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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

vidéos manif anti-CPE

28 Février 2006 Publié dans #Vidéos

 

 

 

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La recherche se rebelle

28 Février 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire


Le monde de la recherche se rebelle

Le monde de la recherche est en ébullition et en colère. L’ensemble des organisations syndicales et le Collectif « Sauvons la recherche » appelle à manifester contre le projet de loi intitulé pompeusement « Pacte pour la recherche ».
Le Pacte est une arnaque qui bafoue les exigences du mouvement des chercheurs et les Etats généraux de 2004.
L’Agence nationale pour la recherche, composée uniquement de membres nommés par le gouvernement, grâce aux budgets dont elle disposera, sera le vecteur des exigences formulées par les entreprises en matière de recherche au détriment de la recherche fondamentale et des laboratoires, menacés d’asphyxie faute de financement.
Après le CNE, le CPE, le CDD pour les seniors, le CDD pour les chercheurs, notamment les jeunes qu’ils soient doctorants ou docteurs : le gouvernement a trouvé le moyen de dénaturer la revendication des 3000 postes avancée par le mouvement des chercheurs.
A travers les pôles de recherche et d’enseignement supérieur c’est l’inégalité de traitement des universités que le gouvernement Villepin va développer.
La LCR soutient les manifestations des chercheurs et leurs revendications. Ni précarité de l’emploi, ni soumission aux injonctions des entreprises : les chercheurs doivent pouvoir définir eux-mêmes leurs besoins, leurs orientations en matière de recherche et bénéficier d’un emploi stable permettant un déroulement de carrière.

 

 


Le 28 février 2006

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EDITO du 27-02-06

27 Février 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

A la Réunion, la France de Villepin laisse mourir ses pauvres...

Une fois de plus, cette fois dans l’île de la Réunion, ce gouvernement est mis en accusation dans une catastrophe de santé publique, celle du virus Chikungunya. De Villepin, déjà discrédité par le CPE, est contraint de faire le pompier en catastrophe, pour tenter de rattraper l’incompétence totale de ses ministres, celui de la santé (X. Bertrand) ou celui d’outre-mer (F. Baroin), qui ont tout fait pour nier la crise. «  Cette maladie n’est pas mortelle » disait X. Bertrand le 30 janvier ! « Ce n’est qu’une grosse grippe » disait F. Baroin ! Or, il y a au moins 77 morts. Et la surmortalité réunionnaise de 388 personnes en 2005 (par rapport à 2004) n’est toujours pas expliquée. 157 000 Réunionnais sur 770 000 sont touchés, soit l’équivalent en France métropolitaine de 12 millions de personnes.

Le moustique a bon dos !

La maladie transmise par le moustique est réapparue au début de 2005 à la Réunion, après avoir transité dans des îles de l’Océan Indien. Les autorités sanitaires françaises ont analysé l’épidémie comme « normale » dans une région tropicale où les infections dues aux moustiques sont fréquentes. La plus mortelle, le paludisme, a été en partie éradiquée et les infrastructures préventives, qui seraient pourtant très utiles aujourd’hui, sont quasiment démantelées ! Le Chikungunya, bien que très peu connu, est alors analysé comme une catastrophe «  naturelle  » (encore D. Baroin). En somme, un « mal » qui sévit très loin de la métropole et dans des régions peu développées : ce n’est pas un problème sanitaire et politique, c’est la nature, un insecte ! En plus, on n’en meurt pas ! Quel mépris pour les Réunionnais ! Surtout lorsque ceux-ci observent à la télévision comment l’Etat français mobilise des moyens considérables (certes à juste titre) lorsqu’un poulet meurt de la grippe aviaire en métropole. Mieux vaut être poulet que Réunionnais ! De même que la grippe aviaire n’est prise vraiment au sérieux que parce qu’elle débarque en Europe, la maladie du Chikungunya est oubliée au loin des côtes africaines. Que les pauvres se débrouillent !

L’alarme avait été donnée, mais l’industrie touristique était sourde !

Dès octobre 2005, alors que l’hiver austral n’avait pas tué le moustique comme espéré, et que la maladie se propageait dans l’indifférence générale, une sénatrice du Parti communiste réunionnais (PCR) tirait la sonnette d’alarme à Paris : il fallait, contre la « catastrophe » montante, décider d’en faire une « cause nationale ». Réponse du ministre : un chèque de 12 000 euros ! Selon Paul Vergès, président du conseil régional de la Réunion, «  le réflexe a surtout été de ne pas effrayer le touriste » (18 000 nuits d’hôtel annulées, 10 millions de pertes). Mais quand les arrêts de travail (+ 83% en janvier) finissent par paralyser l’économie, alors « on » s’affole.

