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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Comment enrichir les actionnaires

30 Décembre 2005 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #DES CHIFFRES

Total: a racheté pour 24,7 Millions € de titres du 12 au 16/12. 
(Cercle Finance) - Total a racheté 115 000 de ses propres actions la semaine dernière, à un prix moyen pondéré de 214,62 euros, soit un montant total de 24 681 300 euros.
  
Les 115 000 titres ont tous été rachetés le lundi 12 décembre. 


Petit commentaire de l'info : quand une entreprise rachète ses propres
actions, c'est pour les "détruire"; ça réduit le nombre d'actions en
circulation et ça augmente donc artificiellement le cours de l'action.
C'est la logique de la "gouvernance d'entreprise" et de la "valeur pour
l'actionnaire" : quand une entreprise cotée a du cash, au lieu de
l'investir pour se développer ou d'en faire profiter ses salariés, elle
préfère gonfler artificiellement sa valeur en Bourse, donc enrichir
artificiellement ses actionnaires (et accessoirement son heureux patron - en la circonstance, Thierry Desmarets - qui possède un gros paquet de stock-options). Et si elle ne fait pas ainsi, elle peut craindre d'être bouffée par un groupe plus puissant à l'appétit aiguisé par ce cash à dévorer.
Pendant ce temps Total continue de faire voyager son pétrole dans des bateaux-poubelles (comme l'Erika)...

Où est la rationalité économique (efficacité ? création de richesses ?)
dans ce délire ? Le capitalisme est un système irrationnel...

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EDITORIAL DU 19-12-2005

26 Décembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

 Contre les reculs sociaux, le syndicalisme devrait réagir !

Allons-y tous ensemble !

 

     C’est « Noël » chez Bosch (première entreprise d’équipements automobiles avec un bénéfice de 1,7 milliard) : le patron annonce le retour aux 40 heures payées 35 pour 10 400 salariés ! L’usine de Lyon était déjà passée aux 36 heures payées 35. C’était du chantage : les salariés devaient accepter ce recul, ou être « délocalisés ».

Mais jusqu’où iront-ils ? C’est simple : des élus UMP, soutenus par Sarkozy, étudient une loi pour arrêter de payer les heures supplémentaires. Quant à Villepin, il a reçu en grande pompe les syndicats le 12 décembre. Il a un truc pour le pouvoir d’achat : devenir actionnaire, en conseillant aux patrons de verser des « dividendes du travail » (un peu des profits) en primes ! Mais pas un euro de plus sur les feuilles de paie. Il a un autre truc pour les licenciés : les chômeurs seraient sous « contrat de transition » avec des organismes publics ou privés, mais sans embauche. Du super-intérim… Quant aux chômeurs, dont 50 % ne sont pas indemnisés, la présidente du Medef annonce qu’elle ne versera aucun centime de plus à l’Assedic.

Vraiment, c’est un automne et un hiver pourris pour les droits sociaux.

Les reculs sociaux détruisent les liens de solidarité

    

Ce qui s’est passé cet automne est un signal d’alarme. La révolte des quartiers populaires montre qu’un trop plein de colère est atteint : trop de chômage dont on ne sort jamais, trop de mépris et d’insultes contre les couches populaires et les jeunes, trop de discriminations selon la couleur de peau. Et trop de police, chauffée à blanc par Sarkozy, là où il faudrait une écoute, des services publics, des écoles, des créations d’emplois. Si nous laissons faire, la solidarité perdra du terrain dans les relations de voisinage, entre salariés (salariés des services publics et usagers), entre Français et immigrés, entre les mêmes catégories sociales exploitées. Tout cela fait le lit du Front National, comme les sondages le révèlent dramatiquement. Le racisme est en hausse. Allons-nous laisser un Le Pen, un nazi, dominer la vie politique ? Peut-on laisser les violences de Sarkozy sans riposte et l’Etat d’urgence policière de Villepin sans réaction ?

La démocratie et les conquêtes sociales sont en danger. Réagissons pendant qu’il est encore temps.

Les luttes sociales sont restées trop isolées

     L’automne a connu plusieurs grèves en défense des services publics ou de l’emploi, comme la SNCM à Marseille, les traminots, les cheminots. Mais ils sont restés isolés, parfois incompris, alors que les salariés se battent le dos au mur, pour empêcher les privatisations, qui mènent à la faillite. On l’a vu à EDF : à peine entrée en Bourse, EDF supprime 6 000 emplois pour faire monter le cours de l’action. On l’a vu à GDF : privatisée, ses tarifs augmentent de 30 % en un an. Il n’y a pas eu de suite à la journée unitaire de grève et de manifestations du 4 octobre, alors que les salariés l’attendaient.

