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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

ENERGIZER: DERNIER BRAS DE FER

30 Avril 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Energizer : dernier bras de fer

Après 6 jours de grève dynamique avec piquet, les 132 Energizer viennent d'arracher au groupe qui les prive de leur emploi: un engagement d'une offre ferme d'emploi en CDI, des mesures d'âge dès 54 ans assurant 97 % du salaire jusqu'à la retraite, 8 mois de salaire après le licenciement, une indemnité de 30 000 Euros  nets en plus de l'indemnité légale (en moyenne 25 000 Euros.).

Revenant sur ces 5 mois de lutte, Antonio de Abreu, secrétaire de la CGT et porte-parole du comité de lutte, déclare: « Nous ne sommes plus qu'une petite boîte, mais c'est sur l'objectif d'interdiction des licenciements que nous sommes partis en lutte, même si cela était très difficile. Nous avons réduit la production de moitié car nous savions que la lutte serait longue. Ainsi, nous percevions nos salaires à 100%. C'est un comité de lutte de  35 membres qui a coordonné et impulsé les actions. Tous seuls, nous ne pouvions pas gagner face à une multinationale américaine. En multipliant les initiatives, bien relayées par les radios, la télé et la presse régionale, nous avons eu le souci de regrouper des entreprises touchées par les licenciements, de partager notre savoir-faire et de donner à d'autres le courage de se battre.  On en voit les effets maintenant chez Cinram, M-real, Metzeler. Si nous, nous avons pu faire tout ça, on mesure ce qui serait possible si les directions syndicales en avaient la volonté » :

Ils restent mobilisés. Les engagements devront être tenus.

Energizer: Pour 3 ouvrières grévistes et tricoteuses, 4 flics.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAUDEBEC-LES-ELBEUF
La leçon sociale d'Energizer           (in "Paris Normandie")

Tout commence le 31 novembre 2005. La direction du groupe annonce « un projet de fermeture » du site. Le 15 décembre, c'est confirmé mais les deux syndicats en sont déjà à peaufiner la contre-attaque. Chef d'orchestre de cette résistance, le cégétiste Antonio de Abreu.

Interview d'Antonio de Abreu, animateur de la lutte

 

La fermeture

« La direction a interdit aux représentants du personnel de l'annoncer. Nous avons aussitôt convoqué une assemblée générale pour informer les salariés. Ca nous a donné quinze jours pour informer, sensibiliser et mobiliser plutôt que d'attendre l'annonce officielle. »

 

L'unité

« Le message de l'intersyndicale CGT-CFDT : l'unité des salariés. Fin décembre, un comité de lutte est constitué. Syndiqués ou non, il regroupe des gens motivés pour relayer notre action. Nous étions 35 au début. Le principe : le comité réfléchit et propose, l'assemblée générale décide. D'habitude, syndicats et élus veulent le monopole de la direction de la lutte. »

 

Le temps

« On a tout de suite compris que ce serait long. Mais la droite a raccourci la procédure des plans sociaux. Alors, on a fait appel à un expert-comptable pour obtenir le maximum d'informations motivant la fermeture. Le code du travail donne 30 jours. On a obtenu deux mois pour boucler cette procédure et appris que le groupe faisait 286 millions de dollars de bénéfice net en 2005. Ce temps supplémentaire légal nous a permis de mobiliser et de nous faire entendre. »

 

La production

« L'assemblée générale a décidé de porter un coup au portefeuille en auto-limitant la production de 50 %. Ca nous a permis, en gardant nos salaires, de prendre le temps d'agir. Le mouvement contrôlait la production. Le rôle de la maîtrise a été relativisé et la hiérarchie est entrée dans le mouvement. »

 

La politique

« Notre message s'adresse à tous. Alors nous avons rencontré les salariés menacés dans le secteur : M. Real à Pont-de l'Arche, la fonderie à Renault, Cinram à Louviers. On a pris la parole, en toute indépendance, au meeting d'Olivier Besancenot devant 700 personnes. On a rencontré Didier Marie, président du Conseil général, qui nous a fait une réponse échappatoire. On s'est invité au buffet républicain de Fabius, lui demandant une loi contre les licenciements dans les boîtes bénéficiaires. Il nous a répondu : votez bien en 2007. Il y a un décalage entre le discours politique et la réalité sociale. »

 

La négociation

« Le plan social était minimum. Pas de reclassement ferme, pas de mesure pour les plus fragiles. On a voté la grève. A trois reprises, on est monté à Chatou, dans les Yvelines. Deux fois, on a investi le siège social. La dernière fois, 20 vigiles et 20 policiers nous attendaient. Nous avons été scandalisés de voir les voir blaguer ensemble. On a reconduit la grève. Cette maladresse nous a motivé. »

 

La leçon

« Si nous avons obtenu un plan social correct, c'est parce qu'en cinq mois, on a prouvé qu'une petite entreprise peut lutter. "

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE TUAL

paru dans "le Journal d'Elbeuf"

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TOUS ENSEMBLE LE 10 JUIN 2006 POUR LES SERVICES PUBLICS

30 Avril 2006 , Rédigé par CONVERGENCE NATIONALE DES COLLECTIFS DE DEFENSE DES SERVICES PUBLICS Publié dans #RESISTANCE

22 avril 2006

 collectifs de défense et de développement des services publics

NOUS, Collectifs, Organisations syndicales, associatives, politiques, Élu(e)s et Collectivités

avec la CONVERGENCE NATIONALE des COLLECTIFS de Défense et de Développement des Services Publics,

nous appelons toutes celles et ceux qui vivent dans notre Pays à faire du

Sur TOUT LE TERRITOIRE

et dans des formes diverses décidées par les Collectifs eux-mêmes

(Défilés, forums, rassemblements...),

l'exigence de

« SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ, PARTOUT, POUR TOUTES ET TOUS ! »

doit se manifester massivement.