L’Etat réagit par des moyens chimiques dangereux

Des moyens chimiques sont maintenant utilisés à grande échelle contre les moustiques. Mais ce sont des produits dangereux, pour la flore, les animaux, et même pour les humains. La première exigence urgente, c’est de donner aux habitants des produits anti-piqûres gratuits (répulsifs), qui n’arrivent qu’au compte-gouttes ou par solidarité. Les organisations de chômeurs (MNCP) font des collectes en métropole, mais cela ne saurait masquer l’incurie des pouvoirs publics. 300 000 Réunionnais sont pauvres et dépendent du RMI ou de la couverture maladie universelle (CMU). Ils doivent être soignés gratuitement ! La deuxième exigence est de permettre à la population de développer des moyens de lutte indépendants, notamment par des cultures de bactéries anti-moustiques efficaces et adaptées à l’agriculture locale. Cela aurait pu être décidé depuis 2005.

 Le 27 février 2006

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Bulletin Carton Rouge - mars 2006

25 Février 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Jeunes NPA

Journal des lycéen-ne-s des JCR / LCR de l'Eure - Mars 2006

 

 

Non au CPE, non à la précarité !

Tous ensemble en grève le 7 mars

De Villepin a utilisé le 49-3 (qui permet de faireadopter un texte de loi sans vote) pour imposersa loi sur « L'égalité des chances " dont fait partie le texte sur le Contrat première embauche (CPE) qui avait été auparavant voté, de nuit, par... 50 députés ! Mais il n?a pas encore gagné la bataille !

Le gouvernement a peur. Après les manifestations du 7 février, il espérait que la mobilisation allait s?essouffler avec les vacances scolaires. Mais on est toujours là ! A Rennes, à Toulouse, Grenoble, Lyon, St Etienne et dans de nombreuses autres villes, la mobilisation s?est poursuivie pendant les vacances de notre zone.

Cette mobilisation, il nous faut continuer à la construire pour mettre en échec cette politique de généralisation de la précarité.

 Photo : cpeembauches.jpg

Leur “égalité des chances”, c’est la précarité pour tous !

 

 

 

 

Villepin fait passer sa politique au nom de de "l'égalité des chances". Quelle hypocrisie ! L'égalité des chances, c?est, pour les jeunes de moins de 26 ans, avoir la possibilité de signer un Contrat première embauche qui permet aux patrons de les licencier comme ils veulent durant les deux premières années. Cela ne diminuera en rien ni les CDD, ni l?intérim, ni le chômage. Les patrons n?embaucheront pas plus, ils se contenteront d?utiliser la loi pour avoir une main-d?oeuvre jeune sur laquelle ils feront peser la menace quotidienne  du licenciement. La seule chose que Villepin augmente, c?est la précarité. Et c?est ça le fond de la politique du gouvernement : généraliser l?insécurité, fragiliser les travailleurs et les jeunes

S'organiser pour construire la grève du 7 mars !

Faire reculer Villepin sur le CPE serait marquer un point important pour l?ensemble des jeunes et des travailleurs. C?est possible. Une grande majorité de l'opinion s'oppose à cette loi : ce désaveu doit s'exprimer dans la rue, comme il s'est exprimé en 1994 contre le SMIC-jeunes de Balladur, voté puis retiré après 2 mois 1/2 de mobilisation incessante.

Une grande journée de mobilisation est prévue le 7 mars. A nous de la réussir en organisant dans chaque lycée des réunions pour préparer la grève et discuter des actions à mener ce jour-là. Il faudra aussi se coordonner avec tous les autres lycées en lutte pour décider démocratiquement de la suite à donner à la grève du 7 mars.

Tous ensemble, on peut gagner !

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

EVREUX, 15H, PRÉFECTURE

CNE : NOUS VOILÀ PRÉVENUS !

Le CNE (Contrat nouvelles embauches), comme le CPE, impose une période d'essai de deux ans aux salariés de plus de 26 ans dans les entreprises de moins de 20 salariés. Six mois après son entrée en vigueur, la presse nationale s'est fait l'écho des premiers cas de licenciements.

 En voici quelques exemples :

! un salarié licencié après avoir prévenu son patron

! un boucher du nord de la France renvoyé pour avoir

! un employé remercié pour dix minutes de retard.

! une jeune femme licenciée quelques jours après avoir

! des salariés renvoyés après avoir réclamé le paiement

! un salarié licencié après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire opérer.

! un boucher du nord de la France renvoyé pour avoir fait ses courses "en jogging", un jour de repos,   dans le supermarché où il travaille habituellement.

! un employé remercié pour dix minutes de retard.

! une jeune femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse.

! des salariés renvoyés après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires.

BILAN DES MANIFESTATIONS

DU 7 FÉVRIER DANS L’EURE

- 150 à Louviers - 100 à Gaillon

- 150 à Pont-Audemer - 100 à Gisors

- 350 à Bernay - 150 aux Andelys

- 600 à Evreux

BERNAY : TOUR DE CHAUFFE.

Fallait qu’on en veuille au CPE pour nous retrouver à plusieurs centaines en manif malgré les bacs blancs. Après la tournée des grands ducs (Fresnel, St Anselme, Ader), le cortège s’est grossi du nombre des mécontents de chaque établissement jusqu’à stationner tranquillement devant la sous-préfecture et au carrefour de la fontaine.