Il faut un mouvement national interprofessionnel !

     Les cheminots ont fait peur au gouvernement parce qu’ils ont annoncé une grève reconductible. En 1995, il y a dix ans, Juppé a reculé sur les retraites  après 5 semaines de grève. Ce gouvernement est antisocial, brutal, autoritaire, dangereux. Le syndicalisme, avec le soutien des forces politiques de gauche et d’extrême-gauche, peut construire une riposte efficace et unitaire. Mais il faut des revendications claires. Les salariés du privé et du public exigent des augmentations de salaire : il faut 300 euros de plus pour arrêter la dégringolade du pouvoir d’achat. Chômeurs, salariés, personne ne devrait recevoir moins que le SMIC, qui est le minimum vital. Par la mobilisation et par la loi, interdisons les licenciements, et imposons une nouvelle réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire !

Le 19 décembre 2005

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TELECHARGEMENTS ET DROITS D'AUTEUR

25 Décembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

Une première victoire contre le Davdsi

Le projet de loi relatif au droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information (Davdsi) a été, contre tout attente, contesté et vidé de sa substance, grâce au vote de deux amendements, qui donnent un cadre légal au téléchargement de fichiers par les réseaux « peer to peer » et à la copie privée. Comme à son habitude, quand il s’agit d’un loi controversée dans les rangs de la majorité et de l’opposition, le gouvernement a tenté de la faire adopter en catimini : pendant les vacances scolaires, à la veille de fête et lors d’une séance tardive. Mais ce coup-là, c’est loupé ! Le vote des députés a permis de donner une bonne claque à Donnedieu de Vabre et aux multinationales du secteur qui ont été à l’origine de la loi. La mobilisation d’associations de consommateurs, d’acteurs d’Internet, de personnalités et d’internautes a permis d’en pointer les dangers. Une pétition en ligne a recueillis plus de 120 000 signatures. (Voir cet article)

POUR SIGNER CLIQUER SUR L'ADRESSE:

http://eucd.info/petitions/index.php?petition=2

Ce projet de loi visait à la criminalisation de l’ensemble des internautes qui téléchargent des fichiers musicaux et vidéos grâce au logiciel de « Peer to peer ». Il faisait planer sur chaque utilisateurs français du réseau mondial de lourdes sanctions financières (500 euros, la première fois, puis 1 500 la deuxième, et jusqu’à 300 000 euros et 3 ans de prisons, pour les récidivistes ou ceux qui font commerce des fichiers téléchargés). La loi Davdsi transformait les fournisseurs d’accès en petits flics, chargés de vérifier ce que les internautes téléchargent. Un peu comme si la police demandait aux postiers de vérifier nos lettres et nos colis avant de le déposer dans les boite à lettre. Une fois de plus, la Sarkoze sécuritaire a fait des ravages.

La loi prévoyait aussi de verrouiller toutes les œuvres pour en empêcher le téléchargement non-payé. Mais les solutions techniques prévues sont tellement restrictives que si un internaute télécharge une chanson à partir d’un site payant (comme celui d’Apple), il ne peut souvent pas l’écouter sur un autre support (hormis sur un ordinateur de la marque ou sur leur fameux (et très chers) baladeurs Ipod) car les formats informatiques ne sont pas multi-plateforme. De même, un ordinateur peut ne pas pouvoir lire un DVD, car le procédé anti-copie n’autorise la lecture qu’à partir de lecteurs de salon. C’est un comble pour des outils multimédias...


Enfin, cette loi exclus de l’accès à la culture d’un grand nombre de personnes dont le niveaux des revenus n’est pas assez conséquent : chômeurs, RMistes, mais aussi les jeunes qui sont de gros consommateurs d’Internet. Si l’éducation à l’art et à la culture n’est pas aidée par la mise en place d’une licence globale (somme fixe qui revient aux artistes et payée avec l’abonnement Internet), toute une génération, qui dans le futur aura les moyens financiers d’acheter des biens culturels, n’aura la faculté et l’envie que de se tourner vers les blockbusters américain et la musique de la Star Academy.