*      les RECONQUÉRIR parce que depuis des années, ils sont victimes de gouvernements qui, au nom de la rentabilité, les ont sciemment détériorés, privés de moyens, livrés aux intérêts privés.

*      les DĖVELOPPER et les ĖTENDREparce que pendant des années leur rôle et leurs missions ont été sciemment réduits et que des besoins nouveaux sont apparus !

*      les DĖMOCRATISER parce que la participation des Usager(e)s, des Élu(e)s, des Salarié(e)s et des Organisations syndicales, des Associations, à la définition collective de leurs objectifs et au contrôle de leur fonctionnement est une nécessité absolue pour leur efficacité et pour une réelle prise en compte des besoins des populations. Ainsi ils pourront être pleinement au service de l’Intérêt Général et non à celui d’intérêts privés et de logiques technocratiques.

¨   NOUS FERONS DU 10 JUIN UNE GRANDE JOURNÉE DE CONVERGENCE DE TOUTES LES FORCES QUI SONT EN LUTTE, que ce soit à propos de la Poste, de l'Hôpital et la Santé, de l'Ėducation, des Transports, de l'Ėnergie, de l’Ėquipement...

-    pour RÉSISTER aux politiques organisant la régression et le démantèlement des Services Publics

-    pour EXIGER qu’ils soient mis en capacité de garantir, sur l'ensemble du territoire, l’accès libre et égal de toutes et tous aux DROITS FONDAMENTAUX et qu’ils puissent, à tous les niveaux et aussi bien en milieu rural que dans les grandes villes et leurs banlieues, jouer un rôle déterminant dans l’activité économique, l’aménagement équilibré du Territoire, le respect de l’environnement et la satisfaction des besoins sociaux essentiels.

Pour cela, IL FAUT RECONQUÉRIR ET DÉVELOPPER une propriété publique importante, en situation de non concurrence, à partir des Services de réseaux déjà privatisés ou en voie de l’être, auxquels viendront s’ajouter de nouveaux Services Publics, décidés et installés démocratiquement.

La qualité de nos vies et celle de l'avenir de nos enfants en dépendent !

¨  NOUS NE SOMMES PAS SEULS !

En Allemagne, en Grèce, en Norvège, au Royaume-Uni, d'importantes luttes convergent avec les nôtres.

Les peuples opposent une résistance de plus en plus résolue aux politiques libérales qui, en Europe comme sur tous les Continents, veulent réduire à l’état de marchandises l’ensemble des activités humaines, les soumettre à une concurrence généralisée pour satisfaire des intérêts privés au détriment de l'intérêt général et de la solidarité.

Ces politiques, par la recherche permanente d'une rentabilité financière maximale, engendrent la croissance des inégalités et pour le plus grand nombre, la précarité, l'insécurité sociale et les discriminations.

Ce sont elles que par deux fois en moins d’un an, avec le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen et les mobilisations historiques pour le retrait du CPE, une majorité de françaises et de français ont clairement rejetées, mettant en difficulté le Gouvernement et montrant leur forte aspiration à d’autres choix de société.

¨  IL FAUT POURSUIVRE CE MOUVEMENT, RENFORCER LES CONVERGENCES ET LES DYNAMIQUES UNITAIRES POUR EXIGER

 

 -    que soient mises en œuvre, dans l’ensemble des grands secteurs de la vie économique et sociale du pays – agriculture, industrie, services –, des politiques publiques ambitieuses fondées sur les priorités que sont l’Éducation et la Formation, l’Emploi et la sécurité professionnelle, l’accès aux Droits Fondamentaux, l’Aménagement équilibré du Territoire,

-    qu’il soit mis fin AU DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT et à l’abandon de pans entiers d’activités des Services Publics ! C’est au contraire de politiques publiques solidaires dont les Territoires ont besoin !

La RECONQUÊTE et l’ EXTENSION des Services Publics, le développement INSĖPARABLE des Biens Communs, des Droits sociaux et de la Démocratie, la prise en compte des impératifs écologiques et la juste répartition des richesses produites en sont les conditions nécessaires.

*     Le processus de libéralisation du Secteur de l’Énergie et les politiques de mise en concurrence de ses Entreprises Publiques qui permettent au Privé d’en prendre le contrôle. Le projet de fusion entre GDF et le groupe SUEZ s’inscrit dans ce processus qui livre cette entreprise nationale au Privé et les usagers commencent déjà à en payer la facture.