L’après-midi, nous avons de nouveau manifesté. Des contacts ont été pris dans tous les établissements de Bernay pour créer une structure souple et permanente afin de contrer plus efficacement le CPE. Signez la pétition qui circule, et pour le 7 mars, prévoyez baskets, slogans, sifflets, pancartes, bonne humeur et détermination !...

Tous ensemble, nous ferons reculer le gouvernement Villepin sur le C(chômage) P(précarité) E(exploitation) !

LOUVIERS : MALGRE LES OBSTACLES, UN SUCCES

A 8h, malgré les bacs blancs, on était 150 massés devant le lycée des Fontenelles. Début difficile, car tout de suite le chef de la police (présente avec 3 véhicules) est venu nous dire que si nous partions en manif, il avait ordre du préfet de la faire disperser. Sa raison, c’est que nous ne l’avions pas déclarée 3 jours à l'avance. Mais la semaine d’avant, la CGT avait fait une manif contre les licenciements, sans rien demander, comme d’habitude, et ils n’avaient pas été embêtés ! Déjà l’année dernière, lors du mouvement contre les lois Fillon, il y avait eu des tentatives d’intimidation. Evidemment, ces tracasseries nous ont fait perdre du monde. Mais grâce à l’intervention de représentants de la CGT et de la Ligue des Droits de l’Homme, nous avons pu défiler, motivés, et aller chercher des lycéens de Decrétot.

CPE, PRÉCARITÉ… :

NOTRE AVENIR SE DÉCIDE DANS LA RUE !

Aujourd’hui existe un large front de syndicats, d’associations et departis de gauche qui se mobilisent contre la politique du gouvernement. Le CPE fait l’unanimité contre lui et c’est tant mieux ! Pourtant, du côté de certains partis de « gauche », comme le PS ou le PRG, il n’y a apparemment rien de plus pressé que d’attendre …les élections présidentielles et législatives de 2007 ! Son premier secrétaire, Hollande, a déclaré dans le journal Le Monde du 1er février

« Soyons réalistes, le texte va passer. Le travail que nous engageons trouvera son dénouement non dans la rue, mais dans les urnes, en 2007 ». Attendre 2007 pour virer ce gouvernement ? Mais pour mettre quoi à la place ? Contre le CPE, les dirigeants du PS n’ont rien à proposer sinon d’autres formes de précarité qu’ils ont déjà mises en oeuvre quand ils étaient au pouvoir. « Contrats sécurité formation », « emplois jeunes », « emplois sécurité insertion », ils proposent tous des contrats précaires pour les jeunes avec des subventions à la clef pour les patrons, en retrait par rapport aux dispositions actuelles du code du travail. Pas question pour eux de prendre le contrat à durée indéterminé (CDI) comme référence. Ce serait pourtant la seule façon d’en finir avec la précarité des jeunes.

Le maire de Louviers, Franck Martin, suite à une rencontre avec une délégation de lycéens en grève, déclare que « le CDI qui vous conduit du diplôme à la retraite fait partie d'un monde aussi révolu que les disques vinyles... » Et il rajoute : « Ce serait mentir que de cacher aux jeunes générations qu'ils trouveront de l'emploi si la société accepte de rendres les emplois plus mobiles, plus flexibles et qu'ils doivent s'y préparer. »

Décidemment, il n’y a rien à attendre de ce côté-là. Notre avenir se décide dans la rue. Il n’y a rien à attendre d’une « alternance » en 2007 ! C’est par nos mobilisations que nous pouvons imposer le retrait du CPE et en finir avec la précarité.

CARICATURES DE MAHOMET :

LE RETOUR DU MOYEN-ÂGE !

Depuis plusieurs semaines, les manifestations se multiplient dans de nombreux pays pour dénoncer la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois, caricatures reprises ensuite par France Soir et Charlie Hebdo. Il ne faut être dupe ni d’un côté, ni de l’autre. Le journal danois en question, très marqué à droite, a voulu créer un amalgame entre islam, intégrisme et terrorisme, en publiant une caricature montrant Mahomet affublé d’un turban en forme de bombe et ceci à un moment où l’extrême-droite raciste a le vent en poupe au Danemark.

Cela dit, nous combattons l’obscurantisme religieux, quel qu’il soit et défendons le droit de critiquer toutes les croyances et les superstitions, le droit de caricaturer et de “blasphémer” contre l’avis du pape, de Bush, Chirac et Le Pen, qui, eux aussi, montent au créneau pour appeler à l’interdiction des caricatures religieuses.

Ici en France, l’église catholique a obtenu en avril 2005 que Canal + renonce à diffuser un sketch où la marionnette du Pape bénissait les fidèles « Au nom du père, du Fils et du IIIème Reich », allusion à l’indulgence du Pape de l’époque envers le régime nazi. Aujourd’hui, l’Opus Dei, une des tendances intégristes de l’église catholique, veut censurer le film « Da Vinci Code » qui jette une lumière crue sur les pratiques de cette secte et l’attitude de l’église vis-à-vis des femmes.

Contre les intégrismes de tous poils, il faut défendre la liberté d’expression. Et si la question religieuse cristallise tant de tensions actuellement, c’est qu’elle dévoie la haine légitime que provoque un système injuste et inhumain, particulièrement au Moyen-Orient, une région dévastée par l’impérialisme.