Pourtant la leçon de Napster (ancêtre du peer to peer) aurait du être analysée par ceux qui écrivent les lois, par l’industrie du disque et du cinéma, et par les artistes qui soutiennent le ministre de la Culture.

Il y a quelques années, ce logiciel permettait de télécharger gratuitement de la musique. Mais après une active répression, Napster avait été dans l’obligation de se saborder. Tous les internautes se sont alors retrouvés sur les réseaux « peer to peer », où il n’y a pas qu’un serveur qui distribue les fichiers, mais où chaque ordinateurs connectés devient récepteur et émetteur de la diffusion de ces fichiers. Cette solution a limité fortement, pendant quelques années, les possibilités de politiques de contrôle.

La nouvelle loi de Donnedieu de Vabre ne va pas stopper le téléchargement, elle va modifier les « lieux » du téléchargement. Les grands groupes de partage « peer to peer » (qui comme Emule regroupe plusieurs millions de téléchargeurs) céderont la place à de petits groupes de 5 à 50 personnes. Des logiciels, comme TribalWeb, permettent à un groupe d’amis de mettre en commun leurs musiques et leurs films. Ces centaines de milliers de groupe sont alors presque indétectables, parmi le flux d’information qui circulent chaque seconde sur le net. Enfin pour plus de sécurité, il suffit de crypter les fichiers musicaux et les films avec des logiciels gratuits comme GPG, et le tour est joué.

C’est pourquoi, il faut que l’Industrie du disque et du cinéma, et les artistes trouvent de nouvelles voies dans la diffusion et la rétribution des œuvres. La licence globale est une des solutions. Car elle rétribue les artistes et permet aux internautes de revenir dans la légalité. Une étude a, en effet, montré que les plus gros téléchargeurs sont aussi les plus gros acheteurs de CD et de DVD.

Mais déjà le gouvernement a promis, en janvier, de tenter de faire annuler les deux amendements qui ont été votés. On aurait voulu les voir aussi agile à modifier un vote, lors de l’adoption de l’infâme amendement parlant des bienfaits de la colonisation.

le 24-12-2005

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LE PLAN D'URGENCE SOCIALE DE LA LCR

25 Décembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

10 mesures d’urgence pour une politique anticapitaliste


Nous publions ci-dessous le plan d’urgence anticapitaliste élaboré par la LCR. Il vise à jeter les bases d’une réelle alternative aux politiques libérales que nous subissons dans tous les domaines. Nous le proposons au débat vis-à-vis de tous ceux et celles qui mènent aujourd’hui avec nous le combat contre les attaques sociales de ce gouvernement, pour le succès du « non » à la Constitution européenne. Il est urgent de nous rassembler autour d’un programme politique qui parte des besoins sociaux et des revendications démocratiques. La LCR prendra, dans les semaines qui viennent, plusieurs initiatives pour mettre ces propositions en débat.

En ce début de 2005, l’espoir renaît. Les luttes sociales réapparaissent dans le paysage politique. Les salariés et la jeunesse résistent contre les offensives patronales et gouvernementales. Une exigence politique se fait entendre : assez de destruction de nos emplois, de nos salaires, assez d’attaques contre nos conditions de vie.

Chirac, Seillière et Sarkozy veulent nous imposer un nouveau modèle de société

Dans leur société, tous les droits sociaux acquis depuis des dizaines d’années par l’action des travailleurs sont remis en cause. Les licenciements, les fermetures d’entreprises sont des variables d’ajustement pour le maintien des profits des actionnaires...

Mais, loin d’être la simple politique conjoncturelle d’un gouvernement, ces remises en cause se déclinent aujourd’hui dans tous les pays, et notamment ceux de l’Union européenne, qu’ils soient dirigés par des gouvernements de droite ou de gauche.

Sur le plan international, ces attaques contre les classes populaires s’accompagnent de guerres contre les peuples, comme en Irak, sans oublier le pillage de l’Afrique par les grandes multinationales françaises.

Les classes populaires rejettent le libéralisme !

