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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Debré et la pollution à EVREUX

20 Septembre 2005 , Rédigé par LCR- section d'Evreux Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

DEBRE  OUBLIE LA POLLUTION
           Debré a choisi pour le projet immobilier de la SADN (promoteur ébroïcien Huot) : petits immeubles collectifs, maisons de ville.  La maison de retraite médicalisée et la résidence d’étudiants, prévus dans ce projet, semblent passer à la trappe au profit d’un centre équestre repiqué chez l’autre promoteur pourtant non retenu !
         Pas de logement social prévu pour Debré et pourtant les besoins sont pressant suite à la restructuration de la Madeleine. Le logement étudiant ça urge aussi. Et puis il y a des zones inondables dans le périmètre proche de l’Iton.
         Mais le plus inquiétant est que Debré considère la dépollution du site comme acquise. Or il se trompe car la pollution des usines de Navarre est bien plus grave qu’on ne le pensait. Pendant des dizaines d’années les industriels ont disséminé, impunément, des produits dangereux et mortels dans les sols du quartier de Navarre et dans la rivière (cuivre, plomb, nickel, mercure). Pendant des dizaines d’années les travailleurs des usines et la population du quartier ont été exposés directement à cette pollution.
           Aujourd’hui les industriels ne sont même plus considérés comme responsables puisque c’est le syndic, mandataire judiciaire et propriétaire du site, qui est chargé de la dépollution et de la revente. Le syndic peut être inquiet car la dépollution sera longue, difficile et très coûteuse. Il faudra compter sur la vigilance des associations du quartier pour que toutes les études aboutissent à une vraie dépollution.
 
 La santé des habitants ne doit pas passer après les profits juteux du promoteur immobilier et l’intérêt électoraliste de Debré.
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OLIVIER BESANCENOT interviewé par ALAIN SOUCHON

20 Septembre 2005 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Télérama n° 2901 - 18 août 2005


"Rendez-vous à 5 heures du matin pour faire ma tournée"
Tout l’été, "Télérama" ouvre ses pages à un artiste. Ultime invité, le chanteur romantico-flippé rompt avec son habituelle discrétion pour se dévoiler... tout en pudeur. "Passionné par rien", il aime pourtant Bach et Sagan, s’interroge sur la musique et le métier d’homme politique, s’inquiète pour l’avenir de la planète.


Alain Souchon

Des fois, il sèche, Souchon. Tout soucieux, tout ronchon, mine de papier mâché, carrément bouchon. Il sèche sur une rime, sur une note ; suer sang et eau, c’est son métier. Ce qui explique pourquoi l’escogriffe ne fréquente assidûment ni les plateaux de télé ni les buffets mondains. Et n’enregistre des disques qu’à un parcimonieux rythme quinquennal. Ermite angoissé, crooner sans crânerie et artisan des hits sans parade, il égrène depuis plus de trois décennies ses complaintes douces-amères comme on lance des balles. Qu’il titille les agaceries du monde ultramoderne ou croque les émois amoureux du bipède mâle moyen, c’est toujours avec la même houle sentimentale, le même humour à la machine, la même tendre mélancolie. Eternel ado ébouriffé tentant de reluquer sous les jupes des filles, dandy chiffonné sculptant des coeurs sur l’écorce des arbres, philosophe pas dupe contemplant de loin les vains tourbillons de l’époque. A la vie comme à la scène. Le dernier album, Au ras des pâquerettes, datait de 1999. Le nouveau, La Vie Théodore, verra le jour à la rentrée. Théodore, c’est Monod, l’homme qui marchait dans le désert, qui scrutait les étoiles et ramassait des cailloux. Pas étonnant que le personnage fascine l’artiste. Dans son disque, Souchon le baladin ni badin ni bidon évoque aussi Françoise Sagan, Sue de Manhattan, les mystères de la religion, les dieux mercantiles et les escrocs médiatiques, les marins ratés et les filles dédaigneuses. Des thèmes sur lesquels il revient ici, au long d’une « carte blanche » élaborée entre Paris et Bretagne, musique, politique et littérature, Olivier Besancenot et Etienne Klein, questions existentielles et clichés de vacances. Avec, en toile de fond, comme un doute qui taille la route, jamais content, pas vraiment méchant, juste parce qu’il faut qu’on avance, on avance, on avance. Toujours, il cherche, Souchon.