Par delà les préjugés racistes ou religieux, nous on se bat pour l’unité des exploités et des opprimés contre le capitalisme.

Photo : faujour1.jpg

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Chikungunya: épidémie et incurie

25 Février 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #COMMUNIQUES

Le Chikungunya ronge la Réunion


Communiqué de la LCR

La LCR dénonce l’incurie et l’inertie gouvernementale devant l’épidémie de Chikungunya qui depuis avril 2005 ne cesse de progresser : 130 000 personnes touchées, 77 décès imputables au virus selon le ministère, une surmortalité en 2005. Ce fléau touche aussi Mayotte, l’île Maurice, les Seychelles. Alerté depuis plusieurs mois par des organisations politiques réunionnaises, par 32 médecins signataires d’une lettre ouverte, l’Etat français s’est comporté comme un Etat colonial sous-estimant la gravité du phénomène et comparant la maladie de l’homme courbé à une grosse grippe. Il ne suffit pas d’envoyer des ministres et des soldats pour s’attaquer à un fléau dont la population est victime et qui paralyse l’activité économique.

L’Etat français en a profité pour liquider ses pesticides sans aucun respect pour la population, la faune et la flore. Ce scandale a assez duré ! La LCR comprend la colère et l’indignation de la population réunionnaise et la soutient totalement. Il faut instaurer immédiatement la gratuité des révulsifs et des produits pharmaceutiques nécessaires pour toute la population. Avec le concours actif des réunionnais, il faut mettre en place la lutte biologique pour détruire les larves, débloquer des moyens pour le système hospitalier, la médecine de ville, développer la recherche afin de fabriquer un vaccin contre le chikungunya. Mais pour cela, il faut que l’Etat français accepte d’investir pour lutter contre une maladie qui frappe les pays pauvres.

Le 24 février 2006.

Chikunguya - article paru dans "Rouge"

hebdomadaire de la LCR



Il aura fallu 5 mois pour que l'Etat colonial prenne au sérieux l'épidémie de Chikungunya qui frappe la Réunion. Cinq mois de désinformation, de demi-mesures et de mépris colonial qui ont permis à l'épidémie d'avancer. Un représentant de l'Etat répondait même à ceux qui s'alarmaient de ces retards :« Faut-il vous lire le texte de loi en créole, c'était plus facile au temps des colonies ».

70 000 cas et surtout des milliers d'annulations touristiques plus tard, le ministre de la santé débarque devant les caméras. A l'échelle de la France, c'est comme s'il avait attendu trois millions de cas pour réagir !

Une grande campagne de démoustication est lancée. Des milliers de tonnes d'insecticide sont répandues, sans véritable formation pour les épandeurs, sans information pour la population, sans respect pour la faune et la flore locale. De nombreux cas d'intoxications ont été signalés, certains maires refusent cette campagne, faute d'information sur les risques pour la population. Il faut dire que l'insecticide retenu  va être interdit par l'Union Européenne en 2006 pour cause de toxicité ! Une autre voie aurait été possible, la lutte biologique contre les larves du moustique responsable.

Un vaccin contre le Chikungunya a été testé par l'armée US. Il procure des anti-corps à 83% des vaccinés pendant 12 ans. Vaccin jamais produit. Demande non solvable. Le Chikungunya est une maladie des pays pauvres. Vu le retard pris, il est probable que tous les réunionnais devront subir les assauts du virus.

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Grippe aviaire

25 Février 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Une épidémie laissée aux lois du marché

Avant même le retour en masse des oiseaux migrateurs, une certitude se dessine : une première manche est en train d’être perdue contre la grippe aviaire. L’épidémie, limitée en Asie du Sud-Est, est en train de se transformer sous nos yeux en épizootie mondiale. L’Europe, mais surtout l’Afrique de l’Ouest, sont autant de nouveaux territoires où grippes aviaire et humaine pourront se rencontrer, et peut-être se recombiner, pour donner naissance à un nouveau virus grippal humain très dangereux.

Abattage rapide et systématique assorti d’une compensation immédiate et transparente, quarantaine, vaccination animale de masse : des propositions ont été formulées par les autorités vétérinaires mondiales. Les budgets internationaux n’ont pas suivi. Les États autoritaires, où l’importance de la corruption n’a d’égal que la destruction des systèmes de santé et de contrôle vétérinaire sous les injonctions du FMI, ont fait le reste.

Cela n’aurait peut-être pas suffi à éviter une diffusion mondiale, mais quelques années auraient pu être gagnées, très importantes, pour préparer la lutte contre une nouvelle grippe humaine.

La lutte contre l’épidémie de grippe aviaire est une chose trop importante pour être laissée aux seules forces du marché. Un seul exemple : on nous parle d’un vaccin, qui pourrait être disponible trois mois après le début de la pandémie. Mais on oublie souvent de dire que les capacités de production mondiale de vaccin antigrippal ne sont que de 300 millions de doses : le secteur de la vaccination n’est pas un secteur très rentable. Nous sommes plus de six milliards d’humains. Cherchez l’erreur, et qui n’aura pas droit à la vaccination !

