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NPA 27 -  Eure

Un appel de nos camarades italiens

30 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

Un appel de nos camarades italiens

Le nouveau gouvernement italien de centre gauche dirigé par Romano Prodi va soumettre au vote du parlement la poursuite de l’intervention militaire italienne en Afghanistan. Il s’agît là d’une rupture claire avec les sentiments anti-guerre de la gauche italienne, qui se sont exprimées au travers d’immenses mobilisations contre la guerre du temps du gouvernement réactionnaire de Berlusconi.

Les députés et sénateurs de la gauche italienne subissent la pression du gouvernement pour voter contre leurs convictions. 8 sénateurs ont pour l’instant annoncé leur volonté de refuser ce vote à Prodi. Le centre gauche n’ayant que deux voix de majorité au Sénat, leur décision peut obliger Prodi à retirer l’armée italienne, ou à prendre appui sur les élus réactionnaires pour faire passer cette décision.

Pour aider les élus de gauche à ne pas céder, signez cet appel, dont nous reproduisons ci-dessous la traduction française et l’original italien.

---------------------- appel ---------------------- 

Ne votez pas cette mission là !

En Afghanistan, il y a une guerre à laquelle l’Italie participe pleinement à travers la mission coordonnée par l’OTAN. Le gouvernement Prodi, en continuité avec le gouvernement précédent, a décidé de maintenir les troupes Italiennes en Afghanistan, sans modifier d’aucune façon sa présence militaire.

Au cours des années nous avons manifesté contre toutes les guerres, dont celle d’Afghanistan, « sans “si” et sans “mais” ».

L’Italie ne peut pas et ne doit pas participer à cette mission et les forces pacifistes, en premier lieu le Parti de refondation communiste (PRC), ne doivent pas l’approuver. Nous appelons aux parlementaires afin qu’ils votent avec cohérence avec leur propres convictions et à l’Unione pour qu’elle prenne acte de cette position claire à travers un changement de direction en allant dans le sens d’une « exit strategy » de l’Afghanistan et dans le respect de l’article 11 de la Constitution inscrit dans le programme du gouvernement.

Pour signer cet appel envoyez un mail à : noafghanistan@libero.it

Pouvez vous aussi le signer à travers le site Web : http://www.sinistracritica.org, où figure le texte de l’appel en italien et d’où il est possible de signer l’appel directement en indiquant son nom, prénom et l’adresse mail.

----------------- original en italien ------------------
NON VOTATE QUELLA MISSIONE !

In Afghanistan c’è una guerra a cui l’Italia partecipa pienamente tramite la missione a guida Nato. Il governo Prodi, in continuità con quello precedente, ha deciso di mantenere le truppe italiane in Afghanistan senza modificare in alcun modo la sua presenza militare. In questi anni abbiamo manifestato "senza se e senza ma" contro tutte le guerre, anche quellain Afghanistan.

Per queste ragioni l’Italia non può e non deve partecipare a quella missione e le forze della sinistra pacifista, a cominciare dal Prc, non devono approvarla. Facciamo appello ai parlamentari affinché votino in coerenza con le proprie convinzioni e all’Unione perché prenda atto di questa posizione limpida operando un’inversione di rotta in direzione di una "exit strategy" dall’Afghanistan nel rispetto di quell’articolo 11 della Costituzione inscritto nel programma di governo.

Per adesioni scrivere a : noafghanistan@libero.it 

 

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Communiqué du 90-06-06: STOP A L'AGRESSION ISRAELIENNE!

30 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Stop à l’agression israélienne.


La LCR appelle à la manifestation unitaire organisée par le Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, contre l’agression israélienne prévue le dimanche 2 juillet à 16h,à Paris, Place du Châtelet. L’intolérable silence des grandes puissances confine à de la complicité. Il faut stopper cette invasion militaire qui, à coup de bombardement et de terreur bafoue les droits démocratiques, détruit les infrastructures économiques, réduit à néant toute souveraineté palestinienne. C’est pourquoi, il faut exiger l’arrêt des rafles, la libération des députés, et ministres du Hamas ainsi que tous les Palestiniens emprisonnés, le retrait immédiat de l’armée israélienne des territoires palestiniens.

 Le 30 juin 2006.