*     Ces mêmes politiques de mise en concurrence et de privatisation, qu’elles soient en cours ou déjà réalisées, dans les Transports (SNCF, SNCM, RTM…), La Poste, les Télécommunications, l’Eau (captation, gestion de la ressource, distribution, assainissement) et plus généralement, tous les secteurs relevant des Droits Fondamentaux…

NOUS EXIGEONS que ces Services fassent l’objet d’une réappropriation publique, en situation non-concurrentielle, garantie par la Loi.

*     qu'il retire toutes les mesures réduisant les moyens humains et matériels dont disposent les Services Publics pour garantir l'exercice des Droits et assurer efficacement leurs missions.

NOTAMMENT pour l’ensemble du Service public et laïc de l’Éducation Nationale, menacé par de nombreuses mesures visant à restreindre l’accès au savoir et à la formation - dont entre autres, l’apprentissage à 14 ans, la remise en question du Collège unique, l’entrée sélective dans les Facultés et toutes les tentatives de mise en concurrence des Établissements - ainsi que pour le Secteur Public de la Santé, qui connaît une situation de crise intolérable, particulièrement dans le domaine hospitalier 

*      la création de SERVICES PUBLICS NOUVEAUX dans les domaines du Logement social, des Services à la petite enfance, aux personnes âgées, dépendantes, handicapées, de la Génétique et du Médicament (recherche – production – contrôle – diffusion), du Crédit.

*     concernant les Collectivités Territoriales, quel que soit leur niveau, les transferts de charges sans compensations correspondantes, qui leur sont imposés par la dite « décentralisation » Raffarin, et, plus profondément, la véritable asphyxie financière à laquelle elles sont soumises par toute une série de mesures gouvernementales. Cette décharge systématique de responsabilités met en péril la capacité de ces Collectivités à remplir leurs missions de Service Public au bénéfice de la population.

¨  Le Collectif Unitaire responsable du Forum Social Européen a également proposé de faire du 10 juin une journée européenne de mobilisation contre la signature par le Conseil Européen (instance réunissant les chefs d'État et de Gouvernement des pays de la Communauté) de la directive dite BOLKESTEIN dont la dernière version vient d'être votée par le Parlement européen en février 2006.

Cette directive est aussi une arme contre les Services Publics. C'est pourquoi nous l'avons fermement combattue dès le début de notre mouvement.

¨  Le 10 juin sera l'occasion de relier la mobilisation massive en faveur de la défense et du développement des Services Publics à celle pour le rejet de toute directive favorisant le dumping social, la précarité, les discriminations, le recul des droits et s'inscrivant dans la libéralisation et la marchandisation des services telles que les préconise l'OMC avec l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui devrait se conclure fin 2006.

Comme à GUÉRET le 5 mars 2005, à PARIS le 19 novembre 2005 et toujours plus nombreux ,

 par dizaines de milliers réaffirmons toutes et tous ensemble, avec des délégations européennes partout où cela sera possible,

notre volonté d'amplifier l'action

pour que soit RECONNU et MIS EN OEUVRE,

par les mesures politiques et législatives nécessaires,

le RÔLE INDISPENSABLE des SERVICES PUBLICS

dans une société SOLIDAIRE se réclamant des valeurs républicaines

de LAÏCITÉ, de LIBERTÉ, d’ÉGALITÉ, de FRATERNITÉ.

 

CGT UGFF, CGT Cheminot, CGT FNME, UD CGT Paris, FSU, Solidaires, Confédération paysanne, SNCA e.i.l, Union syndicale de la psychiatrie,Les Alternatifs, LCR, Les Verts, MRC, PCF, PS, MARS, MRC, PRS, Gauche républicaine, Attac, Copernic, UNRPA, ANECR, Collectif du 29 mai, Résistance sociale, Collectif Handicap Paris centre, les périphériques vous parlent, Le cactus/la gauche, Résistance 7e art, Ruptures, La Convention internationale des collectivités locales pour les services Publics, Collectivité hors agcs convention de Liège, UFAL, EGSAM, coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité, Raisons d'agir

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15 000 manifestants à Paris contre l'immigration jetable

30 Avril 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

15 000 milles personnes à Paris contre l'"immigration jetable"

le samedi 29 mars à Paris

A l'appel du collectif "Uni(e)s contre une immigration jetable", pour dénoncer le projet de loi sur l'immigration, de 10 à 15.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à la marche contre le projet de loi sur l'immigration et l'intégration présenté par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui sera en débat à l'Assemblée nationale à partir de mardi.

Derrière une banderole où l'on pouvait lire "Collectifs parisiens des sans papiers: régularisation de tous les sans papiers", les manifestants, venus à l'appel notamment du PCF, de la LCR, du Mrap, de la FSU, de SOS Racisme et des Verts, dénonçaient le projet de loi sur l'immigration et l'intégration du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en débat à l'Assemblée nationale à partir de mardi.

Sur une pancarte, une manifestante noire portait le slogan: "J'aime la France, donnez-moi une chance d'y vivre", en référence au propos polémique du ministre qui a affirmé samedi dernier: "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter".

Ce projet, "c'est une façon de présenter l'étranger comme un poids, comme un gêneur, source de nombreux maux dans notre pays, c'est un vrai projet xénophobe", a estimé Catherine Teulé, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), au milieu des manifestants.

 

Pour Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, "le projet Sarkozy va précariser et fragiliser les étrangers déjà présents en France en bloquant les possibilités de régularisation, les gens vont rester dans des situations précaires".

