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NPA 27 -  Eure

Expulsion d'un lycéen à Paris le 30 août

30 Août 2006 , Rédigé par LDH Publié dans #REPRESSION

Comment le pantin Arno Klarsfeld se couche devant Sarkozy:

JEFF : APPEL des enseignants du Lycée DORIAN

jeudi 31 août 2006.

Pour protester contre l’expulsion de Jeff de ce matin mercredi 30 août.
Nous, enseignants du lycée Dorian et soutiens, appelons à un rassemblement
vendredi 1er septembre à 9h, jour de la pré-rentrée, autour d’une chaise vide, celle de Jeff, avec pancartes, panneaux, etc., exprimant notre indignation et notre résolution à nous battre pour tenter de faire annuler cette décision indigne.

Lycée DORIAN
74, avenue Philippe Auguste Paris 11°
Métros : Charonne (ligne 9) ou Alexandre-Dumas (ligne 2)

« Jeff, t’es pas tout seul...
Nous y serons nombreux pour exprimer notre volonté de te garder parmi nous »

30 août 2006 - Sans-papiers
Chasse aux enfants : un quatrième lycéen expulsé !

Communiqué de la LDH

Jeff Babatunde Shittu était lycéen à Paris. Nigérian, il est arrivé en France en août 2004 après l'assassinat de sa mère pendant des émeutes en raison de son engagement politique. Pris en charge par France Terre d'asile, il a appris le français et s'est inscrit au lycée Dorian dans le 11ème arrondissement. Tous les enseignants de ce lycée, le proviseur et le conseil d'administration unanime attestent son sérieux et sa réussite. Le maire de l'arrondissement lui a promis un contrat d'un an renouvelable une fois si le ministère de l'Intérieur lui délivrait un titre de séjour. Patrick Bloche, député socialiste du 11ème et conseiller de Paris, et l'une de ses enseignantes l'ont parrainé le 24 juin dernier.

Le 7 août, Monsieur Arno Klarsfeld déclarait : « aujourd'hui Jeff est en deuxième année de BEP enseigne et signalétique. Il parle le français couramment. J'ai parlé à ses professeurs. C'est un bon élève, le deuxième de sa classe et la mobilisation des professeurs à son égard semble témoigner de sa bonne intégration. S'il n'a réellement plus aucune famille au Nigéria, je pense qu'ayant construit un présent harmonieux en France, gage d'avenir, il devrait être autorisé à y demeurer ».

Mais le ministre de l'Intérieur a fait demander aux autorités publiques du Nigéria si vraiment la mère de Jeff avait été assassinée. Le chef du village a répondu qu'il ne connaissait pas ce garçon ni sa famille et qu'il n'y avait pas eu d'émeutes dans sa commune en 2004. Du coup Monsieur Arno Klarsfeld a trouvé son expulsion « logique et légitime »?

Peu importe que Jeff ait produit son certificat de naissance dans ce village le 26 juillet 1987. Peu importe qu'il soit un excellent élève et qu'il soit parfaitement intégré et apprécié de tous. Peu importe qu'il ait un emploi assuré en France. Peu importe qu'il n'ait ni famille ni avenir possible au Nigéria. Peu importe que ce garçon de 19 ans risque le même sort que sa mère à son retour dans un pays qui nie même son existence. Il suffit que les autorités aient refusé de reconnaître l'existence des massacres pour que Messieurs Sarkozy et Klarsfeld leur livrent Jeff sans autre scrupule. Si le prochain gibier est tchétchène, sans doute Monsieur Sarkozy demandera-t-il à Monsieur Poutine s'il y a vraiment eu des exactions en Tchétchénie?

Ce matin, Jeff a été expulsé. A la suite de la protestation de nombreux passagers, les forces de police ont fait irruption dans l'avion et ont arrêté deux personnes qui sont repartis menottes aux poignets. La violence de l'opération témoigne de la volonté de faire un exemple à usage politique.