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« Je suis très intrigué par Olivier Besancenot. Il y a trop de perfection dans son personnage, sa tête sympathique, sa façon de s’habiller, son discours. La jeunesse est forcément sensible à ça. Il se fait photographier en facteur mais, en même temps, on sait qu’il fréquente des milieux plutôt branchés, intellos. Et quand il parle, on a l’impression qu’il a fait l’ENA... Il ne fait pas du tout facteur : d’ailleurs, combien de temps passe-t-il à distribuer du courrier ? Tout le monde se pose cette question. Et le discours de la Ligue communiste révolutionnaire est quand même un peu archaïque. Arlette Laguillier [leader de Lutte ouvrière, l’autre parti trostkiste, NDLR] avait un profil qui y correspondait bien, avec elle on se disait "la pauvre, elle y croit, elle est sincère, elle est charmante, évidemment elle veut pendre tous les patrons à des crocs de boucher, mais sa naïveté est si attendrissante...".

Olivier Besancenot, lui, ressemble à un parfait produit de communication. Attention, je le trouve sympathique, brillant. Mais en même temps, un peu faux. Trop parfait. Artificiel. Formaté. Il donne parfois l’impression que Jacques Séguéla s’est occupé de lui. Sans oublier le discours simplificateur : les riches sont méchants, les pauvres sont gentils....

J’ai de la tendresse pour les gens qui veulent que le monde soit meilleur. On pense tous la même chose : qu’ici on a un trop-plein de production ahurissant alors qu’ailleurs des gens meurent de faim, qu’on a trop de médicaments alors que l’on meurt encore du sida. Mais est-ce la LCR qui va résoudre ces problèmes-là ? Elle prône la révolution, mais chacun sait qu’une révolution est forcément violente, et ça, personne n’en veut. Les jeunes sont plutôt pacifistes, ils n’ont pas envie de s’entre-tuer. C’est tout ça qui m’intrigue chez Olivier Besancenot : le paradoxe entre un personnage lisse et un discours violent. »


Alain Souchon : De quel milieu venez-vous, quelles études avez-vous faites ?

Olivier Besancenot : Mes parents enseignaient à l’Education nationale, en école primaire et au collège. J’ai grandi dans le Levallois ouvrier où ma famille est installée depuis des générations. Côté études, j’ai obtenu une licence d’histoire. Ma génération, marquée par les années chômage, est aussi une génération qui fait de longues études. Les jeunes travailleurs du secteur public ou du secteur privé sont plus diplômés qu’il y a vingt ans. Un nouveau type de salariat a vu le jour, plus qualifié, plus coloré, plus féminisé, plus précarisé. C’est vrai pour les postiers, les cheminots, les infirmières, les caissières, les jeunes de chez MacDo ou de Pizza Hut. Lors de ma première affectation à La Poste, parmi les fonctionnaires, j’étais un des moins diplômés avec un bac + 3.

Alain Souchon : Etes-vous vraiment facteur ? Combien de temps par mois passez-vous à distribuer le courrier ?

Olivier Besancenot : Oui, ça vous étonne ? Je suis facteur depuis 1997 et je gagne actuellement 1 020 euros par mois. J’ai été détaché une année au Parlement européen, en tant qu’assistant des députés de la LCR. Depuis l’élection présidentielle, je travaille à 80 %, ce qui me permet d’assurer d’autres activités : répondre aux questions d’Alain Souchon, par exemple. Au fait, mon invitation tient toujours pour m’accompagner sur ma tournée. Rendez-vous à 5 heures du matin dans le 18e arrondissement pour partir au boulot ensemble. Vers 13 heures, à la fin du service, on pourra discuter autour d’un verre et épancher notre soif d’idéal.