Le mouvement ouvrier et le mouvement altermondialiste doivent se saisir de la question de la grippe aviaire pour produire - avec les experts, car le sujet est complexe - leurs propres exigences. Soyons sûrs qu’une épidémie de grippe aviaire ne serait pas qu’une crise sanitaire. Elle serait aussi une crise politique, révélant, malgré tous les discours, l’incapacité du marché à faire face à l’urgence mondiale.

Frank Cantaloup

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Appel de la Coordination nationale étudiante

25 Février 2006 , Rédigé par Coordination nationale étudiante Publié dans #RESISTANCE

Appel de la coordination nationale de Toulouse

Samedi 25 février 2006

Nous, étudiants délégués de trente universités mobilisées, dont douze en grève avec blocages, réunies en coordination nationale à Toulouse Rangueil samedi 25 février 2006, déclarons notre détermination à continuer la mobilisation jusqu'à la satisfaction de nos revendications.
La mobilisation prend de l'ampleur, en particulier dans les universités, où les grèves sont plus nombreuses que la semaine dernière, malgré les vacances. Les assemblées générale s massives sont de plus en plus nombreuses , signe d'une mobilisation qui a le soutien de la grande majorité des jeunes, qu'ils soient etudiants, lycéens ou travailleurs. Cette deuxième coordination nationale, nous permet de mesurer le chemin parcouru, les positions que nous gagnons et vise à construire un mouvement d'ampleur suffisante pour faire reculer tant le gouvernement que le patronat.

Le Contrat Première Embauche, véritable alignement du gouvernement sur les exigences du patronat, est une attaque déterminante contre les jeunes et en particulier les jeunes déjà les plus précarisés. Avec cette attaque, on veut empêcher les jeunes d'avoir des droits, des emplois stables et des conditions de travail décentes et le patronat de casser le code du travail. Le gouvernement veut nous rendre licenciables à tout moment, et corvéables à merci car on peut être mis à la porte sans motif si on est malade ou si on dit « non » à son employeur. Mais c'est plus largement notre avenir et celui des droits collectifs sur le marché du travail qui est en cause. On connaissait déjà les CDD, les temps partiels imposés, la suppression du statut de MI-SE, etc. Le Contrat Nouvelle Embauche et le futur Contrat de Travail Unique voulu par Villepin sont une volonté de généraliser la précarité, de casser les droits de l'ensemble des travailleurs. Dans le même temps, notamment dans la « loi pour l'égalité des chances », le gouvernement généralise les cadeaux financiers au patronat, en trouvant mille et une façon pour qu'il ne paye pas les cotisations sociales.

Ces attaques vont de pair avec d'autres dans le domaine scolaire. La réforme Fillon sur l'école renforce « l'inégalité des chances », en ne donnant pas le même enseignement à tous les jeunes. Le LMD casse les diplômes nationaux, qui était notre première garantie sur le marché du travail. Le Pacte pour la recherche va contribuer à creuser les inégalités entre universités riches et universités pauvres, va renforcer les formations courtes, va donner, a court terme, un droit de regard aupatronat local. C'est pourquoi nous exigeons leur retrait.
La « loi sur l'égalité des chances » contribue à réduire les diplômes auxquels peuvent aspirer les jeunes : l'apprentissage dès 14 ans fait partie de ces mesures, en expulsant des jeunes de l'enseignement.

Pour faire passer ces mesures, et pour rendre docile la jeunesse, le gouvernement multiplie la répression : Contre les mouvements sociaux, notamment pendant le mouvement lycéen et contre les jeunes des quartiers en novembre 2005. Il réprime déjà la mobilisation contre le CPE, par des arrestations et une répression administrative contre des lycéens.
La « loi sur l'égalité des chances » constitue une réelle provocation, avec le renforcement du pouvoir des polices municipales, la suppression des allocations familiales et le développement des stages dans la police et l'armée pour les jeunes trop « turbulents ». Le gouvernement veut faire taire les jeunes, leur apprendre à ne pas se révolter.

En mettant en place le Contrat Première Embauche, le gouvernement a déclenché un mouvement de contestation dans la jeunesse. La « loi sur l'égalité des chances » est un concentré des attaques que nous subissons depuis des années. En utilisant l'article 49-3, le gouvernement a montré aux yeux de tous son refus de toute discussion : seule la mobilisation, la construction d'un rapport de force le fera céder.
C'est la grève qui nous permettra de le faire reculer et de défendre nos droits  à la contestation en tant que travailleurs et en tant que futurs travailleurs.
Notre objectif doit être la mise en place de la grève reconductible et l'extension des blocages dans un maximum de lycées et d'universités. C'est la seule méthode qui permette que tous participent à la mobilisation, sans être sanctionnés. Nous appelons les tavailleurs à se mobiliser, à s'organiser et à nous rejoindre pour défendre leurs droits.