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Communiqué LCR du 29-06-06: Non à l'invasion militaire israélienne de Gaza

29 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Rafles israéliennes dans les territoires palestiniens


La LCR dénonce et condamne l’invasion militaire israélienne de la bande de Gaza, les rafles de responsables politiques, députés et ministres du Hamas pratiquées aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie. Cet acte de guerre s’accompagne de la destruction d’infrastructures civiles comme les ponts, la centrale électrique de Nousseirat, au mépris des besoins les plus élémentaires des hôpitaux par exemple. Avec le soutien explicite des Etats-Unis, le gouvernement israélien bafoue les droits démocratiques des palestiniens qui avaient donné la majorité au Hamas lors des dernières élections. Cette opération politico-militaire, que la volonté d’obtenir la libération du caporal Gilad Shalit ne saurait justifier, doit cesser et l’armée israélienne évacuer dans les plus brefs délais les territoires palestiniens réoccupés. Le gouvernement français doit condamner cette opération. La LCR réaffirme son soutien à toute solution permettant d’arriver à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ce qui implique la reconnaissance d’un Etat palestinien, disposant d’une continuité territoriale, dans les frontières de 1967, la destruction du « mur de la honte », le droit au retour des réfugiés, Jérusalem-Est comme capitale.

Le 29 juin 2006

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Communiqué LCR du 28 juin 2006: NON à la criminalisation des faucheurs d'OGM!

28 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

La prison pour des faucheurs d’OGM:

Non à la criminalisation des faucheurs d'OGM!

 La cour d’appel d’Orléans vient d’annuler le jugement du tribunal d’Orléans qui avait reconnu, en décembre 2005, le principe de sécurité des faucheurs d’OGM. L’annulation de la relaxe condamne Jean-Emile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, à 2 mois de prison ferme et les autres faucheurs à des peines de prison avec sursis, assortis d’une amende de 1000 euros. Monsanto, les autres firmes agro-alimentaires et les laboratoires engagés dans des expérimentations de culture OGM en plein champ ne peuvent que se réjouir de ce jugement. La LCR proteste contre la criminalisation du mouvement social et la condamnation infligée à Jean-Emile Sanchez et aux autres faucheurs. La LCR réaffirme son attachement au principe de précaution et demande l’annulation des peines prononcées à l’égard de Jean-Emile Sanchez et des 48 autres faucheurs d’OGM.

Le 28 juin 2006.

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Régularisation pour tous! Non aux expulsions! NON à la loi Sarkozy!

28 Juin 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

Il faut régulariser Maria SIMAO !


 Le Collectif de l’EURE de soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers (Membre du Réseau Education Sans Frontières - RESF) et le Collectif Etrangers - Français pour l’Egalité des Droits (CEFED) ont initié la pétition pour la régularisation de Maria SIMAO
2157 signatures à ce jour, continuons à signer en ligne.

Pour Maria et Carmen, un seul et dernier recours :
Monsieur le Préfet de l’Eure !    IL FAUT REGULARISER MARIA SIMAO !

 APPEL du Réseau Education Sans Frontière

Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !

vendredi 30 juin 2006: 72 374 signatures, continuons!

"Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police."

. La pétition nationale contre l'immigration jetable, initiée par le collectif UCU, a recueilli plus de 120 000 signatures, à ce jour.

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EDITO du 26-06-06

26 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

Contre la droite et l’extrême droite, contre le patronat

Olivier Besancenot candidat pour l’unité anticapitaliste

  Le refus par la grande majorité de la population de la politique réactionnaire de la droite et du patronat s'est exprimé par des mobilisations antilibérales massives et répétées qui ont montré la force des résistances, en particulier le mouvement victorieux contre le CPE. Il explique la crise politique qui frappe la droite et les sommets de l'Etat. Contre cette droite libérale et populiste, l'heure est à la convergence des mobilisations, dans l'unité la plus large, sans sectarisme pour reprendre l'offensive. Faute de quoi l'extrême droite pourrait paradoxalement être le bénéficiaire de la situation de crise sociale et politique si les dérives sécuritaires, d'où quelles viennent, s'imposaient dans le débat politique à la place des questions sociales.

   En effet, pour changer de politique, il faut défendre un plan d'urgence contre le chômage et la précarité, pour une autre répartition des richesses. Il ne faut pas craindre de s'appuyer sur les luttes qui seules pourront imposer ces revendications au patronat et agir dans le sens d'une réelle démocratie qui permette à la population d'exercer son contrôle sur la marche de l'économie et de l'Etat.

   C'est dans cette perspective que s'inscrit la candidature d'Olivier Besancenot à l'élection présidentielle que vient de décider la LCR.