Un avis que partageait Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, pour qui "le projet ne règlera rien mais va encore précariser les immigrés".M. Sarkozy affiche "une volonté de lutte contre l'immigration clandestine sans vraiment traiter la question, tout en essayant de faire concurrence à l'extrême droite avec des mesures attentatoires à la dignité et à la liberté", a-t-il ajouté.

Pour Alain Krivine, de la LCR, "On a un Villepin qui s'est attaqué aux jeunes pour les précariser au maximum; on a Sarkozy qui s'attaque aux immigrés et qui essaie de les rendre expulsables et malléables par le patronat".

Vidéo de la manif

En marge de la manifestation, une quarantaine de membres d'un collectif de sans papiers occupait en fin d'après-midi la Sainte Chapelle, située à l'intérieur du Palais de justice de Paris, pour demander le retrait du projet Sarkozy et la libération de cinq sans papiers actuellement détenus en centre de rétention administrative.

D'après AFP

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Edito du 27 avril 06

30 Avril 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

Les jeunes ont fait plier le gouvernement !

Une victoire qui prépare de nouvelles mobilisations !

 

Deux mois de luttes, de grève, le dynamisme et la démocratie du mouvement de la jeunesse, avec le soutien et les énormes manifestations unitaires de salariés, ont fait trébucher Villepin, Chirac et Sarkozy sur le CPE.

C’est une victoire politique, une victoire de l’unité et de la volonté collective de dire NON quand le pouvoir prétend imposer ses diktats. Une victoire et un encouragement pour continuer la lutte.

 Tous ensemble contre la précarité et le chômage!

Après le CPE, c'est au CNE, le « Contrat nouvelle embauche » à qui il faut « faire la peau » selon l'expression de Bernard Thibault. Le CNE, c'est la même chose que le CPE, dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Il faut aussi « faire la peau » à cette sale loi dite d’« égalité des chances ». Cette loi autorise, à nouveau, le travail de nuit des adolescents de 15 ans. Elle peut supprimer les allocations familiales si les enfants ne se conduisent pas bien. Elle rabaisse l’âge de l’apprentissage, excluant de fait le droit à une scolarité normale pour tous.

La mobilisation de la jeunesse est un refus de la précarité et du chômage.

Cela fait 30 ans que tous les gouvernements mettent en place des « Contrats jeunes », des stages bidons. Ces contrats temporaires sont autant d'attaques pour détruire le droit à un emploi stable et correctement payé, le CDI dans le secteur privé, ou les postes de titulaires dans le public.

L’embauche dans les services publics, où les besoins sont immenses, l’embauche dans les entreprises, sans précarité, sans intérim, sans contrats imposés à temps partiel avec des salaires de misères, la réduction générale du temps de travail sans baisse des salaires, permettraient de répartir le travail entre toutes et tous pour en finir avec le chômage.

Chacun à droit à un travail, il faut interdire tous les licenciements et imposer une véritable sécurité du travail.

Tous ensemble avec les travailleurs immigrés!

 Après la gifle du CPE, Sarkozy, qui avait su si bien lâcher Villepin, tente de reprendre la main en se livrant, à une déclaration de guerre contre les travailleurs immigrés et sans papiers. Il chasse, en vue de l'élection présidentielle, sur les terres boueuses de Le Pen. Au nom de la politique dite « d'immigration choisie », choisie en fonction des intérêts des patrons, comme toujours, Sarkozy défend un projet de loi CESEDA (Code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ». Ce projet de loi aggrave et fragilise la situation des immigrés. Il s'inscrit dans la politique de précarisation de l'ensemble du monde du travail et suscite la plus  large indignation. Il ne faut pas laisser Sarkozy manoeuvrer au détriment des travailleurs les plus faibles, les plus en difficulté. Manifester notre solidarité, le faire reculer est l'intérêt de tous.

Jeunes, précaires, chômeurs, travailleurs français, immigrés, tous unis

Dans les universités et les lycées, beaucoup de jeunes restent mobilisés, s'organisent, font de la politique pour agir défendre leurs intérêts, ceux du monde du travail. Dans les organisations syndicales, dans les entreprises, leur dynamisme provoque discussions et débats sur  les moyens d'inverser le rapport de force, de mettre un coup d'arrêt aux reculs sociaux, à la politique de ce gouvernement brutal, discrédité et minoritaire.

 

Ce premier mai est l'occasion de manifester pour dire notre volonté d'en finir avec le précarité et le chômage qu'ils touchent les travailleurs français ou immigrés.

Un nouveau pas vers un mouvement d'ensemble, aujourd’hui indispensable, de la jeunesse et des travailleurs.