En 2003, nous étions des millions à nous mobiliser contre la réforme du système des retraites, les salariés de l’Éducation nationale ont mené une lutte prolongée contre la décentralisation. Intermittents du spectacle, chercheurs, chômeurs « recalculés » ont obtenu des reculs partiels grâce à leur mobilisation. Les gaziers-électriciens ont tenté de s’opposer à la privatisation du service public de l’énergie. Autour de STMicro, les salariés de plusieurs entreprises soumises à des licenciements et des fermetures se sont coordonnés pour défendre le droit à l’emploi. Face à la politique de guerre et à la mondialisation capitaliste, en France et en Europe, des millions de jeunes, de salariés, se sont mobilisés, à plusieurs reprises, pour exprimer leur volonté de paix et de justice sociale, de refus du racisme et des ségrégations.

Ces luttes sociales témoignent d’un mécontentement grandissant. Aux dernières élections régionales et européennes, la droite a été rejetée. Mais, malgré « la rue et les résultats électoraux », le gouvernement persiste et signe. Alors les salariés et la jeunesse doivent tout faire pour se débarrasser de cette politique.

Pour une politique anticapitaliste !

Il y en a assez d’entendre dire qu’il n’y a pas d’autre choix possible que la politique libérale, de droite ou de gauche. Nous voulons opposer d’autres choix, une politique anticapitaliste.

Le mécontentement populaire renforce la poussée du « non » à la Constitution européenne. Mais quelle est l’alternative aux Chirac, Sarkozy et consorts ? Ce ne peut être la gauche sociale-libérale qui vote « oui » à la Constitution européenne.

Les travailleurs ont besoin d’une expression politique qui les renforce et aide à construire une gauche fidèle aux aspirations sociales.

Les salariés, les forces du mouvement social, les militants politiques attachés à combattre l’offensive capitaliste doivent se rassembler dès aujourd’hui autour de choix politiques radicaux. C’est dans ce sens que la LCR met au débat un plan de dix mesures d’urgence.

1/ Droit à l’emploi pour toutes et tous !

Cela implique :

• L’interdiction des licenciements collectifs et individuels, le maintien des emplois sous peine de réquisition des entreprises. En cas de carence de l’employeur, c’est la responsabilité collective du patronat de maintenir les salaires et les activités, grâce à un fonds de mutualisation fondé sur des cotisations patronales.

• La garantie pour tout salarié de disposer d’un emploi stable à plein temps, en CDI, avec la reconnaissance du droit à la formation sur le temps de travail.

• La mise hors la loi du temps partiel imposé, que subissent essentiellement les femmes, le passage à temps plein sur simple demande.

• Travailler moins pour travailler tous, avec la réduction du temps de travail, par le passage immédiat à 35 heures dans les entreprises de moins de vingt salariés, la marche vers les 32 heures sans perte de salaire ni flexibilité avec les embauches correspondantes.

2/ Défendre la Sécurité sociale par :

• L’abrogation des plans Juppé et Douste-Blazy.

• Les soins gratuits, pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, financés par une redistribution des richesses au profit des salariés. L’augmentation de la part socialisée de notre salaire (les cotisations dites patronales versées aux caisses à partir de notre salaire) doit assurer le financement de notre santé et de nos retraites. L’ensemble des exonérations de cotisations, censées développer l’emploi, mais ne servant qu’à faire baisser le coût du travail, doivent être supprimées et les arriérés de cotisations patronales impayées récupérées.

• La nationalisation des trusts pharmaceutiques qui ponctionnent la Sécurité sociale pour rémunérer grassement les placements boursiers. La recherche médicale et pharmaceutique doit devenir un service public au service et sous le contrôle de la population.

• Le retour au droit à la retraite à taux plein pour tous à 60 ans et 55 ans maximum pour les travaux pénibles, après 37,5 annuités, avec au minimum 75% du meilleur salaire. L’augmentation immédiate des pensions de 300 euros.

• Les salariés doivent se réapproprier la gestion des Caisses alimentées par leurs salaires. La Sécurité sociale doit être réunifiée dans une Caisse commune, gérée par des représentants élus par l’ensemble des salariés et régulièrement renouvelables. Les Comités d’hygiéne, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT) doivent voir leurs moyens et leurs droits accrus, ainsi que la Médecine du travail.

3/ Urgence pour défendre et étendre les services publics fondamentaux

• En revenant sur toutes les privatisations, et ouvertures à la concurrence qui ne sont qu’un prélude au démantèlement.

• En abrogeant la loi Fillon qui met en péril le droit à l’éducation.

