devenu disciple du président Mao, et l’est resté jusqu’à 20 ans bien sonnés. Mais on ne s’enthousiasme pas impunément pour la grande manipulation criminelle de masse qu’a été la « révolution culturelle chinoise ». On ne sort pas indemne de la chasse à l’homme organisée par la « justice populaire » à Bruay-en-Artois contre un malheureux notaire, forcément violeur et meurtrier parce que bourgeois. Ou de la dénonciation de  tout  syndicaliste CGT comme « Kollabo » et  »social-traitre ». Ou des diktats idéologiques du « groupe Foudre d’intervention culturelle ». Il a fallu attendre les massacres de Pol Pot au Cambodge pour que ce jeune homme commence à ouvrir les yeux. Comme tant d’autres, il a ensuite troqué le col Mao pour le costard cravate » 

 Voir le texte complet sur les sites  http://perso.wanadoo.fr/agauche-vraiment/ et http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/ (fédération de l’Eure de la LCR)

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Au Conseil municipal de LOUVIERS -octobre 2006

22 Octobre 2006 , Rédigé par Notre élu AGV Publié dans #NOTRE ELU NPA A LOUVIERS

Notre élu AGV au conseil municipal d'octobre 2006

Deux points du conseil municipal de Louviers du 2 octobre dernier ont fait divergence et reflètent bien la différence entre la gauche sociale libérale de F Martin et la gauche radicale que nous espérons incarner.

 

La société  Adéquation Développement retenue par la région Haute Normandie pour une action de formation auprès d’une quinzaine chômeurs de Louviers sollicite la prolongation du prêt d’un local à Louviers. Ca n’a posé aucun problème à FM et sa majorité, bien au contraire, que  ce genre de mission soit confiée  à une société privée. Or on sait aujourd’hui, qu’ une formation organisée par l’ANPE coûte beaucoup moins cher qu’une même formation organisée par une boîte privée. Oui il faut réformer l’ANPE, régler ses disfonctionnements, mais en aucun cas, l’argent public ne doit servir à financer le privé. Comme pour l’école, « argent public, au public ». Ces expériences préparent la privatisation de l’ANPE.

 

Ce débat s’est prolongé plus tard autour d’un deuxième vote.

 

La direction de l’entreprise CINRAM de Louviers a sollicité, auprès de la mairie, la mise à disposition gratuite d’un local pour y installer l’antenne de reclassement pendant 9 mois. FM et les élus de droite comme de gauche n’y ont pas trouvé à redire. C’est même normal, selon eux car on doit tout faire pour combattre le chômage et aider les salariés licenciés à retrouver du travail.

 

Rien sur la poudre aux yeux que représentent les antennes de reclassement qui ne retrouvent quasiment jamais de vrais boulots aux gens.

Rien sur les profits énormes de CINRAM qui malgré ça licencie à Louviers .

Rien sur le culot de la direction de Louviers de demander à la collectivité un local gratuitement.

Rien non plus sur la motion votée à l’unanimité en mai dernier pour défendre l’emploi à Cinram. C’est vrai que ce jour-là les salariés étaient présents  avec leurs élus du personnel.

 

On a assisté lundi dernier à  l’union sacrée, patrons-élus-salariés, et entendu un plaidoyer pour le « tous ensemble contre le chômage ».

Les élus de Louviers ont fait comme si les rôles et les responsabilités étaient les mêmes, les enjeux étaient communs. La lutte des classes est passée aux oubliettes. ( c’est vrai que FM connaît mieux la lutte des places ).

Avec des élus comme ceux de Louviers les patrons licencieurs n’ont pas de soucis à se faire.

 

On retrouve là, l’opposition entre FM représentant de la gauche sociale-libérale, et nous.

On a entendu à nouveau que c’est l’entreprise qui crée les richesses.  Que le chômage n’est pas un drame, qu’il permet de rebondir ( chtong, chtong, chtong !) et de se refaire une nouvelle vie. Nous avons  été de nouveau accusés de profiter du malheur des autres et de faire notre beurre avec la crise sociale. Plus il y a de malheur, plus nos affaires marchent !