                                                  

 1er MAI à EVREUX

manifestation à 10H 30

Bourse du Travail

                                                                    Le 27/04/06 

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Tribune d'Olivier Besancenot

30 Avril 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Marie-Georges, Arlette, José... si on causait ?

Tribune d’Olivier Besancenot dans Le Monde daté du vendredi 28 mars :

" La gauche antilibérale a prouvé sa force depuis un an. Elle doit être présente et unie à l’élection présidentielle. "

Nos noms apparaissent dans les sondages liés à la prochaine présidentielle - quatre noms qui se sont prononcés, ensemble ou séparément, pour un rejet antilibéral et internationaliste du TCE. En moins d’un an, sur le terrain référendaire le 29 mai et sur le terrain des luttes en avril 2006, le libéralisme a subi deux revers, entre le rejet de la constitution et le retrait du CPE. Ces victoires suscitent de grands espoirs chez celles et ceux qui, au quotidien, subissent les effets de l’exploitation capitaliste. C’est une grande leçon de ces derniers mois : la gauche est forte quand elle refuse de disparaître dans le tunnel d’une campagne électorale permanente ; elle est faible quand elle ne s’en remet qu’à l’hypothétique dernier round de l’alternance de 2007. Nos quatre noms ne résument pas seuls toute la diversité qui s’est exprimée dans la campagne du Non de gauche.

Pour autant, nous avons des responsabilités communes. Nombreux sont ceux qui veulent savoir si une candidature unitaire est possible et nécessaire. Nécessaire, c’est certain, ne serait-ce que pour répondre à l’aspiration unitaire qui s’est exprimée en ce sens depuis le 29 mai, particulièrement dans les collectifs du même nom. Mais possible ? Les conditions pour aller plus loin ne semblent toujours pas réunies. Pourtant, les obstacles à surmonter pour nous fédérer sont connus de tous : battre la droite et sa politique ; rejeter le social-libéralisme ; ne pas reproduire la stratégie de la gauche plurielle. Battre la droite durablement, c’est bien de le promettre, mais c’est mieux de la combattre dès maintenant.

 Aujourd’hui, c’est un mouvement d’ensemble qui reste à construire dans l’unité la plus large, sans sectarisme, contre le chômage et la précarité, car la loi « d’égalité des chances » et le grand frère du CPE, le CNE, sévissent toujours. Alors c’est vrai, lutter pied à pied contre la droite, sans repousser à demain la confrontation directe, c’est s’engager à défaire ultérieurement ce qu’elle a produit depuis qu’elle est au pouvoir. Et, pour se débarrasser sur le long terme des méfaits qui s’abattent sur nous en cascade, il faut en finir avec toutes les politiques libérales, même lorsqu’elles ont été menées par la gauche au pouvoir. Bref, battre la droite, sans seulement la « recaler » pour cinq ans, c’est appliquer un plan de mesures d’urgence sociale et démocratique qui permettraient à des millions de personnes de sortir la tête de l’eau. Afin de contester réellement au social-libéralisme son hégémonie sur la gauche, nous devons faire émerger une autre gauche qui refuse les diktats de la finance et de l’Europe libérale. Nous n’avons pas d’autre choix, si l’on veut garder nos droits ou en acquérir de nouveaux, que de défier les privilèges des plus forts.

 Contrer la mainmise des multinationales sur l’économie et sur nos vies, c’est s’opposer à l’appropriation croissante du fruit du travail de tous par quelques grandes firmes. Impensable, par exemple, de légiférer efficacement pour interdire les licenciements, tant que les pouvoirs publics continueront à ne tolérer « l’ingérence » dans l’économie privée que lorsqu’il s’agit d’inonder les licencieurs de subventions, d’aides directes ou d’exonérations de cotisations sociales, mais jamais lorsqu’il s’agirait de reprendre l’argent public pour que la production continue. Impensable encore d’augmenter les revenus ou d’accorder une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation sans prendre l’argent sur les profits. Impensable, enfin, d’obtenir une mesure pourtant gratuite, comme le moratoire sur les OGM, sans tenir tête aux multinationales semencières.

 Une gauche qui ne propose pas de répartir les richesses, en donnant à la population les moyens de les contrôler, est une gauche pleine de belles promesses, mais qui, une fois au pouvoir, n’applique pas une politique de gauche. Enfin, se convaincre que la gauche n’a plus le droit de se tromper dans une nouvelle expérience de la gauche plurielle n’est pas une garantie en soi. La « gauche plurielle » n’est pas une formule, mais une stratégie politique qui demeure celle du PS : satelliser d’autres partis de gauche autour d’accords électoraux pour leur faire assumer les grandes lignes de sa politique. L’espoir consiste donc à s’opposer à la droite et à résister au social-libéralisme, en refusant, par exemple, les accords parlementaires et gouvernementaux faits actuellement par la direction du PS. Cela ne nous marginalise pas. L’idée qu’on pourrait convertir la direction du PS à l’anti-libéralisme ou peser sur les réunions de la gauche au sommet pensant y faire naître l’alternative est une illusion.

 Il n’y a pas de synthèse possible entre l’anti-libéralisme et le social-libéralisme. D’autant que les institutions de la Ve République, qui empêchent le suffrage universel d’avoir une portée sur les décisions économiques qui touchent à nos vies quotidiennes, sont faites pour qu’à gauche, ce soit bien Hollande qui donne le la et pas Buffet, Royal plutôt que Laguillier, Strauss-Kahn plutôt que Besancenot, et Lamy plutôt que Bové. Alors oui à une candidature unitaire si elle est anticapitaliste. Plus qu’au casting, nous sommes attachés au scénario et au contenu.