   Rupture avec la politique de la gauche libérale

   Pour changer de politique, il serait illusoire d'attendre quoique ce soit du Parti socialiste. Tout le confirme, les ambitions de la gauche du Oui, adaptée au capitalisme libéral, et les aspirations populaires portées par le Non de gauche sont irréconciliables. Il est impossible d'entreprendre une politique de justice sociale et d'initier un nouveau partage des richesses en faveur des salariés, des précaires, des exclus, sans s'attaquer résolument à la dictature des actionnaires et des marchés, à l'Europe financière et capitaliste. Le vote du 29 mai 2005 contre le traité constitutionnel européen a valeur de mandat. Pour nous, il interdit toute synthèse du oui et du non. La LCR a contribué au succès et à la dynamique de la campagne contre le TCE qui a souligné la nécessité d'œuvrer à la construction d'une force politique anticapitaliste porteuse de ces exigences. C'est dans le même sens que nous avons proposé, pour les prochaines échéances électorales, la construction de candidatures unitaires sans parvenir, jusqu'à aujourd'hui, à un accord sur ces points qui nous semblent essentiels.

   Unité anticapitaliste, unité pour les luttes

   Nous savons que bon nombre de militants, de travailleurs, de jeunes partagent cette volonté, mais chacun comprend qu'une telle démarche doit se faire dans la clarté politique, c'est-à-dire, pour nous, en excluant toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec le Parti socialiste. Nous entendons poursuivre la bataille pour des candidatures unitaires anti-capitalistes, issues des autres forces ayant participé à la campagne du Non de gauche, qui se retrouvent, aujourd'hui, derrière José Bové, Marie-George Buffet ou Arlette Laguiller. Nous continuons de penser qu'une discussion publique entre les forces et partis qui soutiennent ces quatre candidats serait nécessaire.

   La candidature d'Olivier Besancenot cherchera, pour sa part, à faire écho aux aspirations et aux exigences du monde du travail et de la jeunesse pour une alternative réellement anticapitaliste et indépendante du social-libéralisme.

   Elle oeuvrera aussi à construire, sans attendre 2007, un front social et politique à même de construire les mobilisations contre ce gouvernement et le patronat.

                                             Le 26/06/07

 

 

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Conférence nationale de la LCR des 24 et 25 juin 2006

26 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

   Déclaration de la conférence nationale de la LCR des 24 et 25 juin 2006 

Après les mobilisations antilibérales massives et répétées qui ont montré la force des résistances existant dans le pays, que ce soit sur le terrain social - notamment le mouvement victorieux contre le CPE -, électoral ou à l’occasion du référendum constitutionnel européen, la droite de combat -libérale et populiste- au pouvoir est totalement illégitime. Il s’agit d’œuvrer à la convergence de ces résistances et mobilisations, dans l’unité la plus large, sans sectarisme pour reprendre l’offensive. Faute de quoi l’extrême droite pourrait paradoxalement être le bénéficiaire de la situation de crise sociale et politique si les dérives sécuritaires, d’où quelles viennent, s’imposaient dans le débat électoral à la place des questions sociales. Pour lutter pied à pied contre la droite et l’extrême droite, il ne faut pas craindre la confrontation directe. Il faut au contraire défaire ce que la droite a fait depuis qu’elle est au pouvoir : privatisations, réformes de la sécurité sociale, des retraites, de l’assurance-chômage, du régime des intermittents, de la recherche, de l’éducation, augmentation du forfait hospitalier, baisse des impôts des plus fortunés, etc. Et, pour se débarrasser des méfaits qui s’abattent sur nous en cascade, il faut en finir avec toutes les politiques libérales, menées par la droite comme par la gauche.

Changer de politique, c’est avancer une politique antilibérale conséquente, c’est-à-dire anticapitaliste, pour défendre et populariser un plan de mesures d’urgence :

-Interdiction des licenciements et CDI comme seul contrat de travail, réduction de temps de travail, partage du travail entre tous

-37,5 annuités pour tous pour la retraite, dans le public comme dans le privé ;

-Annulation des privatisations réalisées par la droite comme par la gauche ; création d’un service public de la petite enfance ; extension du service public à de nouveaux domaines, comme l’eau, le logement, l’industrie pharmaceutique ou le 4e âge, l’accueil des femmes victimes de violence ;