Nous exigeons:

-->Un emploi stable pour tous, retrait de tous les contrats précaires:
-->Retrait de la Loi sur l'Egalité des Chances, dont le CPE fait partie (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans...)
-->Le retrait du CNE
-->Le réengagement financier de l'Etat dans le Service Public pour une Université Publique:
-->Un plan pluriannuel de créations de postes à la hauteur des besoins dans l'éducation nationale
-->Le retrait de la loi Fillon
-->La reconnaissance de nos diplômes
-->L'arrêt du traitement répressif des mouvements sociaux, amnistie des lycéens qui ont participé au mouvement contre la loi Fillon, des personnes poursuivies suite à la révolte des quartiers populaires en novembre 2005, des étudiants et des lycéens qui ont participé au mouvement contre le CPE.

C'est tous ensemble que nous gagnerons : étudiants, lycéens, salariés.
Nous appelons donc les travailleurs, notamment ceux en lutte et les plus précaires d'entre eux (chômeurs, sans-papiers, intermittents...) à s'engager dans le combat contre le CPE et la précarité. Le mardi 7 mars est une date de mobilisation fondamentale pour construire cette lutte commune, nous espérons que c'est une première date qui en appellera d'autres rapidement.
D'ici le 7 mars, nous appelons à la mobilisation et au blocage l'ensemble de la jeunesse pour le 28 février, et appelons les salariés et leurs organisations à relayer cette date. Nous appelons également à une journée d'action le 2 mars, partout en France, pour montrer notre détermination, étendre et renforcer la mobilisation.
Pour que le 07/03 soit non seulement une réussite mais aussi, et surtout, le tremplin pour une mobilisation plus large et unitaire avec les travailleurs,
nous appelons les étudiants et lycéens à une grève reconductible à partir du 7 partout où les forces le permettent. C'est le meilleur moyen d'entrainer les travailleurs dans la lutte: la continuer nous-même et leur donner envie de nous rejoindre. En outre, pour élargir la mobilisation même là où la grève reconductible ne pourra se réaliser, nous appelons d'ores et déjà, à une journée nationale d'action le jeudi 9 mars. Nous pouvons donc déjà, non seulement appeler au 07/03 mais aussi présenter cette date non comme une date butoir mais comme un tournant d'une mobilisation appelée à se prolonger !

La prochaine coordination nationale se tiendra à Jussieu le samedi 4
mars, selon les mêmes modalités que celle de Toulouse.

La Coordination Nationale Etudiante

manif anti-CPE à Toulouse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Energizer: déclaration de l'intersyndicale et du comité de lutte

24 Février 2006 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Déclaration de l’intersyndicale CGT-CFDT et comité de lutte Energizer. Jeudi 23.02 2006.

 

 

En 15 ans, Energizer la pile qui crée des chômeurs a fermé 8 usines en Europe. Entraînant la suppression de plus de 2 400 emplois industriels dont la fermeture des usines de Vernon, de Louviers et les 334 licenciements à Caudebec en 1998.

 

Début décembre 2005, Energizer annonce son intention de fermer également l’usine de Caudebec lès Elbeuf. 122 salariés y travaillent et 10 autres personnes sont toujours inscrites à l’effectif avec le statut de préretraite CATS. En cas de fermeture de l’usine, ces 10 camarades seront intégrés au plan de licenciements.

 

Aux 132 emplois supprimés, il faudra ajouter les emplois menacés des sociétés de sous-traitance. La conséquence de tout cela, c’est la misère, le désarroi, la dépression, voir la mort par maladie ou suicide.

 A l’usine, la moyenne d’âge est de 51 ans. 62% des salariés a plus de 50 ans. 73% des travailleurs a plus de 30 ans d’ancienneté. De nombreux salariés vivent seuls. D’autres ont leur conjoint au chômage. Nous avons également des parents avec des enfants à charge et aussi des couples.

 Les 132 travailleurs de l’usine sont les derniers Energizer, Ralston, Cipel, Wonder, Mazda, Ucar, Leclanché du pays. Après nous, il n’y aura plus une seule usine de piles en France. La dernière a été fermée l’année dernière en Alsace par Varta.

 D’un point de vue statutaire, l’usine de Caudebec à un régime de commissionnaire dans le groupe Energizer. Elle conditionne et cède les produits finis, prêts à la vente, à la filiale suisse qui, elle, réalise le négoce et empoche les profits. Pourquoi la Suisse ? On ne vous fait pas de dessins !

 

Nous sommes spécialisés dans l’emballage et conditionnement de piles, boîtiers d’éclairage et montage de batteries civiles et militaires. Le groupe nous a octroyé les marchés dit promotionnels. C’est à dire les petites et moyennes séries. En 2005, nous avons conditionné environ 280 millions d’unité exclusivement pour le marché européen. Le reste, les grandes séries, est conditionné à La Chaux de Fonds en suisse.

 

En terme commercial, depuis 2002, Energizer a délaissé les clients à la marque distributeur : Les marques des magasins Carrefour, Champion, Leclerc, etc. Energizer ne les considère pas suffisamment juteux. Toutes ces fabrications ont été reprises par les concurrents, comme ils disent.