Soit dit en passant, Sarkosy a le  même discours avec ceux qui s’opposent aux expulsions de Sans Papiers à Cachan. C’est le même discours que FM.

Ces discussions de fond ressurgiront avec la mise en place de la maison de l’emploi que la mairie veut installer dans l’ancien local des pompiers.

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Bulletin LCR de la SNECMA-VERNON -octobre 2006

22 Octobre 2006 , Rédigé par Section de Vernon de la LCR Publié dans #Comité NPA de VERNON

Bulletin de la LCR de Vernon et sa région, distribué à la SNECMA

Octobre 2006

Inquiétudes pour l'avenir de nos conditions de travail.

 

Comment interpréter les informations contradictoires que publient les médias spécialisés tels que AIR&COSMOS ? D'une part on y lit qu'il faut réduire d'environ trois cent personnes l'effectif du site de Vernon, et d'autre part qu'il y a une demande de la part du client de réduire le temps de livraison des moteurs afin d'augmenter les cadences de tir. Cela ressemble fort à  une incitation à augmenter la sous-traitance, et nous savons quelle perte des droits salariaux cela entraîne.  En effet, quelle politique d'augmentation et de promotion va adopter une entreprise qui considère que chacun n'est qu'un pion qui peut être remplacé? Alors, ne fournissons pas à notre employeur la future argumentation qui lui permettra de ne pas nous augmenter, ou de nous licencier pour remplir ses quotas de sous-traitance. Contrairement à ce que certains veulent encore croire, il n’y a rien à gagner à  tolérer des augmentations inférieures à l'augmentation du coût de la vie. et à « faire des sacrifices ». N’oublions pas que nous avons affaire à un PDG qui bénéficie de deux citations dans le Canard enchaîné, qui avait promis que la fusion entre SNECMA et SAGEM se ferait sans perte d'emploi, mais qui a vendu la branche câblages de haute puissance et va sans doute vendre sous peu la branche téléphonie mobile. Pour cette dernière vente, on nous présente un argument massue, le « manque de rentabilité ». Mais attention, si l’on met le doigt dans ce type de logique, peut-on dire alors que la branche spatiale permet de dégager suffisamment de bénéfices pour justifier sa viabilité au sein du groupe? A la logique de la satisfaction du marché, il faut opposer celle des besoins de la société, discutés et définis dans un processus de discussion démocratique.

Inquiétudes sur la transmission des compétences et des savoir-faire.

Actuellement les « grandes entreprises » qui furent autrefois des fleurons technologiques adoptent la même attitude de négation envers le savoir-faire des salarié-e-s. Se fier à des procédures écrites par des personnes qui sont sans lien direct avec les métiers qu'ils décrivent revient à nier le professionnalisme de chaque individu . Les ouvriers, les techniciens et même les ingénieurs sont-ils si faciles à remplacer pour justifier que toutes leurs compétences et leurs savoirs soient résumés à quelques pages de papier ? La valeur d'une personne au sein d'un groupe comme Snecma doit elle se résumer à sa capacité à faire de la stratégie, du relationnel, et au don qu'elle eu autrefois à résoudre des équations différentielles?

Pourtant, le professionnalisme devrait être plus important que les connaissances des règles du savoir-paraître. Aussi incroyable que cela puisse paraître à certains, pour faire fonctionner une machine-outil il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton. Petit test : quand votre service est-il le plus désorganisé ? quand votre chef n'est pas là ou quand la secrétaire est absente?    

                                                                                                         Le 15-10-06


Alain KRIVINE À VERNON

mercredi 25 octobre

à partir de 18h30

 Salle de la goutte de lait Rue Saint Lazare

(en face de l’ancienne clinique Sainte Marthe, avant le collège César Lemaître)

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