 Deux sont envisageables. Un s’ouvre par la campagne du 29 mai, se poursuit par le soutien aux luttes sociales, déroule un plan de mesures d’urgence pour les classes populaires et la jeunesse, et débouche sur un rassemblement des forces antilibérales et anticapitalistes, internationalistes, féministes et écologistes. L’autre se conclut par la caution de gauche à une nouvelle alternance sous l’aile du PS. Nous ne serons pas du second. Avec un bon scénario, le casting ira de soi. Entre huit candidatures à gauche le 21 avril 2002 et une seule en 2007, il doit y avoir un juste milieu. Une gauche plurielle n°2, à peine relookée, semble devoir se reconstituer. C’est son problème. Les luttes d’aujourd’hui et de demain, elles, méritent mieux. Alors, je crois qu’on aurait besoin de se voir pour causer un peu. À bientôt dans les luttes, c’est sûr... mais pourquoi pas autour d’une bouffe à quatre ? C’est moi qui régale !

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Grande manifestation à New-York contre la guerre en Irak

30 Avril 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

300 000 manifestants contre la guerre en Irak
l
e samedi 29 avril 2006 à New York

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à New York, pour réclamer le retrait immédiat des forces américaines d'Irak, et annoncé leur volonté de poursuivre cette campagne jusqu'aux élections parlementaires américaines de novembre.

La police s'est refusé à donner une estimation du nombre de manifestants qui, selon les organisateurs, serait de l'ordre de 300.000.

L'énorme manifestation était emmenée par des personnalités telles que le révérend Jesse Jackson, l'actrice Susan Sarandon et la dirigeante du mouvement anti-guerre Cindy Sheehan. Une large coalition d'organisations (syndicats, anciens combattants, écologistes, militants pour les droits civils) avait appelé à cette manifestation.

"Nous sommes ici pour dire à la Maison Blanche et au Congrès qu'ils doivent arrêter la guerre maintenant, procéder au retrait de nos troupes et cesser de s'en prendre à nos droits civiques ici", a déclaré Leslie Cagan, du mouvement Unis pour la paix et la justice, qui coordonnait cette manifestation.

"Aujourd'hui nous marchons, demain on s'organise et en novembre on votera", a-t-elle ajouté.

(D'après AFP)

 

 

 

 

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Déclaration d'Olivier Besancenot dans "l'Humanité"

29 Avril 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #REPRESSION

« Sans amnistie, la justice aura un parfum de revanche »

 

Déclaration d'Olivier Besancenot dans "L’Humanité" :

« Je signe cette pétition parce que si on ne fait pas quelque chose pour l’amnistie de tous les jeunes qui ont manifesté contre le CPE, la justice aura un parfum de revanche. Avec ces procès en chaîne contre des étudiants, des lycéens, des salariés, le gouvernement s’acharne sur une fin de conflit, qu’il a de toute façon perdu. C’est aussi un premier point d’appui pour réclamer plus généralement l’amnistie de tous les jeunes qui sont victimes d’une justice expéditive depuis plus d’un an. Entre ce qui s’est passé sur la loi Fillon, ce qui s’est passé dans les quartiers cet automne et ce qui se passe aujourd’hui, des milliers de jeunes ont la sensation de vivre leur mai 68 et sont condamnés pour cela. Cette pétition est une initiative qui permet de fédérer. »

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Non à l'immigration jetable, régularisation de tous les sans-papiers!

28 Avril 2006 , Rédigé par LCR- Publié dans #COMMUNIQUES

Non à l’immigration jetable, régularisation de tous les sans-papiers


Communiqué de la LCR

La LCR avec Alain Krivine, porte-parole, participera le 29 avril à la manifestation, contre le projet de loi CESEDA, organisée par le collectif « Uni-e-s contre l’immigration jetable » 460 organisations se sont regroupées pour faire échec à une enième loi destinée à détruire les acquis des luttes passées, à précariser davantage les immigrés et leurs familles. Dénué de toute préoccupation humaine, le projet de loi de N.Sarkozy veut offrir au MEDEF une main d’œuvre rentable. La LCR condamne les rafles et arrestations de sans-papiers qui frappent également les jeunes scolarisés. La LCR exige la régularisation de tous les sans-papiers et l’arrêt de toute politique discriminatoire vis-à-vis des immigrés dans quelque domaine que ce soit.

Le 27 avril 2006

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CARTON ROUGE de Mai 06

27 Avril 2006 , Rédigé par JCR-27 et LCR-27 Publié dans #Jeunes NPA

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l’Eure - Mai 2006

 

Le CPE est retirÉ, la lutte

contre la prÉcaritÉ continue !

Plus de deux mois de luttes, de manifestations, de blocages auront finalement eu raison de la morgue et de l’insolence de Villepin et de Chirac, malgré la répression et les intimidations policières.

Mais pour nombre d’entre nous, le sentiment d’avoir emporté une réelle victoire, le dispute au sentiment que nous aurions pu aller plus loin et que rien n’est finalement réglé : le CNE, frère jumeau du CPE dans les entreprises de 20 salariés et moins, est toujours là comme la loi sur l’égalité des chances qui permet l’apprentissage à 14 ans ou le travail de nuit à 15 ans.