Ainsi, Energizer n’a gardé que les marchés à sa propre marque : Les marchés à forte marge. Ceux qui dégagent le plus de profits. Cette politique commerciale se fait au détriment des volumes, créateurs d’emplois.

 

Dans son argumentaire, pour justifier la fermeture du site de Caudebec, Energizer met en avant deux raisons : La baisse des volumes sur le marché européen et un problème de compétitivité.

 

L’étude faite par les experts comptables sollicités par les élus démontre le contraire :

Les prévisions de volumes vendus en Europe se situent en hausse de près de 20% dans les prochaines années.

La marge brute Europe, dans le résultat Energizer mondial, est passé de 12,9% en 2001 à 18,3% en 2005.

Le résultat opérationnel Europe est passé de 6,4% en 2002 à 12,1% en 2005.

 

De plus, la situation financière du groupe Energizer est excellente. Elle enregistre :

Une rentabilité de près de 10% : 286 M$ de profit, net d’impôts, pour près de 3 Milliards de chiffre d’affaires.

Le cours de l’action a triplé entre 2002 et 2005.

 

Comme on peut le constater, la fermeture de l’usine repose uniquement sur des considérations purement financières. Energizer veut rationaliser les moyens de production de ses usines en délocalisant les fabrications de Caudebec vers les Etats Unis et la Suisse. Deux pays où la main d’œuvre est plus élevée qu’en France.

Selon Energizer, la fermeture de l’usine lui rapportera 4,8 millions d’euros de profits supplémentaires.

 

Au lieu de dépenser de l’argent pour fermer l’usine, Energizer ferait bien mieux d’investir cet argent dans l’emploi.

A Energizer Caudebec, nous avons des atouts. Nous avons démontré notre savoir-faire en terme de réactivité et polyvalence. Le parc machine peut parfaitement être utilisé pour conditionner tout autre produit que la pile. Nous l’avons déjà démontré en conditionnant des produits désodorisant pour Hyodall, des abrasifs de bricolage pour Saint-Gobain et des appareillages d’entretien musculaire pour Sport-Elec.

 

Pour que la diversification réussisse, le groupe Energizer se doit de se doter de moyens humains et financiers.

Pour que la diversification réussisse, Energizer doit arrêter la procédure de fermeture jusqu'à ce qu’une solution industrielle soit trouver pour assurer le travail des 132 salariés de l’usine.

 

La réaction ouvrière a pris les devants en terme d’organisation, aussitôt après l’annonce de fermeture, et cela sans attendre la réunion officielle du CCE du 14 décembre,.

Nous ne sommes pas partis de rien. Nous avions dans nos têtes l’expérience de la lutte de 1998. Lutte que nous avons mené pendant 7 mois avec le souci permanent de maintenir jusqu’au bout un combat démocratique contre une multinationale.

 

Avec cet acquis ouvrier, les syndicats CGT et CFDT décident de travailler en intersyndicale sur la base du refus de fermeture de l’usine et l’engagement de mener la lutte.

Cet état d’esprit unitaire a renforcé notre détermination. Il a été décidé, en assemblée générale, de créer un comité de lutte. Tous ceux qui le désirent, travailleurs syndiqués ou non syndiqué, délégué ou non délégué, y participent.

Le comité de lutte compte aujourd’hui une trentaine de personnes. Il fait des propositions et organise les actions décidées par l’assemblée générale des travailleurs.

L’état d’esprit n’est pas à l’abattement. Nos actions multiples le démontrent. Il n’est pas question de se laisser faire. Nous avons en nous, la dignité ouvrière qui coulent dans nos veines.

Depuis près de 3 mois, nous nous opposons à la fermeture de l’usine. Nous avons multiplié les actions à Elbeuf, Louviers, Pont-Saint-Pierre et Chatou où se trouve le siège social. Nous avons manifesté avec d’autres travailleurs ayant la même crainte du chômage. Nous avons agi avec les salariés de Auxi-Chimique de Caudebec, de la Fonderie de Cléon, de Metzeler de Charleval, de M-Real de Alizay.

 

Les travailleurs de Energizer ont le dos au mur parce que si nous perdons notre boulot, nous savons très bien, que nous avons très peu de chance de retrouver quelque chose de potable.

Malheureusement, le cas de Energizer n’est pas un cas isolé. Il n’y a pas un seul jour sans annonce de licenciements : BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, M-Real à Alizay, Rowanta à Vernon. A la Fonderie à Cléon, l’avenir n’est pas assuré. Cinram à Louviers et Metzeler à Charleval sont également menacés.

 

Au-delà des entreprises citées, nous sommes tous concernés par ce fléau qu’est le chômage. Qui n’a pas dans sa famille, dans son entourage, un ou plusieurs chômeurs ou des personnes qui n’ont plus d’autres choix que de survivre avec les petits boulots au rabais, de missions intérims ?

 

Nous n’allons pas laisser une poignée de richissimes capitalistes continuer à nous précipiter dans la misère, acculer tout le monde à une situation catastrophique, avec l’aide et la complicité de leurs serviteurs zélés du gouvernement qui accordent grassement des subventions et allègements sans aucune garantie de l’emploi.