 

Après Abdallah, Aminata Diallo et Aminata Sambou, Jeff est le quatrième jeune lycéen expulsé de l'été. Il est la quatrième preuve de ce à quoi sert Monsieur Arno Klarsfeld, dont Monsieur Sarkozy a bien pris soin de préciser qu'après avoir été chapitré par son ministre de tutelle, il « ne voit plus d'obstacle » à l'expulsion. Il est surtout la quatrième illustration de ce qu'est, dans la réalité, le « sarkozysme à visage humain ».

Paris, le 30 août

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Israël a largé des milliers de bombes à fragmentation au Liban Sud qui tuent les enfants

26 Août 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

 Les crimes de l'Etat d'Israël:
Les gens trébuchent sur les bombes à fragmentation
23-08- 2006   (Agence   Reuters)

 

Israël a largué des bombes à fragmentation américaines sur au moins 170 villages et autres sites du Sud-Liban lors de son agression qui a duré 34 jours, a déclaré un haut responsable des opérations de déminage de l’Onu.

Les engins qui n’ont pas explosé à l’impact constituent à présent une menace mortelle pour les civils qui sont restés dans la région ou qui l’ont fuie mais sont en train de rentrer chez eux, et trouvent pour certains leur domicile ou leur lieu de travail en ruines.

Les bombes ont déjà tué huit personnes et fait au moins 25 blessés, dont plusieurs enfants, depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 14 août, affirme Tekimiti Gilbert, chef des opérations du Centre de coordination de l’action contre les mines de l’Onu au Liban.

"C'est un gros problème. Elles présentent des dangers évidents pour les enfants, les gens, les voitures. Les gens trébuchent dessus."
Gilbert dit n'avoir "aucun doute" sur le caractère délibéré du largage par Israël de ces bombes sur des zones habitées, en violation du droit international, qui stipule que de telles munitions ne doivent pas être utilisés dans les secteurs où se trouvent des civils.
"Ces bombes à fragmentation ont été larguées au milieu de villages", a-t-il dit.

Selon Gilbert, six équipes envoyées sur le terrain pour faire un état des lieux trouvent quotidiennement 30 nouveaux sites touchés par de telles bombes, notamment au sud du fleuve Litani, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne.
Un grand nombre de bombes à fragmentation se sont écrasées plus au nord, près de Nabatieh et de Hasbaya.


UN MILLIER DE BOMBES NEUTRALISEES EN SIX JOURS


Selon ce responsable de l'Onu, il faudra "douze mois ou plus" pour débarrasser le sud du pays de ces munitions, dont certaines sont faites pour percer les chars, et d'autres pour blesser ou tuer sur un grand périmètre.
Certaines sont petites, noires et cylindriques, et on peut facilement ne pas remarquer leur présence et, en les touchant, les déclencher. D'autres sont rondes et peuvent ressembler à des rochers recouverts de poussière.
Comparant le recours à ce type de munitions avec l'usage qui en a été fait dans d'autres conflits, Gilbert a jugé leur utilisation au Liban plus problématique, l'Irak et l'Afghanistan, du fait de leur taille, ayant vu la plupart des engins tomber sur des déserts ou des secteurs non habités.
"Mais le Liban est petit et le Sud encore plus. Larguer des bombes à fragmentation dans des espaces aussi petits et confinés, dans des proportions aussi importantes, est mortel."


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Régularisation de tous les sans-papiers: communiqué LCR du 24-08-06

24 Août 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

Régularisation de tous les sans-papiers


Communiqué de la LCR.