Alain Souchon : Votre personnage est doux et lisse, alors que vous défendez une cause plutôt violente, de même vous paraissez moderne alors qu’on peut trouver certaines de vos idées archaïques. Ce décalage est-il étudié ?

Olivier Besancenot : Il faut se méfier des apparences : certains me trouvent déjà trop de relief ! Quant à mes idées, elles ne cherchent à n’être ni violentes ni douces, ni modernes ni archaïques, mais simplement justes ! La violence que je combats, c’est celle du système actuel qui laisse des millions de personnes sur le carreau, celle qui expulse les immigrés, celle qui part en guerre pour le pétrole. Les révolutionnaires seraient des sanguinaires ? Ce qui me plaît chez une Louise Michel, une Rosa Luxembourg, un Che Guevara ou encore un Marx, c’est leur détermination à combattre les injustices et à changer ce monde avant qu’il nous écrase, quitte à défendre les mouvements d’émancipation jusqu’au bout. Ce combat pour changer le monde est ma seule boîte de communication. Tant pis pour les Jacques Séguéla.

Alain Souchon : Où trouvez-vous la force de discuter d’égal à égal avec des cadors, des pitbulls de la politique ?

Olivier Besancenot : C’est vrai, on dit souvent que les facteurs prennent leurs jambes à leur cou à la vue d’un pitbull ! Tenir tête à ces « pointures » est une épreuve de force. Mais c’est un défi qu’il faut relever pour gagner le respect, et faire entendre une autre voix. Il y a deux façons de faire de la politique : la première, professionnalisée, discréditée, modèle le monde sous l’égide des financiers ; la deuxième, militante, réhabilitée par l’action des mouvements sociaux, privilégie le droit à une existence décente sur celui de la rentabilité. Voilà ce qui me motive. Je n’ai pas fait l’ENA, je n’ai pas non plus été préfabriqué dans un laboratoire clandestin de la LCR, j’ai appris à parler dans les assemblées générales, dès le lycée. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle que des travailleurs, sans avoir suivi de cours, sachent tenir tête aux dirigeants, dans l’entreprise ou sur un plateau télé. Pas vrai ?

Propos recueillis par Philippe Barbot

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PROJET IMMOBILIER AUX USINES DE NAVARRE :

20 Septembre 2005 , Rédigé par LCR Evreux Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

DEBRE  OUBLIE LA POLLUTION
           Debré a choisi pour le projet immobilier de la SADN (promoteur ébroïcien Huot) : petits immeubles collectifs, maisons de ville.  La maison de retraite médicalisée et la résidence d’étudiants, prévus dans ce projet, semblent passer à la trappe au profit d’un centre équestre repiqué chez l’autre promoteur pourtant non retenu !
         Pas de logement social prévu pour Debré et pourtant les besoins sont pressant suite à la restructuration de la Madeleine. Le logement étudiant ça urge aussi. Et puis il y a des zones inondables dans le périmètre proche de l’Iton.
         Mais le plus inquiétant est que Debré considère la dépollution du site comme acquise. Or il se trompe car la pollution des usines de Navarre est bien plus grave qu’on ne le pensait. Pendant des dizaines d’années les industriels ont disséminé, impunément, des produits dangereux et mortels dans les sols du quartier de Navarre et dans la rivière (cuivre, plomb, nickel, mercure). Pendant des dizaines d’années les travailleurs des usines et la population du quartier ont été exposés directement à cette pollution.
           Aujourd’hui les industriels ne sont même plus considérés comme responsables puisque c’est le syndic, mandataire judiciaire et propriétaire du site, qui est chargé de la dépollution et de la revente. Le syndic peut être inquiet car la dépollution sera longue, difficile et très coûteuse. Il faudra compter sur la vigilance des associations du quartier pour que toutes les études aboutissent à une vraie dépollution.
 La santé des habitants ne doit pas passer après les profits juteux du promoteur immobilier et l’intérêt électoraliste de Debré.
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DELOCALISATIONS, LICENCIEMENTS, dans l'Eure

20 Septembre 2005 , Rédigé par LCR Evreux Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

 
 LA MENACE PLANE TOUJOURS DANS L'EURE...
 