 

Pour que la peur change de camp, le monde du travail se doit de réagir. Réagir dans une action coordonnée passant inévitablement par la création de conditions favorisant un mouvement d’ensemble fort. En convergeant les luttes, les travailleurs peuvent imposer l’interdiction des fermetures d’usines, l’interdiction des délocalisations et l’interdiction des licenciements.

 

Pourquoi pas une proposition de loi au Parlement qui aille dans ce sens ?

Une telle proposition relancerait le débat sur la légitimité patronale de licencier dans des entreprises faisant d’énormes bénéfices comme Energizer.

 

Nous sommes réalistes. Les travailleurs n’obtiendront que ce qu’ils seront capables d’arracher par la lutte. C’est donc, tous ensemble que nous devons exiger :

 

·        Un emploi décent pour chacun et chacune. Le chômage n’est pas une fatalité. Ce sont les capitalistes qui en sont responsables.

 

·        Interdiction des licenciements chez Energizer, comme ailleurs. Le gouvernement doit prendre des mesures dans ce sens pour bannir le chômage de toute la société.

 

·        L’arrêt des subventions à fonds perdus au patronat qui ne crée aucun emploi.

Photo : patron-et-travailleurs.jpg

 

 

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Privatisation de GDF

24 Février 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Gaz de France privatisé : une provocation supplémentaire


Communiqué de la LCR

 Personne ne sera dupe quant aux vraies raisons de la fusion annoncée de Gaz de France avec le groupe Suez. La privatisation des services publics fait partie de la stratégie définie par le sommet européen de Lisbonne en 2000. Le vote de la loi autorisant l’ouverture du capital, en juillet 2004, avait simplement pour but de préparer le terrain. Tous ceux qui ont misé sur les engagements gouvernementaux, c’est-à-dire une participation de l’Etat qui ne pouvait pas descendre en dessous de 70%, en sont pour leurs frais. Un géant de l’énergie va naître pour le plus grand profit des actionnaires mais au détriment des salariés des deux entreprises et des usagers puisque le gouvernement Villepin détruit le service public.

La gravité de cette attaque est comparable à celle qui vise à mettre en pièce le CDI à travers le CNE et le CPE. La LCR ne croit pas une seule seconde les déclarations de Th.Breton sur le maintien de l’emploi. Cette fusion entraînera inévitablement une augmentation importante des prix du gaz pour les usagers : c‘est la loi du profit maximum pour les actionnaires qui va s’appliquer. La politique du gouvernement Villepin est une addition de duperie et de forfaiture. La réaction des salariés et de leurs organisations, avec le soutien des usagers c’est-à-dire de toute la population, doit être à la hauteur de l’agression.

 Le 27 février 2006    

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Appel du collectif des organisations de jeunesse au 7 mars

24 Février 2006 Publié dans #RESISTANCE

Mobilisés jusqu’au retrait du CPE!


Les Alternatifs, ATTAC Campus, Confédération étudiante, FIDL, JC, JCR, Jeunes CGT, Jeunes Verts, JOC, JSRAG, Fédération Léo Lagrange, MARS jeunes, MJS, PRS Jeunes, UEC, UNEF, UNL, UNSA Jeunes


Le Collectif des organisations de jeunesse constate avec satisfaction l’élargissement de la mobilisation contre le CPE. Quelle que soit l’issue des débats au Sénat, nous resterons mobilisé-e-s jusqu’au retrait du CPE !

Le Collectif des organisations de jeunesse constate avec satisfaction l’élargissement de la mobilisation contre le CPE.

La mobilisation des lycéen-nes continue comme en témoignent les manifestations dans les zones de retour de vacances.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, 11 universités sont d’ores et déjà en grève. Une coordination étudiante se construit. Ailleurs, les assemblées générales se multiplient et rencontrent un écho favorable auprès des étudiant-e-s, la mobilisation parisienne en atteste. Sur ces bases, la mobilisation des étudiants se prépare pour le 28 février et le 7 mars.

Du côté salarié, les appels unitaires à la grève et à manifestation pour la journée du 7 mars 2006, tant dans le secteur privé que dans les fonctions publiques, se multiplient. Ces appels démontrent que la mobilisation contre le CPE n’est pas uniquement une affaire de jeunes : tous les salariés sont concernés ! Cette mobilisation renforce notre détermination et notre optimisme pour la manifestation du 7 mars.

Notre lutte n’est pas animée par des intérêts partisans. Elle est bien un combat pour le droit de maîtriser son avenir, un choix de société. Nous souhaitons une société qui adresse des signes de confiance à sa jeunesse, et non des signes de défiance comme le CPE.

Le Collectif appelle les jeunes, scolarisés ou non, à se mobiliser le 28 février et à se joindre à l’ensemble des salarié-e-s le 7 mars. Il appelle également les collectifs locaux à multiplier les réunions dans les quartiers avant le 7 mars pour amplifier la mobilisation.

Quelle que soit l’issue des débats au Sénat, nous resterons mobilisé-e-s jusqu’au retrait du CPE !

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