• Dans le domaine des transports, de l’énergie, des télécommunications et de la poste, de la santé, de l’éducation, la défense des services publics face aux volontés de marchandisation, leur développement en fonction des besoins sociaux en zone urbaine et rurale, c’est la garantie de l’accès pour le plus grand nombre.

• Cela impose que les populations exercent leur contrôle. Qu’elles déterminent localement l’ensemble des besoins non satisfaits et que cette définition s’accompagne des créations d’emplois et d’ouvertures de classes, d’hôpitaux, de lignes de transport nécessaires, le développement de services publics d’accueil des enfants et d’accompagnement des personnes âgées ou dépendantes, l’arrêt des menaces de fermetures des écoles maternelles, le maintien et le développement des centres d’interruption volontaire de grossesse. Dans le même sens, les services de distribution de l’eau doivent tous revenir sous propriété et contrôle public, par l’expropriation de Vivendi.

4/ Redistribuer radicalement les richesses ! Augmenter les salaires et les minima sociaux !

• Grâce au chômage, à la précarité, à la baisse des salaires et des cotisations, chaque année, industriels et actionnaires prennent dans nos poches 150 milliards d’euros supplémentaires. Récupérer ces richesses passe par des créations massives d’emplois et l’augmentation des salaires et des minima sociaux, avec un revenu au moins égal au Smic, celui-ci devant être relevé à 1500 euros, et les salaires augmentés de 300 euros.

• Il faut mettre fin à l’injustice fiscale. Tous les cadeaux fiscaux aux riches doivent être supprimés, avec revalorisation de l’impôt sur les hautes tranches de revenu, une imposition plus forte du patrimoine et des fortunes. Par contre, la TVA, impôt qui taxe lourdement les plus pauvres, doit être supprimée, en commençant par les produits de consommation courante.

5/ Égalité pour les droits des femmes

• Application immédiate et extension des lois sur l’égalité professionnelle pour imposer la remise en cause des ségrégations à l’embauche, l’égalité des salaires et des carrières hommes-femmes, la reconnaissance de qualifications aujourd’hui sous-payées, l’arrêt des politiques d’incitation au retour des femmes au foyer.

• Développement d’un service public de la petite enfance.

• Préservation du droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits contre tout retour à l’ordre moral.

• Adoption de mesures positives pour assurer la parité aux responsabilités politiques.

6/ Notre environnement et nos vies nous appartiennent

• Les cultures OGM en plein champ doivent être interdites. Il faut sortir du nucléaire. Et au-delà, c’est à la société de décider de ce qui doit être produit.

• Qu’il s’agisse de l’armement, du nucléaire ou de la chimie, les productions inutiles et dangereuses pour les salariés et l’environnement doivent être interdites et les groupes producteurs doivent assumer les reconversions nécessaires. La sécurité industrielle exige des mesures radicales qui retirent le pouvoir absolu aux actionnaires et donne le pouvoir de décider et de contrôler aux populations.

7/ La fin des discriminations racistes. Égalité des droits français-immigrés

• Les droits sociaux fondamentaux (à la santé, à l’école, au logement) doivent s’appliquer à toutes les familles et à chaque individu, sans distinction d’aucune sorte.

• Le droit de vote et d’éligibilité pour tous les résidents, Union européenne et non-Union européenne, à toutes les élections, la liberté de circulation et d’installation, l’arrêt immédiat de toutes les expulsions, la régularisation de tous les sans-papiers avec la délivrance de la carte de résident de dix ans automatiquement renouvelable, permettant à chacun d’exercer un emploi déclaré et correctement payé, la libération de toute personne emprisonnée pour défaut de papier, la suppression de la double peine pour les étrangers, système pénal de discrimination.

8/ Le combat contre le tout sécuritaire : non à la criminalisation des jeunes et des pauvres

• Abrogation des lois de sécurité quotidienne et intérieure, de la loi Perben, suppression du fichier STIC (système de traitement informatisé des infractions constatées) dont les données servent de discriminant à l’embauche, à l’obtention d’un titre de séjour ou à l’accès à la nationalité française.

• Pour un plan de développement du logement social et des services publics dans toutes les zones rurales et urbaines, de réels moyens éducatifs, la résorption du chômage et de la précarité.

9/ Combattre la mondialisation capitaliste libérale

• Non aux diktats du FMI, de l’OMC et de la banque mondiale.

• Liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, en Palestine, en Irak, en Tchétchénie.

• Abolition de la dette du tiers monde.

10/ Non a la Constitution européenne !