-Smic à 1500 euros net tout de suite et relèvement de tous les salaires de 300 euros en prenant sur les profits ;

-Abrogation de la Loi pour "l’égalité des chances" ; Allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou à la recherche d’un emploi ; pas un revenu en dessous du SMIC ; transformation des emplois précaires en CDI ; réelle égalité salariale et professionnelle entre hommes et femmes ;

-Droit à la formation au cours de sa vie, sans rupture de contrat, au même niveau de rémunération, et à la charge du patronat ;

-Réforme fiscale radicale taxant les profits et la fortune en allégeant l’impôt sur les revenus du travail et en supprimant la TVA sur les produits de première nécessite ;

-Rupture avec les institutions de la V° république, dissolution des institutions existantes, élection d’une assemblée constituante permettant la mise en place d’une nouvelle démocratie sociale et politique ;

-Sortie du nucléaire civil et militaire ; interdiction des OGM en plein champ ; développement d’une réelle priorité aux énergies renouvelables, limitation effective des gaz à effet de serre.

-Droit au logement pour tous et toutes et application de la loi de réquisition des logements vides ;

-Régularisation de tous les sans-papiers, refus des expulsions ; droit de vote des immigrés à toutes les élections ;

-Lutte contre les violences faites aux femmes, notamment par une loi-cadre alliant prévention et accompagnement des victimes...

-Égalité des droits pour tous et toutes quelle que soit l’orientation sexuelle ;

-Abrogation des traités constitutifs de l’Europe libérale de la « concurrence non faussée », pour une autre Europe sociale et démocratique ;

-Sortie de l’Otan et arrêt des interventions militaires impérialistes en Afrique et en Afghanistan, l’annulation de la dette ;

En finir avec les politiques libérales de droite comme de gauche, c’est s’appuyer sur les mobilisations et les luttes sans lesquelles il ne sera pas possible d’imposer ces revendications au patronat. C’est agir dans le sens d’une réelle démocratie qui permette à la population d’exercer son contrôle sur la marche de l’économie et de l’Etat.

Après la synthèse social-libérale du Mans, et la deuxième synthèse constituée par l’adoption du projet présidentiel du PS, plus que jamais la gauche du oui et les aspirations populaires portées par la gauche du non sont irréconciliables. Il est impossible d’entreprendre une politique de justice sociale et d’initier un nouveau partage des richesses en faveur des salariés, des précaires, des exclus, sans s’attaquer résolument a la dictature des actionnaires et des marches, sans briser les carcans de Maastricht et du pacte stabilité. Par le vote du 29 mai 2005, une large majorité populaire dont une majorité des électeurs de gauche a rejeté le traite constitutionnel européen. Ce vote a valeur de mandat. Pour nous, il interdit toute synthèse du oui et du non. La LCR, avec tous ses militants, a contribué au succès et à la dynamique de la campagne contre le TCE, à la construction des collectifs unitaires et au débat sur la charte antilibérale. Cette campagne a une nouvelle fois fait apparaître la nécessité d’œuvrer à la construction d’une force politique anticapitaliste porteuse de ces espoirs populaires et de ces exigences. C’est dans le même sens que nous avons avancé la nécessité d’arriver, pour les prochaines échéances électorales, à la construction des candidatures unitaires.

Les débats menés depuis un an avec les autres forces politiques engagées dans la bataille du non n’ont pas abouti, pour le moment, à un accord sur ces points qui nous semblent essentiels.

La majorité des militant-e-s la LCR a décidé de lancer sa campagne dès cette conférence nationale et de présenter la candidature d’Olivier Besancenot. C’est désormais la décision de la LCR. Les conditions antidémocratiques qui érigent pour les petites formations un barrage difficile à franchir de 500 parrainages d’élus imposent de tout faire, le plus rapidement possible, pour garantir que ces propositions politiques puissent se faire entendre lors de cette échéance électorale.

Cette candidature cherchera à faire écho aux aspirations et aux exigences du monde du travail et de la jeunesse. Intransigeante dans son combat contre la droite et l’extrême droite, elle contribuera à la recherche d’une alternative réellement anticapitaliste et indépendante du social-libéralisme. Candidature ouverte à tous les soutiens se situant sur une orientation unitaire et anticapitaliste, elle s’adresse à toutes celles et tous ceux qui aspirent à mener ce combat politique, à construire une véritable alternative politique.

Pour autant, la LCR entend poursuivre la bataille pour des candidatures unitaires anti-libérales conséquentes, donc anti-capitalistes, issues des forces ayant participé à la campagne du non de gauche.