 La LCR, avec son porte-parole Olivier Besancenot, sera présente à la manifestation unitaire samedi 26 septembre contre les expulsions, pour la fermeture des centres de rétention, pour la régularisation de tous les sans-papiers , l’abrogation des lois anti-immigrés et les respect par la France des conventions internationales. Il y a dix ans c’était Saint-Bernard. Aujourd’hui, ce sont les résidents de Cachan qui doivent faire face à la violence de la police aux ordres d’un N.Sarkozy qui chasse sur les terres de l’extrême-droite en vue de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, ce sont les familles d’enfants scolarisés qui ont déposé un dossier dans les préfectures et qui vivent dans la terreur d’essuyer un refus puisque le ministre de l’intérieur a déjà décidé qu’il n’y aurait que 6000 régularisations sur les 30 000 dossiers déposés. La LCR appelle à participer massivement à cette manifestation. Le front de résistance à la politique libérale passe par un soutien sans faille aux sans-papiers pour s’opposer à leur expulsion et pour leur régularisation.

Le 24 août 2006.

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Sans-papiers de Limoges: SOLIDARITE! - communiqué LCR du 24-08-2006

24 Août 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

SOLIDARITE avec 44 sans-papiers grévistes de la faim à Limoges

Il faut les régulariser tout de suite !


Communiqué de la LCR

Depuis le 7 août, 44 sans-papiers font la grève de la faim à Limoges pour obtenir leur régularisation. Parmi eux, il y a 3 femmes. Bénéficiant d’un soutien actif de la part de la LCR, du PCF, des Verts, d’associations et de citoyens, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. D’autant plus déterminés qu’ils avaient interrompu une première grève de la faim en juillet à la suite de promesses de la préfecture. Promesses sans lendemain pour l’immense majorité des 68 grévistes de la faim de l’époque puisque seule une dizaine d’entre eux ont reçu un récépissé en vue d’un titre de séjour. Les grévistes de la faim de Limoges sont comme beaucoup victimes des lois anti-immigrés en vigueur, et de la politique de Sarkozy qui veut faire du chiffre, notamment en vue de l’élection présidentielle. La LCR est indignée par l’attitude de blocage de la préfecture. Elle exige la régularisation de tous les sans-papiers qui font la grève de la faim.

 Le 24 août 2006

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Expulsés de Cachan : LA LUTTE CONTINUE !

23 Août 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #SANS-PAPIERS

Expulsés de Cachan : Appel unitaire (personnalités, citoyens, associations,...)
mardi 22 août 2006.  Lire l'appel      Signez l’appel

Expulsés de Cachan: - Un logement -des papiers  -une école!       


10 ans après l’église St Bernard,

le 17 août 2006

la rafle policière de Cachan

 

 

Il y a 10 ans, 1 500 CRS chassaient manu-militari les 300 sans-papiers africains grévistes de la faim de l’église St Bernard. Les portes étaient défoncées à la hache ; les forces répressives agissaient sous les ordres de Jean Louis Debré alors ministre de l’intérieur. C’était le 23 août 1996.  

Le 17 août 2006, 500 CRS aux ordres de Sarkozy évacuent violemment les 1000 sans-papiers de Cachan : même répression, même xénophobie, même politique. En 1996 , Debré ne voulait régulariser que 20 % des sans-papiers, aujourd’hui Sarkozy met la barre à 6 000 régularisations  sur des dizaines de milliers déclarés. Même cynisme.

 

L'assemblée générale des quelque 200 anciens squatteurs de la Cité universitaire de Cachan a opposé mercredi après-midi une fin de non recevoir à la préfecture. Trois hôtels les attendaient s'ils avaient accepté l'offre du préfet.

Logement durable, régularisation et annulation des mesures d'éloignement, telles sont leurs revendications.

La chasse aux sans papiers a pris une forme plus scandaleuse : expulsions groupées, mais surtout avec les arrestations d’enfants dans leur établissement scolaire, les maintiens de bébés en centre de rétention, les expulsions de jeunes majeurs qui n’ont pas terminé leur scolarité, une politique utilitariste de main-d’oeuvre légalisée.