     Délocalisations, fermetures d’entreprises, licenciements, le département de l’Eure en a déjà été lourdement frappé. Des sociétés comme ATO-AZF, Aventis, Delphi, font des bénéfices tout en menaçant de délocaliser certaines productions. A Evreux même, l’entreprise GSK, peut augmenter ses capacités de production, tout en se réservant la possibilité, dans un avenir proche, de limiter, voir de délocaliser certaines activités ;
    Pendant ce temps le gouvernement Sarkozy Villepin  tape à la caisse et entend user du chantage aux allocations pour faire accepter aux chômeurs n’importe quel emploi.
     Avec la circulaire du ministère de l’emploi paru hier, les menaces se concrétisent : réduction de 20% et de 50% jusqu’à la suppression définitive pour un refus d’emploi « compatible avec leur spécialité, leur formation, leur mobilité ». Les chômeurs se retrouveront en position d’accusés alors qu’ils sont victimes des licenciements individuels ou collectifs voulus par les patrons et les actionnaires. En clair, le chômeur devra se soumettre aux injonctions de l’ANPE chargée de fournir au MEDEF la main-d’œuvre qu’il réclame dans certains secteurs comme le bâtiment et l’hôtellerie où les bas salaires et les mauvaises conditions de travail découragent les candidatures.
      La LCR dénonce la machine infernale de Villepin qui produira encore plus d’exclusion et de pauvreté. Cette politique libérale a été contestée dans les urnes en Allemagne. Elle le sera en France dans la rue le 4 octobre.
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Hewlett Packard: licenciements boursiers

20 Septembre 2005 , Rédigé par LCR Evreux Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Hewlett Packard : licenciements boursiers et délocalisation  

Pour la troisième fois en un peu plus de quatre ans, Hewlett Packard va licencier 14500 salariés dans le monde. Durant cette période, 3600 salariés, en France, auront été jetés alors que :
-  le groupe dort sur un magot de 14,5 milliards de dollars,
-  pour son exercice 2003-2004, il a réalisé un bénéfice de 3,5 milliards de dollars,
-  au dernier trimestre, ses bénéfices ont bondi de 46%.

Bien entendu, la charette s’accompagne de délocalisation vers Bangalore, la Pologne et la Slovaquie.
Le gouvernement et le patronat mentent quand ils racontent aux travailleurs que si les entreprises sont en bonne santé économique, les salariés en profitent.
Pour mettre fin à ses scandales, il faut :
-  exiger l’interdiction des licenciements boursiers,
-  réclamer le remboursement des aides publiques que les entreprises qui licencient ont reçues,
-  publier les comptes des entreprises et des grands groupes, de leurs filiales et de leurs patrons,
-  mettre sous tutelle les biens des entreprises licencieuses pour protéger l’outil de travail,
-  favoriser la reprise de la gestion sous le contrôle des collectifs de travailleurs.
 
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Déchets nucléaires:

15 Septembre 2005 , Rédigé par LCR Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

"N’empoisonnez pas la terre"

   A l’appel des "coordinations nationales des collectifs et des élus contre l’enfouissement des déchets radioactifs", 6 000 personnes ont manifesté à Bar-le-Duc contre la transformation du Village voisin de Bure, dans la Meuse, en poubelle nucléaire.

   Depuis 1999, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) était chargée de mettre en place la faisabilité de l’enfouissement de déchets à moins de 500 mètres de profondeur, dans les couches argileuses. Un pré-rapport remis en juin dernier au gouvernement considère comme justifié leur mise en terre. Et comme toujours, pour tout ce qui concerne le nucléaire, l’avis des populations est négligé : le débat n’aura lieu qu’au Parlement dans 6 mois.

   Venus de France mais aussi d’Allemagne, du Luxembourg, de Belgique et de Suisse, les manifestants ont marché, dans une ville où de nombreux commerçants avaient baissé en solidarité leurs rideaux, et ponctué le défilé de "Die in".