• Rupture avec les règlements et dispositions réactionnaires prises au niveau de l’Union européenne. Aller vers une Europe fondée sur les besoins, les droits et les aspirations de ceux et celles qui produisent les richesses, ce qui implique d’ores et déjà le rejet de tous les traités européens, à commencer par celui de Maastricht et des directives anti-sociales comme la directive Bolkestein.

Ces mesures peuvent être imposées par une mobilisation d’ensemble du monde du travail pour stopper l’offensive libérale. Nous voulons chasser ce gouvernement et mettre à sa place un gouvernement des travailleurs, un gouvernement rompant avec la logique capitaliste, la soumission à la loi du profit, un gouvernement fondé sur la mobilisation et le contrôle populaire pour imposer ses choix face aux intérêts des patrons.

Nous mettons en débat nos propositions avec tous ceux qui doivent aujourd’hui se rassembler pour chasser Chirac, Raffarin et Sarkozy et leur opposer une orientation fondée sur les besoins sociaux. En effet, l’histoire récente nous a montré à quelle situation pourrait mener une nouvelle expérience de gouvernement de gauche qui suivrait à nouveau les sentiers du libéralisme.

Nous pensons nécessaire de construire dans ce pays une force qui porte de tels combats, une force anticapitaliste qui, dans la gauche, prenne le dessus sur celles qui ont glissé dans le social-libéralisme.

Cela représenterait un formidable point d’appui pour nos luttes, pour s’opposer au rouleau compresseur libéral pour porter haut et fort une réelle alternative.

La LCR est disponible pour débattre de tels choix, des moyens de les faire aboutir.

Nous nous adressons pour en débattre aux courants militants qui partagent la même volonté d’arrêter l’offensive réactionnaire, ceux avec qui nous menons les combats sociaux contre le libéralisme, ceux avec qui nous nous opposons à la Constitution européenne.

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Olivier Besancenot et le PCF

23 Décembre 2005 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

jeudi 22 décembre 2005 (01h53) :
Olivier Besancenot au PCF : "Ne pas gâcher" le résultat du 29 mai
 
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, a indiqué mercredi qu’il "tendait une main fraternelle" au PCF en lui demandant de "ne pas gâcher" ce qui a été fait pendant la campagne référendaire sur la Constitution européenne.

Interrogé par le quotidien Libération sur le projet de réunion de la gauche en janvier pour préparer les échéances de 2007, Olivier Besancenot a précisé que "pour l’heure, personne n’avait convié" la LCR.

Il a toutefois prévenu que son mouvement "n’avait pas vocation à gouverner avec des sociaux-libéraux". "Nous n’avons pas fait partie de la gauche plurielle numéro un, nous ne ferons pas partie de la gauche plurielle numéro deux", a-t-il d’ores et déjà dit.

Toutefois, la LCR "continue de tendre une main fraternelle au Parti communiste, en lui demandant de ne pas gâcher ce qu’(ils ont) fait ensemble lors du référendum sur la Constitution européenne".

"Nous ne sommes pas contre débattre avec la gauche. Mais nous ne pratiquerons pas le grand écart", a-t-il dit.

Le PS s’est mis d’accord avec le PRG, les Verts et le PCF pour tenir une réunion des formations de gauche en janvier afin de jeter les bases d’une plateforme commune de gouvernement.

Pour le PS, elle ne peut réunir que "la gauche qui, bien évidemment, veut changer la société en assumant les responsabilités gouvernementales". Selon le PCF, une telle rencontre doit rassembler toute la gauche "sans a priori".

 PARIS (AFP)


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DECLARATION de l'INTERSYNDICALE ENERGISER

22 Décembre 2005 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Déclaration de l’intersyndicale CGT-CFDT Energizer à la manifestation CCI du 22.12.05

Le groupe Energizer est une société américaine. Il est spécialisé dans la fabrication et la vente de piles et produits de rasage, suite à l’acquisition de Schick-Wilkinson-Sword en 2003 pour un montant de 930 M$.

Le chiffre d’affaires représentait en 2004 2,8 milliards de dollars, pour un effectif total de 14 000 salariés. En 2005, les bénéfices nets après impôts se sont élevés à 286 M$, soit une progression de 7% en un an.