 Mercredi une marche de solidarité avec les sans-papiers

 

 

de Cachan à rassemblé 1 000 personnes. La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, ainsi qu'Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) ont pris part au défilé, aux cotés de militants de la CGT, du PCF, de la FSU, de la Ligue des Droits de l'Homme, du syndicat Sud, de la CNT, ou encore du Réseau Education Sans Frontières (RESF). Plusieurs élus locaux communistes, ceints de l'écharpe tricolore, se trouvaient également dans le cortège.
"Régularisation de tous les sans-papiers", "un toit c'est un droit", ou encore "Sarkozy a oublié que ses parents sont immigrés", scandaient les manifestants.


"Les propositions de la préfecture n'ont pas bougé d'un iota. Les familles veulent rester ensemble, et le problème numéro un, c'est celui du logement, qui doit être réglé grâce à la loi de réquisition", a déclaré Olivier Besancenot. "Le deuxième point, c'est la régularisation de tous les sans-papiers", a-t-il ajouté, n'hésitant pas à employer le terme de "rafle" au sujet de l'évacuation du squat jeudi dernier par les forces de l'ordre.
Selon lui, "Nicolas Sarkozy a décidé de rentrer en campagne électorale à Cachan. Il faut donc, à gauche, un front uni du côté de ceux qui prônent la libre circulation et la libre installation".

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Amnesty International dénonce les crimes de guerre d'Israël

23 Août 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

Les crimes de guerre d'Israël

Dans un rapport publié mercredi 23 août, Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre, estimant que l'Etat hébreu a violé le droit international en détruisant délibérément les infrastructures civiles du Liban lors du conflit qui l'opposait au Hezbollah.
Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, l'envergure et le schéma des attaques israéliennes, le nombre élevé de victimes parmi la population civile, l'étendue des dégâts et les déclarations faites par les responsables israéliens sont autant d'éléments initiaux qui "indiquent qu'une telle destruction était délibérée et faisait partie d'une stratégie militaire, plutôt que des 'dommages collatéraux"'.


Selon le rapport d'Amnesty, présente des deux côtés de la frontière libano-israélienne, l'Etat hébreu a violé les dispositions du droit international interdisant les attaques directes contre les civils et les attaques sans discernement et disproportionnées. Cela "suggère une politique de punition du gouvernement libanais et de la population civile afin de les faire se retourner contre le Hezbollah", selon Amnesty.


L'UNICEF estime que 1.183 personnes sont mortes dans le conflit, des civils pour la plupart, alors que le Haut commissariat de secours libanais a fait état de 970.000 déplacés. (d'après AP)

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Arno Klarsfeld, groupie de Sarkozy, par RESF

22 Août 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

Arno Klarsfeld, groupie de Sarkozy

par Armelle Gardien, membre de RESF, publié dans NOUVELOBS.COM du 21.08.06

Armelle Gardien répond aux attaques virulentes de Klarsfeld

 

 

 

 

Comment réagissez-vous à la déclaration d’Arno Klarsfeld qui estime que RESF a "une responsabilité vis-à-vis des familles qu’ils ont poussées à se déclarer à la préfecture alors qu’ils savaient qu’elles étaient hors champ de la circulaire" ?

 

-  Pour nous, c’est le monde à l’envers. Arno Klarsfeld accuse RESF mais il ne faut pas oublier que ce sont bien les mesures du gouvernement qui poussent les familles à être expulsées et non notre association. RESF ne peut donc en aucun cas porter la responsabilité de ces expulsions.

Le plus surprenant dans la déclaration d’Arno Klarsfeld, c’est l’emploi du terme "repérés". En parlant de repérage, le soi-disant médiateur montre bien que l’objectif prioritaire de la circulaire Sarkozy était bien l’identification des personnes à expulser et non leur régularisation. On voit bien qu’il y a un double discours : le discours "soft" est celui de la circulaire, alors que le discours "hard" est celui de la pratique répressive, et non les mesures exceptionnelles à caractère humanitaire dont Nicolas Sarkozy se prévaut.