La Ligue communiste révolutionnaire et les Verts étaient les seuls partis représentés à Bar-le-Duc.

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4 0CTOBRE

12 Septembre 2005 , Rédigé par LCR Evreux Publié dans #EDITOS

Halte aux casseurs du droit social!

4 octobre : tous en grève

    Tous les syndicats appellent à une journée de grève et de manifestations le 4 octobre. Cette unité d’action est une bonne nouvelle, même si elle arrive un peu tard. Car le gouvernement fonce comme un forcené pour briser les droits, en faisant croire qu’il se préoccupe de la détresse sociale. En réalité, ce gouvernement ne s’occupe que d’une chose : désigner celui qui, dans la bande des trois -Villepin-Sarkozy-Chirac-, restera en tête en 2007. Jamais la guerre médiatique des « présidentiables » n’a atteint un tel degré de bassesse, alors que la crise est au plus haut niveau : familles à la rue, crise du pouvoir d’achat, licenciements débridés (ou « contrat nouvelle embauche »), services publics transformés en entreprises de profit capitaliste.

Villepin-Sarkozy-Chirac-Medef : arretons-les !

    Au début 2005 (10 mars, Pentecôte), des centaines de milliers de grévistes et de manifestants, du secteur privé et public, ont exprimé le refus des politiques subies depuis tant d’années. La population de ce pays ne veut plus de reculs sociaux. Elle ne supporte plus ceux qui prétendent que personne ne peut rien faire contre la dégradation des conditions de vie, que la faute est à la mondialisation, à l’Europe, à la concurrence, au Code du travail, aux salaires, à la protection sociale. Le 29 mai, elle a dit NON à la Constitution qui voulait éterniser ces politiques de casse sociale. Mais ce NON est plus qu’un refus. C’est un appel à changer, à agir enfin pour le bien public, et non pour une poignée d’hommes d’affaires qui n’ont que le profit pour but, quelles que soient les conséquences humaines. Or, le gouvernement répond à cela par des ordonnances et des décrets, c’est-à-dire le mépris. Il accélère encore l’application des « contre-réformes » dictées par le Medef : vers une société du « risque  », où la précarité est « naturelle  » (comme le dit Mme Parisot, qui a remplacé Seillière), donc sans droit du travail, sans SMIC, où l’entreprise fait la loi. Pour faire cela, Villepin s’agite dans tous les sens, pour imiter Sarkozy. Ils sont dangereux, il faut les arrêter !

Contre les ordonnances, pour les droits collectifs !

    Ce n’est pas parce que les ordonnances sont décidées que ce gouvernement est en position de force. Personne ne le soutient. 80 % de la population estime que les « 100 jours » de Villepin sont un échec et 75 % que la situation va encore se dégrader. C’est pourquoi il faut exiger le retrait immédiat des décrets de précarité, mais aussi plus de droits et plus de sécurité dans le droit du travail :
-  avec les salariés des entreprises qui détruisent l’emploi (Nestlé, chaussures, informatique...) exigeons l’interdiction des licenciements et le soutien public aux propositions syndicales
-   avec les chômeurs, exigeons une indemnisation minimale à hauteur du SMIC, et des vrais emplois avec formation
-   exigeons de vraies augmentations de salaires, et non des « primes » fiscales.
-   300 euros pour tous et toutes, c’est un besoin urgent.
-   pour la protection des services publics, pour leur extension au logement social

Pour un mouvement d’ensemble !

    Ces revendications ne pourront être imposées par une simple journée d’action. Le 4 octobre, préparé par des assemblées générales dans les entreprises, ou sur les quartiers, est aussi l’occasion de démontrer l’isolement et l’illégitimité du gouvernement. La journée est une étape pour donner confiance, unir les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les Collectifs unitaires du 29 mai, avec les organisations politiques du non de gauche, les altermondialistes. Tous ensemble, formons un Front commun anti-libéral, anti-capitaliste. Nous n’attendrons pas 2007 pour que cela change !

Le 12 septembre 2005

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