La situation financière du groupe Energizer est saine. Le volume de produits vendus est stable. Il n’y a pas eu de perte de marché majeur. L’usine de Caudebec lès Elbeuf, la seule en France, a démontré ses atouts (spécialisation sur les promos, automatisation du processus de fabrication, réactivité/flexibilité).

Pour des raisons, purement financières, pour accroître un peu plus les profits, le groupe veut fermer l’usine de Caudebec lès Elbeuf, 133 salariés (Seine Maritime) dont le siège social France est à Chatou, 75 personnes (Yvelines). Déjà en 1998, Energizer a licencié 334 salariés.

Les fabrications seraient en grande partie délocalisée en Suisse, aux Etats Unis.


Malheureusement, le cas de Energizer n’est pas un cas isolé. Pour cette raison, nous sommes tous concernés par ce fléau qu’est le chômage. Qui n’a pas dans sa famille, dans son entourage, un ou plusieurs chômeurs ou des personnes qui n’ont plus d’autres choix que de survivre avec les petits boulots au rabais, de missions intérims ?

Tous les patrons qui licencient le font pour réaliser encore plus de profits. Nous n’allons pas laisser une poignée de richissimes capitalistes continuer à nous précipiter dans la misère, acculer tout le monde à une situation catastrophique, avec l’aide et la complicité de leurs serviteurs zélés du gouvernement qui accordent grassement des subventions et allègements sans aucune garantie de l’emploi.

Pour que la peur change de camp, le monde du travail se doit de réagir. Réagir dans une action coordonnée. Cela passe inévitablement par la création de conditions favorisant un mouvement d’ensemble fort.
Dotés d’une telle ligne de conduite, les travailleurs peuvent imposer l’interdiction des fermetures d’usines, l’interdiction des délocalisations et l’interdiction des licenciements.

Les travailleurs de Energizer ont le dos au mur parce que si nous perdons notre boulot, nous savons très bien, que nous avons très peu de chance de retrouver quelque chose de potable.

Nous sommes réalistes. Les travailleurs n’obtiendront que ce qu’ils seront capables d’arracher par la lutte. C’est donc, tous ensemble que nous devons exiger :

Un emploi décent pour chacun et chacune. Le chômage n’est pas une fatalité. Ce sont les capitalistes qui en sont responsables.

Interdiction des licenciements chez Energizer comme ailleurs. Le gouvernement doit prendre des mesures dans ce sens pour bannir le chômage de toute la société.

L’arrêt des subventions à fonds perdus au patronat qui ne crée aucun emploi.



Syndicats CGT et CFDT Energizer, 7 rue Chennevière 76320 Caudebec lès Elbeuf.
Tél. : 02.32.96.22.27. 06.83.49.76.98. Fax : 02.32.96.22.28.

 

Elbeuf : Energizer, Auxi et la  fonderie dans la rue (23.12.2005 /

 P. Normandie)

A l'appel de l'union  locale CGT, une centaine de salariés s'est rassemblée devant la Chambre de  commerce, avant de déambuler dans les rues de la cité elbeuvienne.

Une  centaine de manifestants se sont réunis devant la Chambre de commerce d'Elbeuf,  hier après-midi, avant de défiler dans les rues elbeuviennes.
L'union locale de  la CGT, qui avait appelé au rassemblement, a constitué une délégation de huit  personnes, représentant les entreprises d'Energizer,
Auxi Chimique et la  fonderie Aluminium de Cléon. C'est Hugues Emonot, le directeur
 général de la  Chambre de Commerce, qui les a reçues.

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PETITIONS

21 Décembre 2005 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

 

 

Nous soussigné(e)s, Gilbert Annette (PS), Jean-Marc Ayrault (PS), Jean Michel Baylet (PRG), Olivier Besancenot (LCR), Patrick Braouezec (PCF), Marie George Buffet (PCF), Jean-Christophe Cambadelis (PS), François Hollande (PS), Bernard Kouchner (PS), Alain Krivine (LCR), Jean-Marie Le Guen (PS), Victorin Lurel (PS), Pierre Moscovici (PS), François Pupponi (PS), Dominique Strauss-Kahn (PS), Christiane Taubira (PRG), Dominique Voynet (les Verts), lançons une pétition pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 rédigé comme suit :

« Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l’étranger est encouragée
».