Faire croire que RESF pousse les familles à se déclarer est une contre vérité dont Arno Klarsfeld est coutumier.

Par ce biais, il veut soutenir l’application de la circulaire Sarkozy et faire semblant d’en être le médiateur.

Les exemples qu’il met en avant se révèlent faux. Lorsqu’il a cherché à justifier l’expulsion de la famille ukrainienne, il a mis en avant le fait que la mère avait des notions élémentaires de français et a affirmé que le père ne parlait pas du tout le français. Lorsque RESF les a interviewés, nous nous sommes rendus compte, comme par hasard, que la mère parlait très bien et que si le père parlait moins bien, il s’exprimait quand même correctement...

Vis-à-vis d’Arno Klarsfeld, nous sommes très étonnés de voir qu’il continue à jouer sur deux tableaux. D’un côté, il se veut médiateur en assurant la répression et de l’autre, il appelle les familles à se cacher... A quoi joue-t-il ? Il cautionne une circulaire qui vise à expulser des gens et en même temps, incite ces mêmes personnes à se mettre hors-la-loi...

En se salissant les mains dans cette chasse à l’enfant, Arno Klarsfeld adopte un comportement tout à fait dommageable pour ses parents. Le nom de Klarsfeld faisant davantage référence à la protection qu’à la répression.

Pour conclure sur Arno Klarsfeld, la dernière phrase de sa déclaration montre bien sa vraie nature. En affirmant qu’il trouve Sarkozy "pragmatique, équitable, énergique, courageux" et qu’il est prêt à le soutenir dans la campagne présidentielle, il affiche clairement ses convictions. En prenant ouvertement partie pour un homme et un système répressif, il apparaît davantage comme une groupie de Sarkozy que comme son médiateur...

Nicolas Sarkozy avait prévenu dès le départ que toutes les demandes de régularisation ne seraient pas acceptées. Sachant cela, RESF n’a t-il pas joué un jeu dangereux en incitant les familles à déposer une demande de régularisation ?

-  RESF n’a poussé aucune famille à se déclarer. C’est d’ailleurs la première règle du rapport que nous entretenons avec les familles. Dès le début, on les a prévenues de la dangerosité d’une demande de régularisation. Notre discours envers les familles était simple et sans ambiguïté : "Si vous gagnez, on gagne tous.

Si vous perdez, vous êtes les seules à perdre". Beaucoup de familles ont d’ailleurs hésité à déposer un dossier de régularisation. Certaines ont senti le piège et ne se sont pas déclarées.

En fait, dès le départ de la circulaire, nous avons mis en avant les trois critères subjectifs sur lesquels reposait la circulaire Sarkozy : la présence ou non d’attache dans le pays d’origine -le terme d’"attache" est ambigu-, la contribution effective à l’éducation de l’enfant -certaines préfectures se sont plus attachées à l’aspect matériel, d’autres à l’aspect éducatif- et la preuve de volonté d’intégration. Ces trois critères, sur lesquels les préfets devaient se baser pour juger de l’expulsion ou non d’un enfant, sont peu clairs. Ils peuvent être interprétés différemment et permettent des interprétations arbitraires de la part des préfets. RESF a directement senti le piège et l’a fait savoir dès le départ.

Aujourd’hui, on a la preuve de cette subjectivité puisque des refus de régularisation ne sont pas motivés. D’une préfecture à l’autre, entre deux familles ayant sensiblement les mêmes dossiers, l’une va être régularisée et pas l’autre, ce qui prouve l’existence de quotas. Sarkozy avait parlé de 6.000 régularisations et il se tient à ce chiffre.

Si comme l’affirme Arno Klarsfeld, ces 24.000 personnes sont effectivement frappées d’un "arrêté de reconduite à la frontière", allez-vous réagir ? Quelles sont les actions à venir de RESF ?