Tirer les leçons de notre mouvement

pour préparer la suite

« Retour à la normale dans les universités et les lycées » titrait la presse quelques jours après l’annonce du retrait du CPE. Mais ceux qui pensent que notre lutte est finie ou que nous sommes rentrés dans le rang se trompent ou se rassurent à bon compte. Plus rien ne sera tout à fait comme avant et notre victoire contre le CPE prépare d’autres luttes contre la précarité.

Nous avons fait l’expérience que nous pouvions être une force en nous organisant à la base, dans les assemblées générales, en nous coordonnant de ville en ville et au plan national pour décider démocratiquement de notre mouvement. Sans se contenter des mots d’ordre des directions syndicales qui n’ont pas voulu continuer après le 10 avril ou généraliser la lutte et sans suivre les partis gouvernementaux de gauche qui nous demandaient d’attendre les élections de 2007 pour changer les choses. La seule façon de changer nos vies, c’est de prendre directement notre sort en main.

Nous avons fait l’expérience, et montré à tous les salariés, qu’une loi, même votée par le Parlement ou promulguée, pouvait être retirée à condition d’aller jusqu’au bout, de défier le pouvoir de l’Etat, de contester la légitimité du Parlement et des institutions au service de l’ordre bourgeois.

La conscience d’un intérêt commun avec les travailleurs s’est répandue dans la jeunesse.

Ces liens tissés au fil du mouvement, cette expérience commune ne doivent pas se perdre mais préparer d’autres luttes.

 En finir avec la précarité et le chômage, c’est contester tout ce système !

Aller au delà du retrait du CPE, rentrer en lutte contre la précarité, le chômage et la misère, c’est remettre en cause l’exploitation capitaliste qui fait de chacun de nous des marchandises que le patronat peut utiliser et jeter à sa guise, c’est rentrer en affrontement direct avec la logique de ce système qui accumule les richesses dans les mains d’une poignée de privilégiés alors que les besoins sociaux du plus grand nombre sont niés. La seule véritable réponse réside dans le contrôle démocratique de l’économie par la population.

Un autre monde est possible, mais c’est à nous de le gagner !

Non À la rÉpression !

Amnistie pour les anti-CPE !

Dans leur lutte contre le CPE, les lycéens et étudiants mobilisés aurons connu les face à face avec la BAC et les CRS, les coups de matraque, les brutalités, les interpellations arbitraires, les menottages, les arrestations musclées et les gardes à vue…

Et la criminalisation du mouvement ne s’arrête pas là : la justice a pris le relais de la police ! 4 000 manifestants ont été arrêtés et les procès s’enchaînent maintenant avec à la clé les peines de prison qui pleuvent. Cet acharnement répressif, qui vise à mettre au pas les jeunes, la nouvelle génération militante, est inacceptable ! Signons la pétition en ligne pour réclamer l’arrêt des poursuites et l’amnistie pour tous les jeunes inculpés !

(http://www.humanite.fr/petition/meta828136)

Non À l’immigration jetable !

Non À la loi CESEDA !

Le projet Sarkozy de réforme du code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) est une attaque supplémentaire contre les droits des immigrés. Il vise à rendre impossible l’obtention de la carte de 10 ans, les mariages mixtes, les regroupements familiaux ; il facilite les expulsions de sans papiers ; il fournit au patronat une main d’œuvre jetable et corvéable à merci qui n’aura qu’une carte de séjour temporaire égale à la durée du contrat de travail. Cette loi ignoble va de pair avec les propos récents de Sarkozy qui, dans la lignée des Le Pen et de Villiers, clamait : « Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter » ! Mobilisons-nous pour obtenir le retrait de cette loi raciste !


ÉLÈVES SANS-PAPIERS : SOLIDARITÉ !

Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse. Le Réseau Éducation Sans Frontières vient de lancer une pétition à signer massivement que l’on peut trouver à l’adresse suivante :

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24#sig


Coupables d’Être jeunes À Montfermeil Il ne fait pas bon être jeune à Montfermeil (Seine St-Denis) où le maire UMP vient de prendre un arrêté interdisant aux 15-18 ans de circuler à plus de trois dans le centre-ville ! Après l’état d’urgence dans les quartiers populaires lors de la révolte de novembre dernier, après la répression contre les manifestants anti-CPE, la droite enfonce le clou. Contre la politique de la matraque, la jeunesse doit défendre ses droits démocratiques !


TÉLÉCHARGEMENT SUR INTERNET : 

LES VOLEURS,  CE SONT LES MAJORS !Après l'Assemblée nationale, le projet de loi DADVSI (droits d'auteur et droits voisins pour la société de l'information) sera examiné au Sénat à partir du 4 mai prochain. Depuis de nombreuses semaines, nous avons droit à une campagne de culpabilisation : télécharger de la musique ou des films sur Internet serait un odieux vol qui empêcherait les artistes de vivre de leur art. Remettons les choses à leur place : ce ne sont pas les artistes qui sont victimes du téléchargement, mais les majors de l’industrie du disque et du cinéma qui brassent des milliards, les Warner ou les Vivendi-Universal. Ce sont eux qui détiennent un quasi-monopole sur l’édition musicale, qui empochent l’essentiel de l’argent des ventes et ne laissent qu’une petite partie du butin aux auteurs. Résultat de leur monopole ? Des CD à 20 euros ! Merci l’accès à la culture ! Et ce sont leurs profits que le gouvernement veut protéger.