 

                         cliquer ici pour signer en ligne http://www.abrogation.net/

Voir aussi:"Nous n’appliquerons pas l’article 4 de la loi du 23 février stipulant que “ les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif ” de la colonisation"

1000 signatures d'historiens et de chercheurs

 contre cette loi

http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=555    

 

 

 

 

 

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SOUSCRIPTION

20 Décembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Souscription 2005 : objectif
150 000 euros reçus: 144 547
au 20-12-2005 , soit 96 %
 
 
Comme chaque année nous devons, à travers une souscription, faire appel à votre solidarité. L'année 2005 n'échappe pas à la règle, d'autant qu'au premier semestre, avec la campagne sur la Constitution européenne, nous avons dépensé beaucoup d'argent : plus de 85 000 euros au total. Somme énorme pour les finances d'une organisation comme la LCR, qui a été par ailleurs injustement écartée du financement public octroyé à huit partis, à hauteur de 800 000 euros pour chacun d'eux. La LCR est un élément indispensable dans nos luttes actuelles et futures, elle a besoin de nous comme nous avons besoin d'elle. Nous savons l'attachement que vous portez à la LCR et nous ne doutons pas que la souscription 2005, comme les précédentes, sera un succès. D'avance merci à toutes et à tous.

Olivier Besancenot, Alain Krivine, Roseline Vachetta
 
 
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôts égale à 60% de leur montant,
Dans la limite de 20% du revenu imposables

Chèques à l'ordre de " LCR Souscription "
Association de financement " LCR Souscription ". Agrément de la CCFP du 30 juin 1995. Dons destinés à la LCR
 
A retourner à : LCR SOUSCRIPTION 2, rue Richard Lenoir   93100 MONTREUIL
 
Pour obtenir le formulaire de souscription au format PdF et imprimable, cliquez ci-dessous 
 


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communiqué du 19-12-2005

19 Décembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué de la LCR

Bolivie : "Evo presidente !"

La LCR salue l’élection d’Evo Morales, dirigeant du MAS (Mouvement vers le socialisme), à la présidence de la Bolivie avec plus de la moitié des suffrages exprimés. Il s’agit d’une victoire de la gauche indigène bolivienne, d’un rejet de vingt années de politiques néolibérales et de cinq siècles de colonialisme.

Le succès électoral d’Evo Morales est le fruit de mobilisations populaires boliviennes pour la nationalisation des hydrocarbures et des ressources naturelles, pour la défense et l’industrialisation de la production des feuilles de coca, pour une politique économique souveraine envers les impérialismes états-unien et européen, pour une société démocratique fondée par une nouvelle Assemblée Constituante.

La victoire d’Evo Morales peut constituer un vrai changement pour la Bolivie et pour l’Amérique latine, si le nouveau gouvernement s’avère capable de commencer à réaliser les revendications populaire et s’il choisit de s’appuyer sur l’auto-organisation populaire. Les prochaines semaines et les prochains mois le diront. Le mouvement ouvrier international doit soutenir tout pas concret dans cette direction et rester mobilisé contre les tentatives de l’impérialisme visant à empêcher la réalisation des revendications populaires boliviennes.

Le 19 décembre 2005

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CONTRE L'ETAT D'URGENCE

18 Décembre 2005 , Rédigé par LCR section d'Evreux Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

PLUS DE CENT PERSONNES

au Rassemblement unitaire

contre l'Etat d'urgence

devant la mairie d'Evreux le vendredi 16 décembre

   L'Etat d'urgence a frappé durement Evreux avec le couvre feu total sur la Madeleine, cas unique en France grâce à Debré. L'état d'exception continue jusqu'à la mi-février: droit de réunion et de manifestation interdits si « trouble à l’ordre public », perquisitions à toute heure sans mandat, contrôle de la presse et des médias avec interdiction éventuelle, interdictions de séjour, assignations à résidence,… Tout mouvement social peut en être victime...

   Plus de cent personnes se sont rassemblées devant les marches de la mairie où se tenait un conseil municipal  présidé par Debré. A l'ordre du jour le vote du budget marqué par des coupes sombres dans les subventions aux associations de prévention qui travaillent sur la Madeleine entre autres, associations menacées d'asphyxie (la plus grosse a déposé le bilan faute de moyens).

   On peut se féliciter que l'unité se soit réalisée à Evreux contre l'Etat d'urgence, même tardivement.

Le comité de soutien à la SMAC (pour une nouvelle salle de spectacle à Evreux) était aussi présent pour protester contre l'abandon de tout projet culturel par Debré et son équipe municipale.

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