-  Concrètement, RESF va mener des actions de contentieux dans les dossiers faisant état d’inégalités de traitement. Evidemment, RESF ne va pas accepter des expulsions, que ce soit en octobre 2005, en juin 2006 ou en septembre 2006. Pour nous comme pour les parents, les enseignements ou l’opinion publique, le combat continue ! Nous ne voulons aucune expulsion.

L’opinion publique doit prendre conscience de la politique répressive à laquelle se livre le gouvernement. L’exemple de l’expulsion du squat de Cachan le montre : sous couvert du problème d’insalubrité, le gouvernement veut identifier les sans-papiers présents à Cachan. Nous savons d’ailleurs que des contrôles de police ont eu lieu dans les hôtels où les personnes ont été relogées...

Propos recueillis par Alexandre Lemarié (le lundi 21 août 2006)

 
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La lutte continue pour les expulsés de Cachan.

21 Août 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

La lutte continue pour les expulsés de Cachan   Communiqué de la LCR

La détermination et la solidarité des familles, notamment des femmes, ont mis en échec, vendredi 18 août, le plan de la préfecture du Val de Marne qui voulait rafler les sans-papiers et disperser les familles. Présente sur les lieux avec son porte-parole Olivier Besancenot, la LCR dénonce le comportement de la police qui, sans égard pour les enfants et pour les femmes enceintes - traumatisés -, s’est livrée à des actes de violence, à l’égard des expulsés, des soutiens présents, qui n’était pas sans rappeler la période coloniale.

L’objectif de Sarkozy - liquider le squat de Cachan en profitant de la période creuse du 15 août - a échoué.  C’est toutes ensemble que les familles sont maintenant hébergées dans un gymnase mis à disposition par la municipalité de Cachan.

La solidarité existante doit se renforcer.

66 ex-résidents sans-papiers de Cachan ont été arrêtés et avant même la tenue des audiences, N.Sarkozy -bafouant l’indépendance de la justice- décrétait que 49 d’entre eux devaient être expulsés.

La LCR exige la libération des sans-papiers interpellés et placés en centre de rétention. Non aux expulsions, des papiers et un vrai logement pour tous, des mesures immédiates pour que les enfants en âge d’aller à l’école puissent faire leur rentrée scolaire.

Le 20 août 2006.

Le 19 août: nouveau forfait de Sarkozy, 600 CRS pour évacuer les familles de Cachan -->

La chasse aux pauvres et aux sans-papiers continue.
Communiqué de la LCR du 17 août 2006

 Ce matin, la police a procédé à l’expulsion des sqatteurs qui occupaient l’ancienne résidence étudiante de l’Ecole normale supérieure de Cachan. 1000 personnes dont beaucoup d’enfants ont été emmenées dans des cars vers des destinations inconnues, des hébergements provisoires. La LCR condamne avec force l’évacuation des squatteurs de Cachan, nouvel épisode de la guerre aux pauvres, de la chasse aux sans-papiers auxquelles se livre une fois de plus N.Sarkozy, ministre des expulsions. Le gouvernement ferait mieux de s’en prendre aux spéculateurs immobiliers plutôt que de traquer des familles exclues pour des raisons financières du marché du logement. La LCR appelle au rassemblement de protestation qui se tiendra aujourd’hui 17 août à 17h à Cachan. Un logement et des papiers pour tous : c’est ce qu’exige la LCR pour les sqatteurs de Cachan.

Le 17 août 2006.

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Halte à l’agresssion israélienne : déclaration commune de la LCR et du Parti Communiste libanais

21 Août 2006 , Rédigé par LCR et PCL Publié dans #RESISTANCE

Halte à l’agresssion israélienne, soutien à la résistance

Déclaration commune de la LCR et du PCL (Parti Communiste Libanais - section France)

L’État d’Israël a engagé une agression de grande envergure contre le Liban. On dénombre déjà des centaines de morts et des milliers de blessés, tandis que l’infrastructure du pays se trouve complètement anéantie.