La volonté d’aller dans ce sens est légitime et nous la partageons. Pour la LCR, ce qui empêche le processus d’avancer et d’aboutir porte sur le fond politique. Les points qui permettraient un accord sont connus, nous les avons rappelés ci-dessus : battre la droite et sa politique ; défendre un programme de mesures d’urgence sociale antilibérales conséquentes ; ne pas reproduire la stratégie de la gauche plurielle ; renoncer à toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec la direction socialiste.

Il y a désormais quatre candidatures issues de mouvements qui ont milité, chacun à leur façon, pour que le « non » l’emporte le 29 mai : Arlette Laguiller, José Bové, Marie-George Buffet et Olivier Besancenot.

Nous le répétons, pour la LCR, c’est une question de scénario, pas de casting

Si un accord était trouvé sur le fond, elle retirerait la candidature d’Olivier Besancenot et il ne devrait y avoir aucune difficulté à se mettre d’accord sur un nom apte à incarner cette perspective, sans aucun préalable. La LCR, elle, n’en met aucun. Elle soutiendrait la candidature décidée en commun dès lors qu’elle se ferait en toute clarté, c’est-à-dire en refusant toute alliance parlementaire et gouvernementale avec le parti socialiste

La CN de la LCR décide de poursuivre les débats et toutes les initiatives qui permettront de lever les obstacles qui demeurent dans cette voie. Elle invite d’ores et déjà M-G Buffet, J.Bove et A. Laguiller à venir débattre ensemble lors de son université d’été. Dans le même esprit, elle propose de tenir localement des meetings unitaires.

La divergence principale qui a empêché la signature par la LCR en tant qu’organisation de l’appel de mai 2006 (celle concernant une éventuelle alliance gouvernementale ou parlementaire avec la direction socialiste) n’a pas pu être levée pour l’instant, ce qui empêche aujourd’hui d’engager la mise en œuvre des candidatures unitaires. La nécessité de le faire est toujours là. La LCR poursuivra son investissement dans toutes les structures unitaires à la base qui veulent œuvrer à lever les obstacles. Elle continuera à mener ce débat et, participera, sans signer l’appel pour les raisons indiquées précédemment, au comité d’initiative national sur les candidatures unitaires antilibérales avec la volonté d’aboutir.

Il est indispensable et urgent que les forces et partis qui soutiennent ces quatre candidats se rencontrent et prennent à bras le corps l’ensemble des problèmes à résoudre, comme il est urgent que le débat se développe sur ces questions à tous les niveaux parmi les militant-es et structures mobilisées pour ce même objectif, notamment au sein des collectifs issus du 29 mai.

Il est également urgent que se construise un front social et politique à même de construire les mobilisations nécessaires pour riposter aux attaques de ce gouvernement.

 

 

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Communiqué LCR du 26-06-06: la LCR en campagne

26 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

La LCR en campagne

 La Conférence nationale de la LCR, réunie les 24 et 25 juin 2006 à La Plaine Saint-Denis, a fait le point de la situation politique au regard de l’élection présidentielle de 2007. Le Parti socialiste ayant confirmé son orientation sociale-libérale avec l’adoption récente de son programme pour les prochaines échéances électorales, il est essentiel qu’un candidat incarnant clairement une alternative anti-capitaliste soit présent. A ce jour, les conditions politiques ne sont pas réunies pour une candidature unitaire : pas d’accord sur un programme de rupture avec le libéralisme ni sur le refus de toute participation à une coalition parlementaire ou gouvernementale avec le Parti socialiste. 81% des délégués ont, donc, décidé, à la fois, de présenter Olivier Besancenot à l’élection présidentielle et de poursuivre le débat politique pour aboutir, si les conditions sont remplies, à une candidature unitaire à la gauche du PS, en participant au Collectif national, sans signer l’appel. Cette déclaration finale a été votée par 81% des délégués, 19% s’abstenant. Cette orientation est maintenant celle de toute la LCR.

Le 26 juin 2006.

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Communiqué de la LCR du 23-06-06: VIVE LA MARCHE DES FIERTES!