 

 

Le gouvernement veut imposer aux fournisseurs d’accès de contrôler ce que téléchargent chacun de leurs clients... Big Brother nous surveille ! Alors que les immenses possibilités d’Internet haut débit pourraient permettre un accès gratuit à la culture pour tous (aussi bien dans le domaine de la musique que des films, des livres et des articles de presse), la logique marchande impose la barrière du portefeuille. La culture ne doit pas être une marchandise, elle doit être le bien commun de tous, c'est- à-dire un bien gratuit.


IL Y A 20 ANS : TCHERNOBYL, LE GRAND MENSONGE

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose. Les conséquences de l’explosion, qui libère 7 000 fois plus de particules radioactives que la bombe larguée sur Hiroshima, empoisonnent, depuis vingt ans, l’Ukraine, la Biélorussie, la Russie, mais aussi une bonne partie de l’Europe. Pourtant, à l’époque, le nombre des victimes est évalué à quelques dizaines par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci reconnaît aujourd’hui 56 morts et 4 000 cancers de la thyroïde qui auraient pu être évités. D’autres évaluations, évaluent jusqu’à 93 000 le nombre de morts prévisibles - selon une étude de l’Académie des sciences russes - sans compter les centaines de milliers de malades.

Une chose est sûre : avec le nuage radioactif, le mensonge d’État s’est répandu. Mensonge des autorités soviétiques, mais mensonge tout aussi grave de l’État français, qui a osé affirmer que le nuage n’avait pas franchi les frontières hexagonales...

 FRESNEL BERNAY

Slt koi 2 9 ?

Dabor on C mouché ds la serviette « pr la P ! », apré on é alé se pl1dre 2 l'1trusion de l'armé ds no zassiette (proviseur, intendance). A force, on a obtenu le retrè 2 la serviete du sergent-recruteur. On é jamé 2 tp @ se batre contre l'armée de métiEr.

 

Blocage

Pendant le mouvement, lorsque nous bloquions les grilles, la proviseur s'y opposait. Quand nous voulions rentrer au lycée à la fin de l'action, la proviseur s'y opposait. Nous notons chez elle un esprit de contradiction qu'elle nous reproche souvent.

Droit de réponse

Dans une lettre envoyée aux parents de tous les élèves, la proviseur indique que pendant le conflit du CPE « chaque fois nous avons pu faire échec à leurs tentatives ». On en rigole encore quand on pense aux matinées de cours annulées ou perturbées et aux deux jours de fermeture totale de l'établissement pour cause d'occupation. Le timbrage de ce courrier équivaut au prix d'achat d'un baby-foot !

Coups de téléphones intempestifs

La proViseur s'est saisie du téléphone pour appeler certains parents d'élèves les enjoignant de venir immédiatement rechercher leurs enfants au lycée soit parce qu'ils étaient soi-disant violents ou eux-mêmes pris en otage par des « méchants ». Le prix de l'humour CPE-2006 est décerné à Mme Potier.

Le site du mouvement anti-CPE

 de Bernay : à vos souris !

http://perso.wanadoo.fr/pour-nous-c-non/

L'autorité a encore frappé...

Pour la deuxième année consécutive la proviseur suspend la veillée. La première fois, on s'était mobilisé contre la loi Fillon, cette année contre le CPE. Elle trouve toujours un prétexte pour nous pénaliser de nos actions militantes. Elle ne respecte pas notre sens critique et n'a décidemment pas le goût de la fête...

On n'a pas chômé !

Une dizaine de manifs (Bernay-Evreux), l'occupation des voies SNCF, de l'ANPE, d'une boite d'intérim, de Fresnel, de la RN 138 et de différents carrefours, nos passages à St Anselme et à Ader. Et certains diront que la jeunesse n'a envie de rien ! Nous on ne veut surtout pas tolérer des projets nuisant gravement à notre avenir !

Si tu veux participer à la rédaction du prochain Carton Rouge, faire passer une info, contacte-nous!

TÉL : 06 30 45 93 36

 E-MAIL : BriceGDA@aol.com

http://bulletindestravailleurs.over-blog.com

LCR site national  http://www.lcr-rouge.org

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Des dirigeants palestiniens interdits de visa

26 Avril 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire.


Des dirigeants palestiniens interdits de visa.


Trois responsables palestiniens viennent de se voir refuser un visa d’entrée par le gouvernement français. Il s’agit de Samir Abou Eisheh, ministre du Plan, de Salah Bardawil, élu au Conseil Législatif Palestinien et porte-parole du Hamas, et de Rabah Mhanna, membre du Bureau politique du FPLP.
Ils devaient participer à un forum international et à un meeting de solidarité à Paris.
Ainsi, après l’interruption du versement de l’aide par l’Union européenne, les responsables politiques palestiniens se voient interdits de séjour en France.
Cette décision du gouvernement français montre toute l’hypocrisie de la déclaration faite par J.Chirac lors de son voyage en Egypte.
La LCR condamne cette décision comme elle a condamné l’arrêt de l’aide financière.
Rien ne saurait justifier la mise en quarantaine du peuple palestinien et les interdictions de séjour prises à l’égard des dirigeants politiques que celui-ci s’est donné.


Le 26 avril 2006.

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