La communauté internationale (notamment le Conseil de sécurité, les Etats-Unis et l’Union européenne) justifie cette agression barbare en vertu d’un droit de « légitime défense » d’Israël. Des délégations internationales se succèdent même à Beyrouth pour tenter d’imposer au gouvernement libanais, outre la libération des soldats israéliens capturés par la résistance libanaise, le déploiement d’une force militaire internationale au sud du Liban et l’application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité.

Or, que préconise la résolution 1559 ? Elle exige le désarmement de toutes les « milices libanaises » (terme dont on baptise les mouvements de résistance libanais), le désarmement de toutes les organisations palestiniennes au Liban et le déploiement de l’armée libanaise officielle dans le sud du pays. Ce que ce texte, en revanche, ne mentionne pas, ce sont les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba toujours occupées par Israël, les détenus libanais dans les prisons israéliennes (dont Samir Quntar emprisonné depuis 28 ans), ou le droit de retour des réfugiés palestiniens (droit pourtant garanti par les résolutions 194 et 242 des Nations unies).

En conditionnant tout cessez-le-feu à l’application de la résolution 1559, les dirigeants israéliens, l’administration américaine et les principaux gouvernements de l’Union européenne révèlent l’objectif véritable de l’agression en cours contre le Liban. Ils veulent imposer l’arrêt définitif de toute forme de résistance face à Israël, forcer le peuple libanais à renoncer aux territoires qu’Israël occupe toujours, faire oublier les détenus dans les prisons israéliennes

C’est dans ce cadre que se dessine le projet de déploiement d’une force militaire internationale, sur une bande de 30 kilomètres environ, à l’intérieur des territoires libanais uniquement ! Cette force serait en réalité une « armée » internationale dont les véritables objectifs ne seraient pas de faire cesser l’offensive israélienne, mais d’éliminer la capacité de riposte de la résistance libanaise face aux agressions israéliennes en mettant le nord d’Israël hors de portée des roquettes du Hezbollah, ce dernier devant être désarmé une fois les contingents internationaux déployés sur le terrain.

La Ligue Communiste Révolutionnaire et le Parti Communiste Libanais (Section France) exigent un arrêt immédiat de l’invasion terrestre israélienne et un arrêt des bombardements sur les populations libanaises. Ils exigent l’arrêt immédiat des bombardements et des agressions israéliennes contre le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie Ils réclament une médiation internationale permettant l’échange des prisonniers. Ils réaffirment que seul le respect du droit des peuples de la région à déterminer librement leur destin est la condition d’une paix durable dans la région. Ils se prononcent ainsi pour le retrait de l’armée israélienne de la totalité des territoires occupés en 1967 et le démantèlement de toutes les colonies établies sur le territoire palestinien, l’évacuation des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba, des négociations incluant le partage de Jérusalem, la libération de tous les prisonniers, le droit au retour des réfugiés. Ils refusent tout déploiement d’une force internationale, dans les conditions déjà citées, et ils affirment leur refus de l’application par la force de la résolution 1559.

Ligue Communiste Révolutionnaire et Parti Communiste Libanais (Section France)

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"Le vent se lève " , un film de Ken Loach

20 Août 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Vidéos


Le Vent se lève - Bande-annonce 1 - Français

 
 
"The Wind That shakes the Barley"
 
Vidéo 1              Vidéo 2
 
Le vent se lève   de Ken Loach
Ce film , vraiment réussi, retrace parfaitement l'atmosphère de ces années de la révolution irlandaise (1916-1921), hors des travers des films actuels: ni romantisme, ni naturalisme, ni académisme. Un film vrai qui montre comment le combat pour la véritable indépendance se conjuguait avec  la libération sociale (pour une république socialiste) . Un film qui donne une place importante aux femmes et au débat démocratique parmi les révolutionnaires républicains. Un film qui trouve des échos dans les luttes actuelles pour l'indépendance nationale, dont la question palestinienne.


 
 
 
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