23 Juin 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Vive la marche des fiertés !


A Paris, le samedi 24 juin, à Paris, se déroulera la Marche des fiertés. La LCR soutient et participera à cette manifestation au cours de laquelle les lesbiennes, gays, bis et trans exigeront l’égalité des droits, la fin des discriminations et oppressions. La violente répression exercée récemment contre les homosexuels en Russie ou en Pologne, par exemple, est là pour nous rappeler que l’homophobie est encore bien présente dans de nombreux états. La LCR, quant à elle, condamne la répression et toutes les discriminations que subissent les lesbiennes, gays, bis et trans, que ce soit dans la vie quotidienne, au travail, au sein du système de santé. En revendiquant l’égalité des droits, la LCR s’est prononcée en faveur du mariage homosexuel et de l’homoparentalité c’est-à-dire le droit d’avoir ou d’adopter un enfant.

Le 23 juin 2006.

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LA RESISTANCE DES TRAVAILLEURS AUX DELOCALISATIONS ET LICENCIEMENTS DANS L'EURE: METZELLER et MINNESOTA RUBER

23 Juin 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Luttes Ouvrières

 

 

 

 

 

Les salariés de Metzeler (Charleval) refusent le plan industriel

Mercredi après-midi, les salariés de l'entreprise Metzeler,à Charleval, ont massivement refusé le plan industriel proposé par la direction. Le vote, organisé par la CGT, a vu la participation de 897 des 985 inscrits. Soixante-douze pour cent d'entre eux ont dit «non» à l'allongement de leur temps de travail.


«Il y a quelques jours, une pétition avait recueilli 550 «non», rappelle Alain Le Guen, secrétaire CGT de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité pour l'automobile. Aujourd'hui, la réponse est encore plus claire. Sept salariés sur dix refusent un recul de 10 ans. Il est hors de question que le personnel paie les mauvaises gestions de nos dirigeants.»
Les syndicats reprochent à la direction de «ne pas répercuter les hausses de prix sur les clients Renault et Peugeot». En avril dernier, ils évoquaient «un déficit de 1,2 million d'euros sur le résultat industriel du mois de mars».
«Les salariés qui ont voté «oui» au plan industriel (à l'appel de F0 et de la CGC) craignent une fermeture immédiate du site, reprend M. Le Guen. Mais la CGT sait très bien que cette mort est déjà programmée.» En 2004, une partie des finitions avait été délocalisée en Roumanie et d'ici 2009, d'autres activités devraient être déplacées en Pologne. Pour les syndicats «450 emplois sont menacés». Une situation très inquiétante pour Metzeler qui représente un sixième de l'emploi dans la vallée de l'Andelle.

Minnesota Ruber (Pacy-sur-Eure) en grève illimitée Insatisfait du montant de l'indemnité de licenciement proposée par la direction, le personnel de Minnesota a largement suivi l'appel à la grève hier matin.

Il y a quelques semaines seulement, le groupe américain Minnesota Ruber -pièces en caoutchouc et silicone - faisait savoir à ses 89 salariés de Pacy-sur-Eure qu'elle entendait réduire l'effectif à dix personnes en même temps que le site de production serait transformé en site de stockage d'ici à la fin de l'année. Pacy accueille le seul site européen du groupe présent aux Etats Unis, au Mexique et en Asie du sud est (plus de 1.000 salariés au total).
Plusieurs réunions de négociations sur le plan social sont intervenues depuis. Les dernières en date, jeudi et vendredi dernier n'ont pas permis de déboucher sur un accord. « La direction ne propose que 4.000 € de prime additionnelle de licenciement et le paiement de la mutuelle d'entreprise pendant un an pour les salariés adhérents », explique Sébastien Froville, secrétaire CFTC du comité d'entreprise (CE). Le personnel, quant à lui, réclame une prime additionnelle de 15.000 € pour chaque salarié licencié et le doublement de cette somme pour les salariés âgés de plus de 50 ans.

 

 

50 licenciements dès juillet ?

 Hier matin, dès 7 heures, réagissant au préavis de grève, illimité, lancée par les syndicats, le personnel a refusé de reprendre le travail : « Le mouvement est suivi par 90 % du personnel de l'équipe du matin, y compris par des cadres, c'est bon pour le moral », se félicite Sébastien Froville.
Si aucune date précise n'est avancée par la direction pour arrêter la production, une première vague de 50 licenciements devrait intervenir début juillet prochain. « Le reste des licenciements serait échelonné sachant que la direction avance désormais que des emplois de production pourraient être sauvés mais elle ne nous fournit aucun élément à l'appui de cette prévision. », note le secrétaire du CE.

D'après "Paris Normandie"

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